mardi 9 octobre 2018

Session " Vie Nouvelle " chez nous


Session « Vie Nouvelle » chez nous

Si vous habitez la grande région de Montréal, ce blogue s’adresse tout spécialement à vous. Voici, ci-dessous, la page centrale du Semainier paroissial qui paraîtra dans notre paroisse dimanche prochain, le 14 octobre. 

 Que ferez-vous
la fin de semaine prochaine ?

Chers paroissiens, que ferez-vous la fin de semaine prochaine? Si votre réponse est : « Je ne sais pas », alors là je ne comprends plus rien. Comme pasteur de notre communauté, je vous ai invités de toutes les façons possibles à la session Vie Nouvelle que nous prodigueront les membres de l’École d’évangélisation Saint André. Cette école a fait ses preuves en notre paroisse. Elle est venue animée deux sessions : la session Emmaüs et la session Vie Nouvelle. Ces sessions ont porté tellement de fruits que j’ai décidé de donner aux paroissiens qui n’auraient pas pu vivre Vie Nouvelle, la possibilité de le faire. Or très peu de vous se sont inscrits. Si c’est une question d’argent, dites-le-moi et la paroisse vous aidera à défrayer les coûts de la session. Nous avons un budget d’alloué pour la pastorale et il n’y pas de pastorale plus efficace en ce moment à mes yeux que la session Vie Nouvelle.

Qui ne rêve pas d’une Vie Nouvelle, d’une vie qui soit plus heureuse, plus épanouie, plus fructueuse? C’est cela et rien de moins que cela que nous vous offrons de vivre. Donc, dites-moi pour quelle bonne raison vous allez décliner cette invitation qui vient de l’Esprit Saint. J’ai vraiment hâte d’entendre votre raison. J’espère vraiment que le motif  ne sera pas celui-ci : « Je n’aime pas suffisamment le Bon Dieu »; ou encore : « Je suis satisfait ou satisfaite de ma vie chrétienne ». Mais la question n’est pas de savoir si vous êtes satisfaits de votre vie chrétienne, mais plutôt de savoir si DIEU EST SATISFAIT DE VOTRE VIE CHRÉTIENNE. Laissez-moi vous dire que je connais la réponse de Dieu à cette question. Je connais la réponse de Dieu pour vous, comme je connais la réponse de Dieu pour moi. Dieu ne sera jamais satisfait de notre vie chrétienne, tant que nous Lui aurons pas donné tout notre amour. C’est son Fils, Lui-même qui nous a dit : « VOUS, SOYEZ PARFAITS COMME VOTRE PÈRE CÉLESTE EST PARFAIT! » (Mt 5, 48). Cet idéal ne sera jamais atteint, mais il doit toujours être recherché et désiré. Dieu n’a que faire des tièdes; Il nous a même dit qu’Il les vomirait. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’Esprit Saint dans le livre de l’Apocalypse chapitre 3, verset 16.

Je vous laisse avec cette citation d’un des plus grands écrivains français des temps modernes : « Le grand malheur de ce monde, la grande pitié de ce monde, ce n’est pas qu’il y ait des impies, mais que nous soyons des chrétiens si médiocres. » (Georges Bernanos, Le Chemin de la Croix-des-Âmes).

Note: ne vous fiez pas au fait qu'on vous recommande dans la publicité ci-dessous, de vous inscrire avant le 10 octobre. De fait on peut s'incrire à chaque jour d'ici au 19 octobre. On peut même s'inscrire sur place, le soir du 19. Mais si vous pouviez vous inscrire avant le début de la session, cela faciliterait grandement la tâche des responsables des inscriptions. Merci à vous ! 
P. Guy Simard, omv, curé
Nouvelle

Célébrer le pardon sacramentel : Comme vous le savez, je suis disponible désormais pour vous faire vivre et goûter le sacrement de la réconciliation. Je suis convaincu que le fait d’avoir délaissé ce sacrement est une des raisons principales pour lesquelles notre peuple s’est éloigné de Dieu. Comme il fait bon examiner sa conscience et sa conduite! Et comme il est libérateur de dire en toute vérité au représentant du Christ : « Je m’accuse ! » Je suis prêt à vous recevoir le dimanche à l’église Saint-Enfant-Jésus de 9h à 9h30 et de midi à 13h à l’église Saint-Marcel.  Bienvenue à tous !


lundi 8 octobre 2018

Le premier obstacle à l'évangélisation


Le premier obstacle à l’évangélisation

Quand nous abordons en Église la question des « obstacles à l’évangélisation », notre regard se pose  presque inévitablement sur diverses réalités qui sont en dehors de nous et même, pour beaucoup d’entre elles, sur des réalités sur lesquelles nous n’avons pas beaucoup de contrôle.

