mercredi 19 août 2026

J'étais là ce jour-là

 J'étais là ce jour-là 


... lors des Jeux olympiques de 1976. 50 ans plus tard, il retrouve le Stade olympique de Montréal. Le reportage de Jean-François Poirier.

Il existe des moments que l'on peut qualifier d'historiques même s'ils n'ont pas pratiquement aucun impact dans l'histoire du monde. J'ai vécu un de ces moments il y a de cela 50 ans cette année alors que nous commémorons les Jeux Olympiques de 1976 qui ont eu lieu à Montréal du 17 juillet au premier août. C'était la première fois que des Jeux Olympiques se tenaient en sol canadien. 

J'habitais alors la ville de Québec et j'avais 25 ans. J'ai acheté deux billets pour ces Jeux : un billet pour la finale de basketball et un billet pour le dernier jour des compétions d'athlétisme qui avaient lieu dans le merveilleux Stade Olympique conçu pour l'occasion. 

© Rodrigolab | Dreamstime.com - Vue aérienne du Stade et de la Tour olympique de Montréal.

Je pensais que mon billet pour la finale de basket allait me procurer plus de joie que la conclusion des compétitions d'athlétisme. Je faisais ereur. 

Quelques jours avant la finale de basketball qui a eu lieu le 27 juillet, j'ai appris une nouvelle qui m'a grandement désappointé au point de ne plus avoir le goût d'aller à Montréal pour voir la partie. J'avais acheté mon billet dans l'espérance et même dans la certitude que les États-Unis allaient jouer en finale contre la Russie et venger ainsi leur défaite quatre ans plus tôt contre les Russes aux Olympiques de Munich. À ces Jeux, les Américains s'étaient littéralement fait voler la médaille d'or par les Russes qui ont gagné par un point. La partie était terminée et les Américains avaient gagné par un point. Mais une mystérieuse personne a décidé qu'il fallait remettre trois secondes au cadran. Les Russes devaient sortir le ballon derrière leur panier. Il était quasiment impossible de faire un panier en trois secondes de cette distance. Mais l'impossible s'est produit et les Russes ont gagné par un point. Voir la vidéos ci-dessous. Même aujourd'hui nombreuses sont les personnes qui pensent qu'une irrégulatité probablement due à la guerre froide qui existait à l'époque entre la Russie et les États-Unis, est responsable du "vol" de la médaille d'or par les Russes. Les Américains ne sont pas allés recevoir leur médaille d'argent car ils ont jugé que la partie leur avait été volée.

BasketNews.com
Biggest scandal in Olympic history: The 1972 Munich basketball final

roasted · ":03 from Gold" : HBO documentary about the 1972 Mens Basketball team in the Olympics · TIL the members of the 1972 U.S. Olympic mens ...
Reddit · Trippy Tay · 18 août 2016

J'espérais donc grandement voir la revanche des Américains. Or en 1976, les Russes ne se sont même pas qualifiés pour la finale. La finale a opposé les États-Unis à la Yougoslavie. Je suis quand même aller voir le match mais ce fut une partie très décevante : les Américains ont surclassé les Yougoslaves au compte de 95 à 74. La médaille d'or fut donnée aux Américains, la médaille d'argent aux Yougoslaves et la médaille de bronze aux Russes.  

Mais le moment de joie pour moi aux Olympiques de 1976, devait survenir quatre jours plus tard dans le merveilleux Stade Olympique, lors du tout dernier jour des compétitions d'athlétisme. Et ce moment de joie a été tout à fait inattendu. On a assisté ce jour-là à l'arrivée du marathon, à la finale du saut en hauteur masculin et aux finales des relais 4 x 100 m et 4 x 400 m (masculins et féminins).

Pour la finale du saut en hauteur, nous n'avions pas vraiment d'attente. Le favori était l'Américain Dwight Stones, détenteur de la marque mondiale. La presse avait rapporté quelques jours auparavant des propos désobligeants tenus par Stones à l'égard des Canadiens-français. Pour se racheter, il avait porté le jour de la finale un T-shirt sur lequel était écrit : "J'aime les Canadiens-français." Cela n'avait réussi qu'à faire empirer les choses. Chaque fois qu'il se préparait à sauter des gens dans la foule le huait. Il n'a pu obtenir ce jour-là que la médaille de bronze. Il est vrai qu'il pleuvait cette journée-là mais la piste était mouillée pour tous les concurrents. 

