dimanche 22 octobre 2023

Du talent

 Du talent 

Amazed Shoppers! Improvised 4 Pianist Boogie Woogie Piano | Cole Lam. Cole ... Boogie Woogie PIANO PLAYERS Leave SHOPPERS STUNNED!! Theophilus ...
YouTube · Cole Lam · 4 avr. 2023
What do you do when there's only 1 piano but there's 4 pianists? Just get on it and see where it takes you! Here's Jared, Theo, Callum and ...
YouTube · Cole Lam · 8 janv. 2023
Dr K bumps into Terry, Jared and Reece at the public piano.
YouTube · Brendan Kavanagh · Il y a 1 mois


22 octobre : fête de saint Jean-Paul II

 22 octobre : fête de saint Jean-Paul II

Aujourd'hui, nous nous rappelons avec nostalgie et gratitude le don que fut saint Jean-Paul II pour l'Église et pour le monde de notre temps. Étant donné qu'aujourd'hui c'est dimanche, sa fête liturgique passera un peu inaperçue. Mais je tiens à écrire ce blogue car j'ai eu l'insigne honneur d'avoir été ordonné prètre par ce saint pape en la basilique Saint-Pierre, à Rome, le 12 juin 1983. Je désire souligner aujourd'hui le titre que donne à Jean-Paul II l'article ci-dessous : Jean-Paul II fut le "PÈLERIN DE L'ESPÉRANCE". Il est intéressant qu'en ce dimanche, saint Paul, dans la deuxième lecture de la messe, nous parle de l'espérance : 

DEUXIÈME LECTURE

« Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée,
à l’Église de Thessalonique
qui est en Dieu le Père
et dans le Seigneur Jésus Christ.
À vous, la grâce et la paix.

    À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
en faisant mémoire de vous dans nos prières.
Sans cesse,  nous nous souvenons
que votre foi est active,
que votre charité se donne de la peine,
que votre espérance tient bon
en notre Seigneur Jésus Christ,
en présence de Dieu notre Père.
    Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui.
    En effet, notre annonce de l’Évangile
n’a pas été, chez vous, simple parole,
mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

    – Parole du Seigneur.

"Le 22 octobre nous célébrons la fête de saint Jean-Paul II. Cette date a été choisie car elle correspond au jour de son intronisation. C'était en 1978, il y a 41 ans.

Après 27 ans de pontificat, le jour de sa mort, les fidèles réclament sa canonisation immédiate. Preuve s’il en est de l’importance de cet homme pour l’Église et pour le monde. Son héritage est gravé dans l’histoire, et sa mémoire dans les cœurs.

Son pontificat commence par un appel, ce 22 octobre 1978 lors de sa messe d’intronisation. « N’ayez pas peur ! » lance le nouveau souverain pontife à la foule réunie sur la place Saint-Pierre. « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait ce qu’il y a dans l’homme ! Et lui seul le sait ! » Le ton est donné. Sa première homélie est une clé de lecture de son pontificat : un appel à l’espérance, dans un monde marqué à l’époque par la guerre froide.

Cette espérance, Jean-Paul II la confie aux jeunes, avec insistance : « Vous êtes l’avenir du monde, l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance ». Et pour cause, en 1984 il crée les Journées Mondiales de la Jeunesse. Lors d’un de ces rassemblements il insiste: « Vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour. 

Jean-Paul II, ce « pèlerin de l’espérance », multiplie tout au long de son pontificat les voyages autour du globe. Il visite 127 pays, rencontrant quasiment tous les chefs d’Etats et dirigeants politiques. Il profite de ces déplacements pour faire entendre la voix de l’Église, militant pour la paix, prônant une culture de la vie, défendant les droits humains et notamment la liberté religieuse." (1)

Je demande à Dieu de remplir le coeur de tous les croyants de la vertu d'espérance, cette vertu théologale que seul Dieu peut donner et augmenter. Péguy a écrit un texte magnifique sur celle qu'il a appelée la "petite espérance". Elle est selon Péguy comme la petite soeur entre ses deux grandes soeurs : la foi et la charité : 

"Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a
de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l'école.
Et qui marche.
Perdue dans les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grands
qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles, ils ne voient pas au contraire
Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien…
C'est elle, cette petite, qui entraîne tout." (2)

LINK PER IL DOWNLOAD: - ITUNES: http://itunes.apple.com/us/album/non-abbiate-paura/id435710553?i=435710561&ign-mpt=uo%3D4 - AMAZON: ...
YouTube · MatteoSettiOfficial · 1 mai 2011 

mardi 17 octobre 2023

Notre église

 Notre église

Notre église se trouve dans le coin gauche, en haut

Notre église

Je suis allé célébrer la messe cet après-midi dans une résidence de personnes âgées. J'ai pris ces photos à partir du balcon d'une résidente. 

Comme vous pouvez le constater, Repentigny est peuplé d'arbres. 

Film : "Tu ne sauras jamais"

 Film : "Tu ne sauras jamais"

 

Bonjour à vous !

J'ai aujourd'hui 72 ans. Je suis né le 17 octobre 1951. Je viens de recevoir ce que je considère comme un cadeau d'anniversaire. 

Je recommence aujourd'hui à exercer mon apostolat à l'extérieur après une réclusion de 15 jours due à la fameuse Covid 19. J'avais été épargné jusqu'à maintenant de cette terrible maladie. Le jour où je sors de cette maladie et le jour où je célèbre la VIE puisque je suis entré en ce monde il y a 72 ans aujourd'hui, je reçois de monsieur Martin Naud, un de mes chers paroissiens, l'image ci-dessus et les textes ci-dessous. 

Monsieur Martin Naud m'a mis au courant le printemps dernier qu'il était l'acteur principal d'un film qui sera montré dans différents festivals et qui sera à l'affiche de nos écrans ici au Québec le 15 mars 2024. 

Connaissant monsieur Naud, je ne doute pas une minute que son personnage perce l'écran et ce, sans jamais avoir étudié l'art dramatique. Le cinéaste Robin Aubert a eu selon moi un éclair de génie en choisissant mon ami pour jouer dans son film. J'aurai la joie de voir le film en novembre prochain dans le cadre du Festival de films francophones Cinemania.   

Je connais plusieurs personnes qui ont eu la Covid en ce mois d'octobre. Le film de Robin Aubert tombe pile en un sens. Alors qu'on croyait bien naïvement que la Covid était derrière nous, voici qu'elle se pointe en force dans le paysage québécois. Le film de monsieur Aubert nous rappellera de douloureux souvenirs mais son message devra rester longtemps dans notre coeur et notre mémoire. 

Cher Martin, j'aime beaucoup l'affiche publicitaire du film. Cette affiche parle déjà beaucoup. 

M. Martin Naud, l'acteur principal du film, dans la peau de Paul Vincent 


                                            (Article paru sur Messenger)


lundi 16 octobre 2023

16 octobre: sainte Marguerite d'Youville

 16 octobre: sainte Marguerite d'Youville

Sainte Marguerite d'Youville 1701-1771

Sainte Marguerite d'Youville est la première femme canadienne (née au Québec) à avoir été canonisée.  

"Marie-Marguerite Dufrost de la Jemmerais naît à Varennes, le 15 octobre 1701. Aînée d’une famille de six enfants, elle est orpheline de son père à l’âge de 7 ans. En 1719, après le remariage de sa mère, la famille déménage à Montréal. En 1722, elle épouse François d’Youville et cohabite avec sa belle-mère. Son époux tient un commerce de fourrure et d’eau-de-vie aux pratiques douteuses. À la mort de sa mère, il dilapide son héritage. Lorsqu’il décède, il laisse des dettes énormes et une mauvaise réputation à sa femme, alors âgée de 28 ans. 

