jeudi 20 janvier 2022

20 janvier : CONVERSION DE RATISBONNE

 20 janvier : CONVERSION DE RATISBONNE

Le 20 janvier est une date qui m'est chère. Depuis le jour où j'ai appris la conversion d'Alphonse Ratisbonne par l'Immaculée Mère de Dieu le 20 janvier 1842, j'essaie de me rappeler de ce fait à chaque année et j'essaie de le faire connaître à d'autres personnes. J'invite les gens qui ne connaissent pas ce fait, à lire le blogue dont la référence se trouve ci-dessous (1). Voici, en résumé, ce qui s'est passé ce jour-là. Le fait est décrit par un témoin qui était aux côtés d'Alphonse Ratisbonne en ce 20 janvier 1842 : le Baron Théodore de Bussière. 

Le Baron Marie-Théodore de Bussière

Récit de Théodore de Bussière : 

Jeudi 20 janvier. — Ratisbonne n'a point fait un seul pas vers la vérité ; sa volonté est restée la même, son esprit est .toujours railleur, ses pensées toujours aux choses de la terre. Il entre, vers midi, au café de la place d'Espagne pour y lire les journaux. Il y trouve mon beau-frère Edmond Humann, s'entretient avec lui des nouvelles du jour avec un abandon et une légèreté qui exclueut l'idée de toute préoccupation grave. ...

Il est une heure. Je dois prendre quelques arrangements à l'église de Saint-André delle Fratte pour la funèbre cérémonie du lendemain. Mais voici Ratisbonne qui descend la via de' Condotti ; il viendra avec mdi, m'attendra quelques minutes et nous poursuivrons notre promenade. Nous entrons à l'église. Ratisbonne apercevant les préparatifs du service, me demande pour qui ils sont destinés. — Pour un ami que je viens de perdre, M. de Laferronnays que j'aimais extrêmement. Alors, il se met à se promener dans la nef; son regard froid et indifférent semble dire : « Cette église est bien » laide. » Je le laisse du côté de l'épître, à droite d'une petite enceinte disposée pour recevoir le cercueil, et j'entre dans l'intérieur du couvent.

Je n'ai que quelques mots à dire à l'un des moines : je voudrais faire préparer une tribune pour la famille du défunt ; mon absence dure à peine dix ou douze minutes.

En rentrant dans l'église ; je n'aperçois pas d'abord Ratisbonne; puis je le trouve bientôt agenouillé devant lachapelle de l'ange saint Michel. Je m'approche de lui, je le pousse trois ou quatre fois avant qu'il s'aperçoive de ma présence. Enfin il tourne vers moi un visage baigné de larmes, joint les mains, et me dit avec une expression difficile à rendre : « Oh! comme ce Monsieur (NDLR : il s'agit de M. de Laferronnays qui vient de mourir) a prié pour moi ! » 

J'étais moi-même stupéfait d'étonnement ; je sentais ce qu'on éprouve en présence d'un miracle. Je relève Ratisbonne; je le guide, je le porte, pour ainsi dire, hors de l'église; je lui demande ce qu'il a, où il veut aller. « Conduisez-moi où vous » voudrez, s'écrie-t-il : après ce que j'ai vu, j'o» béis. » Je le presse de s'expliquer, il ne le peut pas : son émotion est trop forte. Il tire de son sein la médaille miraculeuse qu'il couvre de baisers et de larmes. Je le ramène chez lui, et, malgré mes instances, je ne puis obtenir de lui que des exclamations entrecoupées de sanglots : « Ah! que » je suis heureux ! que Dieu est bon ! quelle plénitude de grâces et de bonheur ! que ceux qui ne » le savent pas sont à plaindre! » Puis, il fond en larmes, en pensant aux hérétiques et aux mécréants. Enfin il me demande s'il n'est pas fou... «Mais non, s'écrie-t-il, je suis dans mon bon sens ; mon Dieu ! mon Dieu! je ne suis pas fou! tout le monde sait bien que je ne suis pas fou ! »

Lorsque cette délirante émotion commence à se calmer, Ratisbonne, avec un visage radieux, je dirais presque transfiguré, me serre dans ses bras, m'embrasse, me demande de le mener chez un confesseur, veut savoir quand il pourra recevoir le baptême, sans lequel il ne saurait plus vivre, soupire après, le bonheur des martyrs dont il a vu les tourments sur les murs de Saint-Etienne-le-Rond. Il me déclare qu'il ne s'expliquera qu'après en avoir obtenu la permission d'un prêtre : « Car, ce que j'ai à dire, » ajoute-t-il, je ne dois, je ne puis le dire qu'à genoux. » 

Je le conduis aussitôt à l'église du Gésù, près du père Villefort qui l'engage à s'expliquer. Alors Ratisbonne tire sa médaille, l'embrassé, nous la montre et s'écrie : JE L'AI VUE, JE L'AI VUE ! ! ! et son émotion le domine encore. Mais, bientôt plus calme, il peut s'exprimer.