Le Canadien Greg Joy a fait durer le suspense et a réussi à son dernier essai un saut de 2,23 mètres (7 pieds trois pouces) pour remporter la médaille d'argent. Quand Joy a franchi la barre, ce fut une explosion de joie (de JOY) dans le stade, comme le montrent certaines images de la vidéo mise au début de ce blogue. Ce fut la seule médaille remportée en athlétisme par le Canada. Mais quel moment de joie et d'euphorie collective !

Publication de Team Canada / Équipe Canada

31 juillet à 08 h 00

Il y a 50 ans aujourd'hui, aux Jeux de Montréal 1976, Greg Joy a signé l’un des moments les plus emblématiques de l’histoire olympique canadienne lors de la finale du saut en hauteur masculin. Sous la pluie, il a franchi 2,23 m pour remporter la médaille d’argent🥈 et faire vibrer un stade de 70 000 personnes, marquant l’histoire olympique du Canada.

Greg Joy a ensuite porté le drapeau canadien lors de la cérémonie de clôture. 🇨🇦


🇨🇦

mardi 18 août 2026

Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière

 Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière 


L'ère des saints n'est pas révolue, loin de là. Dans moins de trois semaines, nous célébrerons le premier anniversaire de la canonisation des deux jeunes saints que sont Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati. Mais plusieurs d'entre nous ont connu d'autres saints. Nombreux sont les Québécois et Québécoises qui ont vu de leurs yeux saint Jean-Paul II lorsqu'il est venu pour sa visite pastorale au Canada en 1984. Saint Jean-Paul II continue par ses écrits à creuser en nous le désir de la sainteté et l'excellent moyen pour y parvenir qu'est la prière. Voici ci-dessous quelques paragraphes de la Lettre apostolique qu'il a écrite au terme du grand jubilé de l'an 2000, intitulée : "Au début du nouveau millénaire" ("Nuovo Millennio Ineunte")

La sainteté

Et tout d'abord je n'hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement pastoral est celle de la sainteté...  Ce don de sainteté, pour ainsi dire objective, est offert à chaque baptisé... Mais le don se traduit à son tour en une tâche, qui doit gouverner toute l'existence chrétienne: « La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté » (1 Th 4,3). C'est un engagement qui ne concerne pas seulement certains chrétiens: « Tous les fidèles du Christ, quel que soit leur état ou leur rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité »... Je remercie le Seigneur, qui m'a permis de béatifier et de canoniser ces dernières années de nombreux chrétiens, et parmi eux beaucoup de laïcs qui se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie. Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce « haut degré » de la vie chrétienne ordinaire: toute la vie de la communauté ecclésiale et des familles chrétiennes doit mener dans cette direction. 

La prière

Pour cette pédagogie de la sainteté, il faut un christianisme qui se distingue avant tout dans l'art de la prière... Mais nous savons bien aussi que la prière ne doit pas être considérée comme évidente. Il est nécessaire d'apprendre à prier, recevant pour ainsi dire toujours de nouveau cet art des lèvres mêmes du divin Maître, comme les premiers disciples: « Seigneur, apprends-nous à prier! » (Lc 11,1). Dans la prière se développe ce dialogue avec le Christ qui fait de nous ses intimes: « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4). Cette réciprocité est la substance même, l'âme, de la vie chrétienne et elle est la condition de toute vie pastorale authentique. Réalisée en nous par l'Esprit Saint, elle nous ouvre, par le Christ et dans le Christ, à la contemplation du visage du Père. Apprendre cette logique trinitaire de la prière chrétienne, en la vivant pleinement avant tout dans la liturgie, sommet et source de la vie ecclésiale, mais aussi dans l'expérience personnelle, tel est le secret d'un christianisme vraiment vital, qui n'a pas de motif de craindre l'avenir, parce qu'il revient continuellement aux sources et qu'il s'y régénère...

Oui, chers Frères et Sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur...

