samedi 13 juillet 2019

Jim Caviezel et la Vierge Marie

Jim Caviezel et la Vierge Marie
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Jim Caviezel aime beaucoup la Vierge Marie. Il s’est d’ailleurs consacré totalement à Marie, à la manière de saint Louis-Marie Grignon de Montfort.

Dans la vidéo mise au bas du présent blogue, Caviezel raconte quelques unes des expériences où Marie a été très présente dans sa vie.

J’ai particulièrement aimé l’anecdote qu’il raconte à propos du premier metteur en scène (ou réalisateur) qui lui a donné un rôle au cinéma: Terrence Malik. Voici comment Caviezel raconte ce fait :

" En 1997, j’ai auditionné pour un rôle que tout gros nom à Hollywood voulait: un rôle dans le prochain film de Terrence Malik « The Thin Red Line ». Les chances étaient contre moi mais au moins j’ai pu avoir une rencontre avec Malik. Je me suis rendu à sa maison à Berverly Hills, pour ma rencontre à 6h p.m. mais j’étais incapable de quitter mon automobile. J’étais en proie à des doutes personnels et j’ai pris la décision de tout laisser tomber. Je ne voulais pas passer ma vie à dériver en me demandant si je pourrais jouer de façon régulière comme acteur. Il était 6h p.m. et j’étais encore dans l’auto. Je crois dans mon cœur que les dix minutes qui ont suivi ont changé ma vie pour toujours. Dans mon esprit, j’étais un gars de Mount Vernon Washington et je voulais être un joueur de basketball. Alors voulez-vous bien me dire qu’est-ce que je faisais à la porte de la maison de Terrence Malik? J’étais émotionnellement mêlé, défait et enragé. Alors j’ai commencé à prier le chapelet. À 6h05 pm, je suis encore dans le milieu du quatrième mystère glorieux. Six mois auparavant mon « manager » qui est un peu comme un mystique catholique, me disait que je devrais prier le chapelet quotidiennement. Mon épouse Kerri m’a appris comment le prier. En suivant ses ordres, j’ai emprunté le chapelet de sa grand-mère, qui était pour nous un précieux et ancien héritage.

J’ai commencé à faire courir les grains du chapelet entre mes doigts et à prier sans vraiment connaître les mystères du chapelet. Je suis déjà cinq minutes en retard pour cette rencontre majeure avec le réalisateur le plus recherché d’Hollywood, et je n’ai pas fini la dizaine. Je décide alors de me hâter: « Je te salue Marie pleine de grâce    Je te salue Marie pleine de grâce. ». Quand j’ai finalement fini de prier le « Hail Holy Queen » («Salut ô Reine » ou « Salve Regina »), il est 6h10 p.m. Je saute en dehors de l’auto et je me précipite à la maison. Soudain je réalise que j’ai les grains de chapelets dans mes mains. Je savais que si je les mettais dans ma poche, je jouerais avec eux devant le réalisateur. J’ai alors fait demi-tour et je me suis rendu à la hâte vers l’auto pour me défaire de ces grains. J’ai ouvert la porte et j’ai fait un geste dans le but de laisser tomber le chapelet, et au même moment j’ai senti dans mon cœur que je devais apporter ce chapelet avec moi. Alors, dans la courbe en face de la maison de Terrence Malik, j’ai décidé d’apporter le chapelet avec moi et je me suis rendu à la porte d’entrée. 

Une petite servante a répondu à la porte et à son cou elle portait une médaille miraculeuse. Je lui ai dit: « Ah, vous êtes catholique ? ». Elle m'a répondu: « Non, je suis une épiscopalienne; entrez ! » Alors cette servante me fait entrer et me montre la maison. C’était une très belle hacienda espagnole. Et alors qu’on admirait le plafond, et que la dame était en train de parler, j’ai éprouvé une autre fois une sensation dans ma poitrine mais cette fois plus forte que jamais et sans y penser, j'ai fouillé dans ma poche pour y trouver mon chapelet; j'ai interrompu la femme et je lui ai dit: « Ceci est pour vous madame. » Elle était bouleversée et elle m'a dit : « Pourquoi faites-vous cela? » Des larmes réchauffaient maintenant ses yeux et je lui ai répondu: « Je ne sais pas. » Elle me dit : « Ô mon Dieu, la dame qui m’a donné cette médaille miraculeuse de la Vierge Marie, m’a aussi donné un chapelet qu’elle a reçu de Mère Teresa mais je l’ai perdu. Ce matin j’ai prié pour que Dieu m’en envoie un autre et alors vous arrivez. » Cette femme était maintenant toute en pleurs; j'étais aussi sur le choc et un chapelet était entre nous deux. Arrive alors le réalisateur Terrence Malik. Il commença à parler en disant: « Chérie qu’est-ce qui ne va pas? ». J’ai alors réalisé que cette dame n’était pas une servante, mais que c’était madame Terrence Malik, l’épouse du réalisateur et je me suis dit : « Oh boy, tu es mieux de retourner prendre l’avion pour Mount Vernon, mon cher. »

