samedi 28 février 2026

Sir Lionel Luckhoo et la Résurrection de Jésus

 Sir Lionel Luckhoo et la Résurrection de Jésus


Depuis déjà quelques semaines, je désire écrire un blogue sur l'homme exceptionnel qu'est Sir Lionel Luckhoo. J'ai fait de longues recherches pour en connaître davantage sur lui et surtout pour savoir s'il était possible de se procurer une copie du livre dont je parlerai dans un instant. 

Voici quelques notes biographiques sur cet homme :  

Sir Lionel Alfred Luckhoo

Sir Lionel Alfred Luckhoo KCMG, CBE, QC est né le 2 mars 1914 à New Amsterdam, en Guyane. Il exerça le droit en cabinet privé pendant la majeure partie des années 1940 à 1985 et devint conseiller de la Reine en 1954. Sa réputation lui valut une entrée dans le Livre Guinness des records en 1990, où il est qualifié d'« avocat le plus performant » au monde. Ce record repose sur l'obtention, en tant qu'avocat de la défense, de 245 acquittements consécutifs dans des affaires de meurtre. Dans quelques cas, ses clients furent reconnus coupables par un jury, mais acquittés en appel. Il exerça également comme avocat en Angleterre et fut plus tard juge à la Cour suprême du Guyana.  (1)

Sir Lionel Luckhoo était de toute évidence un homme très brillant et capable de découvrir toute faille ou toute lacune dans une argumentation. Comme il le dit dans le document audio mis sur YouTube qui se trouve au bas du présent blogue, il était chrétien de nom mais pas vraiment croyant. Il a été dans cet état durant environ 60 ans. Il s'est converti au christianisme à l'âge de 64 ans en allant un peu malgré lui à une réunion organisée par des chrétiens. Un jour quelqu'un lui posé cette question : "M. Luckhoo, est-ce que vous avez déjà mis à profit vos admirables habiletés légales pour analyser les évidences historiques entourant la résurrection de Jésus Christ ?" Sir Luckhoo a répondu : "Non, mais je le ferai". Sur la toile (le web), on nous dit qu'il a fait des recherches durant des années sur la résurrection de Jésus et au terme de ses investigations, il a affirmé:  

"I say unequivocally that the evidence for the resurrection of Jesus Christ is so overwhelming that it compels acceptance by proof which leaves absolutely no room for doubt."

Ma traduction de cette phrase extraordinaire :  

"Je dis de manière non équivoque que l'évidence de la résurrection de Jésus Christ est si accablante qu'elle oblige à être acceptée comme preuve qui ne laisse absolument aucune place au doute".  

On reconnaît dans cette phrase la mentalité d'un avocat. Quand nous mettons sur Google le mot "overwhelming" pour en avoir la traduction française, le mot que l'on voit en premier est le mot "accablant". C'est très intéressant car je n'aurais pas traduit ce mot de cette façon ; j'aurais plutôt utilisé un mot comme "bouleversant" ou "extraordinaire". Mais il est clair dans mon esprit que l'avocat qu'est Sir Luckhoo, a donné à ce mot le sens d'accablant qui est plus adapté au langage juridique. Et lorsqu'il dit que la résurrection de Jésus peut être prouvée sans aucun doute possible, on reconnaît encore là l'avocat de la défense qu'il est et qui sait très bien ce qu'est un "doute raisonnable". 

