mercredi 19 juin 2019

Autre texte de mon frère Luc

Autre texte de mon frère Luc

Bonjour à vous !

Si vous avez lu le blogue précédent, vous avez pu constater la qualité d’écriture de mon frère Luc qui est prêtre diocésain à Québec, dans la « Vieille Capitale ».  
Voici un autre merveilleux texte de mon frère. 

Origine du texte: En fin d'année 2016, mon frère a fait une vilaine chute et il s'est fracturé une cheville. Il a dû être opéré. Son opération a nécessité une assez longue convalescence. Cette convalescence, Luc l'a passée entre les murs du Petit Séminaire de Québec, là où il a fait ses études classiques alors qu'il était adolescent. Le Petit Séminaire de Québec a été fondé par le Père de l'Église Canadienne, saint François de Laval. Une aile du Petit Séminaire est habitée par des prêtres pour la plupart à la retraite. Voici, dans l'article ci-dessous écrit par mon frère, quelques unes des grâces qu'il a reçues en côtoyant ses confrères prêtres plus âgés que lui. 

Des prières pour mon frère Luc seraient très appréciées car il a été opéré hier après-midi à coeur ouvert. On a dû lui remplacer la valve du coeur la plus importante en un sens: la valve aortique. Luc devra à nouveau vivre une longue convalescence. 

2 mai 2017 - Par Luc Simard, prêtre. Article tiré de la revue Pastorale-Québec, avril-mai 2017. J'étais loin de me douter qu'une sérieuse fracture à la cheville ...

Je me suis rendu compte ce matin, tout à fait par hasard, que je vous ai déjà partagé un texte écrit par Luc: 

20 janv. 2016 - Mon frère Luc est prêtre diocésain à Québec. .... je demande instamment à l'Esprit du Père de faire résonner en moi ses paroles, comme jadis ... 


lundi 17 juin 2019

Hommage de mon frère Luc pour ma fête

Hommage de mon frère Luc pour ma fête
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Luc Simard, prêtre

Cette photo de mon frère Luc n'est pas très bonne, mais c'est la seule que j'ai trouvée sur l'internet. Elle a toutefois le mérite de mettre l'accent sur une des caractéristiques de mon frère: sa proximité avec les souffrants de la vie, avec les "pokés" comme il les appelle, avec les pauvres et les petits, ces privilégiés du Royaume des cieux. Voici comment est décrite la mission de la Fédération Foi et PartageMission: Offrir des retraites et des journées de ressourcement spirituel chrétien accessibles à tous, dans la spiritualité de Jean Vanier. 
Chers amis, 

Comme je vous l'ai dit dans deux de mes récents blogues, mes paroissiens et paroissiennes ont fait une fête dimanche le 9 juin dernier pour souligner les douze années que j'ai vécues avec eux comme curé de la paroisse. Je laisse la cure de la paroisse à mon confrère le Père Gérald Lajeunesse, omv, qui vit dans la même maison que moi. Je souhaite beaucoup de bonheur à Gérald dans la paroisse Saint-Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles, à Montréal, que j'ai servie dans la joie et la souffrance.  

J'ai hésité à mettre l'hommage de mon frère sur le web, mais je pense qu'il est bon que des laïcs prennent conscience de que que peuvent vivre les prêtres et en particulier les curés de paroisse. Mon frère Luc est prêtre diocésain à Québec. Il a deux ans de plus que moi.  

DIEU, TA JOIE ! 

Il est des mots que nous ne pouvons pas écrire avant de les avoir longtemps portés en nous. Il est des verbes que nous ne pouvons pas conjuguer sans avoir éprouvé le dépouillement de tous les automnes. Ainsi la Vierge Marie, patronne des Oblats, silencieuse, orante, offerte, pour mieux entendre bouger en elle le Verbe de Dieu, d’où jailliront tous les verbes des hommes. Dieu est sa Joie ! Elle est la Joie de Dieu ! 

Ici, le père Guy, mon frère, votre curé, a parlé, écrit, prêché, chanté, prié, ri, pleuré, adoré. Douze ans de ministère pastoral avec vous. Au milieu de vous. Douze ans ! À l’image des Douze dont il me semble avoir suivi avec eux les pas de son Seigneur. Douze ans à cheminer ensemble. Vous, avec lui. Lui, avec vous. Pour apprendre à vous laisser brûler par l’Amour même. Au point de sembler parfois - trop rarement – nous détacher de nous-mêmes pour ne faire plus qu’un avec cet Amour qui nous dévore et auquel nous ne pouvons résister. 

Dieu, ta Joie ! 

Le père Guy, mon frère, votre curé, incendié par le feu de Dieu, tel Moïse, devant le buisson ardent, vous a appris à décliner le nom de Jésus à même l’Office des Heures. Pour l’avoir écouté moi-même à quelques reprises, ici, dans cette église, ses mots, trempés dans le Sang du Christ, sont venus plus d’une fois me chercher. Ravivant mon désir de proclamer, un peu comme lui, que les yeux de l’Amour peuvent à nouveau embraser le cœur contrit qui les croise.

