Erreur grave d'Éric-Emmanuel Schmitt
Dieu ma joie
Mon nom est Guy Simard. Je suis un Père Oblat de la Vierge Marie. Si mon blogue traite essentiellement de thèmes associés à la foi chrétienne, il aborde aussi des sujets relatifs aux sports, à la chanson, à la musique et à l'humour. Les archives du blogue se trouvent à droite. Cliquez sur un mois de n'importe quelle année et vous verrez tous les thèmes abordés durant ce mois. Il existe aussi un traducteur en haut à droite qui traduit les textes dans de très nombreuses langues. Bonne lecture !
mardi 29 septembre 2026
Erreur grave d'Éric-Emmanuel Schmitt
dimanche 27 septembre 2026
Le pape Léon XIV en France
Le pape Léon XIV en France
Stéphane Roy : "L'Amour n'est pas aimé"
Stéphane Roy : "L'Amour n'est pas aimé"
Cher
ami/chère amie
de La Victoire de l’Amour,
En ce mois d’octobre, j’aimerais m’attarder avec toi sur une parole qui
m’habite tout particulièrement.
Il y a huit cents ans, le 3 octobre 1226, François d’Assise
achevait son pèlerinage sur cette terre. Huit siècles sont passés et pourtant,
peu de figures chrétiennes demeurent aussi vivantes que la sienne. François
continue de toucher des croyant(e)s comme des non-croyant(e)s, peut-être parce
qu’en le regardant vivre, quelque chose de l’Évangile redevient soudainement
simple, lumineux, presque évident.
Une parole que la tradition lui attribue résume pour moi quelque chose
d’essentiel de son expérience de Dieu. On raconte que François pouvait pleurer
en répétant : « L’Amour n’est pas aimé. »
Ces quelques mots me bouleversent. Parce qu’avant de parler de nous, ils
parlent de Dieu.
François ne dit pas d’abord : « Nous n’aimons pas assez
Dieu. » Il donne à Dieu un nom : l’Amour.
Et si c’était cela, au fond, la grande découverte à refaire sans cesse
dans notre vie chrétienne?
Nous parlons beaucoup de Dieu. Nous le prions, nous cherchons sa
volonté, nous essayons de lui être fidèles. Mais lorsque nous prononçons le mot
« Dieu », quel visage mettons-nous derrière ce mot?
Il est si facile de nous fabriquer un Dieu à notre image : un Dieu
qui juge comme nous, qui épouse nos colères, qui confirme nos opinions et prend
le parti de notre camp contre celui des autres. Dans notre monde où le
religieux peut encore être utilisé pour opposer, exclure et parfois même
justifier la violence, la parole de François me semble d’une étonnante
actualité.
L’Amour n’est pas aimé.
Si tu veux savoir qui est Dieu, regarde Jésus. Regarde-le à Bethléem,
petit et désarmé. Regarde-le s’approcher du lépreux et du pécheur. Regarde-le
s’agenouiller devant ses disciples pour leur laver les pieds. Regarde-le sur la
croix, les bras ouverts. Regarde-le enfin dans l’Eucharistie, se faisant si
humble qu’il consent à se remettre entre nos mains. Voilà Dieu!
Et peut-être devons-nous même revoir notre manière de comprendre sa
toute-puissance. Nous l’imaginons parfois à la manière des puissances de ce
monde : une puissance qui s’impose, qui domine, qui contraint. Mais la
puissance que Jésus nous révèle est celle de l’Amour. Et l’amour ne s’impose
jamais.
Dieu ne force pas la porte de notre cœur. Il frappe. Il attend. Il se
propose à notre liberté avec cette infinie délicatesse qui est peut-être la
forme la plus bouleversante de sa pauvreté.
Dieu accepte même de ne pas être aimé.
Alors je comprends un peu mieux les larmes de François. Elles ne sont
pas celles d’un homme scandalisé par un monde qui ne serait pas assez
religieux. Elles sont les larmes d’un homme qui a entrevu l’immensité de
l’Amour de Dieu et qui voudrait crier à chacun et à chacune : « Si
seulement tu savais combien tu es aimé! »
Et cet Amour avait tellement saisi François qu’il avait changé son
regard : le lépreux qu’il fuyait est devenu un frère et le pauvre est
devenu un frère. Le soleil, la lune, l’eau, la terre : tout est devenu
fraternel.
François n’a pas simplement décidé d’aimer davantage. Il a permis à
l’Amour de Dieu de trouver en lui un chemin vers les autres.
Et tu comprendras, cher ami, chère amie, pourquoi cette parole résonne
particulièrement pour nous qui aimons ces mots : La Victoire de l’Amour.