Cette phrase venant d'un homme aussi exceptionnel que Sir Luckhoo montre l'ignorance de la personne athée la plus fameuse en ce moment sur la planète : M. Richard Dawkins. J'ai regardé sur YouTube quelques débats sur l'origine de l'univers et l'existence de Dieu entre Richard Dawkins et le mathématicien chrétien John Lennox. À chaque fois que Lennox faisait référence à un passage biblique, Dawkins faisait une grimace pour montrer qu'il était incroyable et insensé de faire référence à la Bible dans un tel débat. Pour lui la Bible est un conte de fée qui n'a aucune valeur. La recherche de Sir Luckhoo sur la résurrection de Jésus et la conclusion à laquelle il est arrivé, montre qu'il est ridicule de penser qu'on puisse arriver à une vérité objective uniquement en utilisant une science empirique. L'expertise de Sir Lionel Luckhoo montre qu'on peut très bien arriver à une vérité  objective en utilisant d'autres moyens que ceux de la science moderne. C'est en faisant des recherches historiques sur la résurrection de Jésus que l'avocat le plus célèbre au monde en est arrivé à la conclusion que Jésus est indubitablement ressuscité. Si Jésus est ressuscité, toute la Bible est vraie.  

La phrase ci-dessus, venant d'un tel homme, devrait inciter tout chrétien à chercher les raisons qui ont amené ce célèbre avocat à croire en la résurrection de Jésus Christ. Sur plusieurs sites internet parlant de Sir Luckhoo, on retrouve des arguments en faveur de la résurrection de Jésus. D'après ce qu'on peut lire, certains de ces arguments semblent avoir été formulés par le célèbre avocat mais on ne peut pas en être complètement sûr car on semble mettre ensemble sur un même lien des arguments venant de d'autres auteurs sans nous dire qui a dit quoi. 

Il existe un livre écrit par Sir Luckhoo et qui a pour titre : "Rèponse à la question. Jésus est-il ressuscité des morts ?" Ce livre semble "home made" ("fait à la main") mais j'imagine qu'on doit y trouver les arguments que je cherche. Partout où je m'informe sur ce livre, on me répond qu'il n'est pas disponible. Si un ou une de vous sait où il y a une copie de ce livre, je le prie ou la prie de m'envoyer un courriel à l'adresse suivante: guy.simard3@hotmail.com.  


Un moment important et déterminant dans la vie de Sir Lionel Luckhoo est survenu le 7 novembre 1978, alors qu'il avait 64 ans :  

"Luckhoo a été élevé dans un milieu chrétien de nom. Cependant, à l'âge de 64 ans, il a vécu une profonde conversion religieuse lors d'une réunion à laquelle il a assisté le 7 novembre 1978, organisée par la Full Gospel Business Men's Fellowship International (FGBMFI) ; par la suite, il a participé activement au mouvement évangélique protestant.

Après sa conversion, il fonda Luckhoo Ministries à Fort Worth , au Texas , et devint prédicateur itinérant, partageant sa foi chrétienne en Guyane, en Angleterre, en Australie et aux États-Unis. Il écrivit plusieurs brochures où il présentait des arguments apologétiques chrétiens pour convaincre autrui de la foi en Christ. Parmi ces brochures figuraient des titres tels que « Quel est votre verdict ? » , « La question à laquelle Jésus répond : est-il ressuscité ? » et « Le Coran n'est pas la Parole de Dieu » . Il fut également co-auteur d'un roman à visée apologétique, « Le Témoin silencieux » . Les contributions de Luckhoo à l'apologétique le rattachent à la fois au courant de pensée de l'évidentialisme et à la tradition de l'apologétique juridique. Sa vie spirituelle et ses contributions à l'apologétique ont été abordées dans les écrits de Ross Clifford , Lee Strobel et Josh McDowell." (2) 

Les trois auteurs qui viennent d'être mentionnés ont manifestement pris connaissance des arguments apportés par Sir Luckhoo pour montrer que Jésus est vraiment ressuscité, mais, omme je l'ai dit plus haut, en lisant les arguments de ces auteurs sur la toile, on ne peut pas savoir lesquels des arguments qu'ils proposent, viennent véritablement de Sir Luckhoo. 

Nous avons la chance de pouvoir entendre Sir Lionel Luckhoo nous parler de sa vie et de son expérience spirituelle, grâce à un document audio qui existe sur la toile (le web). Vous trouverez ce témoignage ci-dessous sur YouTube.  

