samedi 30 juin 2018

L'Esprit Saint en Philippe Néri

L’Esprit Saint en Philippe Néri
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Saint Philippe Néri

Je lis en ce moment une vie de saint Philippe Néri. Cela faisait longtemps que je désirais lire une vie de ce saint, mais ce n’est que maintenant que je réalise ce désir. Je me sens une fois de plus guidé par l’Esprit Saint. Pourquoi lire la biographie de ce saint en ce moment dans ma vie? Je pense que la lecture de la vie de saint Philippe Néri tombe pile dans ma vie. L’implantation des Cellules paroissiales d’évangélisation en notre paroisse, me fait me sentir proche de la vie et de la spiritualité de Philippe. Il y a plusieurs rapprochements à faire entre la nouvelle évangélisation telle qu’on la vit en ce moment en notre paroisse et l’expérience spirituelle et apostolique de Philippe Néri.

Philippe Néri a vécu à l’époque historique de la Renaissance. Cette époque historique offre beaucoup de similarités avec notre époque. Je vais insister pour le moment sur l’importance de l’Esprit Saint dans la vie de ce saint. On dit souvent que le temps ecclésial que nous vivons en ce moment, est le temps de l’Esprit; et je le crois personnellement. Le début de l’Église fut manifestement le temps de l’Esprit. Les Actes des Apôtres nous montrent avec évidence le rôle essentiel et primordial joué par la troisième Personne de la Trinité au début de la chrétienté. On a souvent qualifié le livre des Actes des Apôtres d’évangile de l’Esprit Saint. Philippe Néri a voulu à son époque, vivre à la manière des premiers disciples de Jésus, à la manière des chrétiens de l’Église primitive. C’est aussi l’appel que plusieurs d’entre nous ressentent aujourd'hui. Les CPÉ (Cellules paroissiales d’évangélisation) sont dans cette ligne.  

Philippe de Néri a cultivé durant sa vie une grande dévotion à l’Esprit Saint. Et l’Esprit Saint le lui a bien rendu. Dans l’histoire de l’Église, nous connaissons tous des saints et des saintes qui ont été touchés ou convertis par Jésus Notre Seigneur: pensons à saint Paul, saint François d’Assise, sainte Marguerite Marie, sainte Faustine, saint Padre Pio, etc. Mais peu nombreux, semble-t-il, ont été les saints et les saintes qui ont été marqués au fer rouge de l’Amour divin par l’Esprit Saint lui-même. Philippe Néri est en tout cas au plus haut point un de ceux-là. En cela, sa vie est tout à fait remarquable et est pour moi un stimulant à développer une relation intime avec la troisième Personne de la Trinité. Voici ma traduction de quelques extraits du livre que je lis présentement:   

« Philippe s’est constamment senti attiré par les catacombes où il aimait se retirer en solitaire. À cette époque, les catacombes ou grottes de Saint Sébastien (à Rome), comme on les appelait, étaient presque les seules qui étaient connues. On trouvait leur entrée en poussant de côté les branches de certains arbustes tout près de l’entrée de l’église … Les catacombes, qui étaient l’endroit où on ensevelissait les premiers chrétiens, n’avaient rien d’effrayant … Pour Philippe, c’était l’endroit où reposaient les premiers chrétiens dans l’espérance de la résurrection. Philippe passait souvent des nuits entières en prière en ce lieu. Plus tard, un Dominicain du couvent de Santa Maria Sopra Minerva a dit que Philippe avait "vécu" à cet endroit durant dix ans. 

Dans les catacombes de Saint Sébastien, quelque chose se passa qu'on peut vraiment appeler la "Pentecôte" de Philippe. Ce fut une sorte d'invasion du Divin dans sa vie. Cet événement est mentionné ici parce qu'avec lui, les années d'attente et de solitude de Philippe ont atteint leur apogée. 

Qu'est-il arrivé alors, dans les catacombes, en 1544 ?