Quand je suis revenu à la maison, j’ai dit à mon épouse: « J’ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. » La bonne nouvelle est qu’il est possible que je jouer dans « The Thin Red Line »; la mauvaise nouvelle est que je n’ai plus le chapelet de ta grand-maman. Je crois que l’intercession de Notre-Dame m’a obtenu le premier rôle majeur de ma carrière dans « The Thin Red Line », un film qui a reçu sept nominations aux Academy Awards, incluant la nomination pour le meilleur film." (Tiré de la vidéo ci-dessous). 

C'est vraiment le genre d'intervention que la Vierge Marie sait faire. Jim Caviezel a dit plus d'une fois qu'il est convaincu que Dieu de toute éternité avait un projet pour lui, une vocation pour lui: la vocation d'acteur. Et cet acteur, en suivant sa vocation, a fait beaucoup de bien pour le Royaume des cieux; spécialement en jouant le rôle du Christ dans " La Passion du Christ " de Mel Gibson. 

Or tout cela est dû à l'intercession de la Vierge Marie qui, en 1987, a donné à Jim Caviezel la force et le courage d'entrer chez Terrence Malik, malgré les peurs et le manque de confiance qui habitaient l'acteur. Oui la prière à Marie est puissante; oui le chapelet est très puissant.

Pour comprendre à quel point il est extraordinaire et presque miraculeux que Caviezel ait décroché un rôle dans le film de Malik intitulé « The Thin Red Line », il suffit de savoir que des acteurs connus ont essayé d’obtenir un rôle dans ce film et n’ont pas réussi :

En 1998, la star (NDLR: il s'agit ici de Brad Pitt), comme DiCaprio, Johnny Depp et tant d'autres, avait mendié un rôle dans La ligne rouge. (NDLR: "The Thin Red Line") Frustré d'avoir été écarté, il aura attendu dix ans sa revanche, décidant de produire ce cinéaste ingérable avec qui Sean Penn, las de ne rien comprendre à ce qu'il jouait, s'est disputé sur le tournage de The Tree of Life : au final, son personnage n'apparaît plus que quelques minutes. Il y a quelques mois, en grand secret, Malick réalisait à Paris - au Luxembourg, rue Condé, - une partie de son prochain film : "Il n'y avait pas de script. Je ne sais pas ce qu'il tournait", résume son producteur délégué en France, Michel Ferry. En attendant, le voilà sacré roi de Cannes. Logique. En arabe, Malick signifie "le roi". (1)  



26 mai 2011 - "The Tree of Life" vient de recevoir la palme d'or en l'absence de son réalisateur, le plus secret des cinéastes.

21 juin 2019 - Téléversé par franciscanfriars
Jim Caviezel gives another riveting Catholic Speech, proving that ... Mary's role as the opposition of Satan ...




mercredi 10 juillet 2019

" Guy, m'aimes-tu ? " (Jésus)

“ Guy, m’aimes-tu ? ”  (Jésus) 
J’ai déjà écrit un blogue qui porte ce titre (voir: "Guy, m'aimes-tu?" (Jésus)). Je considère que la question que Jésus a posée à Pierre au lendemain de la Résurrection, est la plus belle, la plus bouleversante, la plus dérangeante et la plus douce qui soit. Oui, cette question a tous ces adjectifs qui peuvent nous paraître contradictoires: 

Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. (Jn 21, 15-17)

Il est difficile de répondre sincèrement à cette question. D’une part, nous avons conscience d’aimer Jésus et d’autre part, à cause de nos péchés, nous voyons bien que nous ne l’aimons pas assez.

Mais Jésus, dans sa Miséricorde infinie, nous donne à certains moments de nos vies des signes qui nous montrent que nous l’aimons. J’ai reçu un de ces signes le 9 juin dernier lorsque mes paroissiens ont organisé une messe festive et un délicieux repas pour souligner les douze années que j’ai vécues comme curé de la paroisse et pour souligner mon départ comme pasteur.