Peut-être que cette victoire commence précisément là. Non pas lorsque
nous réussissons enfin à aimer parfaitement, mais lorsque nous offrons à Dieu
un espace en nous où son Amour peut prendre chair.
Chaque fois qu’une personne est accueillie plutôt que jugée, chaque fois
qu’une blessure rencontre le pardon, chaque fois qu’un pauvre retrouve sa
dignité dans notre regard, chaque fois qu’une solitude rencontre une présence,
l’Amour trouve en ce monde un visage.
Huit cents ans après François, l’Amour cherche encore des cœurs qui
consentent à l’accueillir. Et si, aujourd’hui, c’était le mien? Le tien?
Alors, très humblement, prendraient forme en moi, en toi, autour de moi
et autour de toi, les prémices de cette mystérieuse Victoire de l’Amour.
Par l’intercession de François d’Assise, que cet Amour te chérisse.
Je te bénis,
Stéphane
Roy
Prêtre-aumônier
Établissement de détention de Montréal
samedi 26 septembre 2026
Formation à l'évangélisation et à la catéchèse
Formation à l'évangélisation et à la catéchèse
jeudi 24 septembre 2026
Mère Gamelin et la campagne électorale
Mère Gamelin et la campagne électorale
Nous fêtons aujourd'hui la Bienheureuse Émilie Tavernier Gamelin. À l'occasion du 375ème anniversaire de la fondation de Montréal, la série télévisée "Les figures marquantes de notre histoire" a débuté sa saison dédiée à l'histoire de Montréal, en présentant la figure d'Émilie Tavernier Gamalin.
Je vous invite à écouter au moins le début de la vidéo ci-dessus. Vous verrez à combien de deuils Émilie a dû faire face. À un moment donné, la foule qui participe à l'enregistrement de l'émission, émet un soupir d'étonnement devant la quantité de deuils qu'a vécus cette Montréalaise.
Comme tout le monde le sait au Québec, nous sommes en pleine campagne électorale. Un des plus gros problèmes qui existent à Montréal, est le phénomènène de l'itinérance et des camps de fortune où les gens vivent sous des tentes.
Nous aurions besoin de femmes comme Émilie pour trouver des solutions à ce douloureux phénomène. Cette femme marquée par la souffrance a su puiser sa force et ses inspirations dans sa foi en la Providence et dans sa grande dévotion à Marie au pied de la Croix, la Vierge des douleurs. On dit d'elle qu'elle a multiplié les refuges pour les personnes vivant dans l'indigence.
Si nous avions davantage de foi, nous pourrions au moins nous tourner vers elle pour lui demander son aide. Ce serait à mes yeux le moins qu'on puisse faire.
BIENHEUREUSE ÉMILIE TAVERNIER GAMELIN, PRIEZ POUR NOUS !
mardi 22 septembre 2026
C. S. Lewis : Voir Dieu dans l'espace
C. S. Lewis : Voir Dieu dans l'espace
L'oeil qui voit
"Les Russes, paraît-il, affirment n'avoir trouvé aucun dieu dans l'espace… Chercher Dieu – ou le Paradis – en explorant l'espace revient à lire ou voir toutes les pièces de Shakespeare en espérant y trouver Shakespeare comme un des personnages ou Stratford comme un lieu (NDLR: Stratford est la ville natale de Shakespeare). Shakespeare est, d'une certaine manière, présent à chaque instant de chaque pièce. Mais sa présence n'est jamais comparable à celle de Falstaff ou de Lady Macbeth. Il n'est pas non plus diffus dans la pièce comme un gaz…
Bien sûr, il ne s'agit que d'une analogie. Je ne prétends absolument pas que l'existence de Dieu soit aussi facile à établir que celle de Shakespeare. Mon propos est que, si Dieu existe, sa relation à l'univers est davantage comparable à celle d'un auteur à sa pièce plutôt qu'à celle d'un objet de l'univers par rapport à un autre.
Si Dieu a créé l'univers, il a créé l'espace-temps, qui est à l'univers ce que le mètre est à un poème ou la tonalité à une œuvre musicale. Le chercher comme un élément parmi d'autres dans le cadre qu'il a lui-même inventé est absurde.
Comment, dès lors, peut-on se demander, pouvons-nous atteindre Dieu ou l'éviter ?… À notre époque et là où nous sommes, [éviter Dieu] est extrêmement facile. Fuyez le silence, fuyez la solitude, fuyez toute pensée qui s'écarte des sentiers battus. Concentrez-vous sur l'argent, le sexe, le statut social, la santé et (surtout) sur vos propres griefs. Laissez la radio allumée. Vivez dans une foule. Consommez beaucoup de sédatifs. Si vous tenez absolument à lire des livres, choisissez-les avec le plus grand soin. Mais il serait plus prudent de s'en tenir aux journaux. Vous trouverez des publicités utiles ; surtout celles qui ont un attrait sexy ou snob.