Philippe était dans une petite chambre dans les catacombes, où il y a aujourd'hui un autel et une image qui servent de mémorial à l'événement. Il était en train de prier l'Esprit Saint avec grande dévotion, un peu avant la Pentecôte, comme nous le dit Gallonio, son premier biographe: "C'était l'habitude de Philippe de prier à chaque jour l'Esprit Saint, et avec une grande humilité, de lui demander ses dons et ses grâces." Comme il priait avec grande dévotion un jour de 1544, "il s'est senti soudainement rempli par la puissance de l'Esprit Saint avec une telle force que son coeur commença à palpiter à l'intérieur de son corps et à être enflammé de tant d'amour que, sa nature n'étant pas habituée à une telle palpitation de son coeur, il a indiqué qu'il était complètement incapable d'endurer cela."

Selon le témoignage de Pietro Consolini, un confident spécial de Philippe durant ses dernières années, Philippe vit une boule de feu entrer dans sa bouche et il sentit ensuite sa poitrine s'élargir au-dessus de son coeur. La sensation du feu intérieur était si forte que Philippe se jeta par terre et cria: "Assez, Seigneur, assez! Je ne peux pas en prendre plus." Capecelatro écrit: "Sa prière était remplie d'amour; mais puisque l'amour est toujours insatiable, il demanda encore plus d'amour et un amour plus grand. » Cette prière a été entendue: « L’amour de Dieu a débordé de son âme sur son corps; son sang a couru si rapidement dans ses veines que son visage en fut tout illuminé et rouge; ses yeux, ses joues, son front, tout était rayonnant d’un éclat rouge et inhabituel. » Cette expérience de l’amour de Dieu donna à Philippe une joie sans limite, « une félicité tout entière due à l’amour divin ».

L’historien de l’Église Ludwig Pastor écrit à propos de cet événement: Cet état mystique, qui demeura en lui toute sa vie, atteint son apogée à la Pentecôte 1534, dans un événement qui peut être comparé aux stigmates de saint François." Dante qualifia les stigmates que François reçut sur le mont Alverne en 1224, deux ans avant sa mort, de « sceau le plus sublime » de la dévotion au Christ. Philippe aussi, fut marqué par Dieu d’une façon à nulle autre pareille.

Ceci est sûrement une des raisons pour lesquelles cet événement a été si peu connu. Mais la raison principale réside en Philippe lui-même. Sa répugnance envers tout genre d’orgueil ou d’éloge personnel a fait en sorte qu’il a gardé le silence à propos de cet événement jusqu`à l’approche de sa mort. Il est vrai que parfois quelqu’un pouvait l’entendre donner des indices, mais il s’arrêtait toujours de parler en formulant cette expression qui lui est caractéristique: « Secretum meum mihi » (« Mon secret est mien », ou « Mon secret m’appartient »).

Mais il y avait, depuis le moment de la Pentecôte de Philippe, des effets extérieurs qu’il ne pouvait pas cacher, même si c’était douloureux pour lui qu’ils deviennent connus. Le premier de ceux-ci était un tremblement de tout son corps, qui faisait en sorte que la chaise ou le banc où il était se mettait à bouger. Des témoins ont affirmé que les objets près de lui étaient affectés par la puissance du battement de son cœur. Quand il célébrait la messe, on craignait qu’il répande le vin ou qu’il renverse la calice; c’est pourquoi il devait stabiliser ses coudes en les appuyant sur l’autel. Tout le monde savait que ces extraordinaires palpitations de son cœur se produisaient « quand il tournait son esprit vers les choses divines, et qu’elles diminuaient quand il tournait son esprit vers autre chose », comme en témoigna son médecin, Andrea Cesalpino.

