mercredi 23 juin 2021

Elisey Mysin

 Elisey Mysin 

 
Mozart Concerto No 3 in D major K 40 Piano Елисей Мысин Young pianist ... When Elisey Mysin sits down at ...
28 mars 2019 · Téléversé par Young Talents - Great Geniuses


lundi 21 juin 2021

Saint Cyprien et le "NOTRE PÈRE" (2)

  Saint Cyprien et le "NOTRE PÈRE" (2) 

Note: Ce blogue est la suite du blogue précédent. Je ne reproduis pas les commentaires de saint Cyprien sur chacune des demandes du Notre Père, mais seulement sur certaines d'entre elles.   

COMMENTAIRE DE SAINT CYPRIEN SUR LA PRIÈRE DU SEIGNEUR


« Que ta volonté soit faite »

Nous ajoutons ensuite : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; non pas pour que Dieu fasse ce qu'il veut, mais pour que nous puissions faire ce que Dieu veut. Qui donc peut empêcher Dieu de faire ce qu'il veut ? Mais parce que le diable empêche nos pensées et nos actes d'obéir à Dieu en tout, nous prions et demandons que la volonté de Dieu se fasse en nous. Or, pour qu'elle se fasse en nous, nous avons besoin de sa volonté, c'est-à-dire de son assistance et de sa protection. Personne en effet ne peut compter sur ses propres forces, mais la bonté et la miséricorde de Dieu sont notre appui. Jusqu'au Seigneur, qui a montré la faiblesse humaine qu'il portait, lorsqu'il a dit : Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Et il donnait l'exemple à ses disciples, pour qu'ils fassent non leur volonté, mais celle de Dieu, lorsqu'il ajoutait : Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. ~

La volonté de Dieu, c'est ce que le Christ a fait et enseigné : l'humilité dans la conduite, la fermeté dans la foi, la retenue dans les paroles, la justice dans les actions, la miséricorde dans les œuvres, la rectitude dans les mœurs ; être incapable de faire du mal, mais pouvoir le tolérer quand on en est victime, garder la paix avec les frères, chérir le Seigneur de tout son cœur, aimer en lui le Père, et craindre Dieu, ne préférer absolument rien au Christ, car lui-même n'a rien préféré à nous ; s'attacher inébranlablement à son amour ; se tenir à sa croix avec force et confiance ; quand il faut lutter pour son nom et son honneur, montrer de la constance dans notre confession de foi, montrer, sous la torture, cette confiance qui soutient notre combat et, dans la mort, cette persévérance qui nous obtient la couronne : c'est cela, vouloir être héritier avec le Christ ; c'est cela, obéir au précepte de Dieu ; c'est cela, accomplir la volonté du Père.


« Pardonne-nous nos offenses »

Ensuite, nous prions Dieu à cause de nos péchés, en disant : Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Après avoir demandé le soutien de la nourriture, on demande le pardon de la faute. ~ Comme c'est nécessaire, comme c'est sage et salutaire de nous rappeler que nous sommes pécheurs ! En effet, nous sommes tenus de demander à Dieu son indulgence, ce qui nous oblige à rentrer dans notre conscience. Aucun de nous ne doit se complaire en soi-même, comme s'il était innocent, ni se perdre encore davantage par un tel orgueil ; on lui apprend qu'il pèche chaque jour en lui ordonnant de prier chaque jour pour ses péchés.

C'est l'avertissement que saint Jean donne dans sa lettre : Si nous disons que nous n'avons pas de péché nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. Mais si nous reconnaissons nos péchés, le Seigneur, qui est fidèle et juste, nous remettra nos péchés. Ce texte réunit deux choses : Que nous devons donc demander pardon pour nos péchés, et que nous pouvons compter sur le pardon lorsque nous le demandons. C'est pourquoi il dit que Dieu est fidèle, puisqu'il tient sa promesse de remettre les péchés. Lui qui nous a enseigné à prier pour être délivrés de nos dettes et de nos péchés, il a promis que le Père ferait miséricorde et que le pardon s'ensuivrait.

« Pardonne-nous comme nous pardonnons »

À l'ordre de prier pour obtenir le pardon de nos péchés, le Seigneur a ajouté une loi qui nous impose un engagement précis : nous demandons que nos dettes soient remises, selon que nous-mêmes remettons à nos débiteurs, Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : C'est la mesure dont vous vous servez qui servira de mesure pour vous. Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, ne voulut pas à son tour remettre celle de son compagnon de service, est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète avec la plus grande sévérité : Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est au cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est au cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. Tu n'auras aucune excuse le jour du jugement, car tu seras jugé selon ta sentence, et ce que tu auras fait à autrui, tu le subiras toi-même.