Vers la fin de la messe, mon frère Luc qui est mon aîné et qui est prêtre diocésain à Québec, a tenu à me rendre hommage. J’ai mis cet hommage sur mon blogue (voir: Hommage de mon frère Luc pour ma fête ). Mon frère se doutait bien qu’il allait me faire pleurer. Et il l’a fait; mais à un moment qui m’a vraiment pris par surprise. Je goûtais ses paroles jusqu’au moment où, vers la fin de son hommage, il a dit ceci :

Je vous fais ici une confidence. Une des souffrances de Guy – peut-être la plus douloureuse – est de voir combien notre monde, particulièrement votre métropole, se désintéressent de son Seigneur, de son Amour, de son salut. Il souffre de voir qu’on fait souffrir l’Amour. « Celui qui a tant aimé le monde. »  

Quand mon frère a parlé ce cette souffrance qui m’habite, je me suis mis à sangloter sans pouvoir m’arrêter. J’ai été très surpris d'une telle réaction de ma part aux propos de mon frère. J’ai interprété ces pleurs comme étant un signe que Jésus me donnait pour me montrer que dans le fond, malgré mes incohérences et mes infidélités, j’aime mon doux Seigneur et Sauveur. Je remercie le Seigneur de cet autre signe de sa BONTÉ envers moi.

La photo ci-dessous a été prise quelques instants après que Luc m’ait rendu hommage. J’étais encore ému et j’avais encore les yeux rouges, rougis par mes pleurs. Ma main crispée et posée sur mon genou droit témoigne de l'émotion qui m'habitait encore au terme de la messe. Je remercie madame Danielle Benoît d'avoir su capter ce moment précieux de ma vie. Sur le magnifique DVD que madame Benoît a concocté et qui m'a été donné en souvenir, on peut voir très clairement mes yeux rougis par les pleurs, les douces pleurs.  




dimanche 7 juillet 2019

Jésus nous envoie en mission

Jésus nous envoie en mission
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L’évangile d’aujourd’hui est une fois de plus EXTRAORDINAIRE (évangile du 14ème dimanche du Temps Ordinaire, année C). Jésus envoie 72 disciples en mission et leur donne des consignes.

Référence dans les évangiles : Luc chapitre 10, versets 1 à 20.

Je commenterai quatre expressions que l’on retrouve dans cet évangile.

1- « En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. » (Lc 10, 1)  

Il est intéressant que ce soit seulement saint Luc qui nous rapporte l’envoi en mission des 72 disciples. L’évangéliste Luc est vraiment à mes yeux l’évangéliste des laïcs. On sait que c’est lui qui met le plus en valeur les femmes. Or les femmes sont, au Québec tout au moins, les disciples du Christ les plus nombreux. J’ai regardé mes assemblées aujourd’hui à la messe; chaque assemblée comptait environ 72 personnes. C’était un peu comme si, moi tenant la place de Jésus, je décidais d’envoyer toutes les personnes qui étaient devant moi en mission. Cela est très révélateur. Nous sommes tous envoyés en mission; certains comme prêtres, d’autres comme laïcs, d’autres comme religieux, etc.

L’évangile d’aujourd’hui nous met devant la nécessité d’évangéliser puisque nous sommes les disciples du Seigneur.  

2- « Il les envoya deux par deux ».

Cela aussi est très important. Une fois de plus l’évangile nous montre clairement que la religion chrétienne n’est pas une affaire privée, mais bel et bien une réalité communautaire. Les gens qui ne croient pas en Dieu peuvent bien penser ce qu'ils veulent, par example que nous devrions vivre notre religion en privé, entre les quatre murs de nos maisons, ils ne peuvent cependant pas changer le fait que le chrétien est essentiellement une personne communautaire. Jésus, dans le Notre Père, ne nous a pas enseigné à prier au « je », mais au « nous ». « Notre Père, donne-nous, pardonne-nous, etc ». Et puisque l’évangile d’aujourd’hui a pour but de nous envoyer en mission, il est impératif de savoir qu’on ne doit jamais évangéliser seul. J’ai mis du temps à apprendre cela, à comprendre cela. Cela fait douze ans que je suis curé de paroisse et j’ai mis en pratique cette vérité il y a seulement un an environ. Par exemple, lorsque des parents demandent de faire baptiser leurs enfants, ils devaient, jusqu’à maintenant, vivre un processus en quatre étapes. Je me suis occupé seul durant plus de dix années de la deuxième étape qui consiste à tâter le pouls sur leurs connaissances religieuses et à leur expliquer en quoi consiste essentiellement la foi chrétienne. J'animais cette rencontre seul , jusqu’à ce qu’un confrère de ma communauté me demande : « Pourquoi fais-tu cela tout seul ? Fais cela avec quelqu’un d’autre. » Depuis un an environ, je vis cette rencontre accompagnée de madame Christiane Gagnon qui est mon bras droit en paroisse. Et cela fait toute la différence du monde. Christiane est maman et grand-maman. Quand elle parle, les jeunes couples sont très attentifs et très impressionnés. Donc, nous ne devrions jamais évangéliser seuls. Évangélisons et allons en mission au moins avec une autre personne.