Voici ses propres paroles :

J'étais depuis un instant dans l'église, lorsque'tout a"un coup je me suis senti saisi d'un trouble inexprimable. J'ai levé les yeux; tout l'édifice avait disparu à mes regards ; une seule chapelle avait, pour ainsi dire, concentré toute la lumière, et au milieu de ce rayonnement, a. paru debout, sur l'autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la. ViergeMarie, telle quelle, est sur ma. médaille ; une force irrésistible m'a poussé vers elle. La Vierge m'a fait signe de la main de m'agenouiller, elle a. semblé me dire: C'est bien ! Elle ne m'a point parlé ; mais j'ai tout compris.

Ce court récit, Ratisbonne nous l'avait fait en s'interrompant souvent, comme pour respirer, et maîtriser l'émotion qui l'oppressait. Nous l'écoutions, nous, avec une sainte frayeur mêlée de joie et de reconnaissance, admirant la profondeur des voies de Dieu et les trésors ineffables de sa miséricorde. Un mot surtout nous avait frappés par sa mystérieuse profondeur : Elle ne m'a point parlé ; mais j'ai tout compris. — Désormais en effet, il suffit d'entendre Ratisbonne; la foi catholique s'exhale de son coeur, comme un parfum précieux du vase qui le renferme, mais ne peut le contenir. Il parle de la présence réelle, comme un homme qui la croit de toutes les forces de son âme, c'est encore trop peu dire; comme un homme qui la SENT. " (2)


(1) https://dieumajoie.blogspot.com/2015/01/20janvier-apparition-de-la-vierge-marie.html

(2) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57874540/texteBrut


BEAUTÉ DE L'HIVER

 BEAUTÉ DE L'HIVER

https://www.facebook.com/100047182276867/videos/1172665226598581



 




mercredi 19 janvier 2022

La joie dans le Seigneur

 La joie dans le Seigneur 

Chers. lecteurs et lectrices, la joie est un thème qui est récurrent sur mon blogue. Si vous désirez savoir pourquoi il en est ainsi, je vous invite à lire le tout premier long blogue que j'ai écrit il y a de cela, près de onze ans. Le blogue est intitulé : Le désir le plus profond. Si vous désirez le lire, vous n'avez qu'à cliquer sur les mots suivants : Le désir le plus profond

J'aime beaucoup tous les passages de la Bible qui parlent de la joie. Dans l'image ci-dessus, vous pouvez lire une phrase de saint Paul qui traite de la joie. 

Hier, en priant l'office des lectures dans le bréviaire (ou "la prière du Temps présent"), une phrase de la Bible m'a beaucoup touché. J'ai été étonné du sentiment que j'ai ressenti en lisant une phrase d'un psaume que j'ai prié un nombre incalculable de fois, sans jamais vraiment être touché. Il s'agit du verset 4 du psaume 36. Voici ce verset : 

"Mets ta joie dans le Seigneur, il comblera les désirs de ton coeur." 

                                                                                                   (Ps 36, verset 4)

Ce verset est très impressionnant. D'abord, il nous invite à mettre notre joie dans le Seigneur. Ensuite, il nous dit que si nous faisons cela, le Seigneur comblera les désirs (tous les désirs ; et Dieu sait que nous en avons des désirs !) de notre coeur

La Bible, plus que tout autre livre, selon moi, est un livre qui très souvent, ne nous révèle ses secrets qu'après avoir lu à maintes reprises ses énoncés. D'ailleurs, de nombreuses personnes ont d'abord été rebutées en lisant la Bible. Et ce n'est qu'à force de la lire et de persévérer que la Parole de Dieu s'est révélée à ces personnes sous son vrai jour, comme étant " une lampe sous nos pas, une lumière sur notre route," (Ps 118, verset 105)

Après Jésus, la Vierge Marie est le plus beau modèle de l'orante, de la personne en prière. Jésus a appris à prier à ses disciples. Eh bien Marie a fait de même envers nous, en laissant son MAGNIFICAT à toutes les générations de chrétiens. Et que nous dit Marie au début de son Magnificat, de son cantique d'action de grâce ? Elle nous dit ceci : 

"Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur." (Lc 1, 46-47)

Marie se réjouissait en Dieu, c'est-à-dire :"dans son Seigneur". 