Marguerite ouvre un petit commerce non seulement pour pourvoir aux besoins de ses enfants, mais aussi pour aider les pauvres qu’elle croise sur son chemin. Inspirées par son œuvre, trois dames se joignent à elle. C’est ainsi que le 31 décembre 1737, elles se consacrent au service des pauvres en qui elles voient Jésus Christ. Ce moment décisif est considéré comme la fondation des Sœurs de la Charité de Montréal. 

Leur entreprise n’est pas aussitôt établie que le public les persécute, croyant qu’elles poursuivent le trafic d’eau-de-vie de François d’Youville, d’où le nom de Sœurs « Grises » – c’est-à-dire ivres – qu’on leur affuble pour les tourner en dérision. Au cours des années suivantes, les épreuves se succèdent : incendie, maladie, pauvreté extrême… 

Marguerite d’Youville s’installe avec ses compagnes à l’Hôpital général des Frères Charon. Elle devient l’administratrice de ce refuge pour « filles perdues », vieillards, malades et miséreux, hommes et femmes. Quand les autorités veulent supprimer cette œuvre pour l’unir à l’Hôpital général de Québec, le peuple reconnaît et défend l’œuvre de Mère d’Youville. L’Hôpital général reste à Montréal. 

Marguerite d’Youville meurt le 23 décembre 1771. Elle laisse le souvenir d’une femme exceptionnelle par son courage, son audace, sa foi, son amour de Jésus Christ et des pauvres. La cause de sa canonisation est introduite à Rome en 1890. Le 3 mai 1959, le pape Jean XXIII la déclare bienheureuse et lui donne le titre de Mère à la charité universelle. Le 9 décembre 1990, le pape Jean-Paul II procède à la canonisation de la première sainte née au Canada. 

Ses restes reposent à Varennes, lieu de sa naissance, dans la basilique Sainte-Anne, à côté du sanctuaire dédié à sainte Marguerite d’Youville.  

Sources : Capsules « Si Marguerite d’Youville nous était racontée », rédigées par Sœur Nicole Fournier, SGM; le site web :  www.sgm.qc.ca(1)   

Ce que j'aime particulièrement de Marguerite: 

1- Sa dévotion à notre Père des cieux. 
Marguerite est la seule sainte, à ma connaissance, qui ait eu une dévotion aussi forte et confiante en notre Père éternel. Plusieurs saints et saintes ont eu une grande dévotion envers Jésus, mais rares, selon moi, sont les personnes qui ont un rapport intime avec notre Père du ciel. Selon ses biographes, c'est en 1727 (donc à 26 ans) que Marguerite a vécu une rencontre mystique avec Dieu, le Père éternel :

"Cette grâce lui fut accordée un certain jour de 1727 alors qu'elle vivait un amour blessé par son mari François d'Youville. Une lumière spéciale lui fit alors comprendre, avec le coeur, combien Dieu est Père et Providence. Cette grâce devient maintenant mission pour Marguerite. À chaque pauvre rencontré, elle veut dire la tendresse maternelle et paternelle de Dieu." (2)

Cette expérience mystique a déposé en elle une confiance inébranlable en la Providence divine. En 1766 (donc à l'âge de 65 ans), elle écrit ceci: "Le Divin Père fait l'objet de toute ma confiance depuis près de quarante ans." 

Suite à une promesse qu'elle a faite pour obtenir la guérison de son conseiller spirituel, Louis Normant de Faradon, p.s.s. (guérison qu'elle a d'ailleurs obtenue), et à la demande d'une de ses compagnes qui souhaite voir une représentation du Père éternel, Marguerite commande en France, un tableau représentant le Père éternel. 

Tableau du Père éternel que Marguerite a fait venir de la France.

2- Les noms que porte sa Congrégation religieuse:
J'aime beaucoup les Congrégations religieuses dont le nom comporte le mot "charité". J'ai toujours aimé le nom des Soeurs Missionnaires de la Charité, fondées par Mère Teresa. J'aime aussi le nom qu'a choisi Marguerite d'Youville pour sa Congrégation: Les Soeurs de la Charité. 