Je suis son aîné, mais je n’ai plus aucun doute : le père Guy, mon frère, votre curé, me précède. Je marche derrière lui, souvent chancelant, sur le chemin exigeant de l’Évangile. La sainteté n’a rien à voir avec l’ordonnance des années. Quand son cri enflamme le cœur de celui qui la désire, rien ne lui résiste. Même la chair se retourne et veut se laisser brûler. Brasier d’Amour dont personne ne peut s’approcher sans désirer se perdre et se noyer en lui.

Dieu, ta Joie ! 

J’en ai longtemps voulu à la Vie de ne pas entendre comme Guy, ni lui, comme moi. (Note: mon frère est atteint d'une grave surdité; pas complète, mais qui est un sérieux handicap). Jusqu’au jour où j’ai compris, souvent en pleurant, mais sans l’ombre d’une ombre, qu’il est des mots – si proches de l’Amour- qu’ils ne s’écoutent qu’en entrant sur le pointe du cœur, dans le sanctuaire le plus reculé de notre âme. Là où, seul avec le Seul, toute parole est vaine. Les mots du ciel échapperont toujours aux mots de la terre, même à ce qu’on pourrait en dire de mieux dans les plus belles langues du monde. Jésus nous l’a montré : souvent, seul le silence dit Dieu. 

Mais, tel est le miracle : notre Bien-Aimé, même dans nos balbutiements, est dans la joie quand nous parlons avec Lui. De Lui. Proclamant, bien imparfaitement, les paroles de la vie éternelle. Or, le père Guy, mon frère, votre curé, balbutie fort bien quand il parle et écrit sur Celui que son cœur aime. Il a le nom de Dieu sur le bout de la langue. Tatoué sur le cœur. Pour ainsi dire.

Dieu, ta Joie !

Je vous fais ici une confidence. Une des souffrances de Guy – peut-être la plus douloureuse – est de voir combien notre monde, particulièrement votre métropole, se désintéressent de son Seigneur, de son Amour, de son salut. Il souffre de voir qu’on fait souffrir l’Amour. « Celui qui a tant aimé le monde. »  Je veux lui dire ici, devant vous, avec vous, que grâce à sa sollicitude pastorale - que son blogue diffuse à la grandeur de la planète - la graine de moutarde qu’est l’Évangile a été semée assez profondément dans la terre de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est, qu’elle finira par donner du fruit. Cent pour un. Une mesure pleine, tassée, débordante, versée dans le tablier de la Pointe-aux-Trembles. Quand on parle si bien de Dieu, le Soleil de Pâques finit toujours par illuminer la bergerie tout entière où, même les brebis les plus éloignées, se laissent enfin trouver par leur Berger. Au point, comme Pierre, d’en pleurer de se voir tant aimées.

Sans m’y attarder, je ne serais pas surpris que Guy ne dise pas tout et reste secret sur les grâces insignes et les faveurs privilégiées que lui fait son Seigneur, pour consoler son cœur et raviver sa joie.

Dieu, ta Joie !

Je termine, puisqu’ici-bas tout finit par finir. Au nom de maman Carmen, de papa Jules, de ma sœur Marie, de mon beau-frère Jean-Louis, au nom de tous les paroissiens et paroissiennes, de Saint-Enfant-Jésus, même ceux et celles qu’on ne voit jamais ou rarement ici, je remercie le Seigneur d’avoir placé mon frère Guy sur le chemin de votre pèlerinage vers le ciel.

Merci aussi pour l’amour, la tendresse, l’affection, les prières, les encouragements, les cadeaux, pour toutes ces folies dont vous l’avez comblé et qui ne peuvent venir que de Dieu, qui -  Il l’a promis -  vous le rendra.

Je signe cet humble hommage à même le sceau de ces paroles de saint Jean dont j’ai fait ma devise sacerdotale : « Dans le monde, vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde (Jn 16, 33). »

Dieu, ma Joie ! Dieu, ta Joie ! Dieu, notre Joie !

Je t’aime ! Je vous aime ! 

Luc, ptre



dimanche 16 juin 2019

Homélie et hommage à la Sainte Trinité

Homélie et hommage à la Sainte Trinité

Hommage :
Pour rendre hommage à la Sainte Trinité, il n’y a rien de mieux que d’avoir recours à des témoins car nous devrions tous vivre une relation personnelle avec chacune des trois Personnes divines : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Voici ci-dessous trois personnes qui ont eu une grande dévotion envers une des trois Personnes divines.

