samedi 20 juillet 2024

Les Phryges, mascottes des JO et JP 2024

Phryges : mascottes des JO et JP 2024 

   Jeux Olympiques       Jeux Paralympiques

Les Phryges sont les mascottes officielles des Jeux olympiques et paralympiques qui doivent se tenir en  à Paris, en France.

Il s'agit de bonnets phrygiens, symbole de la Révolution et de la République française, dépeints de manière anthropomorphe. Elles sont deux, l'une représentant les Jeux olympiques et l'autre, équipée d'une lame de course, représentant les Jeux paralympiques. (1)

Le bonnet phrygien tire son origine de la Grèce antique : 

" Les bonnets Phrygiens, des chapeaux mous en forme de cône et dont le haut pend vers le devant, tire son origine de la Phrygie (qui fait maintenant partie de la Turquie). Dans la Rome antique, les esclaves affranchis portaient des chapeaux ayant une forme similaire, qu'on appelait "pileus" pour indiquer leur liberté. En Europe, on a plus tard assumé que le pileus et le bonnet Phrygien étaient une unique et même chose." (2)

                                    Pileus                                            Pileus

Ce bonnet est aussi devenu un symbole de liberté en Amérique latine, aux États-Unis durant la guerre de Sécession (The Civil War, 1861-1865 ) et même au Québec lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1839. 

Le bonnet phrygien est un couvre-chef (ou coiffure), souvent de teinte rouge, pouvant porter ou non une cocarde bleu-blanc-rouge.

Il est l'un des symboles de la République française et l'un des attributs de Marianne, mais également de nombreux pays d'Amérique latine. On le considère traditionnellement comme étant un bonnet d'origine antique anatolienne, plus précisément de Phrygie, d'où son nom.

Le bonnet phrygien tire sa symbolique de liberté de sa ressemblance avec le pileus1 (chapeau en latin) qui coiffait les esclaves affranchis de l'Empire romain, représentant leur libération. Aux États-Unis, il est un symbole de liberté pendant la guerre d'indépendance

Ce bonnet est repris en France au début de l'été 1790 comme symbole de la liberté et du civisme, d'où son nom de « bonnet de la liberté ». Le bonnet phrygien devient symbole de la Révolution française et de l'automne 1793 à juillet 1794 (période de la Terreur) ; il est porté dans beaucoup de collectivités administratives du pays. Depuis la Révolution, le bonnet phrygien coiffe Marianne, la figure allégorique de la République française. Il est aussi porté par les Patriotes de la rébellion de 1837-1839 — héros du nationalisme québécois — et figure sur plusieurs drapeaux et armoiries des pays d'Amérique latine. (3)

 
Bonnet de la Révolution française


Les Patriotes au Québec

Patriote

Les Phryges sont donc des symboles de liberté. Je trouve l'idée assez bonne pourvu qu'on ne se fasse pas une fausse idée de la liberté mais qu'on la considère pour ce qu'elle est réellement.  

Capsules vidéo pour cours d'Arts appliqués et de culture artistique. Dans cette vidéo : les coulisses de la création des "PHRYGES", ...
YouTube · [DESIGN] & ARTS APPLIQUÉS avec M. STOKOWIEC · 28 janv. 2024


(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Phryges

(2)https://ageofrevolution.org/200-object/phrygian-cap/#:~:text=Red%20Phrygian%20or%20'liberty,allegiance%20to%20the%20republican%20cause.

(3)https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonnet_phrygien


Imperfection

Imperfection

Il est regrettable que la caméra de mon téléphone Samsung ne soit pas assez perfectionnée pour capter hier soir la couleur rouge de la lune. À chaque année, durant mes vacances, c'est le même désappointement. Comme vous le constater par les lueurs que la lune projette sur le lac, on devrait pourvoir voir une magnifique lune rouge. 

Il en est de même avec la caméra de mon iPad qui date de quelques années. 

