Sta-tu une statue ?
Mon nom est Guy Simard. Je suis un Père Oblat de la Vierge Marie. Si mon blogue traite essentiellement de thèmes associés à la foi chrétienne, il aborde aussi des sujets relatifs aux sports, à la chanson, à la musique et à l'humour. Les archives du blogue se trouvent à droite. Cliquez sur un mois de n'importe quelle année et vous verrez tous les thèmes abordés durant ce mois. Il existe aussi un traducteur en haut à droite qui traduit les textes dans de très nombreuses langues. Bonne lecture !
Sta-tu une statue ?
Guy Simard humoriste (reprise)
J'ai le goût ce matin de vous partager une expérience qui date déjà de 11 ans. J'ai parlé de ce fait à une paroissienne aujourd'hui et j'ai eu envie de le mettre à nouveau sur mon blogue. Le voici donc.
Bon dimanche à tous !
Guy Simard, humoriste

ENTRÉE AU CIEL DE CARLO ACUTIS
Le logo du Jubilé 2025
"Le logo représente quatre figures stylisées exprimant l'ensemble de l'humanité provenant des quatre coins du monde», a expliqué en détails Mgr Fisichella. «Ils s'étreignent les uns les autres, pour indiquer la solidarité et la fraternité qui doivent unir les peuples. On notera que la première figure s’agrippe à la croix. C’est le signe non seulement de la foi qui embrasse, mais de l’espérance qui ne peut jamais être abandonnée parce que nous en avons toujours besoin, surtout dans les moments de plus grande nécessité».
«Il est utile d’observer les vagues en dessous qui sont agitées pour indiquer que le pèlerinage de la vie ne se déroule pas toujours sur des eaux calmes», a-t-il observé. Souvent, les circonstances personnelles et les événements mondiaux imposent avec une plus grande intensité le rappel à l’espérance. Et c’est pourquoi il faudra souligner la partie inférieure de la croix, qui se prolonge en se transformant en une ancre, qui domine le mouvement des vagues. Comme on le sait — a-t-il ajouté — l’ancre est souvent utilisée comme métaphore de l’espérance. L’ancre de l’espérance, en effet, est le nom que l’on donne dans le langage marin à l’ancre de réserve, utilisée par les bateaux pour accomplir des manœuvres d’urgence pour stabiliser le bateau pendant les tempêtes».
«Il ne faut pas oublier le fait que l’image montre que le chemin du pèlerin — a dit Mgr Fisichella — n'est pas un fait individuel, mais communautaire, avec la marque d'un dynamisme croissant qui tend toujours plus vers la croix. La croix n’est pas statique, mais elle est dynamique, elle se courbe vers l’humanité, comme pour aller à sa rencontre et ne pas la laisser seule, mais en offrant la certitude de sa présence et la sécurité de l’espérance. Enfin, la devise du Jubilé de 2025: Peregrinantes in Spem», est bien visible dans la couleur verte.
Le témoignage de Giacomo Travisani, auteur du logo, est éloquent: «J’ai imaginé des gens de toute “couleur”, nationalité et culture, se mettre en route des quatre coins de la terre vers l’avenir, les autres, comme les voiles d’un grand navire commun, déployées grâce au vent de l’espérance qui est la croix du Christ. L’espérance, me suis-je dit, réside dans la croix, avec le Pape à la tête du peuple de Dieu vers l’objectif commun. En embrassant la croix qui devient une ancre, référence solide pour l’humanité." (1)
Le prochain Jubilé sera donc une Année Sainte caractérisée par l’espérance qui ne passe pas, l’espérance qui est en Dieu." (2)
Pèlerins d'espérance
Une rencontre qui transforme
Paul n'a jamais rencontré Jésus sur les chemins de Palestine. Il n’était pas au nombre des douze choisis par Jésus pour partager sa vie. Il n'était même pas parmi les 72 disciples, ni parmi la foule qui le suivait. Il n’a jamais entendu ses sermons, n'a pas vu ses gestes de bonté, n'a pas été témoin de ses miracles ni de sa passion. À l'époque, il vivait dans un autre pays, à Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) Pourtant il l’affirme clairement et cela marquera toute sa vie: « J’ai vu le Seigneur Jésus »(1 Co 9,1)
Sa première rencontre avec Jésus a eu lieu après la mort de ce dernier et en dehors de la Palestine, près de Damas en Syrie. C’est Jésus ressuscité qui a pris l'initiative de se manifester à lui.