J'aime aussi le nom de Soeur Grises qui fut donné aux Soeurs de la Charité au début de leur existence comme communauté. On les appelait ainsi pour les ridiculiser et les calomnier, comme si elles faisaient le trafic de l'alcool et comme si elles étaient ivres. J'aime ces femmes qui ne craignent pas d'être ridiculisées et persécutées. On leur a même un jour jeter des pierres. 

J'aime ce qualificatif de "ivres" ou "grises (ou "grisées")" dont on qualifiait Marguerite et ses premières compagnes de vie. On a dit la même chose des apôtres après qu'ils aient été remplis de l'Esprit Saint au jour de la Pentecôte: "Certains se moquaient et disaient: "Ils sont pleins de vin doux !" (Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 12 et 13). Autrement dit, ces chères femmes passaient pour folles. J'aime cette folie dont on accuse les chrétiens. Saint Paul nous invite à être "fous pour le christ" (1 Co, 4, 10) et il affirme que "la folie de Dieu est plus sage que les hommes" et que "Dieu a choisi ce qui est fou dans le monde pour couvrir de confusion les sages" (première lettre aux Corinthiens, chapitre 1, versets 25 et 27). Ne craignons donc pas de passer pour fous. Au contraire, soyons-en fiers. 

3- La confiance de Marguerite dans l'épreuve. 
Marguerite a été marquée par l'épreuve tout au long de sa vie : orpheline de père à sept ans, épouse d'un mari absent et négligent qui lui laissa de terribles dettes lors de son décès, décès en bas âge de quatre de ses six enfants. Les deux garçons qui ont survécu, sont devenus prêtres. 

En 1765, un incendie a ravagé l'Hôpital Général de Montréal. qui était l'oeuvre maîtresse de Marguerite. En apprenant cela, Marguerite chante le Te Deum qui est un chant de louange, de remerciement et de confiance. Un des seuls objets épargnés par le feu, est le tableau représentant le Père éternel. Marguerite grâce à sa confiance en la Providence et aux dons des personnes qui avaient foi en elle, réussit à reconstruire l'hôpital. 

4- Sa charité immense et universelle: 
Marguerite soulagea toutes les souffrances: les malades, les "filles perdues" (filles débauchées), les enfants abandonnés, les vieillards, les indiens, les soldats (Anglais ou Français), les prisonniers de guerre, etc

Voici une belle façon de décrire Marguerite d'Youville: 

"Dans un ouvrage récent, soeur Estelle Tardif, s.g.m., interprète de la façon suivante la pensée de Marguerite: "Le cri des pauvres ne lui arrive pas seulement de l'extérieur. Il surgit d'elle-même, pauvre parmi les pauvres. Femme de silence, elle vit en profonde communication avec la paternité de Dieu et entend le pauvre sans qu'il crie. Pour elle, le plus pauvre est celui qui a le plus besoin de Dieu, pour devenir un homme ou une femme. Son rêve: "libérer le plus pauvre dans une rencontre de pauvre à pauvre. Le libérer en lui apprenant, par le service, qu'il est aimé." (3)  
 
       
(1) https://diocesemontreal.org/fr/archidiocese/histoire/sainte-marguerite-dyouville
 
(2)https://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_sainte_marie-marguerite_d_youville.pdf

(3) https://sgm.qc.ca/sainte-marguerite-dyouville/

jeudi 12 octobre 2023

Mythes et christianisme

 Mythes et christianisme 


Il y a de cela plusieurs années, lors d'une émission de grande écoute à la télévision d'État, un de nos comédiens et metteur en scène a avoué s'être intéressé à la religion catholique. Or après avoir fait des recherches, il s'est rendu compte que plusieurs faits de nature miraculeuse concernant la vie de Jésus, se retouvent dans des mythes de peuples anciens. Par exemple, certaine personnages mytiques sont nés d'une vierge et étaient considérés comme des dieux et ont ressusctité. Il n'en fallait pas plus pour que notre invité à la télévision en vienne à croire que la religion chrétienne est fausse et relève elle aussi du mythe. 

