mercredi 30 août 2023

Crucifix "Viens, suis-moi..."

 Crucifix "Viens, suis-moi..."

Crucifix en la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, Québec, Canada




Moi devant le crucifix


lundi 28 août 2023

Malcolm X

 Malcolm X


Nous commémorons aujourd'hui la date anniversaire du discours le plus fameux du pasteur Martin Luther King dont les mots les plus connus sont : "I HAVE A DREAM." 

J'ai toujours eu une grande admiration pour ce pasteur noir. Par contre, je n'ai jamais eu vraiment d'admiration pour un autre défenseur des droits des Noirs aux États-Unis: monsieur Malcolm X. Je craignais, à tort probablement, que ce ministre musulman n'était pas un adepte de la non-violence. J'ai regardé ces jours-ci une vidéo qui m'a fait aimer cet homme. Il a osé le 5 janvier 1965, un mois avant sa mort, participer dans un studio de Toronto à l'émission télévisée Front Page Challenge qui était très regardée à l'époque au Canada. J'ai employé le verbe "oser" car les panélistes de cette émission sont des personnes très intelligentes qui n'ont pas peur de poser des questions embarrassantes. D'ailleurs, à la fin de l'émission, l'animateur Fred Davis a loué Malcolm X pour son courage. Monsieur Malcolm X a été assassiné le 21 février 1965. 

Émission Front Page Challenge (1)

Malcolm X interview (1965), 1 month before his assassination. 13K views · 2 years ago ...more. Baseball Ruski. 1.38K. Subscribe.
YouTube · Baseball Ruski · 25 juin 2021

Comment activer les sous-titres en français ?

1- Cliquez sur la vidéo

2- Cliquez en bas à droite de la vidéo, sur l'icône qui a cette forme : 

3- Cliquez sur le mot "sous-titres" 

4- Cliquez à deux reprises sur "anglais générés automatiquement"

5- Cliquez sur "traduire automatiquement" et mettre la langue de votre choix. Par exemple: le français.        

Mettre la vidéo en mode plein écran en cliquant sur l'icône que voici: en bas de la vidéo, à droite. 


(1)
 

dimanche 27 août 2023

"Ô que j'aime l'Église"

"Ô que j'aime l'Église !"

Voici l'évangile qui a été proclamé aujourd'hui dans le monde entier : 

27 AOÛT 2023

 dimanche, 21ème Semaine du Temps Ordinaire — Année A

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Matthieu 

En ce temps-là,
    Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
    Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
    Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
    Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
    Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
    Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

J'ai commencé mon homélie en répétant à trois reprises la phrase suivante : 

" Ô que j'aime l'Église !"

J'ai répété cette phrase à trois fois pour que les fidèles s'en souviennent. 

Je voulais ainsi contrer la formule suivante que l'on entend trop souvent : "Jésus oui, mais l'Église non !"

Or quiconque aime Jésus se doit d'aimer l'Église. Pourquoi ? 

1- Parce que l'Église est "son Église" ; c'est lui qui l'a voulue : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église".

2- Jésus aime tellement son Église qu'il s'est livré pour elle : "Le Christ a aimé l'Église et s'est livrée pour elle" (Éphésiens 5, 25).

Pour aimer l'Église, il faut se faire une juste et belle idée de ce qu'elle est. Le Concile Vatican II a très bien décrit en deux mots ce qu'est l'Église : 

L'Église, c'est 'le peuple de Dieu" (1)

Donc l'Église, c'est vous et moi. L'Église, ce sont tous les baptisés et spécialement les laïcs constituent certainement 95 % de tous les membres de l'Église. 

Puisque l'Église est le peuple de Dieu, quiconque critique l'Église, se tire dans le pied.  