Certains commentateurs nous disent que Jésus a demandé à ses disciples de partir en mission deux par deux pour nous faire comprendre le rôle essentiel de la charité pour la mission. Si je ne suis pas capable de vivre la charité fraternelle, je ne devrais même pas essayer d’évangéliser. Si je n’aime pas mon prochain, comme pourrais-je annoncer au monde la BONNE NOUVELLE de l’Amour de Dieu telle que l'évangéliste saint Jean l'a merveilleusement exprimée: « Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique. » (Jn 3, 16)

3- « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. »

Voilà qui est très étonnant de la part d’un Maître. On ne peut pas imaginer un chef d’armée ou un dirigeant d’entreprise qui enverrait ses ouailles à l’abattoir. Or c’est un peu ce que Jésus fait. Mais la raison pour cela est très simple. Puisque la seule chose que Jésus nous demande, c’est de témoigner de l’Amour de Dieu, ce en quoi consiste essentiellement l'évangélisation, une fois que nous aurons fait cela, notre travail sera accompli. Nous n’avons pas à avoir à l’esprit d’autre attente. Si j’annonce Jésus, ma mission est accomplie, mon travail est terminé. Le loup pourra me manger, qu’importe; j’aurai accompli et achevé ma mission. Et je pourrai dire : « MISSION ACCOMPLIE ». 

Jésus veut aussi que nous réalisions profondément que nous ne sommes jamais seuls contre nos adversaires. Il est le Berger invisible de nos vies, dans nos vies. Avec Lui, nous ne devons rien craindre. Je suis de plus en plus persuadé que si quelqu’un croit fermement que le Dieu de l’univers habite en lui, il n’aura jamais peur; il n’aura peur de rien ni de personne. Telle est ma conviction: « Courage, j’ai vaincu le monde » a dit Jésus (Jn 16, 33).

4- « Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. Jésus leur dit :  … Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

La première mission des disciples a été fructueuse. Tant mieux. Ils avaient raison d’être joyeux. Mais ils savaient sûrement que si les esprits leur étaient soumis, ce n’était pas dû à eux et à leur puissance. Le danger qui guette les évangélisateurs lorsqu’ils connaissent du succès, c’est d’en venir à se glorifier eux-mêmes et à recherche leur propre gloire.

Je suis en train de lire un magnifique enseignement du Père Raniero Cantalamessa. Il s’agit d’un enseignement qu’il a donné aux 5000 prêtres réunis à Rome en 1990 pour vivre une retraite sacerdotale dont le thème était le suivant : « APPELÉS À ÉVANGÉLISER ». Voici quelques extraits tirés de cet enseignement :

« Après la prière, un moyen très important pour permettre à l’Esprit Saint d’opérer à travers notre prédication et, en général, à travers tout notre ministère sacerdotal, c’est la droiture d’intention. L’intention pour Dieu, c’est pratiquement tout. … Une action a pour Dieu la valeur de l’intention avec laquelle elle a été faite. L’Esprit Saint ne peut pas agir dans notre évangélisation si le mobile n’en est pas pur. Il ne peut se faire complice du mensonge. Il ne peut pas venir mettre en valeur notre vanité.