Mais le principal obstacle à l’évangélisation, c’est nous-mêmes : c’est notre manque de foi, notre manque d’espérance, notre manque de ferveur.

« Quoi ! Tu regardes la paille dans l’œil de ton frère; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : « Laisse-moi enlever la paille de ton œil », alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Mt 7, 3-5).

Avant de jeter la pierre aux autres, il convient de se regarder en face. Georges Bernanos a écrit : « Le grand malheur de ce monde, la grande pitié de ce monde, ce n’est pas qu’il y ait des impies, mais que nous soyons des chrétiens si médiocres. » (Georges Bernanos, Le Chemin de la Croix-des-Âmes).

Quand nous voyons qu’un saint Paul, à lui seul, a évangélisé presque tout le monde habité de son époque, nous sommes émerveillés, mais nous devrions aussi éprouver de la honte en voyant ce que la grâce de Dieu peut faire dans un cœur humain et ce que nous ne permettons pas à notre Seigneur de faire dans notre propre coeur. À François d’Assise, Jésus a dit : « François, rebâtis mon Église ». François a entendu le mot Église mais il n’a pas vu comment ce mot était épelé. Il a d’abord pensé qu’il s’agissait de l’église avec un petit « é », l’église paroissiale. Mais non, Jésus lui demandait de rebâtir son Église avec un grand « É ». Et c’est ce que François à fait : à lui seul (presque), il a réformé l’Église de son temps. Au seizième siècle, Ignace de Loyola s’est converti à Dieu lors d’une convalescence suite à une blessure à la jambe. La maison où il était à ce moment là, n’avait pas une bibliothèque bien garnie. Il n’y avait qu’une vie de Jésus et quelques vies de saints. Voici ce qu’il raconte dans son autobiographie (son autobiographie est écrite à la troisième personne, mais c’est bel et bien lui qui nous raconte sa vie) :

« En lisant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se prenait à penser et à se dire en lui-même: « Et si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique ? »  Il songeait aussi à bien des choses qui lui paraissaient bonnes, et il envisageait toujours des entreprises difficiles et pénibles. A se les proposer, il avait le sentiment qu'il lui serait facile de les réaliser. Toutes ces réflexions revenaient à se dire : « Saint Dominique a fait ceci, donc je dois le faire; saint François a fait cela, donc je dois le faire. » (Le récit du pèlerin, autobiographie de saint Ignace de Loyola)

 La Lettre aux Hébreux dans la Bible ne dit-elle pas : « Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés : ils vous ont annoncé la Parole de Dieu. Méditez sur l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi. Jésus Christ, hier et aujourd’hui, est le même, il l’est pour l’éternité. » (He 13, 7-8).

Et saint Paul nous dit dans sa Lettre aux Philippiens : « C’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action. » (Ph 2, 13). C’est le Dieu tout-puissant qui veut agir dans le cœur de ses enfants; tout ce qu’Il demande de notre part, c’est un cœur libre et bien disposé à l’écouter. Jésus a dit : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. » (Jn 14, 12).

Nous devons demander à Dieu pardon pour nos manques de foi et nos manques d’espérance. Le contraire de l’espérance, c’est le découragement. En voyant l’énormité de la tâche d'évangélisation qui est nécessaire aujourd’hui, on peut être tenté par le découragement. Constater la piètre qualité de notre foi et de notre espérance, pourrait aussi être cause de découragement. Mais Dieu veut nous rappeler que nous pouvons TOUT en LUI : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13).
Pour nous encourager à ne jamais désespérer, l’Esprit Saint nous a donné le pape François. Ce cher pape, dans son premier discours en tant que pape, le discours donné au « Collège cardinalice », le 15 mars 2013, a prononcé ces paroles pleines d’espérance :

