lundi 12 avril 2021

La confiance, c'est tout

 La confiance, c'est tout 

Jésus, j'ai confiance en toi

Nous sommes au lendemain de la fête de la Miséricorde Divine. L'origine de cette fête est le tableau ci-dessus que Jésus lui-même a fait voir à sainte Soeur Faustine et qu'il lui a demandé de reproduire pour que le monde entier puisse contempler son Amour Miséricordieux. 

Et c'est aussi Jésus qui a voulu que les mots "Jésus, j'ai confiance en toi", figurent au bas du tableau. 

Je ne suis pas surpris que Jésus ait demandé cela. Car je suis de plus en plus convaincu que "la confiance, c'est tout". La confiance, c'est tout ce dont nous avons besoin dans notre rapport avec Dieu. La confiance en Dieu, c'est l'essentiel de la vie chrétienne. 

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, docteur de l'Église, à compris cela, elle qui a dit un jour: "C'est la confiance, et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'amour." Le but, c'est l'amour, mais le moyen d'arriver à l'amour, c'est d'avoir une confiance inébranlable en Dieu, 

C'est le sens des paroles que le Ressuscité adresse sans cesse aux apôtres: "La paix soit avec vous." Cette phrase de Jésus n'exprime pas un souhait, mais un fait, un don. Quand Jésus dit cela, il ne souhaite pas que ses apôtres et ses disciples soient dans la paix; il leur donne sa paix. 

C'est le sens des paroles de l'ange à Marie, quand il l'a invitée à la confiance: "Rèjouis-toi Marie, le Seigneur est avec toi. "

C'est le sens des paroles du prêtre à la messe: "Le Seigneur soit avec vous." Il ne s'agit pas une fois de plus ici, d'un souhait, mais d'un fait. Le prêtre désire que tous les fidèles prennent conscience que le Seigneur "est avec eux", comme il était avec Marie le jour de l'Annonciation. Le Seigneur est toujours avec nous pour nous aider à comprendre ce qu'il nous dit et pour nous aider à accomplir sa volonté.   

Je suis en tain de lire le roman de Georges Bernanos, intitulé: Le journal d'un curé de campagne. Selon l'abbé de Torcy, un des personnages du roman,  nous devrions tous avoir la confiance des enfants :

"D’où vient que le temps de notre petite enfance nous apparaît si doux, si rayonnant? Un gosse a des peines comme tout le monde, et il est, en somme, si désarmé contre la douleur, la maladie! L’enfance et l’extrême vieillesse devraient être les deux grandes épreuves de l’homme. Mais c’est du sentiment de sa propre impuissance que l’enfant tire humblement le principe même de sa joie. Il s’en rapporte à sa mère, comprends-tu? Présent, passé, avenir, toute sa vie, la vie entière tient dans un regard, et ce regard est un sourire. Hé bien, mon garçon, si l’on nous avait laissés faire, nous autres, l’Église eût donné aux hommes cette espèce de sécurité souveraine. Retiens que chacun n’en aurait pas moins eu sa part d’embêtements. La faim, la soif, la pauvreté, la jalousie, nous ne serons jamais assez forts pour mettre le diable dans notre poche, tu penses! Mais l’homme se serait su le fils de Dieu, voilà le miracle! Il aurait vécu, il serait mort avec cette idée dans la caboche – et non pas une idée apprise seulement dans les livres, - non. Parce qu’elle eût inspiré, grâce à nous, les mœurs, les coutumes, les distractions, les plaisirs et jusqu’aux plus humbles nécessités. Ça n’aurait pas empêché l’ouvrier de gratter la terre, le savant de piocher sa table de logarithmes ou même l’ingénieur de construire ses joujoux pour grandes personnes. Seulement nous aurions aboli, nous aurions arraché du cœur d’Adam le sentiment de sa solitude. Avec leur ribambelle de dieux, les païens n’étaient pas si bêtes: ils avaient tout de même réussi à donner au pauvre monde l’illusion d’une grossière entente avec l’invisible. Mais le truc maintenant ne vaudrait plus un clou. Hors l’Église, un peuple sera toujours un peuple de bâtards, un peuple d’enfants trouvés." (1)


(1) Georges Bernanos, Journal d'un curé de camagne, Librairie Plon, 1974, pp. 51-52.




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