… Il est écrit que les constructeurs de la tour de Babel se disposèrent à l’entreprise en disant : « Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! » (Gn 11, 4). Avez-vous entendu ce qu’ils disent? « Faisons-nous un nom ! » et non pas:  « Faisons un nom à Dieu ! »   

… Jésus disait : « Je ne cherche pas ma gloire ! » (Jn 8, 50). Il faut faire nôtres ces paroles et nous les répéter. Elles ont un pouvoir presque sacramentel de réaliser ce qu’elles signifient. Que cela soit notre programme secret. Je vous propose même de proclamer tous ensemble ces paroles de Jésus, comme une sorte de cri de bataille. À mon signal, que chacun dise tout fort dans sa propre langue: « Je ne cherche pas ma gloire ! » Encore une fois : « Je ne cherche pas ma gloire ! » Voilà un cri à faire trembler les portes des enfers. Cinq ou six mille prêtres qui ne cherchent pas leur propre gloire suffiraient à convertir non seulement la terre, mai encore les autres planètes s’il y en avait besoin. » (1)

Car ce que le démon déteste par-dessus tout, c'est l'HUMILITÉ.

Que la Vierge Marie, l'humble servante du Seigneur, intercède pour nous.  Amen !



(1) Appelés à évangéliser, Pneumathèque Société des Œuvres Communautaires, 1992, pp. 223-227)





jeudi 4 juillet 2019

Vive Pierre Giorgio Frassati !

  Vive Pierre Giorgio Frassati !
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Aujourd'hui, en ce 4 juillet 2019, nous avons toutes les raisons de nous réjouir. Nous sommes en droit de croire que le 4 juillet 1925, le jeune Pier Giorgio Frassati, âgé de 24 ans, entrait au ciel, après avoir donné l'exemple extraordinaire d'une vie chrétienne accomplie. 

Voici le mot que j'ai reçu aujourd'hui de mon amie Annie Gilbert, très grande amie de Pier Giorgio: 

Cher Guy,  

La neuvaine que je viens de composer en l'honneur de Pier Giorgio a été un peu exigeante. J'ai consacré de nombreuses heures à la recherche et à la rédaction des neuf articles. Mais cette neuvaine est maintenant terminée (1)

Hier, j'ai eu de belles surprises. Tu connais le livret de prière mensuel, européen, "Magnificat" ? Ce mois de juillet, Pier Giorgio est à l'honneur! Tout le mois durant, des paroles de Pier Giorgio sont citées presqu'à tous les jours dans la chronique intitulée: " À l'écoute d'un saint ". Je me suis procuré le livret. Ce sera une belle joie de cheminer avec lui chaque jour! 

Aussi, la présentation que j'ai donnée lundi, a été formidable.  Une trentaine de personnes de tous âges, attentives et fascinées pour toute l'heure de présentation de mon montage Power Point, commenté. Et nous avons terminé la rencontdre par l'écoute joyeuse du chant " Toujours plus haut " de notre cher ami Richard Vidal (2)Quel bonheur! 

Et as-tu vu que dans le Valais, en Suisse, des jeunes ont monté une pièce de théâtre sur Pier Giorgio!
https://www.cath.ch/newsf/pier-giorgio-frassati-sa-vie-mise-en-scene-par-des-jeunes-valaisans/
Enfin, ce 4 juillet, j'ai congé.  Je vais me rendre en pèlerinage à pieds, à Notre Dame du Cap, où je passerai une partie de la journée. 

Bonne fête de Pier Giorgio! Amitié frassatienne!

Annie

Le culte des saints: 

Nous, les catholiques, nous encourageons le culte des saints. Nos frères et soeurs protestants ont bien de la misère avec ça. Ils trouvent que cela détournent l'attention que l'on doit à Jésus Christ, seul SAUVEUR et MÉDIATEUR. C'est malheureux que nos frères et soeurs protestants se privent d'une telle source d'évangélisation. Je dis souvent aux gens qui ne connaissent presque pas Jésus et qui ont bien de la difficulté à croire qu'il soit DIEU, de lire l'évangile et de lire au moins une fois dans leur vie, la biographie d'un saint et d'une sainte. Je leur dis qu'ils auront moins de difficulté après cela à croire que Jésus est Dieu, en voyant les choses extraordinaires que le saint ou la sainte a accomplies. Ils verront alors d'évidence que cela ne peut pas être purement humain. 

Avez-vous déjà entendu parler de madame Marthe Robin, cette femme extraordinaire qui a vécu 50 ans en ne se nourrissant chaque jour que du PAIN DE VIE, que de l'EUCHARISTIE, car sa condition physique ne lui permettait pas de manger ou d'avaler quelque chose d'autre? Chers amis, comment expliquez-vous cela???

Pierre Giorgio n'est pas encore saint, mais il le sera sûrement un jour. Il y a neuf jours, je vous invitais sur ce blogue à offrir votre neuvaine à Dieu en l'honneur de Pier Giorgio, afin que ce jeune BIENHEUREUX, béatifié par saint Jean-Paul II, soit canonisé (déclaré saint) le plus tôt possible. Je suis sûr que notre prière a été exaucée. 