Voici une traduction que je viens de faire d'une partie de ce témoignage que vous pourrez trouver à partir de 17:45 de la vidéo. Au début de la vidéo, le célèbre avocat s'excuse du pauvre son de sa voix car il a le rhume. 

Il commence son témoignage en disant : "Jesus Christ is Lord !" "Jésus-Christ est Seigneur !"

"J'avais tout ce que vous pouvez désirer. La plupart des gens quand ils rencontrent Jésus, ils le trouvent à cause d'une expérience traumatique dans leur vie. Tout coulait doucement pour moi. Et alors j'ai découvert que je n'avais pas la paix. Et si j'avais pu acquérir la paix, j'aurais donné un chèque en blanc. Je ne pouvais pas dormir la nuit parce qu'en dedans de moi j'étais tourmenté. Et je n'étais pas une mauvaise personne. Je ne pouvais seulement pas dormir. Je  n'avais pas la paix, pas la tranquillité et je ne pouvais pas comprendre ce qui m'arrivait. Et j'étais dans cet état quand j'ai reçu une lettre du Full Gospel Business Men's Felloship me demandant si j'irais à leur dîner. J'ai vérifié avec ma secrétaire et je lui ai dit : "Qui sont ces personnages ?"  Elle m'a dit : "Monsieur, je ne sais pas." Et j'ai dit : "Allons, refusons." Nous avons donc décliné l'invitation. Et j'ai tout oublié cela jusqu'à trois heures avant le dîner, en ce 7 novembre 1978. Trois heures avant le dîner, j'ai reçu un appel téléphonique persistant qui disait : "Voulez-vous s'il vous plaît venir au dîne  ce soir ?" J'ai dit : "Si je viens, je veux qu'on me permette de poser des questions." J'ai dit cela parce que j'ai un esprit suspicieux. Vous ne pouvez pas exercer le droit toute votre vie sans avoir un esprit suspicieux. Et la dame au téléphone m'a dit : "Oui, vous pouvez." Je ne connais pas cette jeune femme, je ne sais pas qui elle était, elle n'a pas laissé son nom. 

Alors je suis allé à cet hôtel. Si cela avait été dans une église, je ne serais pas allé. Si cela avait été une rencontre de prière, je ne pense pas que je serais allé. C'était dans un hôtel à 18h. Alors je suis allé et j'ai rencontré plusieurs hommes, dont quelques-uns sont mes frères ici dans la salle, qui avaient la paix de Dieu au-dedans d'eux et cette paix émanait d'eux et était visible sur leurs visages. La paix de Dieu se réflétait sur leurs visages. Et je leur ai demandé pourquoi ils étaient venus et où ils formaient une Église. Ils m'ont dit que non, qu'ils ne faisaient pas partie d'une Église. Mais ils voulaient que les gens qui ne connaissent pas Jésus puissent le rencontrer et l'accepter. J'ai alors dit : "Je sais tout à propos de Jésus. C'est un grand personnage historique."  Ils ont dit : "On peut savoir des choses sur Jésus sans connaître Jésus." Cela m'a frappé ; ils avaient raison. Alors j'ai posé un certain nombre de questions. ...(NDLR : je ne comprends pas les trois mots qu'il prononce ensuite) Imaginez une salle remplie de monde, dans laquelle je suis un des leaders du pays et qu'ils disent : "Est-ce que vous pouvez vous lever debout si vous êters prêts à  accepter Jésus ?Il y a quelque chose qu'on appelle la "pression des pairs", la pression qui vient de vos semblables, et cela m'a d'abord causé du trouble. Mais j'ai vu dans les hommes qui parlaient, quelque chose que je désirais. Ils avaient la paix. Et je me suis levé debout. Et à partir de ce moment, ma vie n'a jamais plus été la même. Je suis revenu à la maison ce soir-là et j'ai fait un post-mortem sur moi-même. J'ai réalisé que j'avais tout : un peu d'éducation, un peu d'argent, un peu de culture, un peu de prestige (honor), mais spirituellement j'étais complètement mort, comme un dodo (3), et j'étais mort parce que je ne connaissais pas la Parole de Dieu. J'ai dit à Dieu cette nuit-là : "Si cela est pour continuer, si je suis pour avoir cette paix, si je suis pour avoir cette tranquillité, cette joie qui émanent de toi, je prends la résolution de te servir.C'était le 7 novembre 1978."  