Ses contemporains ont témoigné d’un autre étrange phénomène: une chaleur intérieure qui réchauffait son corps tout entier et qui l’a dérangé durant toute sa vie. Le mot « chaleur » doit être entendue littéralement et d’une manière corporelle. Cette chaleur était telle que même durant l’hiver, il se promenait avec sa soutane déboutonnée. Et durant l’hiver aussi, il laissait sa fenêtre ouverte et passait souvent des nuits entières à prier dehors sur la galerie du toit. Plusieurs ont été témoins de cette chaleur qui irradiait de son cœur – surtout les gens qui plus tard sont allés se confesser à Philippe et que parfois Philippe pressait contre son cœur. Les médecins qui ont traité Philippe durant sa vieillesse, n’ont jamais compris cet étrange phénomène.

Ils se sont encore plus étonnés devant un autre phénomène physique. Philippe avait une enflure sur son cœur de la taille d’un poing d’homme, une tumeur qui n’a jamais changée après son expérience dans les catacombes. Même si quelques-uns des meilleurs docteurs de l’époque ont traité Philippe, ils n’ont pas pu trouver d’explication à cela. C’est seulement grâce à une autopsie après sa mort, que le docteur Andrea Cesalpino entre autres, trouva la cause de ce phénomène: « En ouvrant sa poitrine, on voyait que les côtes à cet endroit étaient brisées, et les os séparés du cartilage. De cette façon, il était possible pour le battement de son cœur d’avoir l’espace nécessaire pour croître et se contracter. Je suis venu à la conclusion que c’était quelque chose de surnaturel … C’était le moyen par lequel Dieu avait empêché que le cœur se détruise lui-même sur les dures côtes par ses violents battements. Ainsi il a été capable de vivre, même avec cette maladie, une vie extraordinairement longue. »

Pour Philippe, cette maladie singulière était avant tout un fardeau spirituel. Durant toute sa vie il a évité tout ce qui pouvait indiqué qu’il avait reçu des dons surnaturels, et qui pourrait attirer la curiosité ou la révérence des gens. Il a dit un jour: « Tous ceux qui recherchent des visions et des extases, n’ont pas idée de ce qu’ils recherchent. » Et il a été sans cesse sévère envers quiconque prétendait avoir des visions ou avoir entendu des voix venant du ciel.
(1)

Ces phénomènes extraordinaires ne sont pas ce qu'il y a de plus important dans la vie de saint Philippe Néri. Mais ils sont quand même le signe que cet homme a reçu de l'Esprit Saint de grands dons, dont le plus grand de tous: l'amour. " L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné " (Rm 5, 5).


(1) Paul Türks, Philip Neri The Fire of Joy, T&T Clark Ltd, 1995, pp. 16-19.



vendredi 29 juin 2018

" Heureux ceux qui pleurent "


“Heureux ceux qui pleurent” (Mt 5, 4)
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Les mots choisis comme titre pour ce blogue, sembleront scandaleux à certains et avec raison. Ce sont des mots prononcés par Jésus, mais retirés de leur contexte. La phrase au complet de Jésus est celle-ci: "Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés" (Mt 5, 4). Jésus proclament heureux ceux qui pleurent, non pas parce qu'ils pleurent, mais parce qu'ils seront consolés. Et consolés par qui? Par Dieu lui-même. Car Dieu est le GRAND CONSOLATEUR. Jésus, alors qu'Il vivait sur cette terre parmi les humains, a été le GRAND CONSOLATEUR des affligés, des malades, des pécheurs. Quand Jésus a promis l'envoi et la venue de l'Esprit Saint, il l'a qualifié aussi de Consolateur: " Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur (le mot "parakletos" en grec signifie: consolateur ou  défenseur) qui sera toujours avec vous: l'Esprit de vérité ... " (Jn 14, 16-17). 