Je nous souhaite une MERVEILLEUSE JOURNÉE, REMPLIE DE JOIE, D'AMOUR ET DE RECONNAISSANCE ENVERS DIEU qui a donné à son Église un jeune aussi amoureux de Jésus et aussi joyeux. 


Hier était le dernier jour de la neuvaine composée par Annie dans le but de montrer que Pier Giorgio a vécu les neuf fruits de l'Esprit Saint que Saint Paul a énumérés dans sa Lettre aux Galates « Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Galates 5, 22-23) 

Comme vous voyez, la " maîtrise de soi " est le neuvième fruit de l'Esprit Saint que mentionne l'apôtre Paul. J'aime beaucoup, personnellement ce fruit de l'Esprit. Il a un lien direct avec la vertu de chasteté que doit vivre tout chrétien, tout baptisé. La chasteté n'est pas le virginité. La chasteté est la vertu qui nous permet d'user de notre corps, temple de Dieu, comme Dieu le veut. Voici donc un magnifique exemple de la belle neuvaine qu'a composée mon amie Annie. Et c'est ainsi que s'est conclue sa neuvaine hier:  


Auteur : Annie Gilbert


La maîtrise de soi


Photo prise à Pollone, le 9 juin 2016  
Cette photo, pour le moins surprenante, je l’ai prise à Pollone, le 9 juin 2016. Elle nous donne l’impression que Pier Giorgio escalade le mont Mucrone en ce moment même! Ce cliché peut nous rappeler la réelle proximité spirituelle des bienheureux et des saints avec qui nous tissons des liens d’amitié.
Sur cette affiche, Pier Giorgio, agrippé au rocher, lors de sa dernière escalade, le 7 juin 1925, nous donne un exemple éloquent de la maîtrise de soi dont il faisait preuve. Son désir de franchir des sommets, toujours plus hautsverso l’alto, avec une si grande force physique, exigeait de la détermination, de l’entraînement et, par conséquent, des renoncements. Son amour de la montagne reflétait sa volonté de se surpasser, de se maîtriser, écrivait sa soeur Luciana. (1)
Le saint pape Jean-Paul II a nommé Pier Giorgio patron des sportifs. Quelle bonne idée! Avec tous les efforts que peut nécessiter la pratique de certains sports, le Bienheureux est une réelle inspiration pour les athlètes!
Comme autre exemple de maîtrise de soi, avant de se rendre en montagnes, Pier Giorgio tenait à assister à la messe. Demeurant à jeun, comme l’indiquait la règle, il communiait avant d’entreprendre ses excursions. Il lui est même arrivé de faire son escalade à jeun afin de pouvoir communier plus tard dans la journée. (2)
Aussi, lorsqu’il séjournait à Pollone, tôt le matin, il franchissait, à pieds, les 6 km de montée qui séparent la maison Amétis du sanctuaire Oropa, récitant son Rosaire en chemin, pour assister à la messe et communier(3) Ce jeûne, auquel il était fidèle, exigeait une bonne maîtrise de lui puisqu’il aimait bien manger! (4)
Même si la montagne représentait un immense attrait pour Pier Giorgio, en certaines occasions, il était capable de renoncer aux joies qu’elle lui procurait afin notamment, de poursuivre ses études ou de respecter ses engagements comme le fait d'apporter la communion aux pauvres (5)
Pier Giorgio nous donne l’exemple d’un être unifié ayant une vie énergique. Nous ne devons pas vivoter mais vivre, disait-il. (6) Cette maîtrise se manifestait au quotidien dans ses relations humaines, par son attitude cordiale, son humilité et sa discrétion.
Quel était son secret pour en arriver à cet équilibre entre ses engagements, la pratique de ses sports, les activités amicales, ses études et sa fidélité à sa foi? C’est que Dieu était son pôle d’attraction. Par toi-même, tu ne feras rien mais si tu prends Dieu pour centre de toutes tes actions, alors tu arriveras au but, écrivait-il à un ami, le 15 janvier 1925. (7)
La maîtrise de soi dans notre agir et nos paroles, quel beau fruit de l’Esprit à cultiver. Avec ce magnifique chant de la communauté de l’Emmanuel, demandons à l’Esprit-Saint de nous inspirer à porter du fruit en abondance dans un monde qui en a tant besoin: Esprit de lumière, Esprit créateur
  1. FRASSATI, Luciana, Les jours de sa vie, p.29
  2. CLAUDE, Robert, Pier Giorgio Frassati, jeune témoin pour aujourd’hui, p. 97
  3. MARMOITON, Victor, Pier Giorgio Frassati, p. 65
  4. FRASSATI, Luciana, Les jours de sa vie, p. 14
  5. Ibid, p.174
  6. Ibid, p. 216
  7. FRASSATI, Pier Giorgio, Lettres, 1951, p. 200


Ajouts faits le 6 juillet 2019: Voici un autre message en provenance d' Annie: 

Bonjour joyeux!