Immédiatement après Sir Lionel Luckhoo nous dit que s'il ne s'était pas converti au christianisme le 7 novembre 1978, il serait mort quelques jours plus tard, le 18 novembre suivant. Évidemment, tout le monde dans l'assistance se posait cette question : "Comment peut-il dire cela ?" Il est difficile pour moi de comprendre parfaitement sa réponse car je devrais savoir ce qui s'est passé dans son coin de pays ce jour-là. Mais je comprends qu'il avait été invité à rejoindre ce jour-là un homme qu'il n'avait jamais rencontré et qui était un sataniste. L'Esprit Saint a dit à Sir Luckhoo de ne pas se rendre à ce rendez-vous et donc il n'y est pas allé. C'était un piège et s'il y était allé, il serait mort.    

Sir Lionel Luckhoo was twice knighted by Queen Elizabeth, the only person ever to be an Ambassador for two Sovereign Nations, ...
YouTube · NephilimFree · 2 juin 2014





(3) Aperçu généré par IA :

L'expression anglaise "dead as a dodo" signifie que quelque chose est complètement dépassé, obsolète, éteint ou n'existe plus. Elle fait référence à l'oiseau dodo (dronte), disparu au XVIIe siècle, symbole d'une extinction totale. En français, on peut traduire cela par « complètement démodé » ou « passé aux oubliettes ».

 

lundi 23 février 2026

Jésus tenté par le diable

 Jésus tenté par le diable  


La Lettre aux Hébreux dans la Bible, nous dit ceci : "La foi est un moyen de connaître des réalités qu'on ne voit pas" (He 11, 1). Nous devrions remercier Dieu tous les jours pour le don de la foi qu'il nous a si gracieusement donnée.   

Le premier dimanche du Carême que nous avons vécu hier, nous met face au combat que chaque être humain est appelé à vivre sur cette terre. Si quelqu'un ne sait pas que sa vie est un combat, il ne sait presque rien de ce qu'est la vie sur cette terre. Tous les jours du Carême notre mère l'Église nous invite à commencer notre journée par cette invitation : "Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu" (Invitatoire de la Prière du temps présent au premier office de la journée). 

Si quelqu'un ne connaît pas qui est son adversaire numéro un, il est condamné à une douloureuse défaite. Un général qui va en guerre sans connaître la puissance extraordinaire de son adversaire, se dirige irrémédiablement vers un cuisant échec. Or Dieu nous dit, du premier livre de la Bible (La Genèse), jusqu'au dernier livre de la Parole de Dieu  (L'Apocalypse), que l'adversaire numéro un de l'être humain est le diable, terme qui vient du mot grec "diabolos" et qui signifie "celui qui divise". Nous sommes habitués à voir le diable représenté avec des cornes et une fourche. Ces images sont désormais imprégnées dans notre imaginaire collectif. Mais il est clair dans la Parole de Dieu que lorsque le diable nous tente, il est loin de se présenter à nous sous une forme répugnante. Au contraire, s'il exerce sur nous un aussi grand pouvoir de séduction, c'est parce qu'il se présente comme celui qui nous veut le plus grand bien. Il est important d'associer les mots "diable" et "Satan" à leur sens étymologique. Nous avons vu que le mot "diabolos" signifie celui qui divise. Satan, étymologiquement veut dire : l'adversaire, l'ennemi. 