Mais je suppose que la technologie pourra un jour améliorer cela. Rien n'est parfait en ce bas monde. 

mercredi 17 juillet 2024

Mgr André Dupuy sur la joie

 Mgr André Dupuy sur la joie

Mgr André Dupuy, évêque de Lourdes

Une amie m'a envoyé le bel enseignement de Mgr André Dupuy, évêque de Lourdes, sur la JOIE. Je la remercie. Si mon blogue a pour titre "Dieu ma joie", c'est en raison de l'importance que j'accorde à la joie dans la vie des chrétiens.  

Mgr Dupuy "Mets ta joie dans le Seigneur..." Session de la communauté des Béatitudes depuis Lourdes. 3.3K views · Streamed 2 days ago ...more ...

J'ai particulièrement aimé ces paroles de Mgr Dupuy : 

"Nous avons peur du silence parce que nous avons peur de Dieu. La peur de Dieu est la pire de toutes les peurs parce que Dieu ne cherche nullement à faire peur. Dieu ne veut que bénir, Dieu ne veut que sauver. La peur de Dieu, c'est la peur d'Adam et d'Ève au jardin d'Éden, floués par le serpent qui brosse du Créateur une image déformée, celle d'un Dieu jaloux de son pouvoir. La peur de Dieu est la pire de toutes les peurs parce qu'elle fait obstacle au Dieu toujours prêt à pardonner. Mes chers amis, c'est une grave erreur de ne concevoir qu'un Dieu rétributeur, qui récompense les bons et punit les mauvais. Un Dieu qui aurait l'oeil fixé sur le barème faute - punition, péché - châtiment. C'est une erreur grave parce qu'un tel Dieu ne peut être désiré ni désirable. La peur de Dieu est la pire de toutes les peurs parce qu'elle renvoie aux oubliettes l'immense Miséricorde du Père. La peur de Dieu est la pire de toutes les peurs parce qu'elle ferme la porte à la joie."

Puisque la joie est à l'origine de mon blogue, vous ne serez pas surpris d'apprendre qu'un des premiers blogues que j'ai écrits porte sur ce thème. Voici le blogue paru le 5 septembre 2011 :

5 sept. 2011 — La première chose qui m'a frappé en lisant la l'exhortation apostolique de Paul VI, c'est que ce bon pape nous a écrit une lettre sur la joie ...

En passant, n'hésitez pas à vous promener sur mon blogue en utilisant les archives qui sont à votre droite sur le blogue. Vous cliquez sur une année et ensuite sur un mois et vous avez devant vous tous les titres des blogues parus durant ce mois. 


"Le fou déclare : "Pas de Dieu"

 "Le fou déclare : "Pas de Dieu"

(Psaume 13, verset 1)

"Dans son coeur, le fou déclare : "Pas de Dieu."  (Psaume 13, verset 1)

Un journaliste québécois affirmait un jour dans sa chronique qu'une phrase du roman "La peste" d'Albert Camus exprime très bien sa pensée : "Dieu est une hypothèse dont je n'ai pas besoin." Ainsi justifiait-il son athéisme. 

La Parole de Dieu à la messe d'aujourd'hui montre qu''il est insensé pour l'être humain de se croire le maître de son destin et de penser que tout dépend de lui dans la conduite de sa vie. Autrement dit, Dieu, dans sa Parole d'aujourd'hui, comdamne la suffisance, la présomption et l'orgueil de la personnne qui pense agir de ses propres forces sans l'aide d'un être supérieur.  

17 JUILLET 2024

 mercredi, 15ème Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire


PREMIÈRE LECTURE

  (Is 10, 5-7.13-16)

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 10, 5-7.13-16)