" Dans l’Evangile, Jésus parle de l’Esprit Saint aux disciples en utilisant le terme de Paraclet qui signifie tour à tour consolateur et défenseur, ou bien les deux à la fois. Dans l’Ancien Testament, Dieu est le grand consolateur de son peuple. Ce « Dieu de la consolation » (Rm 15, 4), s’est « incarné » en Jésus Christ qui se définit, en effet, comme le premier consolateur ou le Paraclet. Étant celui qui continue l’œuvre du Christ et qui mène à bien les œuvres communes de la Trinité, L’Esprit Saint ne pouvait pas ne pas se définir, lui aussi, Consolateur, « le Consolateur qui sera avec vous à jamais », comme le définit Jésus. Après Pâques, l’Église tout entière a vécu une expérience vivante et forte de l’Esprit comme consolateur, défenseur, allié, face aux difficultés extérieures et intérieures, dans les persécutions, dans les procès, dans la vie de chaque jour." (Raniero Cantalamessa, 25 avril 2018) (1)

Comme le dit le Père Cantalamessa, chaque Personne divine est un CONSOLATEUR. Le texte de l'Écriture Sainte qui, selon moi, constitue le plus beau commentaire de la phrase de Jésus qui nous intéresse en ce moment, est celui-ci:

" Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte; ainsi nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. " (2 Co 1, 3-4)

La sainteté consiste à vivre les Béatitudes

Le pape François, dans sa magnifique exhortation sur la sainteté, nous dit que la sainteté consiste à vivre les béatitudes énoncées par Jésus:

« Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les béatitudes (cf. Mt 5, 3-12 ; Lc 6, 20-23). Elles sont comme la carte d’identité du chrétien.

Le mot “heureux” ou “bienheureux”, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. » (Pape François, Soyez dans la joie et l'allégresse, nos 63 et 64)  

Le pape nous dit que les béatitudes, c'est l'esprit de Jésus et non pas l'esprit du monde. Pour comprendre et approfondir les béatitudes de Jésus, il faut d'abord se laisser scandaliser par elles: 

"Bien que les paroles de Jésus puissent nous sembler poétiques, elles vont toutefois vraiment à contrecourant de ce qui est habituel, de ce qui se fait dans la société ; et, bien que ce message de Jésus nous attire, en réalité le monde nous mène vers un autre style de vie. Les béatitudes ne sont nullement quelque chose de léger ou de superficiel, bien au contraire; car nous ne pouvons les vivre que si l’Esprit Saint nous envahit avec toute sa puissance et nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, du confort, de l’orgueil.

Écoutons encore Jésus, avec tout l’amour et le respect que mérite le Maître. Permettons-lui de nous choquer par ses paroles, de nous provoquer, de nous interpeller en vue d’un changement réel de vie. Autrement, la sainteté ne sera qu’un mot. Examinons à présent les différentes béatitudes dans la version de l’Évangile selon Matthieu (cf. Mt 5, 3-12)" (Ibid, nos 65-66)

Et voici comment il commente la béatitude: "Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés": 

« Heureux les affligés, car ils seront consolés »

75. Le monde nous propose le contraire: le divertissement, la jouissance, le loisir, la diversion, et il nous dit que c’est cela qui fait la bonne vie. L’homme mondain ignore, détourne le regard quand il y a des problèmes de maladie ou de souffrance dans sa famille ou autour de lui. Le monde ne veut pas pleurer: il préfère ignorer les situations douloureuses, les dissimuler, les cacher. Il s’ingénie à fuir les situations où il y a de la souffrance, croyant qu’il est possible de masquer la réalité, où la croix ne peut jamais, jamais manquer.

76. La personne qui voit les choses comme elles sont réellement se laisse transpercer par la douleur et pleure dans son cœur, elle est capable de toucher les profondeurs de la vie et d’être authentiquement heureuse. Cette personne est consolée, mais par le réconfort de Jésus et non par celui du monde. Elle peut ainsi avoir le courage de partager la souffrance des autres et elle cesse de fuir les situations douloureuses. De cette manière, elle trouve que la vie a un sens, en aidant l’autre dans sa souffrance, en comprenant les angoisses des autres, en soulageant les autres. Cette personne sent que l’autre est la chair de sa chair, elle ne craint pas de s’en approcher jusqu’à toucher sa blessure, elle compatit jusqu’à se rendre compte que les distances ont été supprimées. Il devient ainsi possible d’accueillir cette exhortation de saint Paul : « Pleurez avec qui pleure » (Rm 12, 15).