Voici un beau chant pour honorer la Parole de Dieu de ce dimanche :

Plus de chansons évangéliques (musique d'Eglise et chants de ... Si le Père vous appelle | Chant chrétien de louange avec paroles pour le ...
YouTube · Sing To God! · 20 juill. 2018


(1) Vatican II, Constitution dogmatique "Lumen Gentium" sur l'Église. Le chapitre 2 de cette constitution a pour titre : "Le peuple de Dieu". 


mardi 22 août 2023

Enquête sur les prêtres épuisés (2)

 Enquête sur les prêtres épuisés (2)

Tiré du magazine "Le Verbe", du 5 juillet 2023 (1)

Note : Ce blogue ne pourra pas être bien compris, selon moi, si le lecteur ou la lectrice n'a pas lu le blogue précédent. 

Comment interpréter la vidéo ci-dessous où le pape encourage à baptiser les enfants?

Voir ci-dessous mon interprétation des paroles du pape. 

"Mais pourquoi baptiser un enfant qui ne comprend pas ?"
Facebook · Aleteia FR · 11 avr. 2018

Je ne pense pas que le pape veuille dire que nous devons baptiser tous les enfants. Le pape répond à la question que certaines personnes peuvent se poser, surtout aujourd'hui. Je comprendrais qu'un bon père catholique, étant donné la situation que nous vivons en ce moment au Québec, se pose la question suivante: "Étant donné la culture ambiante au Québec qui est majoritairement areligieuse ou athée, est-ce qu'il ne conviendrait pas d'attendre que mon enfant soit à un âge plus avancé pour choisir librement d'être chrétien ou non." Je connais personnellement des couples qui sont d'excellents chrétiens et dont les enfants n'ont pas la foi chrétienne bien qu'ayant été baptisés. Certains parents pourraient hésiter de faire baptiser leur enfant dans la crainte qu'un jour ils abandonnent la foi catholique. À ces parents, le pape dit que non, il faut faire baptiser les enfants car le baptême donne l'Esprit Saint et l'Esprit Saint les conduira sur le chemin de la foi. Il faut faire confiance à l'Esprit Saint.  

Il y a une décision pastorale du pape François qui me fait beaucoup réfléchir. Le pape n'était pas satisfait de la préparation au mariage qui se faisait ces derniers temps dans l'Église universelle ou du moins dans certains pays. Il voyait que des baptisés ne connaissaient pas la foi chrétienne et ne pouvaient pas comprendre la grandeur et la dignité du mariage. Il a donc décidé que dorénavant sera mis sur pied un cheminement catéchuménal pour les fiancés et futurs mariés. Un cheminement catéchuménal suppose un assez long apprentissage de ce qu'est la vie chrétienne. 

"Dans cet esprit, je tiens à réaffirmer la nécessité d’un «nouveau catéchuménat» en préparation au mariage. En accueillant les vœux des pères du dernier synode ordinaire, il est urgent d’appliquer concrètement ce qui est déjà proposé dans Familiaris consortio (n. 66), c’est-à-dire que, de même que pour le baptême des adultes le catéchuménat fait partie du processus sacramentel, la préparation au mariage devienne elle aussi partie intégrante de toute la procédure sacramentelle du mariage, comme antidote empêchant la multiplication des célébrations matrimoniales nulles ou inconsistantes." (1) 

Pourquoi cette décision du pape? Le pape répond clairement à cette question : pour éviter que LES MARIAGES SOIENT NULS. C'est impressionnant, n'est-ce pas? Et très interpellant.  