Ainsi parle le Seigneur :
    Malheureux ! Assour, l’instrument de ma colère,
le bâton de mon courroux.
    Je l’envoie contre une nation impie,
je lui donne mission contre un peuple qui excite ma fureur,
pour le mettre au pillage et emporter le butin,
pour le piétiner comme la boue des chemins.
    Mais Assour ne l’entend pas ainsi,
ce n’est pas du tout ce qu’il pense :
ce qu’il veut, c’est détruire,
exterminer quantité de nations.
    Car le roi d’Assour a dit :
« C’est par la vigueur de ma main que j’ai agi,
et par ma sagesse, car j’ai l’intelligence.
J’ai déplacé les frontières des peuples,
j’ai pillé leurs réserves ;
fort entre les forts, j’ai détrôné des puissants.
    J’ai mis la main sur les richesses des peuples,
comme sur un nid.
Comme on ramasse des œufs abandonnés,
j’ai ramassé toute la terre,
et il n’y a pas eu un battement d’aile,
pas un bec ouvert,
pas un cri. »
    Mais le ciseau se glorifie-t-il
aux dépens de celui qui s’en sert pour tailler ?
La scie va-t-elle s’enfler d’orgueil
aux dépens de celui qui la tient ?
Comme si le bâton faisait mouvoir la main qui le brandit,
comme si c’était le bois qui brandissait l’homme !
    C’est pourquoi le Seigneur Dieu de l’univers
fera dépérir les soldats bien nourris du roi d’Assour,
et au lieu de sa gloire s’allumera un brasier,
le brasier d’un incendie.

            – Parole du Seigneur.

Et saint Paul nous dit, au début de sa Lettre aux Romains :

 "Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, font obstacle à la vérité. En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu le leur a montré clairement. Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n’ont donc pas d’excuse, puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles représentant l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles. Voilà pourquoi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. 

C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement. Et comme ils n’ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une façon de penser dépourvue de jugement. Ils font ce qui est inconvenant ; ils sont remplis de toutes sortes d’injustice, de perversité, de soif de posséder, de méchanceté, ne respirant que jalousie, meurtre, rivalité, ruse, dépravation ; ils sont détracteurs, médisants, ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal, révoltés contre leurs parents ; ils sont sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans pitié. Ils savent bien que, d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font." (Romains 1, 18-32)

Et le livre des Actes des Apôtres nous dit au chapitre 17, versets 27 et 28

27 Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.

28 Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance. (Ac 17, 27-28)


dimanche 14 juillet 2024

Cardinal Vanhoye, maître spirituel

 Cardinal Vanhoye, maître spirituel 

Cardinal Albert Vanhoye 1923 - 2021

Le cardinal Albert Vanhoye, que j'ai connu lors de mes années passées à Rome, est un véritable maître spirituel. Il n'était pas cardinal à l'époque où j'étais dans la ville éternelle. Il est un spécialiste de la Bible. Voici, ci-dessous quelques informations sur sa vie, glanées sur le site Aletéia :    

"Les jésuites ont annoncé ce jeudi 29 juillet le décès du plus âgé des cardinaux, le Français Albert Vanhoye à l' âge de 98 ans. Il étNé en 1923 à Hazebrouck, près de Lille, le Français entre dans la Compagnie de Jésus le 11 septembre 1941, en pleine guerre. Son arrivée au noviciat se révèle tout particulièrement marquante puisqu’il traverse la France entière à pieds pour rejoindre un séminaire situé dans les Landes, franchissant clandestinement la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre.

Après des études de lettres classiques en France, puis de philosophie et de théologie à Enghien (Belgique), il est ordonné prêtre le 25 juillet 1954. Envoyé à Rome en 1956, il obtient un doctorat en Écriture Sainte à l’Institut Biblique Pontifical. Après un bref passage en France, il revient à Rome pour enseigner.

De retour à l’Institut biblique pontifical, il y sera doyen de faculté de 1969 à 1975, puis recteur de 1984 à 1990. Ce spécialiste de l’exégèse de la Lettre aux Hébreux dirigera pas moins de 28 thèses de doctorat sur ce thème ainsi que sur différents thèmes de la théologie paulinienne...

Alors à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Ratzinger ne cesse de faire appel à lui dès qu’un texte pontifical mentionne l’Écriture.