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !"

Tout comme saint Paul, dans la citation mise ci-dessus (2 Co 1, 3-4), le pape insiste sur le fait que le chrétien, une fois consolé par Dieu, peut et doit consoler ceux qui souffrent, ceux qui pleurent. 

Voici certaines strophes que nous prions dans le bréviaire à l'office des martyrs. En cette solennité des apôtres Pierre et Paul qui sont morts martyrs, il fait bon les lire ou les entendre:  

3 - Si la misère t'a fait chercher                       
aux nuits de la faim, ( bis)      
tu auras le coeur ouvert.  
Alors tu pourras donner                       
le pain de pauvreté.        

4 - Si la souffrance t'a fait pleurer
des larmes de sang, ( bis )
tu auras les yeux lavés.
Alors tu pourras prier
avec ton frère en croix.

6 - Si la faiblesse t'a fait tomber
au bord du chemin, (bis)
Tu sauras ouvrir tes bras.
Alors, tu pourras danser
au rythme du pardon.


Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous. Elle constitue un très beau commentaire de la béatitude de Jésus: " Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés ": 

"Soyez féconds" - Sophia Kuby - 21 juillet 2017 - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Lx3cVkl1r5g
12 oct. 2017 - 
Téléversé par Communauté de l'Emmanuel


https://fr.zenit.org/.../l-esprit-saint-nous-console-et-nous-rend-capables-de-consoler-les...   








Solennité des saints Pierre et Paul


Solennité des saints Pierre et Paul
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Oh que j’aime la solennité d’aujourd’hui où nous commémorons le martyr de saint Pierre et de saint Paul, c’est-à-dire le jour où ils ont été unis à leur Seigneur pour toujours!

Cette solennité célèbre avant tout l'attribut divin le plus merveilleux, le plus extraordinaire et le plus beau qui soit: la MISÉRICORDE DE DIEU, MANIFESTÉE EN JÉSUS NOTRE SEIGNEUR. 

Car si saint Pierre et saint Paul sont allés jusqu'au martyr, c'est qu'ils avaient expérimenté la MISÉRICORDE de Dieu au plus haut point. C'est la grâce que je nous souhaite à tous aujourd'hui: expérimenter une fois de plus et encore plus la MISÉRICORDE DE DIEU dans notre vie. D'ailleurs, j'irai ce matin chez mes bons amis Capucins, recevoir le sacrement de la réconciliation, preuve tangible de la Miséricorde de Dieu. Il n'y a pas de meilleure façon de célébrer la fête d'aujourd'hui que de participer à l'eucharistie où Jésus offre sa vie en sacrifice et de recevoir le sacrement de la réconciliation, le grand cadeau du jour de Pâques. 

Comment Jésus a-t-il pu oser faire de Simon fils de Jonas, le premier de ses apôtres, en sachant d'avance que Pierre, aux moments les plus critiques de la vie du Maître, renierait ce dernier trois fois? Une seule raison explique cela: la MISÉRICORDE. 

Comment Jésus a-t-il osé faire du premier grand persécuteur de l'Église, l'apôtre des nations? Une seule raison explique cela : la MISÉRICORDE. 

Comment expliquer le baiser que se donnent Pierre et Paul sur l'icône ou la peinture mise ci-dessus? Encore et encore la MISÉRICORDE. 

MISERICORDIAS DOMINI, IN AETERNUM CANTABO ! (Ps 89, 1); en français, psaume 88.

JE CHANTERAI ÉTERNELLEMENT LES MISÉRICORDES DE DIEU ! (Ps 89, 1)


Misericordias Domini in aeternam cantabo - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=60TX-BXAUnE

6 févr. 2012 - Téléversé par MusicAtLiebfrauen
Das Erbarmen des Herrn will ich ewig preisen.) Der bekannte Taizé Gesang - hier als Kehrvers zu Psalm ...