Marie puisait sa joie dans la contemplation de ce que faisait le Seigneur en elle : 

"Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom." (Lc 1, 49)

"Il s'est penché sur son humble servante : désormais tous les âges me diront bienheureuse." (Lc 1, 48)

Mme Georgette Blaquière, que j'aime beaucoup, commente ainsi cette phrase de la Vierge Marie :  

 « Il a jeté les yeux sur la petitesse de sa servante.» ... Nous voulons toujours faire des choses pour Dieu, nous voulons toujours aimer Dieu de notre pauvre amour et nous n’y arrivons pas, ou si peu! Or le premier mouvement de la religion, c’est-à-dire de la relation (ce qui nous relie) à Dieu, n’est pas d’offrir ce que nous faisons pour Dieu, mais d’accueillir ce que Dieu fait pour nous. Il s’agit de passer des pauvres choses que nous donnons à Dieu, aux grandes et merveilleuses choses que Dieu nous donne...  : au lieu de regarder d’abord ce qu’il faut faire pour Dieu (il faut aller à la messe, il faut prier, il faut faire adoration, il faut lire l’Évangile, il faut s’engager au service des frères), regarder ce que Dieu a fait pour nous de toute éternité et l’accueillir. Tout conversion vraie commence par l’accueil de l’immense amour de Dieu sur moi et l’acceptation de me laisser faire par cet Amour, de me laisser aimer, de me mettre sous ce regard de tendresse …   Alors tout peut  changer en moi. (Georgette Blaquière, L’Évangile de Marie, Éditions du Lion de Juda, 1986, pp. 39-40). 
Et le pape Paul VI, dans son exhortation apostolique intitulée "La joie chrétienne", nous donne le secret de la joie de Jésus : 
" Mais il importe ici de bien saisir le secret de la joie insondable qui habite Jésus, et qui lui est propre. C'est surtout l'Évangile de saint Jean qui en soulève le voile, en nous livrant les paroles intimes du Fils de Dieu fait homme. Si Jésus rayonne une telle paix, une telle assurance, une telle allégresse, une telle disponibilité, c'est à cause de l'amour ineffable dont il se sait aimé de son Père." (Paul VI, La Joie chrétienne, no. 25)
Tout comme Jésus, tout comme Marie notre Mère, essayons de vivre nos journées en mettant notre joie dans le Seigneur, en ayant les yeux fixés sur Jésus et sur ce qu'il fait à chaque jour pour chacun et chacune de nous. 

dimanche 16 janvier 2022

" Vive le CHRIST ROI " (Cristeros)

 " Vive le CHRIST ROI " (Cristeros)

Je suis émerveillé par les gens qui combattent au prix de leur vie pour que leur liberté religieuse soit respectée. Cette lutte existe encore de nos jours en de nombreux pays. J'aime le film Cristeros pour cette raison. 

Un des personnages principaux du film Cristeros, est le jeune Jose Sanchez del RioCe jeune adolescent, mort à 14 ans, a été béatifié sous Benoît XVI et canonisé par le pape François en 2016. J'ai écrit un blogue en 2016, sur ce jeune saint. Vous pouvez lire ce blogue en cliquant sur le lien suivant: 

https://dieumajoie.blogspot.com/2016/06/canonisation-du-jeune-jose-sanchez-del.html


Saint Jose Sanchez del Rio

Les ardents défenseurs de la liberté religieuse comme le furent les Cristeros méritent toute notre admiration. J'admire aussi les défenseurs de la liberté tout court (la vraie liberté, celle voulue et permise par Jésus Christ), comme le fut William Wallace, tel que dépeint dans le film Braveheart

Dans le film Cristeros dont j'ai mis le lien ci-dessous, à 1:28 (une minute 28 secondes du film), le général aux commandes des troupes des Cristeros, fait le discours suivant sur la liberté : 

« Aujourd’hui nous allons envoyer un message et nous allons faire comprendre à Calles (NDLR : c'est le nom du président du Mexique à l'époque), ainsi qu’au reste du monde, que la liberté n’est pas réservée aux écrivains ni aux hommes politiques, ni encore aux documents officiels; la liberté c’est nos maisons, nos femmes, nos enfants, notre foi. La liberté, c’est nos vies. Et nous allons la défendre ou mourir en essayant. Nous ne faisons que notre devoir en la défendant. Et c’est notre droit. Vous devez garder en tête que des coups de feu vont être tirés, mais seul Dieu décide où les balles vont atterrir. VIVE LE CHRIST ROI ! »

Ce magnifique plaidoyer pour la liberté est semblable au plaidoyer sorti de la bouche de William Wallace dans le très beau film (très beau mais dur lui aussi) Braveheart 

Une de mes scènes préférées du film montre Wallace sur son cheval, en train de galvaniser l’énergie des soldats écossais qui se trouvent devant lui et qui désirent rebrousser chemin devant des troupes ennemies beaucoup plus nombreuses qu’eux. Wallace les encourage à livrer bataille et de fait, même en étant minoritaires, les Écossais ont gagné cette bataille.