« Ne cédons jamais au pessimisme, à cette amertume que le diable nous offre chaque jour; ne cédons pas au pessimisme et au découragement: nous avons la ferme certitude que l’Esprit Saint donne à l’Église, par son souffle puissant, le courage de persévérer et aussi de chercher de nouvelles méthodes d’évangélisation, pour porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Ac 1, 8). »  

Il est bon de se demander ce que signifie le pape François par ces mots : « jusqu’aux extrémités de la terre ». Dans le message que le pape François nous adresse pour la journée missionnaire mondiale qui aura lieu le 21 octobre prochain, je perçois pour ma part une grande révolution. L’Église, jusqu’à maintenant, lorsqu’elle parlait de la « mission ad gentes », voulait signifier la mission donnée par Jésus aux apôtres, d’aller annoncer l’Évangile jusqu’aux terres éloignées. Mais maintenant, en un sens, les terres éloignées, à cause de la mondialisation et des moyens de communication, ne sont plus si éloignées que cela. Ces terres peuvent être évangélisées, en partie tout au moins, par l’internet et les autres moyens de communication sociale. Même mon pauvre blogue se rend jusqu’au bout du monde. Or les gens les plus éloignés de l’évangile, sont ceux qui, aujourd’hui, refusent le message de Jésus et le combattent. Voici les paroles du pape :   

« À l’amour il n’est pas possible de mettre des limites : l’amour est fort comme la mort (cf. Ct 8, 6). Et une telle expansion suscite la rencontre, le témoignage, l’annonce; elle suscite le partage dans la charité avec tous ceux qui, loin de la foi, se montrent indifférents à elle, parfois hostiles et opposés. Des milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Évangile de Jésus et à la présence sacramentelle de l’Église représentent les périphéries extrêmes, les “extrêmes confins de la terre”, vers lesquels, depuis la Pâque de Jésus, ses disciples missionnaires sont envoyés, dans la certitude d’avoir toujours leur Seigneur avec eux (cf. Mt 28, 20 ; Ac 1, 8). En cela consiste ce que nous appelons la missio ad gentes. La périphérie la plus désolée de l'humanité qui a besoin du Christ est l'indifférence envers la foi ou encore la haine contre la plénitude divine de la vie.  ...

Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. » (Pape François, 20 mai 2018, en la Solennité de la Pentecôte) (1). 


(1) Message pour la Journée Mondiale des Missions 2018

w2.vatican.va/.../messages/missions/.../papa-francesco_20180520_giornata-missionari...






mercredi 3 octobre 2018

Place aux jeunes dans l'Église

 Place aux jeunes dans l’Église


Il n’est pas facile au Québec de rejoindre les jeunes pour leur parler de Dieu et de l’Amour que Dieu leur porte. Et cela est bien triste.

Ce n’est pas du tout la faute des jeunes eux-mêmes; loin de là. De fait, ils n’ont pas beaucoup de responsabilité dans tout cela, sauf peut-être d’accorder parfois trop d’attention ou même d’adhésion aux propos des adultes qui ne se gênent pas pour affirmer leur athéisme et critiquer ouvertement l’Église. C’est le propre, normalement, de l’adolescent, de contester l’autorité des adultes et les idées toutes faites. Or s’il y a des idées toutes faites et surfaites dans notre société québécoise, ce sont bien les idées qui circulent sur la religion qui a formé le cœur de notre peuple: la religion catholique. Le consensus que l’on voit dans les médias, dans le domaine des arts et même de la politique, et qui consiste à évacuer toute idée de Dieu et de son Église, devrait, il me semble, poser problème aux jeunes et allumer une petite (et même une grosse) LUMIÈRE ROUGE : DANGER !