Le document qui résulte de ce désir du pape a pour titre: "Chemins catéchuménaux pour la vie conjugale. Directives pastorales pour les Églises particulières" (2)

Le pape a dit clairement que trois ou quatre rencontres pour préparer un mariage ne constituent pas une préparation au mariage. Il s'agit plutôt d'une fausse préparation :  

"Sortant de son texte écrit, l’évêque de Rome a invité les fiancés à accomplir une vraie préparation au mariage: un authentique «catéchuménat». «On ne peut pas parler de préparation après trois ou quatre réunions données en paroisse», ça «c’est une fausse préparation !», a estimé le pontife. «Et la responsabilité de faire cela retombe sur le curé, sur l’évêque qui permet ces choses», a-t-il insisté.» On ne joue pas avec l’amour», a t-il lancé, rappelant que le «mariage n’est pas un acte formel» mais un sacrement qui suppose une relation «loyale»." (3)

Suivant cette logique, est-ce qu'on peut considérer que trois rencontres pour préparer au sacrement du baptême des enfants constituent une préparation adéquate pour la réception du baptême dans des sociétés areligieuses et férocement laïques comme celle du Québec en ce moment? Et ce qui aggrave les choses, c'est que plusieurs de nos dirigeants politiques n'ont pas une conception adéquate du concept de laïcité.  

Pourquoi est-ce que l'exigence d'un parcours catéchuménal n'existerait pas pour les personnes qui, quoique baptisées, ne connaissent pas Jésus et les évangiles et demandent un sacrement pour eux ou pour leurs enfants?  


(1) Pape François 

https://www.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/january/documents/papa-francesco_20170121_anno-giudiziario-rota-romana.html

(2)

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2022-06/vatican-document-preparation-mariage-catechumenat-famille.html

Voici des documents pertinents que l'on retrouve sur le site du Diocèse de Tours: Documents de l'Eglise - Site de pam37 ! (jimdofree.com)

(3)

https://www.cath.ch/newsf/pape-francois-3-ou-4-reunions-en-paroisse-ne-font-pas-une-preparation-au-mariage/

 

Enquête sur les prêtres épuisés

Enquête sur les prêtres épuisés

Tiré du magazine "Le Verbe", du 5 juillet 2023 (1)

Note : J'ai le désir d'écrire ce blogue et le suivant depuis plusieurs semaines. J'ai commencé à l'écrire il y a de cela quelque temps, mais je n'ai jamais eu soit le temps, soit la force de continuer. En cette mémoire d'aujourd'hui où nous honorons la Vierge Marie comme étant notre Reine, je me mets à la tâche et je demande à cette bonne Mère de guider mes paroles et mes propos. Je lui confie l'effet que produiront ces blogues dans les coeurs. Il s'agit d'un sujet délicat qui facilement peut soulever les passions, mais il faut absolument que les prêtres puissent s'exprimer en toute liberté sur ce qu'ils vivent. 

James Langlois signe dans Le Verbe du 5 juillet, un reportage très intéressant sur l'épuisement des prêtres. Il nous dit que depuis que Le Verbe existe, il n'a jamais été aussi difficile d'écrire un reportage. Pourquoi ? Parce qu'il est très difficile de trouver des prêtres qui sont prêts à être interrogés sur cette question. James en a conclu qu'il y a comme une politique d'omerta sur ce sujet pourtant crucial. Les prêtres ne veulent pas s'ouvrir là-dessus. Il peut y avoir quelques raisons à cela. Voici trois raisons possibles dont la deuxième seulement est tirée de l'article dans le Verbe. La première et la troisième raison sont de mon cru.  

Trois raisons pour l'omerta, c'est-à-dire pour garder le secret sur l'épuisement des prêtres :

1- Le prêtre perçu comme un super-héros : Une sorte de honte que le prêtre éprouve à être dans une situation d'épuisement. Pourquoi? Parce que le prêtre est souvent perçu comme un super-héros. Cela me rappelle un événement douloureux de ma vie. J'ai fait une dépression sévère en 1997-1998. J'ai déjà témoigné sur YouTube (2) du fait que j'ai été guéri miraculeusement (selon moi) de cette grande épreuve dans ma vie. Dane la vidéo, pour ne pas être trop long, je n'ai pas donné le détail suivant : ma dépression a commencé en France où je venais d'arriver pour exercer mon apostolat. Je suis allé voir un médecin. Ce médecin m'a demandé ce que je faisais dans la vie. Je lui ai dit que j'étais prêtre. À ma grande surprise, il m'a dit ceci : " Vous êtes prêtre ! Comment se fait-il que vous n'ayez pas en vous toutes les ressources nécessaires pour combattre ce mal?" Je n'en revenais pas qu'un médecin me pose une telle question. Même lui, qui devrait connaître comment fonctionne un être humain, voyait en moi un super-héros qui ne devrait jamais souffrir de dépression. Nous, les prêtres. nous sommes souvent perçus comme vivant sur une autre planète. 