En 2006, il est créé cardinal par le pape Benoît XVI à l’âge de 83 ans. Le pape allemand lui remet ce titre "en considération des services [qu’il a] rendus à l’Église avec une fidélité exemplaire et un dévouement admirable". Aux yeux du 265e pape, le Français est l’un des plus grands exégètes qu’il ait connu." (1)

Je suis en train de lire le magnifique livre publié en 2008 et intitulé : Pietro e Paulo Esercizi spirituali biblici (Pierre et Paul Exercices spirituels bibliques) (2). Ce "livre" en réalité n'est pas un livre mais une retraite d'Exercices spirituels que le Père Vanhoye, sj, a prêchée à divers groupes. Des gens ayant suivi cette retraite, l'ont enregistrée et à l'aide des enregistrements, ont mis par écrit tous les enseignements. Le cardinal Vanhoye a été très reconnaissant envers ces personnes. Quel travail. en effet ! Le "livre" n'a malheureusement jamais été traduit. Il est pourant une mine d'or aux points de vue bibliques et théologiques. 

J'ai déjà écrit un blogue sur certaines pages de ce livre le mois dernier à l'occasion de la solennité des saints Pierre et Paul. Mes yeux ce jour-là se sont posés providentiellement sur un livre que j'ai acheté alors que j'étais à Rome et qui était dans ma bibliothèque. J'ai sorti ce livre de la bibliothèque et j'ai commencé à le lire (3). Depuis ce temps, je le lis à chaque matin au déjeuner et je le savoure. Je traduirai pour vous quelques pages de ce livre dans les semaines à venir car il s'agit d'une véritable petite mine d'or. 

Pourquoi aimer notre Père des cieux ?

Cette question que je viens de poser, peut sembler un peu étrange. Le cardinal Vanhoye ne se pose pas cette question dans le livre mais ce qu'il nous enseigne nous aide à répondre à cette question. Une telle question peut sembler étrange mais elle n'est pas sans raison. Nous aimons tous, je pense, notre Père du ciel. Mais il est aussi vrai que nous avons souvent tendance à aimer davantage Jésus qui nous est plus proche et plus familier grâce à son humanité. Jésus a dit : "Qui m'a vu, a vu le Père" (Jn 14, 9). Nous savons cela mais le fait demeure que nous avons plus de difficulté, normalement, à aimer le Père qu'à aimer Jésus son fils. 

Le livre du Père Vanhoye (j'emploie le mot Père parce qu'au moment de la parution du livre, il n'était pas cardinal) m'a donné une raison supplémentaire d'aimer notre Père des cieux. Ce livre m'a appris une vérité que je ne connaissais pas jusqu'à maintenant. 

Voici ce que dit le Père Vanhoye au début du chapitre 3 du livre, chapitre intitulé : La vocation de saint Paul :

"Dans l'histoire des débuts de l'Église, la vocation de saint Paul est un événement de première importance. En même temps que l'aspect de vocation, cet événement présente aussi l'aspect de la conversion. L'aspect de vocation est premier, parce qu'il exprime plus directement l'intervention divine: Dieu a "appelé" Paul. La parole "conversion" au contraire exprime une action de la personne humaine qui se tourne vers Dieu." (p. 31)

Le Père Vanhoye nous dit que "Dieu a "appelé" Paul". Cela je l'ai toujours su. Mais quelle Personne divine a appelé Paul ? Avant de lire ce livre, j'aurais répondu que c'est Jésus notre Seigneur qui a appelé Paul sur le chemin de Damas. Or le livre me révèle que c'est toujours Dieu le Père qui "appelle". Cela est nouveau pour moi et me fait aimer encore davantage notre Père des cieux. 

Le Père Vanhoye donne de belles et grandes preuves de cela dans le livre. Il nous dit que lorsqu'on lit les récits de l'appel de Paul dans les Actes des apôtres écrits par saint Luc, nous pouvons avoir l'impression que c'est Jésus qui a appelé Paul. Mais Paul lui-même ne dit jamais cela. 