Jésus dans les évangiles, lorsqu'il parle du diable, emploie en particulier les mots suivants : "Satan, le prince de ce monde et le père du mensonge"

Jésus nous dit que le diable est menteur dès l'origine et qu'il est le père du mensonge. Aux pharisiens qui complotaient sa mort, Jésus a dit

"Vous, vous êtes du diable, c’est lui votre père, et vous cherchez à réaliser les convoitises de votre père. Depuis le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il le tire de lui-même, parce qu’il est menteur et père du mensonge." (Évangile selon saint Jean, chapitre 8, verset 44)

La première lecture de la messe du premier dimanche du Carême nous a présenté le récit du premier péché tel qu'on le retrouve dans les toutes premières pages de la Bible, dans le livre de la Genèse, au chapitre 3. Ce récit est un de mes textes préférés de la Bible. Je vous invite à aller relire ce texte dans votre Bible. La Bible et notre Mère l'Église nous disent que Dieu a créé l'homme et la femme dans un état de justice originelle. Ils étaient en parfaite harmonie avec Dieu et avec la nature. Le mal ne pouvait donc pas venir d'eux. Il a absolument fallu que le mal vienne de l'extérieur. Et c'est ce qui est arrivé. C'est le tentateur, le diable qui, par ses mensonges, a tendu un piège à l'homme et la femme des origines. Dans le texte de Genèse 3, le tentateur a fait deux très gros mensonges et le premier couple est tombé dans le piège. L'hommme et la femme ont préféré écouter cette voix trompeuse plutôt que la vérité qui sortait de la bouche de Dieu et ils se sont ainsi coupés de l'amitié de Dieu. Mais aussitôt, Dieu a promis un Rédempteur (Livre de la Genèse, chapitre 3, verset 15) . 

Dans la deuxième lecture de la messe, saint Paul nous a dit que depuis le premier péché, tout être humain entre dans un monde pécheur et sous l'emprise du premier péché : L'ét

Frères,nous savons que par un seul homme,
le péché est entré dans le monde,
et que par le péché est venue la mort ;
et ainsi, la mort est passée en tous les hommes,
étant donné que tous ont péché." (Lettre de saint Paul aux Romains, chapitre 4, verset 12)

L'état d'Adam et Ève après le péché est l'état dans lequel tout être humain  naît. Nous héritons de génération en génération d'une  nature pécheresse. La phrase de saint Paul peut sembler surprenante mais c'est un fait que tous les êtres humains depuis Adam et Ève, ont péché. Pourquoi ? Parce que nous avons hérité d'une nature pécheresse. Le baptême enlève le péché originel (le péché des origines) mais nous serons désormais faibles jusqu'à notre mort et souvent plus portés à faire le mal que le bien. Imaginez ceci : le diable a réussi à faire tomber un couple qui était créé dans la justice originelle et qui n'avait en lui aucune connivence avec le mal. Imaginons maintenant ce qu'il peut faire avec nous qui naissons contaminés par le péché. Seuls, nous serions vraiment à la merci du diable. Mais si nous vivons unis et collés à Jésus, le roi de l'univers, le démon n'a aucune chance de nous faire tomber et de nous vaincre. "Au diable le père du mensonge.

Jésus a aussi dit du diable qu'il est le "prince de ce monde" (Évangile selon saint Jean, chapitre 14, verset 30) . C'est un titre très fort. Si je n'étais pas croyant, je devrais trembler en entendant ce titre que Jésus donne au diable. Jésus est le Roi du monde et même le Roi de l'univers, mais le Diable est le prince de ce monde, celui qui, à première vue, semble le plus régner sur notre monde et attirer les gens dans ses filets. Dans l'évangile que nous avons entendu hier, ce titre prend tout son sens. On voit que le démon est très conscient du pouvoir qu'il exerce sur l'humanité. Nous avons entendu hier les tentations que Jésus a vécues au désert immédiatement après son baptême. À peine baptisé, l'Esprit conduit Jésus au désert pour qu'il soit tenté par le diable et ainsi nous donner l'exemple de celui qui sait lutter pour être fidèle à Dieu. 