AUJOURD'HUI s’ouvre à Rome un synode sur les jeunes et pour les jeunes (du 3 au 28 octobre). C’est le pape François qui a convoqué ce synode. Voici les mots que le Saint Père a prononcés le 8 avril 2017, lors d’une soirée de prière avec les délégués des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse (communément appelées les JMJ) qui auront lieu à Panama en janvier prochain :  

« Chers jeunes,

Merci d’être là ! Ce soir est un double début : le début du chemin vers le Synode dont l’intitulé est long : « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », mais disons : « le Synode des jeunes », on comprend mieux ! Et aussi le second début, celui du chemin vers Panama : il y a ici l’Archevêque de Panama [il le désigne et s’adresse à lui]. Je te salue bien !  …

Un Synode dont aucun jeune ne doit se sentir exclu ! « Mais… nous faisons le Synode pour les jeunes catholiques… Pour les jeunes appartenant aux associations catholiques, ainsi c’est plus fort… », Non! Le Synode est un Synode pour et de tous les jeunes ! Les jeunes en sont les protagonistes. « Mais, même les jeunes qui se sentent agnostiques ? ». Oui ! « Même les jeunes dont la foi est tiède ? » Oui ! « Même les jeunes qui se sont éloignés de l’Église ? » Oui ! « Même les jeunes – je ne sais pas s’il y en a… peut-être y en aura-t-il- qui se sentent athées ? » Oui ! C’est le Synode des jeunes, et nous voulons tous nous écouter. Chaque jeune a quelque chose à dire aux autres, a quelque chose à dire aux adultes, a quelque chose à dire aux prêtres, aux sœurs, aux évêques et au Pape. Tous nous avons besoin de vous écouter !

Nous avons besoin de jeunes en marche. Le monde peut changer seulement si les jeunes sont en marche. Mais ce qui est le drame de ce monde : c’est que les jeunes - et c’est le drame de la jeunesse d’aujourd’hui ! -, les jeunes sont souvent exclus. Ils n’ont pas de travail, ils n’ont pas un idéal à suivre, il manque l’éducation, il manque l’intégration… Tant de jeunes doivent fuir, émigrer vers d’autres terres… Les jeunes, aujourd’hui, c’est dur de le dire, mais ils sont souvent considérés comme des déchets. Et cela nous ne pouvons pas le tolérer ! Et nous devons faire ce Synode pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là ! ». Et nous allons à Panama pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là, en marche. Nous ne voulons pas être des déchets ! Nous avons une valeur à donner ».

Nous sommes en marche vers le Synode et vers Panama. Et ce chemin est risqué ; mais si un jeune ne risque pas, il est devenu vieux. Et nous, nous devons risquer.

Maria Lisa a dit qu’après le sacrement de la Confirmation, elle s’est éloignée de l’Église. Vous savez bien qu’ici en Italie, le sacrement de la confirmation est appelé « le sacrement de l’au revoir » ! Après la Confirmation, on ne retourne plus à l’Église. Et pourquoi ? Parce que beaucoup de jeunes ne savent pas quoi faire… Et elle [Maria Lisa] jamais elle ne s’est arrêtée, toujours en marche : parfois sur des routes obscures, sur des routes sans lumière, sans idéaux ou avec des idéaux qu’elle ne comprenait pas bien ; mais au final, elle aussi, elle a réussi. Vous les jeunes, vous devez risquer dans la vie, risquer. Aujourd’hui, vous devez préparer l’avenir. L’avenir est dans vos mains. L’avenir est dans vos mains.

Dans le Synode, l’Église, toute l’Église, veut écouter les jeunes : ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils veulent, ce qu’ils critiquent et ce qu’ils regrettent. Tout. L’Église a besoin de plus de printemps encore, et le printemps est la saison des jeunes.

Que le Seigneur vous bénisse. Priez pour moi, et préparons-nous tous ensemble pour le Synode et pour Panama. Merci. »

Voilà ce que le pape, le principal représentant de Jésus sur cette terre, pense des jeunes et ce qu’il veut dire à tous les jeunes.


PRIÈRE DU PAPE FRANÇOIS POUR LES JEUNES
EN VUE DU SYNODE DES ÉVÊQUES 2018 SUR LE THÈME :

« Les jeunes, la foi et le discernement des vocations »

Seigneur Jésus, ton Église qui chemine vers le synode tourne son regard vers tous les jeunes du monde. Nous te prions pour qu’avec courage ils prennent en main leur vie, qu’ils aspirent aux choses les plus belles et les plus profondes et qu’ils conservent toujours un cœur libre.

Aide-les à répondre, accompagnés par des guides sages et généreux, à l’appel que tu adresses à chacun d’entre eux, pour qu’ils réalisent leur projet de vie et parviennent au bonheur. Tiens leur cœur ouvert aux grands rêves et rend-les attentifs au bien de leurs frères.

