jeudi 17 septembre 2020

Être athée n'est pas si "in"

 Être athée n'est pas si "in"

Vous connaissez sûrement l'expression "être in". Cette expression signifie "être à la mode, être de son temps", etc. Ici au Québec, souvent les gens sont très fiers de se dire athées. Cela semble être même pour certaines personnes, un signe de supériorité intellectuelle. En effet, il n'est pas rare de rencontrer des gens qui pensent que le fait de croire en Dieu est le signe d'une certaine pauvreté matérielle et intellectuelle. Les temps ont bien changé car il y a soixante ans, c'était le fait de ne pas croire en Dieu qui était mal vu. 

Lors des dernières funérailles que j'ai célébrées, j'ai abordé pour la première fois le sujet suivant: j'ai dit aux gens que je suis triste et déçu du fait que beaucoup de mes concitoyens ici à Montréal, soient athées. J'ai dit que je respecte la position des athées, mais que j'ai beaucoup de difficulté à comprendre que quelqu'un soit athée. Pour moi, le fait qu'il y ait un Dieu, est une évidence ou tout au moins une quasi évidence. La question pour moi est de savoir qui est ce Dieu ? Je crois que Dieu est en trois Personnes, le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Et je crois que Dieu a vécu parmi nous sur cette terre en se faisant homme. De cela, évidemment, je n'ai pas l'évidence. Mais je le crois sincèrement. 

Durant l'homélie des funérailles dont je viens de parler, j'ai mentionné le fait qu'il y a essentiellement deux conceptions du monde: une conception du monde qui admet qu'il existe une transcendance, c'est-à-dire un être suprême, invisible, plus grand que nous; autrement dit, qu'il y a un Dieu ou des dieux. L'autre conception du monde prône qu'il n'existe dans l'univers que de la matière; qu'il n'existe aucune transcendance. Et j'ai mentionné que ces deux conceptions du monde sont très anciennes. Platon (cinquième siècle avant Jésus-Christ) Aristote (quatrième siècle avant Jésus Christ) et Socrate (cinquième siècle avant Jésus-Christ) admettaient l'existence d'une transcendance. Leucippe (440-370 avant Jésus-Christ) et Démocrite (460-370 avant Jésus-Christ), les fondateurs de l'atomisme, niaient toute transcendance et croyaient que tout ce qui existe dans l'univers, est fait d'atomes et de vide. Ils sont donc les ancêtres des athées. 

Une dame que je ne connaissais pas avant d'avoir présidé ces funérailles, m'a envoyé le courriel suivant:   

De : 
Envoyé :14 septembre 2020 10:02
À :Guy Simard  
Objet :Re: Bonjour !
 
Bonjour Père Simard.
 
Ce fût pour moi aussi un plaisir de vous rencontrer. J'espère que vous aurez atteint des âmes "athées" qui sont nombreuses dans ma famille et celle de Madeleine...Votre homélie commençant par une note historique m'est apparue tout-à-fait pertinente...Être athée n'est pas si "in" finalement, et vous avez parlé avec respect des deux croyances.  

J'ai trouvé les remarques de cette dame très intéressantes et pertinentes; c'est pour cette raison que j'ai écrit le présent blogue. 

dimanche 13 septembre 2020

Pardonner comme Dieu

 Pardonner comme Dieu

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Il y a de cela plusieurs années, je regardais la télévision alors qu’une de nos comédiennes les plus connues et les plus aimées, était interviewée. À un moment donné, elle s'est mise à parler d’un événement douloureux dans sa vie. Quelqu’un l’avait profondément blessée. Et elle a dit cette phrase très forte : « Jamais je ne lui pardonnerai. » Plus de quarante ans plus tard, je me souviens encore de cette interview et de cette phrase prononcée par la comédienne. Et je me souviens aussi très bien de l’effet que cette petite phrase a eu sur moi. Ce fut comme une bombe projetée sur mon âme. Cela m’a rendu tellement triste!

Pourquoi ai-je été si triste? Parce que je sais à quel point le pardon est important pour Dieu et, par conséquent, pour tout chrétien. J’ai alors supposé que la comédienne qui avait dit cela n’était pas chrétienne. Je me suis dit : « Probablement qu’elle n’est pas chrétienne. » Car un chrétien ne devrait jamais dire qu’il ne pardonnera jamais à telle ou telle personne.

Si je devais décrire en un mot la religion chrétienne, je dirais : « La religion chrétienne est la religion du PARDON. »

Cela est facile à dire, mais ce n’est pas facile à faire. Le pardon des injures est le sommet de la vie chrétienne. C’est le sommet de l’évangile. Un des textes les plus beaux des évangiles, est le sermon sur la montagne. Toute la vie morale du chrétien est décrite dans ce sermon qui ressemble vraiment à une montagne de par sa structure. Au milieu du sermon, on arrive au sommet de la montagne, à l’amour des ennemis. Nous sommes invités à aimer ceux qui nous font souffrir.

Quand Pierre demande à Jésus combien de fois il doit pardonner à son frère qui l’offense, Jésus lui répond : jusqu’à soixante-dix fois sept fois; autrement dit : à l’infini.