Et, en cela, la rencontre de Paul avec Jésus ressemble à celle que nous avons pu faire. Plusieurs chrétiens pourraient signer ce témoignage: "J'ai redécouvert ma foi à l'occasion de [telles circonstances] il y a [x] ans, alors que notre Seigneur m'a révélé Sa présence et Son amour infini" Car, toujours vivant et agissant, Jésus continue de se manifester.
Et dès qu'il se manifeste, la foi cesse d'être une simple adhésion à une doctrine ou à un groupe. Elle devient une vie et change la vie.
Précisons d'abord le sens du mot "conversion de Saint Paul".
Paul n'est pas un incroyant qui découvre Dieu, ni un pécheur qui veut se libérer de ses fautes, de ses négligences ou de son indifférence. Paul avait une conduite exemplaire. Il n'hésite pas à dire lui-même qu'il était "irréprochable à l'égard de la justice de la loi" (Phil.3,5). Certes il était le persécuteur acharné des premiers disciples de Jésus, mais, même là, il agissait en "étant plein de zèle pour Dieu" (Act 22,3), convaincu qu'il s'agissait d'une secte dangereuse opposée au plan de Dieu.
Sa conversion n'est pas non plus un changement de religion. Paul ne quitte pas la religion juive pour adhérer à la religion chrétienne. À ce moment là, le christianisme ne signifiait rien; le mot "chrétien" n'apparaîtra que bien des années plus tard. Tous ceux qu'on appelle aujourd'hui les premiers chrétiens, sans exception, étaient juifs.
La conversion de Paul prend sa source dans la découverte qu'il fait de l'amour inouï, gratuit, miséricordieux que Dieu lui porte. Le visage d'amour que lui révèle Jésus éclipse l'image qu'il s'était faite jusque là d'un Dieu tout-puissant et exigeant (celui de l'Ancien-Testament) à qui on doit avant tout obéissance et soumission. Paul est absolument sûr que Dieu l'aime et cela va le changer complètement.
1. Toute son assurance, toute sa confiance il la mettra désormais en Dieu, et en Dieu seul. Il ne comptera plus sur ses propres forces, ni sur ses oeuvres. Il ne se fiera que dans le salut offert gratuitement en Jésus Christ. Il s'en remettra totalement à son Seigneur pour le guider et pour lui donner la force dont il a besoin.
"Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi." (Ga 2,20).
"Je puis tout en celui qui me fortifie" (Phil. 4, 12).
"Qui nous séparera de l'amour de Dieu" (Rm 8, 31-39).
2. À cause de cette prise de conscience, sa motivation à agir change du tout au tout. Ce qui le poussera désormais ce ne sera plus le souci d'une stricte observance de la loi, ni le volontarisme, ni le besoin de produire, ni le sentiment du devoir accompli, ni l'ambition, ni le perfectionnisme, ni le sentiment de culpabilité, ni rien de ce genre... mais l'amour de son Seigneur! Il n'a plus qu'un souci: répondre à l'amour de Dieu par l'amour!
"J'aurais beau parler en langues [...] J'aurais beau avoir la connaissance de tous les mystères [...] J'aurais beau distribuer tous mes biens aux affamés [...] si je n'ai pas l'amour je ne suis rien" (1 Cor. 13)
Apprendre à ne compter que sur l'amour miséricordieux que Dieu nous porte et n'être motivé que par l'amour dans tout ce que nous faisons, n'est-ce pas le but vers lequel tend notre propre conversion?
Prions Saint Paul de nous aider à vivre, comme lui, dans la foi, l'espérance et la charité. Comptons sur son intercession pour nous aider à reconnaître et à accueillir toutes les grâces qui nous sont offertes pour y arriver.
Serge Séguin