Misericordias Domini (Misericordia In Æternum) - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=EzhLPTtGNgM
3 janv. 2017 - Téléversé par Editions JADE
"Misericordias Domini (Ps 88 & 135)" est un titre de l'album "Misericordia inÆternum" interprété par le ...




dimanche 24 juin 2018

Sophia Kuby: " Soyez féconds ! ".

Sophia Kuby: “Soyez féconds !”
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Sophia Kuby 

Chers amis, voici mon cadeau de la Saint-Jean-Baptiste pour vous. La Saint-Jean-Baptiste est une fête de la fécondité. La fécondité charnelle et physique dans un premier temps, puisque Élisabeth était âgée et stérile quand elle est devenue enceinte de Jean. Mais le 24 juin est surtout la fête de la fécondité spirituelle. L’enfant qui naît aujourd’hui dans la liturgie, aura une vie très féconde. Nous n’avons qu’à lire la préface de la messe de ce jour, pour nous en convaincre:
Préface
Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Nous chantons les merveilles que tu as accomplies pour le plus grand des enfants des hommes, Jean-Baptiste, le Précurseur: avant même de naître, il tressaillit d’allégresse à l’approche du Sauveur ; en venant au monde, il apportait une grande joie ; il fut, de tous les prophètes, celui qui désigna le Messie, l’Agneau de Dieu ; dans les eaux qui devaient en être sanctifiées, il baptisa l’auteur du baptême; enfin, il rendit au Christ le plus beau témoignage, le témoignage du martyre.
C’est pourquoi, avec les puissances du ciel, nous pouvons te bénir sur la terre et t’adorer en chantant: Saint, Saint, Saint …
Demandons au Seigneur de faire de nous une bonne terre où sa Parole et sa Vie pourront produire du cent pour un. Madame Sophia Kuby que vous entendrez et verrez si vous regardez la vidéo ci-dessous, vous mettra sûrement sur le chemin de la sainteté. 

"Soyez féconds" - Sophia Kuby - 21 juillet 2017 - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=Lx3cVkl1r5g
12 oct. 2017 - 
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Solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste

Solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste

La solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste que nous célébrons aujourd'hui en Église, nous montre une fois de plus que Dieu a un plan de salut. Tout se déroule selon un plan divin. ll y a deux mille ans, Dieu était sur le point d'envoyer le Sauveur sur terre. Il a donc décidé d'envoyer un dernier prophète qui aurait le privilège de préparer de façon immédiate la venue du Messie et, un jour, de pointer du doigt le Sauveur: "Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara: "Voici l'agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29). Aujourd'hui, l'évangile de la messe, nous rapporte ce qui se passa le huitième jour après la naissance de Jean (le Baptiste). Ce jour là, le jour de la circoncision de l'enfant, celui-ci reçut officiellement son nom. Zacharie et Élisabeth, le père et la mère de l'enfant, déclarèrent devant tout le monde que le nom de l'enfant était Jean, à la surprise générale car personne dans sa famille ne portait ce nom-là (Lc 1, 59-63). Les parents de Jean n'ont pas commencé à expliquer aux personnes présentes à la fête ce jour-là, que le nom de leur enfant leur avait été révélé par un ange envoyé du ciel par Dieu (Lc 1, 13). Les gens, dans leur étonnement, se demandèrent: " Que sera donc cet enfant? " (Lc 1, 66). La réponse à cette question est celle-ci: il sera ce que Dieu a voulu qu'il soit: le précurseur du Messie, de Jésus de Nazareth. 