Comme le Disciple aimé, qu’ils soient eux aussi au pied de la Croix pour accueillir ta Mère, la recevant de Toi en don. Qu’ils soient les témoins de ta Résurrection Et qu’ils sachent te reconnaître, vivant à leurs côtés, annonçant avec joie que Tu es le Seigneur.
Amen.


L'Osservatore Romano, éd. hebdomadaire en langue française, n.15, 13/04/2017.




lundi 1 octobre 2018

Thérèse, Thérèse ...


Thérèse, Thérèse …

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Chère Thérèse, je ne pouvais pas laisser passer ce jour sans te dédier un blogue. Ton nom est si doux à mon cœur !

Je commence par une prière que je viens de prononcer en priant le bréviaire. Il s’agit de la dernière strophe de l’hymne à l’office des lectures d’aujourd’hui :

« Thérèse,

Amen, amen, rappelle-nous
que tout,
jusqu'à l'extrême douleur,
est grâce
par le Seigneur, Fils du Seigneur,
Thérèse de la Sainte Face. »

Chère amie, 

Je veux partager à mes lecteurs, la page que l’Église nous offre comme deuxième lecture de l’office des lectures dans le bréviaire. Cette page que tu as écrite est très fameuse, mais tellement touchante et puissante. Comment as-tu pu être une personne ayant des désirs aussi ardents? Seul l’Esprit Saint a pu faire de telles merveilles dans ton cœur. Ô Esprit Saint, enflamme-nous, nous aussi; ton Église a tant besoin de feu !
LETTRE DE STE THÉRÈSE À SŒUR MARIE DU SACRÉ-COEUR (8 SEPTEMBRE 1896)
À l'oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j'ouvris les épîtres de S. Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs… que l'Église est composée de différents membres et que l'œil ne saurait être en même temps la main... La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix...
Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : « Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente ». Et l'Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l'Amour... Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j'avais trouvé le repos...
Considérant le corps mystique de l'Église, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par S. Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas ; je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d'amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... ; en un mot, qu'il est éternel !...
Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : Ô Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour !...
Oui, j'ai trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi, je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!...
SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE FACE, PRIEZ POUR NOUS !


"Prier pour l'Église et contre le diable" (pape François)


« Prier pour l’Église et contre le diable » (François)

Après la faute originelle de nos premiers parents, Dieu dit au serpent : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » (Genèse 3, 15)
Voici ma traduction du communiqué issu de la salle de presse du Saint Siège, en date du 29 septembre 2018, jour de la fête de Saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël, archanges: 
« Le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour durant tout le mois marial d’octobre; et ainsi s’unir en communion et en pénitence, comme peuple de Dieu, pour demander à la Sainte Mère de Dieu et à Saint Michel Archange, de protéger l’Église contre le diable, qui cherche toujours à nous séparer (diviser) de Dieu et entre nous.  

Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays Baltiques, le Saint Père a rencontré le Père Frédéric Fornos, s.j. directeur international du réseau mondial de prière pour le pape François, et lui a demandé de répandre à travers le monde son appel à tous les fidèles, en les invitant à terminer la récitation du Rosaire par l’antique invocation « Sub tuum praesidium », et avec l’invocation à Saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cfr. Livre de l’Apocalypse 12, 7-12).  

Il y a de cela quelques jours, le 11 septembre, dans une homélie prononcée à la chapelle Sainte Marthe, le pape, en citant le premier chapitre du livre de Job, a dit que la prière est l’arme contre le grand accusateur qui « se promène à travers le monde cherchant à accuser » (1). Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands saints de toutes les traditions, nous conseillent, dans les moments de turbulence spirituelle, ne nous mettre à l’abri sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu, en prononçant l’invocation : «  Sub tuum praesidium ».

L’invocation : «  Sub tuum praesidium » se récite ainsi :  

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen »

Par cette demande d’intercession, le Saint Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Église sous son manteau protecteur, pour la préserver des attaques du Mauvais, le grand accusateur, et pour la rendre en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs et des abus commis présentement et dans le passé, et pour qu'elle s'engage à les combattre sans aucune hésitation, pour que le mal ne prévale pas.   