2- La crainte d'être jugé pas ses pairs ou par les autorités ecclésiastiques : Une deuxième raison pour laquelle les prêtres ne veulent pas s'ouvrir publiquement sur leur épuisement physique et émotionnel, c'est qu'ils ne veulent pas être jugés défavorablement par leurs confrères prêtres et surtout par leurs évêques. 

3- La psychologie masculine : D'une façon générale, il semble que les hommes éprouvent plus de difficulté que les femmes à parler de leurs faiblesses ou de leurs maladies. 

Quelles sont les causes de l'épuisement chez les prêtres ?

Voici un extrait de l'article de James Langlois publié dans le magazine Le Verbe dont la référence est au bas de ce blogue :

En 2015, le père Pascal Ide a publié aux Éditions de l’Emmanuel un ouvrage-clé: Le burnout, une maladie du don. Sur le sacerdoce, il écrit:

« Si certains [prêtres] relèvent comme cause principale le manque de soin apporté à leur vie intérieure, une bonne partie prend plutôt en compte les causes extérieures: la surcharge de travail pastoral, l’impression désagréable d’offrir un “produit” en décalage avec la demande, le stress lié à l’affrontement de situations presque toujours improgrammables, la privation de la reconnaissance manifestée autrefois au prêtre, les tensions avec l’institution, le poids des décisions du curé (lorsque le prêtre est vicaire), l’insistance excessive sur le don de soi lors des années de formation, etc. » (3) 

Personnellement, une des raisons évoquées ci-dessus me touche particulièrement. C'est celle-ci : "L’impression désagréable d’offrir un “produit” en décalage avec la demande,"

Quelle est l'offre que nous les prêtres nous voulons et nous devons proposer aux gens, conformément à ce que Jésus attend de nous ? Depuis quelques années, il devient de plus en plus clair que le mandat que Jésus nous a donné, est de former des disciples de Jésus, autrement dit des personnes qui vont désirer de plus en plus connaître Jésus, se former à son école, le prier, le fréquenter et par la suite et de façon tout à fait spontanée, le proposer aux gens comme étant leur Seigneur et Sauveur. 

Je suis né de parents catholiques, mais pas seulement catholiques de noms ou catholiques sur papier. Mes parents croyaient en Jésus Fils de Dieu et Dieu lui-même. Ils croyaient à la Sainte Trinité; ils croyaient à la prière, aux sacrements, en particulier à l'eucharistie. Quand ils ont demandé le baptême pour moi, ils désiraient que j'entre moi aussi dans cette dynamique de vie. Tout ce qu'ils vivaient comme chrétiens catholiques, ils désiraient que je le vive moi aussi. Et ils étaient aidés en cela par la société qui offrait à l'époque de l'enseignement religieux catholique dans les écoles. Mais c'est d'abord à la maison que je priais, que j'apprenais à connaître Jésus et à l'aimer et que j'étais incité à fréquenter les sacrements. 