Saint Cyprien et le "NOTRE PÈRE"

 Saint Cyprien et le "NOTRE PÈRE" 

Je ne sais pas si vous êtes au courant du fait que les prêtres, depuis qu'ils ont reçu le premier degré du sacerdoce, qu'on appelle le diaconat, ont promis à l'évêque qui les a ordonnés, de prier tous les jours la "prière de l'Église", appelée aussi le "bréviaire" ou la "prière du temps présent". Cette prière consiste en cinq offices répartis au cours de la journée, pour sanctifier la journée dans son ensemble. Les cinq offices sont: 

1- L'office des lectures: que la plupart des prêtres prient le matin, tôt. Personnellement, je prie cet office le soir, le soir du jour même; ce qui n'est pas très orthodoxe. Toutefois, nous sommes libres de prier cet office à n'importe quel moment de la journée.

2- Les laudes: le matin. Les laudes sont souvent appelées "la prière du matin". 

3- L'office du milieu du jour: Viennent ensuite les offices du milieu du jour: 

Tierce. à neuf heures ; Sexte, à midi et None à 15h. 

Les prêtres qui sont dans la vie active disent normalement un de ces trois offices. Je prie normalement None. Les moines et moniales prient normalement les trois offices. 

4- Les vêpres: Les vêpres sont aussi appelés "la prière du soir". Avant le souper. 

5- Les complies: Avant le coucher. 

L'office des lectures consiste en deux lectures: une lecture tirée de la Parole de Dieu et une autre lecture tirée des écrits des saints ou des saintes.

Durant toute la semaine dernière, grâce au bréviaire, nous avons été invités à méditer le très beau commentaire de Saint Cyprien sur le Notre Père. Nous avions ce commentaire comme deuxième lecture de l'office des lectures. La semaine dernière et cette semaine, aux messes de la semaine, nous contemplons et nous méditons le sermon sur la montagne que nous rapporte l'évangéliste saint Matthieu, aux chapitres 5, 6 et 7 de son évangile. Quel texte magistral et impressionnant !!! En plein milieu de ce sermon sur la montagne, au chapitre 6, Jésus nous enseigne la prière du Notre Père. Nous avons entendu cet enseignement jeudi dernier dans l'évangile de la messe. 

Hier, au Canada, c'était la fête des pères. Qui a eu l'heureuse idée hier de fêter notre Père du ciel et de lui rendre les honneurs qui lui sont dus ? Il est beau que la fête des pères soit toujours un dimanche, lors du JOUR DU SEIGNEUR. 

Pour faire suite à toutes ces occurrences des derniers jours où notre Père du ciel était à l'honneur, voici, ci-dessous, des extraits du commentaire magistral de saint Cyprien, sur le Notre Père. Saint Cyprien est né en Afrique du Nord vers l'an 200. Il s'est converti au christianisme et est devenu évêque de Carthage. Il est un des Pères de l'Église. Il est mort martyr le 14 septembre 258 sous la persécution de Valérien.

COMMENTAIRE DE SAINT CYPRIEN SUR LA PRIÈRE DU SEIGNEUR


Notre prière est publique et communautaire

Avant tout, le Christ, Docteur de la paix et Maître de l'unité, n'a pas voulu que la prière soit individuelle et privée, comme si l'on ne priait que pour soi. Nous ne disons pas : « Mon Père, qui es aux cieux », ni : « Donne-moi aujourd'hui mon pain de ce jour». Chacun ne demande pas pour lui seul, que sa dette lui soit remise, qu'il ne soit pas soumis à la tentation et qu'il soit délivré du Mal. Notre prière est publique et communautaire, et quand nous prions, ce n'est pas pour un seul, mais pour tout le peuple, car nous, le peuple entier, nous ne faisons qu'un.

Le Dieu de la paix et le Maître de la concorde, qui nous a enseigné l'unité, a voulu qu'un seul prie pour tous comme lui-même a porté tous les hommes en lui seul. Les trois jeunes Hébreux, jetés à la fournaise, ont observé cette loi de la prière. Lorsqu'ils priaient, leurs voix n'en faisaient qu'une, leurs esprits étaient accordés, ils n'avaient qu'un seul cœur. Nous pouvons croire ce que déclare l'Écriture en nous enseignant, comment ils priaient, elle donne un exemple que nous pouvons imiter dans nos prières, pour que nous puissions être exaucés comme eux : Alors, dit-elle, tous trois, d'une seule voix, chantaient un hymne et bénissaient Dieu. Ils priaient d'une seule voix, et pourtant le Christ ne leur avait pas encore enseigné à prier. Leur prière méritait d'être exaucée, elle fut efficace parce que la faveur du Seigneur était acquise à une prière pacifique, humble et spirituelle.