Le Saint Père a demandé aussi que la récitation du Saint Rosaire durant le mois d’octobre, se conclue par la prière à Saint Michel Archange écrite par le pape Léon XIII :

Prière à saint Michel Archange :  

« Saint Michel Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. AMEN. »

Tiré de: 

Comunicato della Sala Stampa della Santa Sede - press vatican

press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/.../01504.html


Et voici maintenant un autre texte paru en français sur ce sujet:  
En octobre, le Pape souhaite que les catholiques prient pour l'Église
Le Pape François a demandé à tous les catholiques de prier davantage en ce mois d’octobre, particulièrement pour l'Église et contre le diable qui divise.

Un mois de rosaire pour protéger l’Église en ces temps difficiles. Le Pape François a ainsi transmis à son Réseau Mondial de Prière d’aider tous les fidèles à prier davantage pendant ce mois d’octobre. Après les révélations d’abus sexuels et de pouvoir en tout genre, «il convient de donner plus de temps à la prière» car nous faisons «l’expérience de la désolation par ces plaies ecclésiales», explique le père Frédéric Fornos, cheville ouvrière de l’initiative.

Durant ce mois d’octobre, le Saint-Père demande donc à tous les fidèles un plus grand effort dans la prière personnelle et communautaire. «Il nous invite à prier le Rosaire chaque jour, pour que la Vierge Marie aide l’Église en ces temps de crise, et à prier l’Archange Saint Michel afin qu’il la défende des attaques du démon», poursuit le prêtre jésuite.

L’intégralité du communiqué:

Le Pape François a demandé à son Réseau Mondial de Prière d’aider tous les fidèles à prier davantage pendant ce mois d’octobre. Ces dernières années et ces derniers mois, l’Église a vécu des situations difficiles, entre autres la révélation des abus sexuels, de pouvoir et de conscience de la part de clercs, de personnes consacrées et de laïcs, provoquant des divisions internes.

Sans nul doute, elles sont favorisées par le «mauvais esprit» qui trouve complicité en nous : «ennemi mortel de la nature humaine» (Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola, n° 136). Dans la tradition chrétienne, diverses figures représentent la présence et la manifestation du mal dans le monde, par exemple, celle de «Satan», qui en hébreu signifie «adversaire», ou bien celle du diable, «Diabolos» en grec, c'est-à-dire celui qui divise et sème la discorde. La tradition biblique le nomme aussi le «séducteur du monde», le «père du mensonge», ou «Lucifer», celui qui se présente comme un ange de lumière, mais qui, sous l’apparence du bien, cherche à tromper.

Comme nous l’observons, le mal se manifeste de différentes façons et la mission d’évangélisation de l’Église devient plus difficile, et même discréditée de par nos connivences. Nous portons d’ailleurs une part de responsabilité en nous laissant entraîner par des passions qui n’ouvrent pas à la vraie vie ; parmi elles : la richesse, la vanité et l’orgueil. Ce sont des étapes par lesquelles le mal veut entraîner, et nous séduire. A partir de bonnes pensées et de bonnes intentions il conduit peu à peu les personnes vers ses intentions perverses (discordes, mensonges, etc…)

Le Pape François rappelait dans sa Lettre au Peuple de Dieu, du 20 août 2018 : «"Si un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui"… Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon "de donner plus de temps à la prière" (Saint Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église». Durant ce mois d’octobre, la Saint-Père demande à tous les fidèles un plus grand effort dans la prière personnelle et communautaire. Il nous invite à prier le Rosaire chaque jour, pour que la Vierge Marie aide l’Église en ces temps de crise, et à prier l’Archange Saint Michel afin qu’il la défende des attaques du démon. Selon la tradition spirituelle, Michel est le chef des armées célestes et le protecteur de l’Église (Apocalypse 12, 7-9)

Le Pape François nous invite à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, «Sub Tuum Praesidium», et avec la prière traditionnelle à Saint Michel, écrite par Léon XIII : 

Sub Tuum Praesidium :

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen »

Prière à l’Archange :  

« Saint Michel Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. AMEN. »

Tiré de: 

En octobre, le Pape souhaite que les catholiques prient pour défendre ...

https://www.vaticannews.va/.../pape/.../en-octobre-le-pape-souhaite-que-les-catholique...