Aujourd'hui, tout le monde le sait, les choses ont bien changé, et pas seulement un peu. Les choses ont changé du tout au tout. Plusieurs aînés se sont éloignés de la pratique religieuse et peut-être même de la foi. Les jeunes parents actuels ont été formés et éduqués pour la plupart par des parents qui ne partagent pas vraiment la foi chrétienne. Ces jeunes parents ne connaissent donc pas l'enseignement de Jésus et pour la très grande majorité d'entre eux, ne croient pas que Jésus est Dieu. À leurs yeux Jésus est un grand homme qui a un message encore valide aujourd'hui. Plusieurs d'entre eux savent que Jésus nous a demandé de nous aimer les uns les autres mais rares sont ceux qui savent que Jésus a dit : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" (Jn 13, 34) Pour savoir comment il nous a aimés, il faut connaître sa vie et sa pensée. Or Jésus est pour les jeunes adultes d'aujourd'hui un illustre inconnu. 

De tout temps ce furent les parents qui ont éduqué les enfants, leur apprenant les bonnes manières, l'authenticité, l'amour fraternel et ce que la religion enseigne et nous demande. Les parents ne peuvent pas donner la foi à leurs enfants mais il leur est demandé de donner le témoignage de leur foi. Dans le livre des Actes des Apôtres, le livre biblique qui suit immédiatement les quatre évangiles, on voit des pères de familles qui adhèrent à la foi et qui entraînent toute leur famille dans leur sillage. 

Aujourd'hui on espère que ce seront les enfants qui conduiront les parents à la foi. Avouez que c'est assez utopique et qu'on ne voit pas beaucoup cela se produire. Si on le voit, c'est l'exception. Tout comme vous, probablement, j'ai entendu de très beaux témoignages de parents qui ont fait un merveilleux retour à Dieu à l'occasion de la catéchèse donnée à leur enfant. Je ne suis pas surpris de cela. Il est évident pour moi que Dieu, dans sa Miséricorde infinie, ne laissera pas sans aucun fruit le travail exigeant et exemplaire des catéchètes qui contre vents et marées se dévouent pour annoncer l'évangile aux enfants. J'admire beaucoup la résilience des catéchètes qui ne se découragent pas malgré le peu de fruits que produisent, ou semblent produire, leurs efforts. Mais Jésus a bel et bien dit : "On juge l'arbre à ses fruits" (Mt 12, 33) ; "le désir de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruits" (Jn 15, 8) et "c'est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez eu fruit, et que votre fruit demeure" (Jn 15, 16). Or l'expérience que nous voyons ici au Québec, c'est que la très grande majorité des enfants catéchisés ne réussissent pas à influencer leurs parents grâce à leur foi. C'est plutôt le manque de foi de leurs parents qui finit par avoir une influence durable sur leurs enfants. Et cela est très compréhensible. Les enfants ne sont pas fous; ils se disent probablement: "Papa et maman me demandent de faire ça parce qu'ils l'ont fait. Je le fais donc, mais j'imagine qu'ils veulent que plus tard j'agisse comme eux. C'est un coup à donner."

Mais là où je débarque, pour employer le jargon des Québécois, c'est lorsque durant la célébration du baptême, je demande solennellement aux parents, parrains et marraines s'ils croient en Dieu le Père, en Jésus le Fils de Dieu mort et ressuscité pour eux, en l'Esprit Saint, en l'Église, en la communion des saints, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle et qu'il me répondent OUI alors que dans leur coeur c'est NON. Autant ces questions sont importantes à mes yeux, autant ces questions semblent futiles et sans conséquence dans leur esprit. Cela fait des années que je souffre de vivre cela; je n'en peux plus et je ne veux plus le vivre. Il me faut trouver un autre moyen d'évangéliser. C'est ce sur quoi je planche en ce moment. 

Quand les choses ne font plus de sens pour quelqu'un, c'est là qu'il y a non seulement un problème mais aussi un danger. C'est rendu que je n'éprouve plus de joie à baptiser des enfants. C'est grave n'est-ce pas? Mais c'est la vérité. C'est la vérité de ce que je vis. J'aimerais qu'il en soit autrement mais c'est ce que je vis. Je sais que cela fâchera certaines personnes de lire cela et que cela va même les scandaliser. Pour ma part je respecte ceux et celles qui pensent autrement, mais j'aimerais qu'on respecte ce que je ressens. 

