4 août : saint Jean-Marie Vianney,
le saint curé d'Ars
Extraits choisis du livre Paroles de Saints, Éditions Brepols, 1995.
SAINT JEAN-MARIE VIANNEY – LE CURÉ D’ARS
Né près de Lyon, il entreprit ses études sacerdotales à dix-neuf ans et, malgré un apprentissage difficile du latin, fut ordonné en 1815. Son évêque, Mgr Devie, déclara alors: «Il n’est peut-être pas très instruit, en tout cas il est éclairé!» Il fut nommé curé d’Ars en 1818 et le resta jusqu’à sa mort (1786-1859). Il passa jusqu’à dix-huit heures par jour au confessionnal et aida à se sanctifier des foules entières qui venaient de partout. Un jour une possédée de l’époque avoua: «Que tu me fais souffrir! S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit!»
Du son de la voix
Un jour, une personne fit observer au saint curé:
«Monsieur le Curé, pourquoi donc, quand vous priez, vous entend-on à peine alors que, quand vous prêchez, vous parlez si fort?
-C’est que, quand je prêche, je parle souvent à des sourds ou à des gens qui dorment, mais quand je prie, j’ai affaire au Bon Dieu et le Bon Dieu n’est pas sourd!»
Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, op.cit., p.128
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Son amour de la Vierge Immaculée
Peu après la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX (1854), on demanda à l’abbé Vianney:
«Que pensez-vous de la proclamation de ce nouveau dogme?
"Quel bonheur! J’ai toujours pensé qu’il manquait ce rayon à l’éclat des vérités catholiques. C’est une lacune qui ne pouvait pas demeurer dans la religion.»
Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, op.cit., p.256
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Du repentir
Une autre fois, une veuve désespérée vint à Ars, parce que son mari s’était suicidé en se jetant dans une rivière et elle craignait beaucoup pour son salut éternel. Sur le chemin de la cure, elle croisa l’abbé Vianney. Celui-ci la regarda et lui déclara en se penchant vers elle:
«Il est sauvé!»
Comme elle faisait un geste d’incrédulité, le prêtre ajouta:
«Je vous dis qu’il est sauvé! Il est en purgatoire et il faut prier pour lui. Entre le parapet du pont et l’eau, il a eu le temps de faire un acte de repentir. C’est la Sainte Vierge qui lui a obtenu sa grâce. Rappelez-vous votre oratoire dressé chez vous le mois de Marie. Bien qu’irreligieux, votre époux s’est parfois uni à votre prière. Cela lui a mérité le repentir et le suprême pardon.»
Vie du Curé d’Ars, Mgr Trochu, éd. Vitte, Lyon, 1929, p.631
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Un saint confesseur
L’abbé Dubouis, curé de Fareins (à 6 km d’Ars) demanda un jour à l’abbé Vianney:
«On dit que vous donnez de légères pénitences à de grands pécheurs?»
Le saint curé répondit:
«Un confesseur doit en faire une partie!»
(Tiré de : https://misstanessa.wordpress.com/2018/04/18/paroles-de-saints-le-cure-dars/)
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