Sainte Marguerite d'Youville
et
LA DÉVOTION AU PÈRE ÉTERNEL

Le centre de la vie spirituelle de Marguerite d’Youville, ce qui primait dans son âme, est sa dévotion au Père.
En 1741, M. Normant, initiateur de son Œuvre et son guide, est atteint d’une maladie grave. Intercédant sa guérison auprès du Père éternel, Marguerite promet de faire venir de France un tableau représentant le Père éternel. La guérison obtenue, elle s’empresse de réaliser sa promesse. Ce tableau qui préside aux exercices de la communauté des Sœurs Grises peut être admiré à la Maison de Mère d’Youville, dans le Vieux-Montréal. Voir ci-dessous. 
Image associée
En 1765, l’hôpital général, que dirige Mère d’Youville est la proie d’un incendie. Parmi le petit nombre d’objets que l’on sauva des flammes se trouve ce tableau du Père éternel. Bien qu’elle manquait d’argent pour ses œuvres, elle fit édifier une chapelle dédiée au Père éternel et fit placer le tableau sur l’autel.
En 1760, à l’heure de la Conquête de la colonie par les Anglais, le Canada est menacé par la famine générale, Mère d’Youville et l’hôpital général manquent de pain. Marguerite adresse ses prières à la Divine Providence du Père éternel.
«La Providence est admirable, écrit-elle, elle pourvoit à tout, en elle est ma confiance. Toujours à la veille de manquer de tout, nous ne manquons jamais du nécessaire.»
Pour établir la dévotion au Père, elle fit composer par M. de Lavalinière, les litanies spéciales au Père éternel, qui furent récitées à partir du 4 avril 1770. (En réédition).
(Source : Sainte Marguerite d’Youville et sa dévotion au Père par André Bilodeau, O.M.I.
Tiré de: 
LA DÉVOTION AU PÈRE ÉTERNEL Le centre de la vie spirituelle de Marguerite d'Youville, ce qui primait dans son âme, est sa dévotion au Père. En 1741,...