 

Ah que je l'aime ce pape qui non seulement voue un amour immense à Dieu, à la Vierge Marie et à l'Église, mais qui ne craint pas de parler ouvertement et clairement du diable, au risque de se faire traiter de naïf, de rétrograde ou quoi encore !!!

(1) Étonnamment, la première lecture de la messe d'aujourd'hui, en ce premier octobre, nous présente précisément le début du livre de Job, où il est dit que le diable parcourt toute la terre pour accuser les humains: 

1 OCTOBRE 2018

 lundi, 26ème Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

PREMIÈRE LECTURE

« Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » (Jb 1, 6-22)
Lecture du livre de Job
Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur,
le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux.
    Le Seigneur lui dit :
« D’où viens-tu ? »
L’Adversaire répondit :
« De parcourir la terre et d’y rôder. »


samedi 29 septembre 2018

Quel est ton rêve ?


Quel est ton rêve ?

Dans la vidéo mise ci-dessous et dont le titre est : « Je n’ai pas de rêve », un des personnages dit que tout le monde a un rêve; que si on est en vie, on a un rêve. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement, je crois que c'est vrai; ou du moins vrai en très grande partie. 

Je pense aussi que les personnes les plus actives dans la vie, sont les personnes qui sont conscientes d'avoir un rêve, et qui y croient au plus profond d'eux-mêmes. De telles personnes sont prêtes à tout pour réaliser leur rêve, même à mourir. 

J'AI UN RÊVE: 

Une des personnes qui a exprimé son rêve de façon très claire, est le pasteur noir Martin Luther King, dans un discours désormais fameux prononcé le 28 août 1963 au Lincoln Memorial de Washington D.C., devant 250,000 personnes. L'endroit était bien choisi car c'est le président Lincoln, cent ans auparavant (1865) qui est le grand responsable de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis. Voici un court extrait de ce discours: 


Martin Luther King : « I Have a Dream”.   


« Je vous le dis ici et maintenant, mes amis: même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : « Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux. » Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. ... Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve! ... Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés … Telle est mon espérance. » 

Voici ces phrases puissantes prononcées par Martin Luther King lui-même et sous-titrées en français: 


JE N'AI PAS DE RÊVE: 

J’ai visionné ces jours-ci une vidéo intitulée « Je n’ai pas de rêve » dont le réalisateur est un jeune homme dont le nom est: Émile Roy. J’ai trouvé cette vidéo très éclairante. Voici en gros quelle est l’histoire: 

Nous sommes au niveau collégial. La professeure de français dit à ses élèves : « Comme vous le savez, au retour des vacances d’hiver, c’est la période des exposés oraux. On commence les présentations dans deux semaines. Bien sûr, c’est individuel. Cette année, le thème que j’ai choisi sera votre rêve. Je vais vous demander de me décrire le plus grand rêve de votre vie. Vous pouvez commencer à prendre des notes. »

Déjà, certains élèves se mettent à écrire. Nicholas est là, embêté, à sa place, ne sachant quoi écrire et il nous raconte : « Un lundi après-midi, comme ça, j’ai su que je n’avais pas de rêve … mais maintenant, j’avais deux semaines pour en trouver un. »

À table, en famille (avec ses parents et sa sœur), Nicholas demande à sa mère : « Maman, c’est quoi mon rêve? » Elle lui répond : « J’sais pas moi. Tu voulais pas devenir astronaute? ». Ce à quoi Nicholas répond : « Maman, j’avais sept ans ». Son père intervient et lui dit : « Nico, tu sais, ton rêve là, y’a personne qui va le trouver pour toi. De toute façon, un rêve, ça se trouve pas, un rêve …   c’est juste là. »

Nicholas va sur l’internet pour trouver des idées de rêve. Il dit : « L’affaire, c’est que Google offrait seulement des choses exotiques : sauter en parachute ou en élastique, nager avec des dauphins, etc. Je ne voulais pas d’un rêve tout fait d’avance. »

Une des scènes du film nous montre Nicholas en face d’un de ses professeurs qui lui dit : « Pourquoi tu as écrit que ton plus grand défaut, c’est ton manque d’originalité? »

En plein milieu du film, il y a une scène essentielle. Nicholas entre chez lui et se regarde dans le miroir. Il se voit avec ses jeans et son t-shirt de la même couleur. Il descend dans la cave, cherche parmi ses vieux vêtements et choisit la chemise la plus psychédélique, aux couleurs variées.