Mais on se tromperait si l'on pensait que les simples chrétiens peuvent se contenter d'une prière superficielle, qui serait incapable de remplir leur vie. Face notamment aux nombreuses épreuves que le monde d'aujourd'hui impose à la foi, ils seraient non seulement des chrétiens médiocres, mais des « chrétiens en danger ». Ils courraient en effet le risque insidieux de voir leur foi progressivement affaiblie, et ils finiraient même par céder à la fascination de « succédanés », accueillant des propositions religieuses de suppléance et se prêtant même aux formes extravagantes de la superstition.

Il faut alors que l'éducation à la prière devienne en quelque sorte un point déterminant de tout programme pastoral... 

Le primat de la grâce

Dans la programmation qui nous attend, nous engager avec davantage de confiance dans une pastorale qui donne toute sa place à la prière, personnelle et communautaire, signifie respecter un principe essentiel de la vision chrétienne de la vie: le primat de la grâce. Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même: celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. Certes, Dieu nous demande une réelle collaboration à sa grâce, et il nous invite donc à investir toutes nos ressources d'intelligence et d'action dans notre service de la cause du Royaume. Mais prenons garde d'oublier que « sans le Christ nous ne pouvons rien faire » (cf. Jn 15,5).

La prière nous fait vivre justement dans cette vérité. Elle nous rappelle constamment le primat du Christ et, en rapport à lui, le primat de la vie intérieure et de la sainteté. Quand ce principe n'est pas respecté, faut-il s'étonner si les projets pastoraux vont au devant de l'échec et laissent dans le cœur un sentiment décourageant de frustration? Nous faisons alors l'expérience des disciples dans l'épisode évangélique de la pêche miraculeuse: « Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » (Lc 5,5). Tel est le moment de la foi, de la prière, du dialogue avec Dieu, qui ouvre le cœur au flot de la grâce et qui permet à la parole du Christ de passer à travers nous avec toute sa force: Duc in altum! Lors de cette pêche, il revint à Pierre de dire les mots de la foi: « Sur ton ordre, je vais jeter les filets » (ibid.). Permettez au Successeur de Pierre, au début de ce millénaire, d'inviter toute l'Église à cet acte de foi, qui s'exprime dans un engagement renouvelé de prière. (1)  

(1)https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/2001/documents/hf_jp-ii_apl_20010106_novo-millennio-ineunte.html

 

lundi 17 août 2026

Rosaire et cheminement à la vie chrétienne

 Rosaire et cheminement à la vie chrétienne


Aujourd'hui, l'Église du Québec et du Canada fête une des ses Bienheureuses : la Bienheureuse Élisabeth Turgeon, la fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire qui avait à l'origine pour mission l'instruction et l'éducation des enfants pauvres des campagnes du vaste diocèse de Rimouski. Une des caractéristiques de sa personnalité fut sa tendresse. C'est ce que la liturgie de la messe d'aujourd'hui soulignait à plusieurs reprises. C'est aussi ce que confirme les Soeurs de sa Congrégation religieuse :  

"Sa tendresse maternelle comme sa confiance inébranlable sont sans limite" (1) 

(1840 - 1881)

Elle est décédée le 17 août 1881, il y a exactement 45 ans aujourd'hui et a été béatifiée par le pape François le 26 avril 2015. Pour la béatification, le pape François a délégué le Préfet du Dicastère pour la cause des Saints, le cardinal Angelo Amato. La célébration a eu lieu dans l'église Saint-Robert-Bellarmin à Rimouski. 

J'imagine que cette chère Bienheureuse a intercédé pour moi aujourd'hui car j'ai pris une décision importante ce matin avant de me rendre à la messe : en tant que responsable de la pastorale dans les deux paroisses qui sont confiées à notre Congrégation religieuse à Repentigny, je vais demander que les cheminements à la vie chrétienne des personnes de tous âges qui se donneront désormais chez nous, se concluent toujours par la prière d'un mystère du Rosaire. 