 Saint Bernard
et
LA DÉVOTION À JÉSUS
Saint Bernard, cette âme si tendre et si affectueuse envers Jésus Christ ne pouvait maquer d’avoir une dévotion particulière envers le Cœur de Jésus. Aussi nous a-t-il laissé sur ce Cœur adorable des paroles si belles, que nous ne pouvons nous empêcher de les citer :
Saint Bernard : « Oh qu’il est bon, qu’il est doux de faire sa demeure dans ce Cœur ! »
« Puisque, dit-il, nous voilà parvenu au Cœur très doux de Jésus et qu’il fait bon d’y demeurer, ne nous en laissons pas facilement arracher, car c’est de lui qu’il est écrit : “Ceux qui s’éloignent de vous auront leur nom tracé sur la poussière, qu’un léger souffle fait disparaître.”
« Mais quel sera le partage de ceux qui s’en approcheront ? Apprenez-le-nous, vous-même, ô bon Sauveur. Vous disiez à ceux qui venaient à vous ; “Réjouissiez-vous car vos noms sont écrits au ciel.”
« Nous nous approchons donc de vous, afin de tressaillir au souvenir de votre Cœur. Oh qu’il est bon, qu’il est doux de faire sa demeure dans ce Cœur ! Oh ! le riche trésor que votre Cœur, ô Jésus ! Je donnerai tout ce que j’ai, mes pensées et mes affections, pour l’acheter, jetant toutes mes inquiétudes dans le Cœur de mon Seigneur Jésus, qui me nourrira et m’assistera en toutes mes nécessités. Dans ce temple, dans ce Saint de saints, devant cette Arche du testament, j’adorerai et louerai le nom du Seigneur, en disant avec David : “J’ai trouvé mon cœur pour prier mon Dieu.”
« Et moi aussi j’ai trouvé le Cœur de mon roi, de mon frère, de mon tendre ami Jésus. Et avec ce Cœur, comment n’adorerais-je point ? Ce Cœur, j’ose le dire, c’est le mien, car si Jésus-Christ est mon chef, comment ce qui est à mon chef, ne serait-il pas aussi à moi ? De même que les yeux de ma tête sont vraiment mes yeux, ainsi ce Cœur spirituel est mon Cœur. Quel bonheur pour moi ! Je possède donc un seul Cœur avec Jésus. Et n’en soyons pas surpris, puisque saint Luc nous dit que les premiers chrétiens n’avaient qu’un cœur.
« Votre côté a été ouvert, afin que nous puissions avoir libre entrée dans votre Cœur, et que nous y puissions habiter à l’abri des agitations du monde ! »
« Ayant donc trouvé votre Cœur qui est aussi le mien, ô aimable Jésus, je vous prierai, vous qui êtes mon Dieu. Souffrez seulement que mes prières soient admises dans ce Sanctuaires pour être exaucées ; ou plutôt, attirez-moi tout entier dans votre Cœur. O le plus beau des enfants des hommes, lavez-moi de plus en plus de mes iniquités, afin que je mérite d’habiter tous les jours de ma vie dans votre Cœur. Votre côté a été ouvert, afin que nous puissions avoir libre entrée dans votre Cœur, et que nous y puissions habiter à l’abri des agitations du monde. Votre Cœur a été blessé, afin que cette plaie visible nous révélât la blessure invisible de l’amour. Qui donc pourra ne pas aimer un Cœur blessé de la sorte ? Qui pourra ne pas lui rendre amour pour amour ? »
Ce beau passage montre à l’évidence combien Saint Bernard, le saint abbé de Clairvaux, aimait le Cœur de Jésus. On sent qu’il affecte le répéter coup sur coup le mot Cœur de Jésus, afin d’en savourer tout la douceur, et afin de faire pénétrer plus profondément dans l’âme de ses pieux auditeurs la tendre dévotion dont il était lui-même tout rempli. 
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La Bienheureuse Hélène
et
LA DÉVOTION AU SAINT ESPRIT
La Bienheureuse Hélène, peu connue en France. Lors de sa béatification, Saint Jean XXIII lui a donné le titre d’« Apôtre du Saint-Esprit », au même rang que Sainte Marguerite-Marie qui a été appelée par l’Eglise l’« Apôtre du Sacré-Cœur » ou encore Sainte Marie-Magdeleine l’« Apôtre de la Résurrection ».
La Bienheureuse Hélène est née en Italie en 1835. Elle restera marquée par sa confirmation et sa première communion. D’ailleurs le jour de sa première communion, il fallut la chercher à l’église pour la faire manger avec tout le monde, elle s’écria : « Maman, quand on est avec Jésus, il faut donc encore manger ? Sa présence ne suffit donc pas à entretenir la vie ? C’est le premier point que nous retiendrons de sa vie : Son amour de l’Eucharistie. En effet, elle nous encourage : « Le cœur des fidèles qui reçoivent la communion doit être comme un Cénacle. Les trois qualités du Cénacle étaient : d’être propre, spacieux et bien décoré. Le Cénacle était propre et pur, notre cœur l’est-il aussi ? Le Cénacle était spacieux, notre cœur n’est-il pas parfois fermé, étroit, voire craintif devant les plus petits sacrifices ? Ensuite le Cénacle était bien décoré ; ainsi notre cœur devrait être orné de vertus ».
Plus tard, elle fonda la communauté des «oblates du Saint Esprit », communauté pour l’éducation des jeunes filles et qu’elle a voulu consacrer entièrement à la Vierge Marie. C’est le deuxième point important que nous relevons. Demandons-lui la grâce de bien prier la Sainte Vierge. La Bienheureuse Hélène elle-même disait : « Ce ne sont pas les grandes et prodigieuses actions qui nous rendent chers à Dieu. Le secret de la vraie sainteté consiste à bien faire ce que nous faisons, c’est-à-dire en imitant Marie ».
Enfin, le troisième point important que nous retiendrons est celui de la dévotion envers le Saint-Esprit. Elle disait : «Comme le soleil est nécessaire à la terre pour que ne meure pas en elle toute végétation, et comme un esprit est nécessaire au corps humain pour qu’il ait la vie, ainsi l’âme a besoin du Saint-Esprit, sans lequel  il n’y a aucun bien en nous » ; ou encore « Le Saint-Esprit est celui qui fait les saints. Aspirer à ce destin et ne pas avoir la dévotion au Saint-Esprit est une contradiction ». Cette dévotion a fait d’elle une grande sainte de la joie et du courage. En effet elle attachait de l’importance à un des plus beaux fruits du Saint-Esprit : la joie « la joie est un fruit de l’humilité, de l’oubli de soi pour chercher et aimer Dieu. La joie vient de Dieu ; tandis que la tristesse, l’inquiétude et la mauvaise humeur sont propres aux personnes orgueilleuses, et réfractaires aux sacrifices. La tristesse et le trouble viennent du démon. Rappelle-toi que Dieu te veut joyeux dans le temps et dans l’éternité ». Elle en a témoigné tout au long de sa vie même au milieu des épreuves. Et le courage car elle n’a pas craint de réagir avec force contre un congrès maçonnique qui a eu lieu en 1896 en Italie, en réveillant la conscience des bons catholiques afin que, écrivait-elle « ils se préparent avec une sainte ardeur à travailler et souffrir pour l’œuvre très sainte, je veux dire la défaite de l’esprit de Satan et le triomphe de l’Esprit-Saint. » De plus, poussée par l’Esprit-Saint, la Bienheureuse Hélène n’a pas hésité à faire de nombreuses démarches auprès du Pape Léon XIII pour faire vivifier la neuvaine de Pentecôte qui commence avec la grande fête de l’Ascension que nous fêterons dans deux jours. Après beaucoup de prières et de sacrifices, elle fut exaucée. La neuvaine a été instituée dans la liturgie de l’Eglise. Elle meurt le 11 avril 1914 après avoir répété à Jésus : « je crois ».
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mardi 11 juin 2019

Pier Giorgio à ma fête

Pier Giorgio à ma fête
Photo de Paroisse St Enfant Jésus.
Guy, Marie (ma soeur), Jean-Louis (son époux) et Luc, mon frère

Les saints sont tout près de nous; particulièrement ceux que nous aimons le plus, ceux que nous admirons le plus. J’en ai eu la preuve dimanche dernier alors qu’on a fêté mes douze ans comme curé de la paroisse et alors que je m’apprête à servir Dieu et son peuple d’une autre façon.