Concernant la recherche de Dieu, je suis un guide bien moins fiable. En effet, je n'ai jamais cherché Dieu. C'était plutôt l'inverse : il était le chasseur (du moins, c'est ce que je croyais) et j'étais le cerf…
Les voyages spatiaux n'ont en réalité rien à voir avec la question. Pour certains, Dieu est perceptible partout ; pour d'autres, nulle part. Ceux qui ne le trouvent pas sur terre ont peu de chances de le trouver dans l'espace. (Après tout, nous y sommes déjà ; chaque année, nous effectuons un immense tour de l'espace.) Mais envoyez un saint dans l'espace et il trouvera Dieu dans l'espace comme il l'a trouvé sur terre. Cela dépend beaucoup de l'oeil qui voit." (C.S. Lewis)
Si nous sommes chrétiens, nous connaissons le Dieu créateur de l'univers et sommes connus de lui ; nous avons donc de nombreuses raisons de lui rendre grâce. Cependant, il convient de souligner que l'observation de Lewis sur la facilité avec laquelle on peut se détourner de Dieu s'applique aussi bien aux chrétiens qu'aux non-croyants. Les chrétiens peuvent s'éloigner de Dieu en concentrant leur vie sur l'argent, le sexe, le statut social et autres choses similaires, et par conséquent demeurer spirituellement immatures et ne pas expérimenter pleinement la puissance transformatrice du Christ. Gardons les yeux fixés sur Jésus, notre Seigneur et Sauveur, et recherchons une vie de sainteté et de justice.
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament proclame l’œuvre de ses mains. »
Psaume 19:1 (ESV) (1)
(1) https://www.cslewisinstitute.org/resources/reflections-january-2017/
The Seeing Eye
The Russians, I am told, report that they have not found God in outer space… Looking for God—or Heaven—by exploring space is like reading or seeing all Shakespeare’s plays in the hope that you will find Shakespeare as one of the characters or Stratford as one of the places. Shakespeare is in one sense present at every moment in every play. But he is never present in the same way as Falstaff or Lady Macbeth. Nor is he diffused through the play like a gas…

If God created the universe, He created space-time, which is to the universe as the metre is to a poem or the key is to music. To look for Him as one item within the framework which He Himself invented is nonsensical…
How, then, it may be asked, can we either reach or avoid Him?…in our own time and place, [avoiding God] is extremely easy. Avoid silence, avoid solitude, avoid any train of thought that leads off the beaten track. Concentrate on money, sex, status, health and (above all) on your own grievances. Keep the radio on. Live in a crowd. Use plenty of sedation. If you must read books, select them very carefully. But you’d be safer to stick to the papers. You’ll find the advertisements helpful; especially those with a sexy or a snobbish appeal.
About the reaching, I am a far less reliable guide. This is because I never had the experience of looking for God. It was the other way round; He was the hunter (or so it seemed to me) and I was the deer…
Space-travel really has nothing to do with the matter. To some, God is discoverable everywhere; to others, nowhere. Those who do not find Him on earth are unlikely to find Him in space. (Hang it all, we’re in space already; every year we go a huge circular tour in space.) But send a saint up in a spaceship and he’ll find God in space as he found God on earth. Much depends on the seeing eye.1
If we are Christians, we know and are known by the God who created the universe and have many reasons to give Him thanks. On a cautionary note, however, Lewis’s insight into how easy it is to avoid God has applicability to Christians as well as non-believers. Christians can avoid God by living their lives concentrating on money, sex, status and the like, and consequently remain spiritually immature and experience little of the transforming power of Christ. Let us keep our focus on Jesus as Lord and Savior, and pursue a life of holiness and righteousness.
“The heavens declare the glory of God, and the sky above proclaims his handiwork.”
PSALM 19:1 (ESV)
1 C.S. Lewis, The Seeing Eye, from Christian Reflections, edited by Walter Hooper, Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1995, pp. 167-169, 171.
C.S. Lewis est un homme tellement exceptionnel, que je désirais le voir ou entendre sa voix. À ma connaissance, il n'existe pas de vidéo où on peut voir parler ou agir ce grand homme. Mais il existe des vidéos sur lesquelles on peut entendre sa voix. La vidéo ci-dessous vous présentera peut-être immédiatement des sous-titres en français. Ces sous-titres sont loin d'être parfaits. Cependant, à la fin on peut comprendre la grande vérité que Lewis veut nous enseigner.