Je suis de plus en plus convaincu que la plus grande lacune de la formation à la vie chrétienne dans nos paroisses, est le manque de moments de prière. La prière est souvent qualifiée d'oxygène de l'âme, mais ce ne sont là souvent que de belles paroles. L'élément constitutif de notre religion n'est pas une doctrine, mais une Personne. Je devrais dire que ce sont plutôt trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Or pour connaître une personne, ce qu'il y a de mieux, ce n'est pas de lire des informations sur elle, mais de la rencontrer. Or en rencontre Dieu dans la prière. 

J'ai souvent désiré que les moments de formation à la vie chrétienne que j'animais, se terminent par la prière. Mais très souvent je ne réussissais pas à vivre un moment de prière avant la fin de la rencontre. J'agisssais comme si la chose la plus importante était de nourrir l'esprit et non pas le coeur. Or la prière est une oeuvre du coeur. De fait, la religion est une affaire de coeur. C'est cela la religion. 

C'est saint Jean-Paul II selon moi qui a le mieux fait comprendre la beauté et la grandeur du rosaire par sa lettre apostolique : Rosarium Virginis Mariae sur le Rosaire (16 octobre 2002) 

Avant de proposer la prière d'un mystère du Rosaire au terme de toute formation à la vie chrétienne, il faudra que les intervenants qui dispensent la formation aient fait l'expérience du rosaire dans leur vie. Les intervenants et intervenantes qui prient déjà le chapelet pourront dès la rentrée en septembre mettre en pratique cette nouvelle façon de faire.  

Voici le témoignage que j'ai lu aujourd'hui sur la toile (le web)
 

Le rosaire est-il une dévotion adaptée à notre époque ?

Je crois qu’il revient en force. Beaucoup de jeunes ont besoin de moyens tout simples de prier. Parmi eux, la prière du rosaire rencontre un vif succès. C’est une prière profonde qui permet d’aller au cœur de la foi et de l’Évangile. (2)

Cette citation est tout à fait exacte. Le pape Jean-Paul II a montré clairement que le centre du rosaire c'est Jésus, notre Sauveur. Le rosaire est une prière christologique. On contemple la vie de Jésus avec les yeux et le coeur de la Vierge Marie. C'est pour cela que le pape Jean-Paul II a ajouté cinq nouveaux mystères du rosaire : les mystères lumineux que sont le baptême de Jésus, les noces de Cana, Jésus qui annonce le Royaume, la Transfiguration de Jésus et l'Eucharistie. 

Je confie à la Bienheureuse Élisabeth Turgeon ce désir qui est le mien et cette décision que j'ai prise. 

(1) https://soeursdusaintrosaire.org/elisabeth/fondatrice/

(2) https://equipes-rosaire.org/le-rosaire-nest-pas-une-priere-elitiste

dimanche 16 août 2026

L'Assomption de la Vierge Marie

 L'Assomption de la Vierge Marie 

Première lecture

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Livre de l'Apocalypse, chapitre 12, verset 1)

À l'église Notre-Dame-des-Champs, à Repentigny, nous avons vécu hier notre fête patronale. La solennité de l'Assomption de la Vierge Marie est notre fête patronale depuis de nombreuses années. À 16h30, au lieu de la messe du 20ème dimanche du temps ordinaire, nous avons célébré la messe de l'Asssomption. Voici quelques idées qui ont meublé le moment consacré à l'homélie
  

Chers paroissiens et paroissiennes, 

Aujourd'hui nous fêtons notre fête patronale en cette solennité de l'Assomption de la Vierge Marie. Je trouve personnellement qu'il est tout à fait convenable que l'église Notre-Dame- des-Champs célèbre sa fête patronale le 15 août, en la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie car au milieu du mois d'août, les champs sont dorés sous nos yeux 

Nous célébrons aujourd'hui Marie qui est élevée au ciel avec son corps et son âme. 