Mon saint préféré est le jeune Pier Giorgio Frassati mort à 24 ans en 1925. J’ai été faire un pèlerinage en mai 2016, sur les lieux où il a vécu. À mon retour, j’ai créé un coin Pier Giorgio dans chacune de nos deux églises.

Dimanche dernier, Pier Giorgio m’a donné beaucoup de signe de son amour. Le premier cadeau que j’ai reçu ce jour-là fut un magnifique diaporama power point que mon amie Annie Gilbert m’a envoyé par courriel et dans lequel elle montrait images à l’appui, à quel point Pier Giorgio et moi avons des qualités et des goûts communs.

Puis vint le moment de la fête dont le sommet fut bien sûr l’eucharistie vécue avec mes chers paroissiens. Avant que la messe ne se termine, on m’a dit que qu’un de mes amis n’a pas pu venir à la fête mais qu’il a voulu me manifester son amour par vidéo. On a alors projeté sur le mur une vidéo où mon ami Richard Vidal, debout devant un grand poster de Pier Giorgio Frassati, me rappelait que c’est grâce à ce jeune Bienheureux que nous avons fait connaissance et que nous sommes devenus amis. Il m’a alors dit que je recevrais dans un instant son dernier CD, intitulé : « Le Bon Berger ». Sur ce CD, il a mis le chant « Toujours plus haut » qu’il a composé en l’honneur de Pier Giorgio Frassati à la demande d’Annie Gilbert et de moi. Comme chant de sortie de la messe, notre chantre a chanté « Toujours plus haut. » 

Mais ce n’est pas tout. Le visuel que l’on pouvait contempler sur le mur derrière la table d’honneur, était une claire allusion à Pier Giorgio l’alpiniste chevronné et à sa devise : « Verso l’alto ». Voir la photo ci-dessus, mise au début du présent blogue. Sur le visuel, Pier Giorgio est personnifié par moi qui suis en train d'aider un de mes frères (Roland, le diacre de la paroisse, qui se trouve sur la photo ci-dessus, juste au dessous de l'homme qui le personnifie sur le visuel) à gravir la montagne, la montagne qu’est la vie. Après cela, on dira que les saints ne nous rendent pas l’amour qu’on leur démontre. Je n’en suis pas revenu ce jour-là de voir toutes les délicatesses que j’ai reçues de mon saint préféré.

Photo de Paroisse St Enfant Jésus.

Ajout fait le 16 juin 2019: J'ai acheté ces jours-ci Windows 10. Si vous connaissez Windows 10, vous savez que très souvent ce logiciel met des images en fond d'écran pour le moment où nous allumons notre ordinateur. Or hier et aujourd'hui, voici l'image que je pouvais contempler sur mon ordi en début de journée. 

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Assez incroyable, n'est-ce pas ????

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Pier Giorgio escaladant une montage un mois avant sa mort


Voici le magnifique chant de Richard Vidal: " TOUJOURS PLUS HAUT ":

piergiorgio.ca/chant-toujours-plus-haut-2


Toujours plus haut
– Chant sur le Bienheureux Pier Giorgio Frassati. –


1. Avec lui, les pauvres ont touché la main de Dieu,
Avec lui, bien d'autres ont goûté le Pain des cieux.
Il était un saint, jeune au cœur de feu,
Homme de prière, homme de lumière, un vrai fou de Dieu.

REFRAIN

Toujours plus haut, vers la montagne éternelle,
Toujours plus haut, les yeux levés vers le ciel.
Il a vêtu d'amour, des gens dans le besoin.
Il a laissé sa joie, tomber sur les chemins.


2. Ange de tendresse, il prenait son énergie
Dans le Pain céleste savouré chaque aujourd'hui.
Il partait donner, en tournée d'amour,
Un peu de bonté et de charité, sans aucun détour.

Si Pier Giorgio était près de nous, il nous dirait :

3. Vis comme un apôtre, dans le don et dans la joie,
Vis pour tous les autres et secoue un peu ta foi.
Prie le jour, la nuit dans la solitude
Et pour les petits, les plus démunis, sois Béatitude.