L'évangile commençait ainsi : "En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le diable" (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 1). Plus clair que ça, tu meurs (comme on dit chez nous). La Bible nous rapporte trois tentations de Jésus dans le désert. Voici la troisième :  

"Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne
et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
    Il lui dit :
« Tout cela, je te le donnerai,
si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
    Alors, Jésus lui dit :
« Arrière, Satan !
car il est écrit :
C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,
à lui seul tu rendras un culte.
 »
(Mt 4, 8-10)

Voilà ce que je veux dire lorsque je dis que le diable est conscient de son pouvoir. Mais il n'a pas réussi à faire tomber Jésus. Et il ne réussira pas à nous faire tomber si nous restons unis et attachés à Jésus. 

En terminant, je veux citer deux autres textes bibliques qui nous parlent du diable.  

1- Le Notre Père : la prière que Jésus nous a enseignée se termine par les demandes suivantes : "Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal" (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, verset 13). Il est bon de noter que le mot Mal ici commence par une lettre majuscule. Le Catéchisme de l'Église catholique, aux numéros 2850 et 2851, nous dit comment interpréter la dernière demande du Notre Père :    

VII. Mais délivre-nous du Mal

2850 La dernière demande à notre Père est aussi portée dans la prière de Jésus : " Je ne te prie pas de les retirer du monde mais de les garder du Mauvais " (Jn 17, 15)...

2851 Dans cette demande, le Mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’oppose à Dieu. Le " diable " (dia-bolos) est celui qui " se jette en travers " du Dessein de Dieu et de son " œuvre de salut " accomplie dans le Christ. (1)

2- Un texte de  saint Paul : 

"Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. (Lettre de saint Paul aux Éphésiens, chapitre 6, versets 11 et 12)

Pour connaître en quoi consiste cet équipement de combat donné par Dieu, allez lire le chapitre 6 de la Lettre aux Éphésiens, aux versets 14 à 17. 

Grâce reçue hier : 

À la messe dominicale d'hier un bébé a été baptisé. Comme je l'ai dit et expliqué dans un de mes plus récents blogues, nous célébrons désormais des baptêmes uniquement lors de nos messes dominicales (2). Nous ne célébrons plus de baptême les dimanches après-midi uniquement pour la famille et les amis de l'enfant qui est baptisé. Pour connaître les raisons de cette nouvelle pratique allez consulter le blogue mentionné à la note 2.  

J'ai fait une confession publique hier durant l'homélie. J'ai dit aux personnes présentes qu'en matinée, à la maison, j'ai demandé pardon à Dieu d'avoir eu honte publiquement de la foi chrétienne qu'il m'a si gracieusement donnée. Je ne l'ai pas dit dans ces mots-là mais c'était le sens de mes propos. 

J'ai demandé aux gens s'ils connaissaient l'expression "respect humain". Peu de gens ont répondu par l'affirmative. Quand j'étais jeune, on parlait du respect humain. J'ai écrit deux blogues sur ce thème (3). Le respect humain est, entre autres choses, la honte que nous éprouvons à dire la vérité. 

Plusieurs personnes ont honte de dire qu'elles croient en Dieu. Nombreux aussi sont ceux et celles qui ont honte de dire qu'ils croient au diable. Je crois en Dieu, mais je crois au diable. Il est bon parfois de distinguer "croire en" et "croire à". Je crois en Dieu veut dire que je lui fais confiance. Je crois au diable veut dire que je crois en son existence mais que j'espère ne jamais lui faire confiance.

J'ai dit devant tout le monde hier qu'il m'arrive encore, après plus de 42 ans comme prêtre, d'avoir honte de ma foi à un moment précis de la célébration du baptême. Juste avant le baptême comme tel, il y a la triple renonciation au mal et la triple profession de foi. Voici comment s'exprime la triple renonciation au mal : le prêtre demande aux parents de l'enfant ainsi qu'au parrain et à la marraine :  

Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, rejetez-vous le péché ?

Je le rejette.

Pour échapper à l’emprise du péché, rejetez-vous ce qui conduit au mal ?