Pourquoi devons-nous pardonner à l’infini ? Parce que nous sommes les enfants de notre Père des cieux qui pardonne TOUJOURS à la personne qui lui demande pardon. Dieu pardonne toujours. Or Dieu habite en nous et veut en nous et par nous, pardonner à quiconque l’offense et nous offense.

Comment arriver à pardonner à l’infini? En expérimentant souvent le pardon de Dieu. Personnellement, je vais souvent me confesser. J’aime beaucoup aller demander pardon à Dieu. Quand on va souvent se confesser, on prend l’habitude de constater que nous sommes imparfaits, que nous avons nos torts.

Il y a un épisode que nous raconte saint Luc dans les évangiles qui est très éclairant à ce sujet. Jésus est invité à dîner chez un pharisien. Pendant le repas une pécheresse publique, connue de tous, semble-t-il, entre dans la maison et va s’agenouiller derrière Jésus, tout en pleurs. Elle arrose de ses larmes les pieds de Jésus et répand sur eux du parfum. Jésus, devant tout le monde, lui pardonne ses péchés et il donne cette leçon au pharisien qui l’avait invité :

« Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » (Évangile selon saint Luc, chapitre 7, versets 47-50)

« Celui à qui on pardonne peu, montre peu d’amour ». Plus nous demanderons sincèrement pardon à Dieu pour nos péchés, plus nous aurons de l’amour envers lui et envers les autres, et plus nous serons reconnaissants envers Dieu et indulgents envers les autres. J’aime beaucoup ce verset du psaume 50: « Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi » (Ps 50, verset 5) Les pharisiens quant à eux, se pensaient justes; ils n’avaient donc pas l’habitude de demander pardon à Dieu. Si nous prenons l’habitude de nous confesser et demander pardon à Dieu, nous prendrons de plus en plus conscience à quel point Dieu nous aime et nous pardonne facilement. Voyant comment Dieu se comporte envers nous, nous serons plus enclins à agir de la même façon envers notre prochain et ceux qui nous offensent.

Enfin, j’aimerais vous dire une chose importante concernant le pardon. Le pardon, cela se passe dans notre volonté, et non pas dans nos sentiments. La sainteté, c’est une question de volonté. L’amour c’est dans la volonté, comme nous l'enseigne la philosophie. Tout ce que Dieu nous demande, c’est de vouloir vraiment pardonner aux personnes qui nous ont offensés. Si nous voulons pardonner, Dieu considère que nous avons pardonné. Si je croise dans la rue la personne qui m’a offensé et qu’en voyant cette personne les émotions négatives montent en moi et que je suis perturbé dans mon émotivité, cela ne veut pas dire que je n’ai pas pardonné. Non; j’ai pardonné à partir du moment ou j’ai décidé de pardonner. Poser un acte de volonté peut prendre quelques secondes, même s’il peut avoir été préparé de longue date. Mais nos sentiments et nos émotions peuvent prendre toute une vie pour guérir. Cela a l’avantage de nous garder humbles. Mais à partir du moment où nous avons décidé de pardonner, Dieu est fier de nous.

La prière de conclusion à la messe d’aujourd’hui disait ceci :

« Que la grâce de cette communion, Seigneur, saisisse nos esprits et nos corps, afin que son influence, et non pas notre sentiment, domine toujours en nous. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. »


Ma maison préférée

Ma maison préférée


J'habite ce qu'on appelle "le vieux Pointe-aux-Trembles", à l'extrémité est de la ville de Montréal. Vous avez devant les yeux, ci-dessus, la maison que je trouve la plus belle dans notre voisinage. Elle est située à environ 200 mètres de ma demeure. Pourquoi mettre cette photo sur mon blogue? C'est en raison de l'existence même de mon blogue. Mon blogue existe parce que j'ai découvert un jour que mon "désir le plus profond" est: la JOIE (voir le premier long texte que j'ai écrit sur mon blogue en 2011: 

Si j'ai mis la photo ci-dessus sur mon blogue, c'est parce qu'à chaque fois que je passe devant cette maison, je m'arrête et je la regarde. Et à chaque fois, sa vue me procure de la joie. Nous devrions essayer de repérer dans notre vie, ce qui nous procure de la joie. La joie, nous ne devons pas la chercher trop loin de nous; elle est presque toujours à notre portée. Regarder une fleur, nous donne souvent de la joie. 

On remarque qu'une des causes de la joie est la BEAUTÉ. Ce qui est beau, normalement, nous apporte de la joie. Mais encore faut-il s'arrêter quelques instants devant ce que nous considérons comme beau, pour laisser à la joie le temps de pénétrer dans notre coeur. 

Vous remarquerez, surtout à l'aide de la description de la maison que vous pouvez voir ci-dessous et qui se trouve au bord du trottoir, qu'il manque une petite galerie au deuxième étage, devant la porte. Le propriétaire de la maison, que j'ai salué il y deux jours devant chez lui, m'a laissé clairement entendre que la galerie sera un jour mise en place. 