Un des jeunes soldats écossais ne croit pas que c’est Wallace qui est devant lui. Avec un humour un peu cru, Wallace affirme avec conviction que c’est bel et bien lui William Wallace. Je laisse tomber les termes un peu crus que Wallace utilise dans le film (vous pourrez toutefois les entendre au début de la vidéo ci-dessous) et je traduis le passage suivant:    

« Fils de l’Écosse, je suis William Wallace et je vois toute une armée de mes compatriotes. ici pour défier la tyrannie. Vous venez pour combattre comme des hommes libres. Et libres, vous l'êtes. Qu’est-ce que vous feriez sans la liberté ? Allez-vous combattre (et il se met à galoper sur son cheval) ? »

Un des soldats crie : « Se battre contre cela, non ! Nous allons fuir et nous resterons en vie. »

Ce à quoi Wallace répond :

« Oui ; combattez et vous mourrez peut-être. Fuyez et vous vivrez. Au moins pour un bout de temps. Et sur votre lit de mort, dans plusieurs années, est-ce que vous seriez prêts à échanger toutes ces années à partir de maintenant jusqu’alors, pour une chance, une seule chance de revenir ici et dire à nos ennemis qu’ils peuvent bien prendre nos vies, mais qu’ils ne prendront jamais notre LIBERTÉ. Alba qu bra (« L’Écosse pour toujours »). »

Et un peu plus loin dans le film, Wallace dira : « On ne choisit pas comment on meurt, mais on peut choisir comment on vit. » Cette phrase devrait être vraie partout. 

William Wallace, voilà un homme qui vit selon son idéal. Voilà un véritable leader convaincu et convainquant. Convainquant parce que convaincu. Ces citations du film Braveheart sont tirées du blogue suivant

On peut voir le film "Cristeros" en cliquant sur le lien suivant :  

https://www.chretientv.com/films-chretiens/

 Le film se trouve dans la 10ème rangée, à l'extrême droite. Voir l'image :  


En complément : 

Cet épisode tragique est retracé dans le film Cristeros de Dean Wright, avec Andy Garcia, Eva Longoria et Peter ...
YouTube · KTOTV · 11 mai 2014

vendredi 14 janvier 2022

Film : " Dieu n'est pas mort "

 Film : " Dieu n'est pas mort "

Il y a trois jours, j'ai mis sur mon blogue un lien qui conduit à une chaîne de films chrétiens gratuits. Voici à nouveau ce lien : https://www.chretientv.com/films-chretiens/

J'ai regardé hier soir le film "Dieu n'est pas mort " qui est des films proposés sur la chaîne en question. Cela faisait longtemps que je désirais voir ce film, à cause du sujet abordé, que je trouve très intéressant. Le film, malgré certaines exagérations à mes yeux (je mentionnerai seulement une de ces exagérations à la fin de ce blogue), a captivé mon intérêt et peut faire du bien à tous, spécialement aux jeunes du Québec, toujours selon moi. Le sujet traité s'applique bien au Québec et aux cours de philosophie qui se donnent aux CEGEP (le niveau collégial, dans le système d'éducation au Québec). Plusieurs parents se plaignent du fait que leurs enfants ont perdu la foi à cause du professeur de philosophie athées qu'ils ont eu. Et tel est le sujet du film. 

Une exagération : 

Les lignes qui suivent ne devraient peut-être pas être lues par ceux et celles parmi vous qui se proposent de visionner le film. Par contre, j'encourage ces personnes à lire cette critique de ma part, après avoir vu le film. 

Je trouve exagérée la toute fin du film. Je ne pense pas que la présence du pasteur protestant était nécessaire auprès du professeur mourant. Il est évident, selon moi, que Dieu avait déjà touché le coeur de cet homme qui s'était mis en mouvement pour aller au concert rock chrétien qui avait lieu à ce moment dans un amphithéâtre de la ville. Je pense que s'il restait encore quelques résistances vis-à-vis de la foi dans le coeur de cet homme alors qu'il gisait sur le sol, Dieu serait venu aisément à bout de ces résistances au moment de la mort de ce cher monsieur et ce dernier aurait été sauvé. Donc, la présence du pasteur auprès du mourant, pour lui arracher, presque de force, un acte de foi, était, selon moi, non nécessaire. contrairement à ce que laissent entendre le scénariste du film et le réalisateur. 