Richard Vidal
Octobre 2015
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Pier Giorgio Frassati 1901 - 1924

Note: Si vous désirez connaître mon saint préféré (il n'est pas encore canonisé, mais il le sera sûrement un jour; il a été béatifié le 20 mai 1990 par le pape Jean-Paul II qui l'aimait beaucoup), vous n'avez qu'à aller sur Google et écrire: Dieu ma joie Pier Giorgio Frassati. Vous trouverez alors plusieurs blogues où je parle de lui. 



lundi 10 juin 2019

Cadeau de mes paroissiens

Cadeau de mes paroissiens

                                                     
Icône de la Visitation de la Vierge Marie à Élisabeth 
par la main de madame Michèle Lévesque

Hier, mes paroissiens et paroissiennes ont organisé une fête pour souligner les 12 ans où j'ai été leur pasteur. Ce fut un jour de grande joie. 

J'ai choisi moi-même le cadeau qu'ils m'ont offert: une magnifique icône réalisée par la main de l'artiste Michèle Lévesque. J'ai photographié moi-même l'icône ce matin au moyen de mon iPad. Malheureusement, la photo que j'ai prise et que vous pouvez voir ci-dessus, ne rend pas justice à cette merveilleuse oeuvre d'art. Les couleurs de l'icône sont tellement plus vives et joyeuses. 

Ce cadeau est très important pour moi pour deux raisons. 

La première raison: depuis environ quatre ans, l'Esprit Saint creuse en moi le désir missionnaire. Je me rends compte de plus en plus de l'importance d'évangéliser, c'est-à-dire de porter la Bonne Nouvelle qu'est JÉSUS aux hommes et aux femmes de notre temps. Voilà mon rôle essentiel comme pasteur. Or Marie, notre Mère Immaculée, est l'exemple parfait de cela. Dès qu'elle a appris le jour de l'Annonciation qu'elle serait la Mère du Messsie et que sa cousine Élisabeth était enceinte de six mois, elle se mit "rapidement en route" vers la région montagneuse de Juda pour aider sa cousine. Et dès que la rencontre des deux Mères a eu lieu, Jésus et Jean-Baptiste dans le sein de leurs mères, ont manifesté leur présence et leur joie. Élisabeth s'est alors exclamée à haute voix: " Qu'est-ce qui me vaut que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?" Marie étant pleine de grâce, pleine de la présence de Jésus son Sauveur et de l'Esprit Saint, pouvait par sa seule présence et d'un seul mot, porter Jésus à autrui. Ce mystère de la Visitation, j'ai voulu y faire allusion dans la prière missionnaire que j'ai composée pour notre paroisse en décembre 2014. Voir les  mots mis en caractères gras dans la prière mise ci-dessous. Cette prière, nous la récitons à tous les jours en paroisse, après le moment de la communion à la messe. 

Prière pour la paroisse

Dieu notre Père, donne-nous la passion du Royaume des cieux. Enflamme-nous d’amour pour Toi et pour ton Règne.

Jésus, notre Sauveur et ami, fais de nous des disciples convaincus et convaincants, qui t’aiment et te servent sans réserve, très désireux de te faire connaître aux autres.

Esprit Saint, notre Défenseur et Consolateur, fais vivre à notre paroisse une nouvelle Pentecôte. Remplis-nous de tes dons et de tes fruits et envoie-nous porter la Bonne Nouvelle à toutes les personnes que nous rencontrons, sans gêne et sans peur.

Marie, notre Mère et amie, Étoile de la nouvelle évangélisation, sois notre protectrice contre les assauts du Mauvais. Rends-nous sensibles à la présence de Jésus en nous, et aide-nous à le porter aux autres. Prie pour nous, afin  que Jésus transforme l’eau de nos vies en vin du Royaume, c’est-à-dire en son précieux Sang.    Amen.

(Prière composée par le Père Guy Simard, omv, en la paroisse Saint-Enfant-Jésus de la Pointe-aux-Trembles, le 5 décembre 2014)
          
La deuxième raison: Je considère que le mystère de la Visitation de Marie à Élisabeth est le mystère JOYEUX par excellence. Ce mystère s'inscrit dans ce que j'appelle mon "désir le plus profond" qui est: la JOIE. Ce n'est pas pour rien que mon blogue est intitulé: " Dieu ma joie ". 

samedi 8 juin 2019

Pentecôte 2019

Pentecôte 2019
Résultats de recherche d'images pour « Raniero Cantalamessa N'ayez pas peur de l'Esprit Saint »

Chers amis,

Nous clôturons aujourd’hui le Temps Pascal par la très grande Solennité de la Pentecôte. Cette solennité est vraiment à prendre au sérieux. Personnellement, je l’appelle la Solennité de la TRANSFORMATION RADICALE. La Résurrection de Jésus a réjoui les apôtres et les disciples, mais n’a pas fait d’eux des ÊTRES NOUVEAUX, des PERSONNES NOUVELLES. Chez Jésus la Résurrection a produit une transformation radicale mais la transformation radicale des apôtres et des disciples a été l’œuvre de l’Esprit Saint et cette œuvre a été accomplie le jour de la PENTECÔTE. De personnes peureuses qu’étaient les apôtres et les disciples avant et après la Résurrection, l’Esprit Saint a fait des gens courageux, n’ayant peur de rien ni de personne, allant même jusqu’au martyre pour témoigner de leur foi en Jésus. De personnes assez ignorantes et qui ne comprenaient pas vraiment les paroles et la doctrine de Jésus, l’Esprit Saint a fait des évangélistes et des docteurs des nations. De personnes affamées de gloire, de prestige et d’attention, l’Esprit Saint a fait des serviteurs et des martyrs.    