Nous voyons les Apôtres prier ainsi avec les disciples, après l'ascension du Seigneur : D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères. D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière : l'assiduité en même temps que la concorde de leur prière montrait que Dieu, qui fait habiter dans sa maison ceux qui ont un seul cœur, n'admet dans sa demeure éternelle que ceux qui prient d'un seul cœur.

Comme les mystères de la prière du Seigneur, frères bien-aimés, sont nombreux et profonds ! Ils sont contenus dans de brèves paroles, mais avec quelle richesse de vertu spirituelle. Absolument rien n'est omis, parmi tout ce que nous pouvons demander dans la prière ; dans ce condensé de l'enseignement divin : Priez ainsi, dit le Seigneur : Notre Père qui es aux cieux. ~

L'homme nouveau, régénéré et rendu à son Dieu par la grâce divine, commence par dire Père, parce que désormais il est devenu fils. Le Verbe, dit saint Jean, est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, et qui croient en son nom, il leur a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu. Celui qui a cru en son nom et qui est devenu fils de Dieu doit donc commencer à rendre grâce et à professer qu'il est fils de Dieu, en appelant son Père le Dieu qui est aux cieux.

« Que ton nom soit sanctifié »

Comme le Seigneur est plein de miséricorde ! Comme sa bienveillance et sa bonté envers nous sont généreuses ! Il a voulu que nous fassions notre prière en présence de Dieu, de telle sorte que nous donnions au Seigneur le nom de Père, et que nous nous désignions comme ses fils, de même que le Christ est Fils de Dieu. Aucun de nous n'aurait osé employer ce nom dans la prière si lui-même ne nous avait autorisés à prier ainsi.

Nous devons donc nous rappeler et savoir, frères bien-aimés, lorsque nous appelons Dieu notre Père, que nous devons nous conduire en fils de Dieu : et de même que nous nous complaisons à considérer Dieu comme notre Père, il doit pouvoir se complaire lui aussi en nous.

Vivons comme étant les temples de Dieu, pour qu'il soit évident que Dieu habite en nous. Nos actes ne doivent pas être indignes de l'Esprit : devenus maintenant des hommes spirituels et célestes, n'ayons de pensées et d'actions que spirituelles et célestes, car le Seigneur Dieu l'a dit lui-même : J'honorerai ceux qui m'honorent et ceux qui me méprisent seront méprisés. Et l'Apôtre Paul a déclaré dans sa lettre : Vous n'appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été achetés très cher. Honorez Dieu dans votre corps.

Ensuite nous disons : Que ton nom soit sanctifié. Ce n'est pas parce que nous souhaitons que Dieu soit sanctifié par nos prières, mais parce que nous demandons au Seigneur que son nom soit sanctifié en nous. D'ailleurs, par qui Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c'est lui qui sanctifie ? Il a dit lui-même : Soyez saints parce que je suis saint. Aussi demandons-nous instamment, puisque nous avons été sanctifiés au baptême, de persévérer dans ce que nous avons commencé d'être. Et nous prions pour cela chaque jour. Nous avons besoin d'une sanctification quotidienne : puisque nous péchons chaque jour, nous devons nous purifier par une sanctification spirituelle.

Cette sanctification qui nous est accordée par la bienveillance de Dieu, l'Apôtre la proclame lorsqu'il dit : Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les sodomites, ni les voleurs, ni les escrocs, ni les ivrognes, ni les dénonciateurs n'obtiendront le Royaume de Dieu. Et c'est bien ce que vous étiez. Mais vous avez été baptisés, vous avez été justifiés, vous avez été sanctifiés par le nom du Seigneur Jésus Christ et par l'Esprit de notre Dieu.

Il dit que nous avons été sanctifiés par le nom du Seigneur Jésus Christ et par l'Esprit de notre Dieu. Nous prions pour que cette sanctification demeure en nous. Parce que le Seigneur notre juge interdit à celui qu'il a guéri et rendu à la vie de pécher désormais, de peur qu'il ne lui arrive quelque chose de pire, nous l'en prions par des oraisons continuelles : nous le supplions jour et nuit pour que notre sanctification et le don de la vie, que nous tenons de la grâce de Dieu, nous soient conservés par sa protection.


dimanche 20 juin 2021

20 juin : Marie la Consolée

 20 juin : Marie la Consolée 

Je remercie Rosa Maria, une amie qui vit en Argentine, de m'avoir appris hier qu'aujourd'hui, en ce 20 juin, on célèbre la "Consolata", mot italien qui devrait se traduire par "la Consolée". Il fait bon penser au fait que la Vierge Marie a dû être souvent consolée par l'Esprit Saint. La meilleure façon de consoler les autres, c'est de faire soi-même l'expérience de la consolation : 

"Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. En effet, de même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement réconfortés." (Deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens, chapitre 1, versets 3 à 5),

Mais je n'ai aucune difficulté à donner à notre Mère du ciel le titre de "CONSOLATRICE", car elle est vraiment une grande CONSOLATRICE. 