Mais le film est très intéressant à d'autres égards. 

Je regardera sûrement ces jours-ci, le film "Dieu n'est pas mort 2 "

AJOUT : J'ai visionné "Dieu est mort 2" et je trouve ce film beaucoup moins intéressant que le premier. 


jeudi 13 janvier 2022

Messes extérieures sous zéro

 Messes extérieures sous zéro   

Messe extérieure à la cathédrale de Montréal 

Mon ami Mathieu Binette, a mis sur son blogue un article où il s'interroge sur la pertinence de vivre des eucharisties en hiver, sous le point de congélation. Son article s'intitule : 

Messes extérieures à -10°C : ferions-nous fausse route?

Mathieu pense qu'il y aurait mieux à faire que de vivre des messes à l'extérieur en hiver, en particulier en paroisse. 

Vous pouvez lire son article en cliquant sur le lien ci-dessous : 

https://mathieubinette.info/messes-exterieures-a-10c-ferions-nous-fausse-route/

Voici ma réponse à son blogue :  

"Cher Mathieu, tu écris : " Je me dis que l’occasion nous est donnée d’apprendre à faire Église autrement. Je me dis que notre Église, en tant que Mère sainte, pourrait profiter de l’occasion de la fermeture des lieux de culte pour nous rappeler que le Christ nous a d’abord enseigné l’importance d’être ensemble et de nous aimer les uns les autres." C'est justement ce que j'ai expérimenté dimanche dernier, lors de nos premières messes célébrées à l'extérieur : LA JOIE D'ÊTRE ENSEMBLE et la joie de NOUS AIMER LES UNS LES AUTRES. Je suis tout à fait d'accord avec les autres moyens que tu proposes, mais rien ne vaut la joie de nous retrouver ensemble pour célébrer l'eucharistie. Si tu n'es pas encore allé vivre une messe à l'extérieur sous le zéro degré Celsius, je t'invite à le faire. Tu constateras probablement que lorsqu'il fait très froid à l'extérieur, il fait très chaud dans les coeurs. Les gens étaient tellement contents de vivre cela et ils le disaient. Je n'ai jamais entendu auparavant, plusieurs personnes me dire après une eucharistie, qu'elles étaient tellement contentes d'être là. Mais dimanche dernier, les gens nous ont remerciés, ont manifesté leur joie de célébrer ensemble l'eucharistie et ont applaudi à la fin de chacune des deux messes célébrées en paroisse.. Les gens ONT FAIM de l'eucharistie et il faut absolument aller à la rencontre de cette faim. Personnellement, j'étais très fébrile et excité samedi dans la journée, à la pensée que j'allais célébrer le lendemain avec des affamé(e)s de Dieu. On peut être réunis au nom du Christ de plusieurs façons. Mais rien ne vaut la présence physique. Et c'est précisément cette présence physique de Jésus qui manque à tant de personnes. Or sa présence physique est dans le Pain de Vie."

Voici, en images, les premières messes extérieures célébrées dimanche dernier dans nos paroisses  

a) Église Saint-Paul-l'Ermite à Repentigny (Le Gardeur)

Présentation: Sons & Images, conception et réalisation par Normand de Tilly Messe extérieur à la Paroisse St ...
YouTube · Normand de Tilly · Il y a 48 

 

Sur la photo : 

Président de l'assemblée : Père Aloysius Ebonine, omv, vicaire de la paroisse.

Concélébrant : Père Guy Simard, omv, curé de la paroisse,  

Remerciements : 

Merci à Normand de Tilly et son épouse France Laramée, qui ont été indispensables dans la réalisation de ce projet. 

b) Église Saints-Simon-et-Jude à Charlemagne : 


Sur la photo en haut, à droite, 

Président de l'assemblée : Père Aloysius Ebonine, omv, vicaire de la paroisse.

Concélébrants 

Père Guy Simard, omv, curé de la paroisse, à l'avant-plan.                

Père Stanley Okonkwo, omv, à gauche du président d'assemblée.

Remerciements : 

Merci à Jean-Louis Simard et son épouse Lise de Repentigny, qui ont fourni l'abri préau en toile, qui a été très utile. 

Messe au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap
On peut y voir quatre prêtres dont trois distribuent la communion