L’Esprit Saint est un très grand OPÉRATEUR DE CHANGEMENTS. C’est pour cela, je pense, que nous avons un peu peur de l’Esprit Saint. De fait, très souvent, nous ne voulons pas changer, nous avons peur du changement. Si nous ne sommes pas ouverts au changement, l’Esprit Saint aura bien de la misère à nous transformer. Il pourra le faire, bien sûr, mais avec plus de difficulté.

Plusieurs personnes considèrent que depuis les années 70, nous sommes entrés en quelque sorte dans l’ère de l’Esprit. Grâce, en particulier, au Renouveau charismatique, inauguré en 1967, les chrétiens mettent davantage leur foi en l’Esprit Saint. Avant cette époque, l’Esprit Saint était le grand oublié parmi les Personnes de la Trinité. Je ne suis pas un grand défenseur du Renouveau charismatique mais j’admire beaucoup deux personnes qui ont été transformées par ce renouveau ecclésial: le Père Raniero Cantalamessa qui est le « prédicateur pontifical » depuis 1981 (il prêche entre autre au pape et à la Curie romaine) et madame Georgette Blaquière, une laïque qui a été transformée par l’Esprit Saint et qui a toujours encouragé le Renouveau charismatique.

Voici un témoignage qu’a donné le Père Raniero Cantalamessa en 2007: 


Père Raniero Cantalamessa: "N'ayez pas peur du Saint Esprit ! " 


Vous êtes le «prédicateur du pape», mais aussi un ardent avocat du Renouveau Charismatique qui fête ses 40 ans cette année (NDLR: en 2007). Comment l’avez vous rencontré ?

Comme Paul avec les premiers chrétiens : j’ai d’abord été un persécuteur du Renouveau ! J’en ai entendu parler pour la première fois en 1975. Une dame que j’accompagnais spirituellement venait de participer à une retraite charismatique. Elle me parlait avec des larmes dans la voix de ces gens qui priaient en levant les mains et en chantant « Alléluia ! ». Je lui ai conseillé de ne jamais y retourner. Elle ne m’a pas écouté et a continué à m’inviter à son groupe de prière. J’ai fini par m’y rendre. Mon jugement a commencé à évoluer. En confessant des gens lors de rassemblements, j’ai été touché par une grâce de repentance d’une pureté et d’une profondeur que je n’avais jamais rencontrée auparavant. J’ai compris ce que voulais dire le Seigneur quand il promet à ses disciples que « quand il viendra, le Paraclet confondra le monde en matière de péché, en matière de justice et en matière de jugement ». ( Jn 16, 8)

Puis, en 1977, une donatrice anonyme, m’a offert des billets pour participer aux Etats-Unis, à Kansas-City, à une rencontre charismatique œcuménique. J’y allais pour apprendre l’anglais… mais ce voyage a marqué ma vie ! Après cette rencontre, j’ai séjourné dans une maison au New Jersey et là le Seigneur m’a convaincu qu’il fallait laisser les gens prier sur moi. (lire notre portrait). Cette effusion a renouvelé ma vie de foi. De retour dans ma communauté à Washington, je me sentais en permanence attiré à la chapelle. Ma prière est devenu trinitaire. J’ai découvert la seigneurie du Christ. Je m’étais spécialisé dans la christologie mais je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup plus que d’élaborer des idées sur le Christ… Il y avait le Christ ressuscité, bien vivant !

Votre «conversion» était visible ?

Je priais, je parlais d’une autre manière. Une joie nouvelle se dégageait de moi. Au moment de mon baptême dans l’Esprit, une personne m’a dit : « Tu éprouveras une joie nouvelle en proclamant ma Parole ». Je n’étais pas prédicateur à cette époque-là. Et je ne suis pas par nature un homme joyeux. Je suis au contraire naturellement plus porté à la mélancolie qu’à la louange. Mais lorsque je prêche, par exemple à la télévision italienne, les gens me disent qu’une joie émane de moi qui ne vient pas de moi. Cette joie est peut-être intrinsèque à la Parole de Dieu…

La rencontre avec le Renouveau a-t-elle changé quelque chose dans votre prière personnelle ?