Rosa Maria, en plus de m'avoir appris que le 20 juin est la fête de Marie la Consolée,  a aussi attiré mon attention sur le fait que la Consolata était très aimée des premiers membres de ma Congrégation religieuse et de mon Bienheureux préféré : Pier Giorgio Frassati. 

Pier Giorgio a souvent été à la messe au Sanctuaire de la Consolata. Et c'est devant une des portes extérieures de ce sanctuaire, qu'il donnait rendez-vous à ses amis avant de partir visiter les pauvres. "Rendez-vous, disait-il, à 18h, sous l'horloge de la Consolata."

Voici ce qu'une amie qui a un blogue sur Pier Giorgio Frassati, a mis comme information :  

La Consolata

À quelques pas de l’hospice du Cottolengo où Pier Giorgio se rendait réconforter des malades, se trouve l’église de la Consolata. De style baroque, sa construction est achevée en 1706. Un intérieur somptueux entoure l’icône de la Vierge qui porte l’enfant Jésus sur son bras.

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L'icône dans le choeur

La Consolata est la protectrice de la ville et les Turinois y sont très attachés. Chaque année, le 20 juin, se déroule une procession qui commémore un événement extraordinaire : au V ième siècle, l’église de Saint André conservait une icône de la Sainte Vierge, rapportée d’Orient. Cette image fut perdue puis récupérée par un aveugle, le 20 juin 1104. Ce dernier recouvra la vue lors de cette découverte. Depuis, on célèbre ce miracle par une procession.

                                          Vidéo d’une telle procession                                                                                    

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Dans une chapelle latérale, à gauche du chœur, une peinture de Pier Giorgio est mise en honneur, en mémoire de ses fréquentes visites à la Vierge consolatrice. (1)

Même si vous ne comprenez pas l'italien, je vous invite à regarder les images que comprend le site ci-dessous. 

Comme je l'ai dit précédemment, Rosa Maria m'a aussi rappelé que la Consolata était très chère aux premiers Oblats de la Vierge Marie à qui fut confié le Sanctuaire de la Consolata, trois ans après la mort de notre fondateur. C'est le pape Grégoire XVI qui a confié la direction du Sanctuaire de la Consolata aux Oblats de la Vierge Marie en 1833. Plusieurs de nos confrères Oblats, dont certains sont morts en odeur de sainteté, sont toujours enterrés sous le sanctuaire. 

Prière à la Sainte Vierge Consolatrice

Opprimé par les tribulations, gèmissant et pleurant sous le poids de mes misères, je recours à vous, ô Bienheureuse Vierge Marie. 

Vous êtes au ciel la Reine des anges et des saints, mais ici sur la terre, vous voulez être la Mère des consolations. Vous êtes la Consolée; et moi, votre fils (ou fille), bien qu'indigne, je veux être semblable à vous, je veux être consolé. 

Je ne vous demande pas des honneurs, ô Marie, ni des plaisirs, ni des richesses : je vous demande de la consolation. Ô Mère très douce, vous connaissez le moyen, vous connaissez le chemin pour m'exaucer ; je me confie pleinement à vous. 

Dites une parole à ce Jésus qu'avec tant d'amour vous tenez entre vos bras : et je goûterai la joie de votre réconfort. 

Consolé par vous, ô Marie, et par votre divin Fils, je vivrai en paix mes tribulations ; il me sera facile de souffrir, il me sera facile de mourir ; et quand je serai arrivé aux pieds de votre trône, je chanterai sans cesse et éternellement, vos miséricordes. 

Amen. 

(1)  

À quelques pas de l'hospice du Cottolengo où Pier Giorgio se rendait réconforter des malades, se trouve l'église de la ConsolataDe style baroque, sa ..
 

 

Pourquoi une canne ?

 Pourquoi une canne ?