Voici une trouvaille publiée par la newsletter de l'association de Pier Giorgio turinoise.
Un spectacle de 54 minutes, en français, sur Pier Giorgio, qui a été présenté à Martigny, en Suisse et qui est disponible sur Youtube. 


Une attention particulière au beau chant de la mère de Pier Giorgio à 6 min 50.
À 18 min Pier Giorgio se fait réveiller par le jardinier!
Des scènes sont tournées à Pollone même!

Bonne écoute!

Annie


(1) Cette neuvaine composée par Annie est MAGNIFIQUE. pour la voir et la vivre, allez sur le site web mis en ligne par Annie: http://piergiorgio.ca/author/anniegilbert/ 

Toujours plus haut Paroles et musique: Richard Vidal, Québec Regarder le diaporama Retour à la page d'accueil... 

mardi 2 juillet 2019

Copernic en pastorale

Copernic en pastorale
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Planétarium de Montréal: 
Sur la photo de gauche, la statue de Copernic se trouve au-dessus de l'arrangement floral, à droite 

Je ne sais pas comment se passe la pastorale dans votre diocèse et dans votre paroisse. Je ne puis parler vraiment que du diocèse dans lequel j’œuvre depuis vingt ans : le diocèse de Montréal.

La pastorale la plus importante ou du moins qui occupe le plus de temps et d’énergie dans notre paroisse et probablement dans toutes les paroisses de notre diocèse, est la pastorale dirigée vers les enfants auxquels on offre ce qu’on appelle ici des « parcours de foi ». Le but recherché par les parcours est de faire vivre aux enfants une expérience de Jésus. Le but est de permettre aux enfants de rencontrer Jésus, de faire l’expérience de sa Personne et de son AMOUR. Voilà le but.

Dans de nombreuses paroisses, on incite les parents à participer aux catéchèses dans l’espérance que les parents aussi soient touchés par la Parole de Dieu et fassent une expérience de Jésus Christ Sauveur du monde et Sauveur de chaque personne. Mais les parents sont susceptibles d’être touchés par ricochet, si je puis m’exprimer ainsi, bien maladroitement. Car les parcours sont faits pour des enfants et non pour des adultes.

LA RÉVOLUTION COPERNICIENNE DÉSIRÉE

Copernic est l’homme de science qui a révolutionné la cosmologie. Jusqu’à la venue de cet homme sur la terre au XVIème siècle, tout le monde pensait que le soleil tournait autour de la terre. Copernic a prouvé le contraire; il a prouvé que c’est la terre qui tourne autour du soleil et que la terre n’est pas le centre du monde. Ce fut évidemment une énorme révolution.

Mon confrère Gérald Lajeunesse (qui me succédera comme curé à la paroisse dans deux mois) et moi suggérons de vivre un projet pilote qui pourrait en quelque sorte être considéré comme une petite révolution.

Jusqu’à maintenant, la pastorale gravitait autour des enfants. Nous suggérons qu’elle gravite maintenant autour des adultes et qu’elle influence par ricochet les enfants. Ce qui ne veut pas dire que la catéchèse ne serait adressée qu’aux parents. Il y aurait aussi une catéchèse adressée aux enfants. Mais les personnes principalement visées par l’annonce de Jésus Christ seraient les parents. On ne parlerait pas dans un premier temps de « catéchèse » car la catéchèse dans l’initiation chrétienne vient en second. On parlerait de l’annonce kérygmatique: l’annonce de la Personne de Jésus qui est Dieu qui s’incarne en ce monde, vit, meurt et ressuscite pour nous sauver et nous conduire au Père.