De même, on peut se demander: que sera la paroisse Saint-Enfant-Jésus dans un an? La réponse à cette question est: elle sera ce que Dieu désire qu'elle soit, si nous sommes attentifs au plan de Dieu, aux signes que notre Père du ciel nous donne et si nous coopérons généreusement à ce plan. Il est de plus en plus clair pour moi que Dieu a un projet pour notre paroisse, a un plan pour notre paroisse. Tout semble se dérouler depuis quelques temps selon un plan déterminé par Dieu. Et notre rôle, comme membres de la paroisse, c'est d'entrer consciemment et amoureusement dans ce plan. Il y a un peu plus de quatre ans, un paroissien nommé Jacques Trottier, est venu me voir chez moi pour me dire: " Père Guy, si jamais vous avez l'intention de créer une chapelle d'adoration eucharistique dans la paroisse, sachez que vous pouvez compter sur moi pour vous aider à réaliser ce projet ". Immédiatement, ce jour-là, j'ai dit à Jacques: "Suis-moi et je vais te montrer un local qui pourrait servir de chapelle d'adoration." Nous sommes allés le jour même à l'église Saint-Marcel et je lui ai montré le local qui est devenu quelques jours plus tard la Chapelle d'adoration Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face. Quelques semaines plus tard, mon confrère Gérald Lajeunesse, omv, et moi avons eu en même temps le désir de cueillir des informations sur les Cellules paroissiales d'évangélisation. Nous avons pris contact avec monsieur Luc Labrecque, le responsable des CPÉ (Cellules Paroissiales d'Évangélisation) au Canada et nous l'avons rencontré. Ce qu'il nous a dit nous a enthousiasmés. Gérald et moi avons commencé à implanter des CPÉ dans nos paroisses respectives. Nous avons alors appris que le premier pilier des CPÉ, est l'Esprit Saint et que le deuxième pilier est l'adoration eucharistique. Le premier but des CPÉ est d'aider les personnes qui en font partie, à développer une intimité avec le Seigneur Jésus. L'adoration eucharistique sert merveilleusement à cette fin. Comment ne pas voir un plan divin dans le déroulement de ces événements?

Je trouve que la solennité de la naissance de Jean le Baptiste tombe pile pour notre paroisse. Qui est Jean le Baptiste? Il est le précurseur. Quelle a été sa MISSION ? Il est celui qui a préparé le chemin à Jésus; sa mission était de préparer le cœur des gens pour qu’ils accueillent le Messie qui était à leur porte. Quelle est notre MISSION à nous les chrétiens. C'est LA MÊME MISSION que Jean le Baptiste: préparer le coeur de nos concitoyens à accueillir Jésus dans leur vie. 

Comment Jean s’est-il préparé? Il s’est préparé dans le SILENCE et la PRIÈRE. L'évangile selon saint Luc nous dit ceci à propos de Jean: " L'enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il se fit connaître à Israël " (Lc 1, 80). On peut donc supposer que Jean a vécu dans le désert quelques années pour se préparer à annoncer Jésus. Et qu'a-t-il fait au désert? Il a sûrement FAIT SILENCE ET PRIÉ

FAIRE SILENCE ET PRIER DEVANT JÉSUS-EUCHARISTIE, c'est ce qu'ont fait quatre-vingt-dix (90) paroissiens et paroissiennes les 15 et 16 juin derniers durant les 24 heures d'adoration continuelle que nous avons vécues en notre paroisse. Ce très grand nombre de personnes qui sont venues adorer le Seigneur Jésus, est un TRÈS GRAND SIGNE du plan de Dieu sur notre paroisse. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit. Il s'agit maintenant de répondre généreusement aux signes que notre Père du ciel nous donne. Dès aujourd'hui, en ce 24 juin, nous avons commencé à recueillir les noms des personnes qui seront prêtes à venir adorer Jésus dans le Saint-Sacrement, une heure par semaine. Nous sommes donc résolument en marche vers l'adoration continuelle (jour et nuit) en notre paroisse. 

Que Saint Jean Baptiste et la très Sainte Vierge Marie intercèdent puissamment auprès de Dieu pour que, si telle est vraiment la Volonté de Dieu que nous ayons l'adoration continuelle, cela se réalise dans un avenir assez rapproché. Si vous qui lisez ces quelques lignes, aviez l'amabilité de faire une prière dans ce but, ce serait très apprécié. MERCI !