Le Renouveau change indéniablement notre façon de prier. C’est l’effet le plus visible de cette nouvelle Pentecôte, de cette expérience de l’Esprit. D’ailleurs, Jean-Paul II a toujours défini le Renouveau comme une grâce de prière pour l’Eglise. Le premier effet de l’Esprit lorsqu’il nous visite, c’est de nous pousser à dire « Abba, Père » : il nous met dans le mouvement de la prière même du Christ. Mais le Renouveau ne démentit pas la sagesse traditionnelle des docteurs de la vie spirituelle : ces grâces ne sont pas des sommets mais des commencements. Souvent, les personnes qui persévèrent dans cette vie nouvelle passent à travers des purifications, une aridité spirituelle. Certains, à ce moment là, quittent tout, pensant que la grâce est finie. D’autres s’accrochent et entrent alors dans une vie spirituelle d’une grande profondeur. Peut-être ne prennent-ils plus part à des manifestations estampillés « Renouveau charismatique » mais c’est à lui qu’ils doivent leur conversion. Chez les contemplatives, par exemple, beaucoup de religieuses ont reçu un premier appel au sein du Renouveau.
Le Renouveau charismatique n’est pas un mouvement avec un fondateur, une règle ou une spiritualité. Comme son nom l’indique, il renouvelle les gens puis les renvoie à l’Eglise. De nombreuses personnes sont devenus actives dans les paroisses après être passées par le Renouveau.

Benoît XVI est-il sensible au Renouveau ?

Comme Jean-Paul II, que j’ai vu chanter en langue et lever les mains pendant la prière, Benoît XVI est bien disposé à l’égard du Renouveau. Evidemment, Benoît XVI donne aussi - et c’est son devoir- des directives, il indique les dangers à éviter et exhorte à vivre dans la communion avec les évêques locaux.

Jean-Paul II avait-il reçu le baptême dans l’Esprit ?

S’il l’a reçu, il n’a jamais rendu public ce fait. Il avait des traits charismatiques, comme a pu le révéler le préfet de la Maison pontificale, le cardinal Martin. Il a pratiqué l’exorcisme, il croyait aux charismes de guérison, de libération. Il avait une solide structure « traditionnelle » mais aussi un esprit ouvert et libre. L’esprit charismatique se caractérise comme un esprit de liberté. Saint Paul le dit : « Là où il y a l’esprit de Dieu, il y a la liberté ». Nous sommes beaucoup plus spontanés, plus libres sous l’influence de l’Esprit.

La grâce du Renouveau a-t-elle soufflé uniquement sur les laïcs ? On a du mal à imaginer un cardinal chanter en langue…

Le cardinal Suenens, le cardinal Martini ont reçu l’effusion de l’Esprit. Proportionnellement, je ne crois pas qu’il y ait plus de laïcs charismatiques que de clercs charismatiques. Il est vrai que certains membres de la hiérarchie catholique ont eu beaucoup de peine à accepter la grâce du Renouveau. Il y a une raison objective à cela : ils sont pasteurs de tous les mouvements et ne veulent pas s’identifier à un. Il y a une autre raison, plus subjective celle-là : la peur du changement, de la nouveauté. J’en parle d’autant plus librement que c’est une difficulté que j’ai dû moi-même surmonter.

Je considère mon petit service au sein de l’Eglise comme une manière d’aider mes confrères du clergé, les évêques, à ne pas avoir peur du Saint-Esprit et du Renouveau. Je ne les exhorte évidemment pas à devenir membre du Renouveau charismatique mais je leur présente ce magnifique cadeau du Seigneur pour l’Eglise d’aujourd’hui. Souvent ces retraites que je prêche partout dans le monde se termine par une messe, véritable effusion de l’Esprit, sans en avoir les signes extérieurs.

Le développement des évangéliques n’est-il pas une manière pour l’Esprit Saint de signifier aux catholiques que leur cœur est trop fermé à son action et qu’il est donc obligé de passer par d’autres frères chrétiens ?

J’ai été pendant treize ans membre de la délégation catholique pour le dialogue avec les églises pentecôtistes. Lorsque nous nous rencontrions, un climat spirituel incroyable régnait entre nous - et ce, en dépit de différences doctrinales très marquées. L’Esprit Saint nous unissait. Cela m’a permis de comprendre comment le Saint-Esprit a poussé la première Eglise à s’ouvrir au monde, aux païens. Dans la maison de Corneille, les païens ont reçu l’Esprit avec les mêmes manifestations que celles de la Pentecôte. Et saint Pierre de tirer cette conclusion : « Quelqu’un pourrait-il empêcher de baptiser par l’eau ces gens qui, tout comme nous, ont reçu l’Esprit Saint ? » (Actes des Apôtres, ch.10). Aujourd’hui, le Seigneur fait quelque chose de semblable. Il a donné son Esprit, souvent avec les mêmes manifestations dans différentes dénominations chrétiennes, pour nous obliger à reconnaître qu’il est à l’œuvre partout.

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9 mai 2008 - Frères français, je vous le dis : n'ayez pas peur du saint Esprit ! » Vous êtes le «prédicateur du pape», mais aussi un ardent avocat du ...