Je comprendrais très bien qu'un prêtre qui continuerait à faire des baptêmes dans de telles circonstances et sans éprouver de joie, pourrait se diriger éventuellement vers un burnout. Viktor Frankl, le célèbre psychiatre autrichien, a très bien mis en lumière le fait que l'être humain doit toujours donner du sens à ce qu'il fait. Si ce qu'il fait n'a pas de sens, la personne ne pourra pas se réaliser et elle pourra même déprimer et éventuellement se détruire. 

Je termine ce blogue en citant ce grand psychiatre :   

" Chaque personne fait face à une question que lui pose l’existence et elle ne peut y répondre qu’en prenant sa propre vie en main. C’est pourquoi la logothérapie (4) considère la responsabilité comme l’essence même de l’existence humaine.” (5)

(Suite sur le prochain blogue)


(1) https://le-verbe.com/reportage/enquete-sur-les-pretres-epuises/

(2)

Guérison par l'intercession de Saint Joseph et du Saint Frère André / Guy Simard, omv. Watch later. Share. Copy link.
YouTube · Guy Simard, omv · 24 avr. 2015 

(3) Pascal Ide, Le burnout, une maladie du don, Éditions de l'Emmanuel, 2015. 

(4) Viktor Emil Frankl, est le créateur d'une nouvelle thérapie qu'il baptise logothérapie, qui prend en compte le besoin de « sens ontologique » et la dimension spirituelle de la personne. Wikipédia 

(5) Viktor E. Frankl, Découvrir un sens à sa vie.

 
 

Chant : "Chez nous soyez Reine"

Chant : "Chez nous soyez Reine" 

Photo prise aujourd'hui avant la messe

Dans la vidéo ci-dessous, il manque la première parole du chant : "Chez"

L'Église célèbre aujourd'hui la Vierge Marie sous le titre de Reine du ciel et de la terre. Quel rôle demandons-nous à la Vierge Marie quand nous l'invoquons sous ce vocable? Nous lui demandons de régner sur notre vie et sur notre monde et de nous diriger dans la vie selon le dessin de Dieu. Nous affirmons aussi par ce titre la toute-puissance de son intercession auprès de la Sainte Trinité.  

Le chant "CHEZ NOUS SOYEZ REINE" est très beau. J'aime particulièrement le fait qu'on nous dise que la Vierge Marie nous sourit. Oui, notre Mère du ciel nous sourit car elle nous aime tendrement, nous ses enfants. À Lourdes, la Vierge Marie a souri plus d'une fois à la jeune Bernadette. À certaines apparitions la Vierge n'a pas dit pas un mot, mais n'a fait que sourire à Bernadette.   