Je le rejette

Pour suivre Jésus le Christ, rejetez-vous Satan qui est l’auteur du péché ?

Je le rejette

J'ai avoué aux gens que je baissais le volume lorsque je posais la troisième question à cause du mot "Satan". Je craignais qu'on me trouve un peu nigaud de croire au diable. 

J'ai avoué que le fait d'éprouver un tel "respect humain" pour un prêtre qui a dans le corps 42 ans de sacerdoce, ce n'est vraiment pas fort ni édifiant. 

Par contre, hier, le mot que j'ai prononcé le plus fort lors du triple renoncement au mal, est le mot "Satan". J'espère que Dieu m'a guéri en ce premier dimanche du Carême. Ce baptême du 22 février 2026 est donc très important pour moi.  




vendredi 20 février 2026

Formation donnée par Talitha Lemoine, missionnaire laïque

         Formation donnée par Talitha Lemoine, missionnaire laïque 

Talitha Lemoine  

Madame Talitha Lemoine est une missionnaire laïque qui oeuvre en milieu universitaire. Elle fait partie du mouvement catholique appelé "Catholic Christian Outreach" (CCO).

Elle donnera par Zoom un atelier gratuit d'une durée de six semaines (six mardis de 18h30 à 20h) pour faire connaître l'approche de CCO en évangélisation. 

Vous trouverez des informations sur cet atelier en cliquant sur les mots suivants:  Accompagnement intentionnel - CCO

Voici quelques unes des informations que vous y trouverez : 
  • Un parcours pour former des disciples missionnaires
    Nous proposons une structure pour soutenir l’accompagnement intentionnel dans votre paroisse, qui ne repose pas que sur le curé. Comment appuyer le curé dans sa mission en s'assurant de former des accompagnateurs de leaders.

Offert le mardi de 18h30-20h heure de l'Està partir du 3 mars. Notez les dates suivantes:
3, 10, 17, 24 mars
7, 14 avril 

Quelle est la durée de chaque session?
90 minutes.

À qui s’adresse cet atelier?
Aux disciples missionnaires — qu’ils soient responsables diocésains ou en paroisse, prêtres, diacres, séminaristes, responsables de mouvements ou laïcs qui désirent être formés pour la mission. Il est possible de s’inscrire en équipe ou individuellement.

Comment puis-je participer?
Après votre inscription, vous recevrez un lien Zoom ainsi que des feuilles de travail une semaine avant le début de l’atelier.

 
Pour connaître un peu madame Talitha Lemoine, voici, ci-dessous, deux vidéos :

La première vidéo m'a beaucoup impressionnée. Madame Lemoine répond aux questions de la journaliste avec beaucoup de simplicité, d'honnêteté et de paix. À la fin de la vidéo, nous avons l'impression de connaître assez bien madame Lemoine car elle nous partage les grandes lignes de son cheminement de vie chrétienne. L'attitude de la journaliste de Radio-Canada m'a aussi beaucoup émerveillé. La bienveillance de cette journaliste envers une croyante catholique m'a agréablement surpris et il est clair qu'elle a été touchée par le témoignage de Talitha puisqu'elle a terminé l'interview en lui disant : "Talitha Lemoine, vous avez l'air d'une personne très épanouie et sereine, à l'image de ce que vous voulez représenter. ... Merci beaucoup d'être passée nous voir, c'est un vrai plaisir de vous rencontrer." 

Après avoir reçu l'appel divin pour la première fois à l'âge de 12 ans, Talitha Lemoine mène pleinement une vie religieuse différente de l'imaginaire ..

Pour connaître un peu mieux en quoi consiste le CCO, je vous invite à  regarder les onze premières minutes de la vidéo ci-dessous alors que M. Francis Denis, journaliste pour KTO TV, interview madame Lemoine. 

Cette semaine à Église en Sortie, on parle du mouvement missionnaire CCO/Mission Campus avec la missionnaire laïque Talitha Lemoine.