Nous célébrons l'entrée au ciel de la mère de Jésus et de la mère du genre humain. Marie la toute humble resplendit dans les cieux, revêtu de la gloire du ciel. Le texte de l'Apocalypse de saint Jean que nous avons entendu dans la première lecture de la messe, nous présente la Vierge Marie ayant le soleil pour manteau. Nous comparons souvent Jésus au soleil et Marie à la lune qui tire toute sa lumière du soleil qu'est son Fils. Avoir le "soleil pour manteau" nous rappelle notre baptême alors qu'on revêt le baptisé d'un vêtement blanc en disant : "Tu es une créature nouvelle dans le Christ, tu as revêtu le Christ. Ce vêtement blanc en est le signe..." Dire que Marie a "le soleil pour manteau" c'est en quelque sorte dire que Marie est revêtue du Christ. C'est d'ailleurs elle qui est la plus parfaite image du Christ puisqu'elle est l'Immaculée.

"Une femme vêtue du soleil" (Oeuvre de Mike Stallard)

Il y a une apparition mariale qui est très significative en ce sens : l'apparition de la Vierge Marie à Fatima à trois enfants : Lucie, Jacinthe et François. Lors d'une des apparitions Lucie, l'aînée des trois enfants, demande à la Dame qui leur apparaît, de faire un miracle car plusieurs personnes doutent des apparitions on n'y croient pas. La Dame promet de faire un miracle éclatant le dernier jour des apparitions. Ce dernier jour fut le 13 octobre 1917. Il y eut ce jour-là une pluie torrentielle et malgré les chemins remplis de boue, 50,000 à 70,000 personnes se sont rendues au lieu des apparitions.  

Photo de l'époque

Photo de l'époque

"Il avait plu durant toute l’apparition. À la fin de son entretien avec Notre-Dame, Lucie s’écria en direction de la foule : « Regardez le soleil! » À cet instant, les nuages s’entrouvrent, et le soleil apparaît tel un immense disque d’argent. On peut le regarder sans se blesser la vue malgré l’intensité de son éclat. Les gens le contemplent, absorbés, quand tout à coup, l’astre se met à « danser ». Il tourne rapidement telle une gigantesque roue de feu. Il s’arrête subitement pour aussitôt se remettre à tourner sur lui-même avec une effrayante rapidité. Finalement, en un tourbillon vertigineux, le soleil prend une couleur écarlate sur son pourtour, tout en répandant des flammes vermeilles dans toutes les directions. Ces irradiations se reflètent sur le sol, les arbres, les buissons et sur les visages tournés vers le ciel. On les voit scintiller de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Le disque de feu tourbillonne follement trois fois, prenant des couleurs chaque fois plus intenses. Il tremble de façon épouvantable et, décrivant un zigzag démesuré, il se précipite en direction de la foule terrorisée. Un seul et immense cri s’échappe de toutes les bouches. Tous tombent à genoux sur le sol détrempé et croient qu’ils vont être consumés par le feu. Plusieurs prient à haute voix l’acte de contrition. Peu à peu, cependant, le soleil commence à s’élever en traçant le même zigzag jusqu’à ce qu’il atteigne le point de l’horizon d’où il était descendu. Il est alors impossible de le regarder fixement. C’est à nouveau le soleil normal de tous les jours." 

Le cycle des apparitions de Fatima venait ainsi de s’achever.

Les prodiges avaient duré près de dix minutes. Le miracle du soleil a pu être observé jusqu’à une distance de quarante kilomètres du lieu des apparitions.24 Tous se voyaient perturbés et émus. Ce fut ensuite l’explosion de joie : « Ô miracle! Les enfants avaient raison! » Les cris d’enthousiasme se répercutaient dans les collines environnantes et plusieurs notaient que leurs vêtements, trempés quelques minutes auparavant, étaient alors complètement secs. (1)


Ce Miracle Extraordinaire a eu lieu le 13 octobre 1917 (Photo Reconstituée) © Chapeletperpetuelpourlemonde.Org

Ce soleil qui descend vers la foule me fait penser à l'Incarnation et le soleil qui remonte aux cieux, me fait penser à l'Ascension de Jésus et à l'Assomption de Marie. 

Hier, j'ai porté pour la première fois une chasuble qui nous a été donnée en provenance de la Pologne. Sur le devant de la chasuble est représentée Notre-Dame-de-Fatima. Voir la photo ci-dessous. Je considérais que le jour de notre fête patronale était le meilleur moment pour "étrenner" cette nouvelle chasuble. 