Première apparition : jeudi le 11 février 1858 : « Presque en même temps il sortit de l'intérieur de la Grotte un nuage couleur d'or, et peu après une Dame jeune et belle, belle surtout, comme Je n'en avais jamais vu, vint se placer à l'entrée de l'ouverture au-dessus du buisson. Aussitôt elle me regarda, me sourit et me fit signe d'avancer, comme si elle avait été ma mère. La peur m'avait passé, mais il me semblait que je ne savais plus où j'étais. Je me frottais les yeux, je les fermais, je les ouvrais, mais la Dame était toujours là, continuant à me sourire et me faisant comprendre que je ne me trompais pas. »
Deuxième apparition : dimanche le 14 février 1858 :  « Voici Bernadette qui, après la grand-messe, descend avec onze ou douze jeunes filles à la Grotte, emportant une bouteille d'eau bénite au cas où l'apparition serait celle d'un mauvais esprit. Elles s'agenouillent et récitent le chapelet. Bientôt la voyante s'écrie avec émotion: "Elle y est! Elle y est! La voilà!" Et Bernadette de se lever, de jeter avec hâte de l'eau bénite dans la direction du rosier en disant: "Si vous venez de la part de Dieu, approchez..." Le beau sourire de l'Apparition tranquillise totalement l'âme de Bernadette qui se tourne vers ses compagnes en disant: "Elle ne s'en fâche pas, au contraire, elle approuve de la tête et sourit vers nous toutes. Plus je lui en jette, plus elle sourit." (1)
Troisième apparition : jeudi le 18 février 1858 :  
La Vierge Marie ne parlera à Bernadette qu'à la troisième apparition, le 18 février 1858 :
Lors de la troisième apparition, le 18 février, la Vierge parle pour la première fois : « Ce que j'ai à vous dire, ce n'est pas nécessaire de le mettre par écrit ». Cela veut dire que Marie veut entrer avec Bernadette dans une relation qui est de l'ordre de l'amour, qui se situe au niveau du cœur." (2)
Quelle belle introduction de sa personne ce fut que d'apparaître souriante à la jeune fille à deux reprises, avant même de lui parler. Si on me demandait aujourd'hui comment je désire passer sur terre les dernières années de ma vie, je répondrais: "Je désire passer le reste de mes jours à faire sourire la Vierge Marie, notre tendre Mère."
Quatorzième apparition : mercredi le 3 mars 1858 : En cette quatorzième apparition, dès 7 heures du matin, plus de 3.000 personnes sont aux côtés de Bernadette à la grotte. Mais la Dame n’apparaît pas. Après l’école, Bernadette ressent de nouveau l’appel de la grotte. Elle y repart aussitôt, et la Dame est là. L’adolescente lui redemande alors son nom. Mais elle n’a qu’un sourire en guise de réponse. (3)      

Essayons d'imaginer la Vierge Immaculée en train de nous sourire. Quel réconfort et quelle espérance nous pouvons recevoir de ce sourire maternel ! 


Chez nous soyez Reine

Chez nous soyez Reine, nous sommes à vous
Régnez en souveraine
Chez nous, Chez nous
Soyez la madone qu’on prie à genoux,
Qui sourit et pardonne,
Chez nous, Chez nous.

Salut, ô Notre-Dame,
Nous voici devant Vous,
Pour confier nos âmes
A votre cœur si doux.

Vous êtes notre Mère,
Daignez à votre Fils
Offrir l'humble prière
De vos enfants chéris.

L’Archange qui s’incline
Vous loue au nom du ciel.
Donnez la paix divine
A notre cœur mortel.

Gardez, ô Vierge pure,
O Coeur doux entre tous
Nos âmes sans souillure,
Nos cœurs vaillants et doux.

Dites à ceux qui peinent
Et souffrent sans savoir
Combien lourde est la haine,
Combien doux est l’espoir.

Lorsque la nuit paisible
Nous invite au sommeil,
Près de nous, invisible,
Restez jusqu’au réveil.

Soyez pour nous la Reine
De douce charité,
Et bannissez la haine
De toute la cité.

A notre heure dernière
Accueillez dans les cieux
A la maison du Père
Notre retour joyeux

Chant enregistré en 2018 à la cathédrale de Chartres lors e la messe de clôture du pèlerinage de Chartres. Chez nous soyez Reine, ...
YouTube · Montjoye Saint Denis · 3 févr. 2019


(1)  tps://www.paperblog.fr/884537/les-18-apparitions-de-lourdes-1858-1/#:~:text=Aussitôt%20elle%20me%20regarda%2C%20me,savais%20plus%20où%20j'étais.

(2) https://www.lourdes-france.com/message-lourdes/#:~:text=Lors%20de%20la%20troisi%C3%A8me%20apparition,situe%20au%20niveau%20du%20c%C5%93ur

(3) https://fr.aleteia.org/2022/07/15/lourdes-les-18-apparitions-de-la-vierge-a-bernadette/