J'avoue que le fait de discréditer la religion catholique sur la base d'un raisonnement aussi simpliste est très décevant. Les mythes ont toujours existé pour nous aider à comprendre l'incompréhensible et à jeter une lumière surnaturelle sur les mystères de la vie. Mais personne n'a jamais rencontré devant lui tel ou tel personnage de la mythologie grecque ou romaine. Les mythes sont par essence des créations de l'esprit pour nous aider à comprendre notre monde. 

Mais la religion chrétienne est par essence une religion historirque. Voilà ce qui la distingue de toutes les autres religions. C'est la seule religion qui affirme que Dieu est entré dans notre histoire et a vécu parmi nous. Et pour tout chrétien, cela ne relève pas d'un mythe, mais de faits prouvés historiquement. 

Je suis en train de lire le Testament spirituel de M. Claude Ryan. Claude Ryan est une des grandes figures du Québec moderne (1). Il est à mes yeux le modèle achevé du chrétien dans la cité. C'est le genre de personne dont j'aimerais que la cause de béatification soit ouverte un jour. M. Ryan est admirable sur plus d'un point. Voici ce qu'il écrit dans son testament spirituel : 

" Au plan religieux, je suis né catholique et, sans mérite particulier de ma part, le suis toujours demeuré. Je ne suis enclin ni aux élans mystiques ni aux grands revirements spectaculaires. Je ne suis pas spécialement emballé par les côtés merveilleux de la religion. Ayant connu de l'intérieur "la cuisine du bon Dieu", je ne nourris aucune illusion quant au caractère humain de l'institution ecclésiale et aux faiblesses de ceux qui l'incarnent. Je suis cependant heureux d'appartenir à l'Église catholique et je n'ai jamais fait mystère de mon appartenance religieuse. J'aime la dimension historique et concrète du christianisme. Le christianisme n'est pas une fable. Il est le récit d'événements qui se sont effectivement produits dans l'histoire. Il n'est pas un récit à l'eau de rose. Il nous rappelle au contraire une expérience concrète, l'expérience à la fois la plus exigeante et la plus exaltante qui ait jamais été vécue, celle de l'Incarnation, de la Passion et de la Résurrection du Fils de Dieu fait homme. Le christianisme n'est pas davantage un récit désincarné et impersonnel. Il est centré sur une personne vivante, Jésus Christ, et rejoint chacun de nous dans ce que nous avons de plus personnel et de plus intime. Bien plus qu'une simple doctrine qui s'adresserait uniquement à l'intelligence, il est une expérience de vie qui a son centre dans le coeur et dont le mot-clé est l'amour. Enfin, le christianisme n'est pas une religion qui s'improvise de génération en génération. Il est au contraire une histoire continue qui va du Christ jusqu'à l'Église d'aujourd'hui. Grâce à l'Église, nous avons la certitude que le message chrétien n'a pas changé depuis les débuts et que le Christ est toujours présent parmi nous. Le Notre Père que nous récitons tous les jours, remonte directement à l'Évangile, Le Credo auquel nous adhérons remonte aux premiers siècles du christiannisme. L'eucharistie que nous célébrons avec l'Église fut instituée par le Christ lui-même la veille de la Passion. L'Évangile est en outre une source d'inspiration toujours actuelle pour le respect des droits humains, la recherche de la justice, le service du prochain et la recherche de la paix. " (2)

Voici ce que dit la Deuxième lettre de Pierre dans la Bible : 

" En effet, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur. Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte." (2 Pi 1, 16-18)

Ce texte fait clairement référence à l'événement de la Transfiguration du Seigneur qui a eu lieu sur la montagne alors que Jésus fut transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean et que la voix du Père s'est faite entendre : "Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le !" (Mt 17, 5)


(1) Pour un résumé de sa vie : https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=2037

(2) Claude Ryan, Mon testament spirituel, Novalis, Ottawa, 2004, pp. 25-26.