"Le Dieu de nos pères est à l'origine de la vocation de Paul. Saint Paul prend toujours cette perspective, soit pour parler de sa propre vocation, soit pour parler de la vocation de d'autres personnes; "vocation", nous le savons bien, signifie "appel" (vocare, en latin veut dire "appeler") ; l'action d'appeler est toujours référée à Dieu dans les lettres de Paul, excepté dans un seul texte, où il signifie "inviter quelqu'un à dîner" (1 Co 10, 27). À l'exception de ce cas unique, quand Paul utilise le verbe "appeler", le sujet est toujours Dieu lui-même. À propos du Christ, Paul dit parfois qu'il lui a donné une mission mais il ne dit jamais que le Christ lui a donné sa vocation. Paul parle de sa vocation dans la Lettre aux Galates au chapitre 1, versets 15 et suivants, en disant: " Quand celui qui m'a mis à part dès le sein de ma mère et m'a appelé. au moyen de sa grâce, s'est plu à révéler son Fils en moi afin que je l'annonce au milieu des nations, aussitôt, sans consulter...". Il est clair dans ce texte que l'expression "Celui qui m'a appelé" désigne Dieu le Père, puisqu'il dit après qu'il "révéla son Fils"." (pp. 39-40) 

Je profite de cette citation pour montrer à quel point les personnes qui ont fait des études bibliques et qui, par conséquent ont appris le grec et l'hébreu, ont un net avantage sur nous les pauvres profanes en ce qui concerne la connaissance de la Bible. Dans le livre, le Père Vanhoye insiste pour dire que les Bibles dans la plupart des cas ne traduisent pas bien un petit mot dans le passage de la Lettre aux Galates que nous venons de citer :

"En parlant de la révélation du Fils, Paul utilise une construction grammaticale inattendue: il ne dit pas "Dieu s'est complu de me révéler son Fils, comme il serait naturel de dire, mais il dit "révéler en moi son Fils". Souvent les traducteurs trouvent que cette expression ne va pas bien. et par conséquent ils la reportent à l'expression plus spontanée qui est "me révéler". Mais cela n'est pas exact... Nous devons respecter le texte et chercher à approfondir ce que veut dire Paul quand il dit "révéler en moi". L'expression signifie une action intérieure. L'action divine de révélation est intérieure, même si l'événement a également un aspect extérieur; la vocation en effet, ne doit pas se concevoir comme une mesure administrative de la part de Dieu, comme si Dieu se contentait d'assigner une fonction à telle ou telle personne, mais c'est une grâce personnelle intime, laquelle rend ensuite possible une mission tournée vers d'autres personnes. La mission en effet, doit être un témoignage, ce n'est pas seulement la transmission d'une chose extérieure, mais bien plutôt un témoignage qui surgit d'une expérience personnelle profonde. Il y a une grande différence entre la communication extérieure d'un fait qui s'est produit et l'annonce apostolique de la foi chrétienne." (pp. 45-46) 

Ce que le Père Vanhoye dit de la vocation de Paul, est vrai aussi de toute vocation chrétienne. Dieu notre Père a appelé chaque baptisé à vivre une relation extraordinaire et filiale avec Dieu. Quelle grâce nous avons reçue de la part de notre Père des cieux en recevant le baptême ! Saint Paul dit: "Nous le savons bien, frères aimés de Dieu, que vous avez été élus par lui" (1 Th 1, 4).

On comprend très bien l'estime et l'admiration que le pape Benoît XVI avait pour le cardinal Alberte Vanhoye. 

Provided to YouTube by Les Éditions PontBriand Dieu nous appelle · Robert Lebel Je t'ai cherché longtemps ℗ 2006 Les Éditions Pontbriand ...
YouTube · Robert Lebel - Topic · 20 mars 2021

Dieu nous appelle (Robert Lebel) 

Pareil au vent que l'on ne voit jamais 
Et qui pourtant fait chanter nos forêts 
Le Dieu vivant se laisse découvrir 
Et nous pressentir l'Éternité 

Dieu nous appelle 
Dieu nous attend 
Allons à sa rencontre 
C'est lui le Dieu vivant!

Et c'est en vain 
Qu'on veut le remplacer 
Par des chemins 
D'étranges libertés 
Qui n'offrent rien 
Que des semblants d'amour 
Dont on revient toujours 
Le cœur blessé.

Et c'est en vain 
Qu'on cherche le bonheur 
Dans tous ces biens 
Qui laissent un vide au cœur, 
Car notre faim 
Ne trouve pas en eux 
Le pain qui rend heureux 
Il vient d'ailleurs.



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