Chers amis, pouvez-vous me dire pourquoi l'homme sur la vidéo ci-dessous, se promène avec une canne ?

 https://www.facebook.com/borjacatanesi/videos/4480031375404990/


Le cardinal : oiseau sociable

 Le cardinal : oiseau sociable

Je ne connais pas grand chose en ornithologie, mais j'aime beaucoup les oiseaux. À preuve, cliquez sur ceci :  Savons-nous écouter ?  

J'habite à la Pointe-aux-Trembles, à l'extrémité sud-est de l'île de Montréal, dans un magnifique presbytère qui appartient à la paroisse Saint-Enfant-Jésus. Durant l'été, à tous les samedis, il y a un marché public juste en face de ma fenêtre de chambre: voir la première vidéo mise sur le blogue Savons-nous écouter ?  Hier, samedi, il faisait très beau et il y avait beaucoup de monde au marché. Soudain, j'ai entendu un cardinal tout près de ma chambre qui chantait joyeusement. Cela m'a étonné que cet oiseau se tienne en un endroit qui pullulait d'êtres humains. Je me suis dit: cet oiseau doit être très sociable. Et voici que ce matin, sur le blogue d'une grande amie, je vois ceci:  

Il ne fait aucun doute dans ma tête, que le cardinal aime les humains. Et cela est réciproque. Quel oiseau magnifique dont les chants sont si caractéristiques ! Le cardinal est un des deux oiseaux que nous entendons le plus souvent dans le quartier où j'habite. Nous le voyons rarement, mais nous l'entendons souvent. 

"Vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur." (Livre de Daniel, dans la Bible, au chapitre 3, verset 80)

 

Un texte inédit

 Un  texte inédit

Bonjour à vous !

J'espère que vous allez bien. 

Mon frère Luc qui est prêtre à la retraite dans le diocèse de Québec, sait ce que je vis et ce que je souffre ces jours-ci. Il m'a envoyé un long message hier, que vous pouvez lire dans les commentaires au bas de mon dernier blogue. Mon frère est un véritable poète. C'est un don précieux qu'il a reçu de Dieu. La poésie est souvent un mystère pour moi ; mais je ne doute pas que ce soit souvent la seule façon et la meilleure façon de mettre un peu de lumière dans le mystère qu'est la vie ou de mettre en lumière le mystère de la vie. Luc vient de m'envoyer le texte que vous pourrez lire dans un instant. 

Il dédie ce texte à Mère Teresa qui a vécu une nuit de la foi qui a duré plus de quarante ans; à un tel point qu'elle a écrit ceci: « Si jamais je deviens sainte, je serai certainement une sainte des « ténèbres ». Je serai continuellement absente du Ciel pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre. » (1)

Le texte que Luc vient de m'envoyer n'est pas à proprement parler de la poésie. Mais si voue le lisez, vous saurez sûrement apprécier la qualité d'écriture de mon frère. 


Un texte inédit... de moi... Peut-être allumera-t-il en ton âme quelque lumière...

Épousailles

(à Mère Teresa)

 

Bien-Aimé Seigneur,

Si ta volonté contrarie, dérange, voire s’oppose violemment à la mienne,

Si le parcours pour accomplir ta volonté dans la mienne n’en finit plus de finir, avant même de commencer,

S’il me faut marcher – même en plein jour – sans qu’il me semble ne jamais avancer, entrant même de plus en plus dans la nuit. L'obscure nuit de mon âme,

Alors, Bien-Aimé Seigneur, que ton Saint Nom soit béni !

Ma vie, ma pauvre vie, je Te l'offre, à chaque battement de mon cœur, espérant contre toute espérance.

Puis, après avoir fermé les yeux pour la dernière fois ici-bas, je les ouvrirai, pour croiser enfin l’éternelle Lumière de ton Regard.

Alors, dévorée par ton Amour, tout en moi, par Toi,  s’éclairera...

Toi seul sais l’Heure.

Ta créature, ta pauvre petite créature est prête à attendre dans la nuit. Fût-ce jusqu’à son dernier souffle. Si telle est ta sainte volonté. Qu'elle se fasse en moi, au détriment de la mienne.

Telle est, mon Bien-Aimé Seigneur, ma seule raison de vivre et de mourir. 

Amen !


(1)  « Mère Teresa, « Viens, sois ma lumière », Les écrits intimes de la sainte de Calcutta », publié à Paris, aux Éditions Lethielleux (l’original en anglais, intitulé « Come, Be My Light », est paru en 2007.

Je sais que Luc a lu ce livre. 

J'ai écrit quelques blogues sur Mère Teresa, dont celui-ci: 

Mère Teresa calomniée. Chers amis, nous vivons des moments extraordinaires comme catholiques depuis quelque temps. Aujourd'hui même, en ce 28 février ...