Marie en son Assomption :  

Marie atteint le but après une vie extraordinaiment remplie. Quelle joie elle a dû expérimenter au terme de sa vie terrestre !  Comme Jésus qui a dit avant de mourir : "Tout est accompli."

La vie de Marie nous dit ce que devrait être la mort. Marie n'a rien refusé à Dieu de son vivant. La mort a donc dû être pour elle le plus jour de sa vie. Saint Pier Giorgio Frassati, dont on fêtera le 7 septembre prochain le premier anniversaire de sa canonisation, disait lui aussi que le jour de sa mort serait le plus beau jour de sa vie. Ce sera le plus beau jour de notre vie si nous l'avons bien préparé. Quelle chance nous avons chers amis de nous préparer à notre mort en ayant une vie bien remplie ! Quelle chance nous avons de dire plusieurs fois par jour :"Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort". Oui, il y a deux moments pour lesquels nous devrions toujours prier: le moment présent et le moment de notre mort. 

Notre fête patronale de cette année, signe selon moi, d'une ère nouvelle pour notre paroisse : 

J'ai terminé mon intervention en disant que selon moi, nous commençons une ère nouvelle pour notre paroisse. Je pense que plusieurs de nos paroissiens vont davantage prendre Marie pour Mère, l'invoquer plus souvent, surtout en priant le chapelet. 

Le fait que notre église n'ait jamais été aussi propre et le fait que nous ayons pu obtenir les subventions nécessaires pour refaire la toiture, sont pour moi des signes matériels d'une réalité spirituelle. Je pense que notre Mère des cieux voit à ce que son église se fasse belle pour les années qui s'en viennent où nous vivrons un renouveau spirituel important dans notre paroisse. 

Quand je suis revenu de mes vacances estivales et que j'ai mis les pieds dans notre église, j'ai été ébloui en voyant le plancher. Jamais je n'avais vu le plancher aussi beau et aussi reluisant, gracieuseté des Chevaliers de Colomb qui sont une bénédiction pour nos deux paroisses. Non seulement un ami frère Chevalier a payé pour défrayer les coûts du matériel nécessaire pour redonner de la beauté au plancher, mais ce sont des frères Chevaliers qui ont aimablement et bénévolement fait les travaux. MERCI À VOUS FRÈRES CHEVALIERS !


Photo du plancher de l'église prise le jour de notre fête patronale

 (1) https://virginfatima.org/sixieme-apparition/


vendredi 14 août 2026

Nakashima : un moment inoubliable

 Nakashima : un moment inoubliable 



Hier soir s'est conclu le tournoi de tennis Omnium Banque Nationale à Montréal. Quelques uns des meilleurs joueurs de tennis au monde ne se sont pas présentés à Montréal et les têtes de série sont tombées tôt durant le tournoi. J'ai quand même regardé des matchs lors des derniers jours et j'ai beaucoup aimé le spectacle. Le jeune Américain Ben Shelton a gagné le trournoi. Il n'a pas perdu une seule manche (un seul set) durant tout le tournoi. 


Ce jeune est vraiment exceptionnel. Cette expérience marquera sûrement le reste de sa carrière. Je pense que les meilleurs joueurs au monde regretteront de ne pas s'être présentés à Montréal car Ben jouera dorénavant avec beaucoup plus de confiance et de détermination. Je vous le dis chers champions, vous regretterez d'avoir permis au jeune Ben Shelton d'avoir fait cette semaine un pas de géant dans sa façon de jouer au tennis. 

Dans les discours d'après match c'est toutefois Brandon Nakashima qui a volé la vedette. À la fin de la vidéo mise au début de ce blogue, il a osé avouer qu'il aime mieux jouer ce tournoi à Montréal plutôt qu'à Toronto. Le tournoi a lieu en alternance dans chacune de ces deux villes canadiennes. Après un léger moment d'étonnement, la foule a réagi frénétiquement à cet aveu et à cette annonce et Ben Shelton n'en est pas revenu et a  plongé son visage dans son sac d'entraînement pour exprimer sa surprise et sa joie devant tant d'audace. J'ai filmé pour vous ces moments au cas où vous ne regarderiez pas au complet la vidéo ci-dessus. Voir ci-dessous