Gérald et moi avons tous les deux une vingtaine d’années d’expérience en paroisse. Nous voyons les grands efforts que nos catéchètes et nos RSE (Répondants ou Répondantes au Service à l’Enfance, ministère qui n’existe semble-t-il que dans le diocèse de Montréal) ont déployés depuis des dizaines d’années et nous constatons que le message évangélique ne passe pas vraiment. Il y a du beau qui se vit et du très beau, mais cela s’évanouit avec le temps et ne laisse pratiquement plus de trace. Allez faire un tour dans les églises à partir de la fin du mois de juin et dites-moi combien vous voyez d’enfants québécois de souche et de jeunes parents québécois de souche. Les seuls enfants et les seuls parents que je vois dans mon église de ce temps-ci, viennent d’Haïti ou d’Afrique. Je les ai d’ailleurs félicités et remerciés lors de ma dernière homélie en paroisse (dimanche dernier le 30 juin  dernier). Je leur ai dit que je craignais que les Québécois de souche les contaminent. Et je disais souhaiter que ce soit eux qui influenceraient notre peuple et ramèneraient nos compatriotes à la foi chrétienne. (1)

Remarques :

Depuis le début de la chrétienté, ce sont les adultes qui se sont convertis au Christ et qui ont amenés leurs enfants dans le sillon de la foi chrétienne. La prédication de la Parole de Dieu a toujours été d’abord adressée aux adultes.

Quand j’étais enfant, les premiers qui m’ont parlé de Dieu, ce sont mes parents. Ils ne m’ont pas seulement parlé de Dieu, ils me l’ont montré par leurs gestes et leurs actions. Ils m’ont prouvé que Dieu était important pour eux et je les ai suivis bien volontiers à la messe dominicale.

On souhaite beaucoup de nos jours que les enfants ramènent les parents à la foi chrétienne. C’est un bien pieux souhait, mais cela n’arrive que rarement et presque, je pense, par miracle.

Un enfant qui vit en garde partagée, peut bien vivre un parcours de foi. Mais si les parents ne s’intéressent pas à l’expérience chrétienne que vit leur enfant, la semence de vie divine ne grandira pas. Si un seul des deux parents s’intéresse aux choses de la foi et que l’autre parent est indifférent ou même hostile aux choses de Dieu, l’enfant ne pourra qu’en vivre l’influence et les conséquences. Et la semence pourra difficilement grandir.

Les premiers chrétiens étaient « ASSIDUS À L’ENSEIGNEMENT DES APÔTRES, À LA COMMUNION FRATERNELLE ET À LA FRACTION DU PAIN » (Actes des Apôtres, chapitre 2, verset 42). Notons ici qu’il s’agit des PREMIERS CHRÉTIENS; donc de gens qui ne connaissaient pas beaucoup leur religion puisque c’était les « premiers chrétiens ». On nous dit qu’ils étaient ASSIDUS À L’ENSEIGNEMENT. Que veut dire « être assidus » ? Est-ce que ça veut dire huit rencontres avant Noël et 8 rencontres après Noël ? On sait très bien que dans le terminologie néotestamentaire, l’expression « fraction du pain » désigne l’Eucharistie, spécialement l’eucharistie dominicale. Les premiers chrétiens étaient ASSIDUS À LA FRACTION DU PAIN Est-ce que cela veut dire participer à trois messes avant Noël et trois messes après Noël ????  

Quant à la « COMMUNION FRATERNELLE », le troisième élément caractéristique de la vie des premiers chrétiens, elle ne peut exister qu’entre personnes qui se connaissent, qui se parlent, et qui passent du temps ensemble. Combien de temps ceux et celles qui veulent devenir chrétiens passent-ils dans la communauté chrétienne?

« Les gens n’ont pas le temps ». Voilà l’argument massue qu’on nous présente toujours pour limiter les exigences de la vie évangélique. Je regrette, mais les gens ont souvent du temps pour ce qui les intéresse. Cela, je le vois à tous les jours. À commencer par les programmes à la télé et en poursuivant jusque dans les sports. Ce qui manque, c’est la PERLE RARE, JÉSUS CHRIST, que les gens n’ont pas encore rencontré et qui une fois qu’on l’a rencontré, nous rend heureux et prêts à tout laisser pour le suivre :

« Et laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 11)

« Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il possède, et il achète la perle. » (Mt 13, 45-46)

C’est cette perle rare que nous voulons absolument que les gens de notre époque rencontrent. Et pour cela il faut y mettre du TEMPS et de l’ASSIDUITÉ. Et je dirais surtout aujourd’hui, comme il en était pour les premiers chrétiens.


(1) Voir ou entendre la fin de la vidéo ci-dessous.