Une de ses amies veut devenir danseuse, une autre veut devenir peintre.

Nicholas dit à une amie : « Comment vous faites pour être certain de votre rêve? » Son amie lui répond : « On a tous des rêves, si on n’avait pas de rêve, on ne serait pas humain. Tu en as un rêve, c’est juste que tu ne le sais pas. Tu vas le trouver. On est tous sur terre pour une raison. »
Nicholas répond : « J’ai juste l’impression que peu importe ce qu’on va faire, ça va jamais avoir d’importance, ça va jamais rien changer. »  
Son amie : « Tu sais ce que je pense? On est tous sur terre pour une raison. La tienne, tu vas la trouver, inquiète-toi pas. »

Le jour de l’exposé oral, Nicholas se rend à l’école. On le suit dans la rue et dans les corridors de l’école. On l’entend se parler à lui-même alors qu’il prépare dans sa tête ce qu’il prévoit dire devant la classe.   

« Je devrais vous parler de mon rêve. Mais l’affaire, c’est que je n’en n’ai pas de rêve. J’aurais pu faire comme tout le monde puis vous dire que je veux devenir médecin, avocat ou pompier, qui veut faire le tour du monde, que je veux devenir riche, connu pi toute. Mais pour une fois, je ne veux pas faire comme tout le monde. Parce que j’ai beau être le gars le plus ordinaire qui existe, MES RÊVES, EUX, JE NE VEUX PAS QU’ILS SOIENT ORDINAIRES.

Il arrive devant la classe, fait une pause, se sent un peu mal à l’aise et finalement exprime son rêve avec beaucoup d’assurance. Avant qu’il commence à parler, on entend un décompte, comme au Cap Canavéral : 6, 5, 4, 3, 2, 1 :

« Mon rêve, ce serait d’être différent. Mon rêve, ça serait que tout le monde soit différent et que tout le monde comprenne qu’on a le droit d’être différent. Mon rêve, ce serait que tout le monde arrête de penser qu’être comme tout le monde, c’est réussir, parce que la vérité c’est que la seule façon de réussir c’est de trouver ce qui fait qu’on est unique puis d’aller au bout de ça. Mon rêve, ça serait de changer quelque chose, même minime; mais changer quelque chose dans le monde. … Merci ! »

L’écran devient noir; en entend « Lift off; we have a lift off  » et on voit une fusée s’envoler dans le ciel. Nicholas aussi vient de s’envoler en découvrant son rêve. 

Cette vidéo m'a permis de voir les rêves d’une façon nouvelle. J’ai pris conscience qu’il existe deux sortes de rêves: des rêves très concrets, par exemple: vouloir être danseuse, être écrivain, être pompier, médecin, etc., et des rêves moins concrets comme ceux de Nicolas et de Martin Luther King. Les rêves de ces deux personnes visent un mieux être de toute la communauté humaine. Ils rêvent de rendre le monde meilleur autour d’eux. 

Cela m'a permis de mieux me comprendre. Quand j'avais une vingtaine d'années, je ne savais pas trop quoi faire dans la vie. J'étais un peu comme Nicolas: j'enviais en quelque sorte mes amis qui savaient exactement ce qu'ils voulaient faire. Quand est venu le temps de décider de ce que je désirais faire dans la vie, mon critère de discernement a été celui-ci: "Où est-ce que je pourrai être le plus heureux et faire le plus de bien autour de moi, pour les autres". Je pense maintenant, grâce à ce petit film, que les personnes qui n'ont pas de rêve précis dans la vie, sont celles qui sont susceptibles d'être appelés à des rêves plus vastes et universels. Or ce qui est universel, est souvent moins concret. Les personnes qui ont des rêves concrets rendent aussi, sûrement, le monde meilleur autour d'eux, mais de façon différente et moins universelle. Cependant, dans les deux cas, l’important est de s’impliquer dans la vie et de chercher à mettre à exécution son rêve.


JE N'AI PAS DE RÊVE / Court-Métrage - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=RHy8LUxvOnw

18 févr. 2017 - Téléversé par Émile Roy
Nicolas, 17 ans, se retrouve un jour forcé de trouver son plus grand rêve. En 2 semaines. Le MAKING-OF juste ...