Les deux photos ci-dessus ainsi que les deux photos ci-dessous ont été prises hier, le samedi 12 septembre 2020 



Vous avez devant les yeux l'endroit où je demeure. Les deux photos ci-dessus ont été prises au même endroit: la première alors que je photographiais le corps tourné vers le nord, la deuxième alors que j'étais tourné vers le sud. Eh bien oui, le majestueux fleuve Saint-Laurent est devant mes yeux tous les jours. Jules, mon père, qui doit être au ciel maintenant, doit jubiler de voir son fils ainsi logé, car il a rêvé toute sa vie de vivre sur les bords de ce grand fleuve.  

jeudi 10 septembre 2020

Dawkins vs Lennox

 Dawkins vs Lennox

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Débat: 

Est-ce que la science a enterré Dieu ?

Richard Dawkins est un homme de science britannique très célèbre. Il est biologiste et éthologiste; il est aussi une des personnes athées les plus connues. 

John Lennox est professeur de mathématiques et de philosophie des sciences à l'Université d'Oxford. "Il est le plus connu des apologistes chrétiens modernes" (1)

J'ai déjà écrit un blogue sur le débat qui a eu lieu en juillet 2009 entre Richard Dawkins et John Lennox (2). J'avais alors donné le titre suivant à mon blogue: "Lennox vs Dawkins". Je considère maintenant qu'il vaut mieux donner à ce débat le titre suivant: "Dawkins vs Lennox ". Pourquoi ? Parce qu'un tel titre semble suggérer un genre de combat intellectuel entre deux adversaires. Or, si vous regardez la vidéo dont j'ai mis la référence au bas du présent blogue, vous constaterez assez aisément que Richard Dawkins semble voir en Lennox un adversaire à combattre, alors que John Lennox semble voir en Dawkins un frère avec qui dialoguer. 

J'avais déjà mentionné dans mon blogue écrit en juin 2019, que les deux protagonistes de ce débat ont des attitudes diamétralement opposées. Dawkins est vraiment sur la défensive et semble irrité certains propos de Lennox. Lennox, au contraire, ne s'offusque jamais des propos de Dawkins. J'y vois déjà une grande différence l'athée Dawkins et Lennox le croyant. 

Je veux revenir sur l'aspect que j'ai développé dans mon premier blogue sur ce débat : le manque de civisme et de respect de Richard Dawkins à l'égard de John Lennox. À quelques reprises, Dawkins emploie le mot " pity " pour décrire la pensée de Lennox. Il n'est pas facile de traduire le mot "pity" ; il peut vouloir dire: pitoyable, sans fondement, enfantin, etc. Je serais porté à traduire la pensée de Dawkins par le mot "ridicule". Pour Dawkins, il est ridicule, par exemple, de penser que Dieu du haut du ciel se préoccupe ou est intéressé par les péchés que nous faisons, et spécialement les péchés qui regardent la sexualité. Mais notre Dieu s'intéresse à tout ce que nous faisons et à tout ce que nous sommes. Il s'intéresse surtout à tout le bien et tout le beau que nous faisons, tel un bon papa. C'est ce que Jésus veut nous faire comprendre lorsqu'il dit que même nos cheveux sont tous comptés:  

 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux." (Mt 10, 28-31)

Et le psaume 138 nous dit: 

01 Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! +

02 Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.

03 Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.

04 Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.

05 Tu me devances et me poursuis, tu m'enserres, tu as mis la main sur moi.

06 Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre !

07 Où donc aller, loin de ton souffle ? où m'enfuir, loin de ta face ?

08 Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.

09 Je prends les ailes de l'aurore et me pose au-delà des mers :

10 même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.

Richard Dawkins considère qu'un Dieu horloger, qui aurait créé l'univers, ferait plus de sens que le Dieu des chrétiens qui s'intéresse à nos moindres gestes. 

En pensant à cela, je me suis rappelé un fait que madame Georgette Blaquière a rapporté lors d'une de ses conférences. Je ne me souviens pas des mots exacts de madame Blaquière, mais l'essentiel y est. Elle raconte qu'une petite fille s'émerveillait un jour en regardant les montagnes, le firmament étoilé, les fleurs, etc. Sa grand-mère, lui a alors dit que Celui qui avait créé toutes ces merveilles, c'est Dieu. Et la jeune fille a cru spontanément en Dieu. Quelques mois plus tard, arrive la fête de Noël. La petite fille n'a jamais vu de crèche de sa vie. Sa grand-maman l'emmène dans une église. Toutes deux s'arrêtent devant la crèche. La grand-mère explique à l'enfant que le Dieu qui a créé toutes les beautés que l'on voit sur notre planète, c'est le petit enfant qui est couché sur de la paille, dans la mangeoire. En entendant cela, la petite fille s'exclame: "Voyons donc, cela est ridicule.

Et madame Blaquière de conclure: "La petite fille avait rencontré le Dieu Créateur, mais elle n'avait pas encore rencontré le DIEU AMOUR.

On peut dire, en quelque sorte, la même chose de monsieur Richard Dawkins.   

Pour voir la vidéo, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous : 

https://youtu.be/OVEuQg_Mglw


(1)https://www.chretiens.info/religions/christianisme/chretiens-celebres/john-lennox-apologiste-chretien-2/2016/02/25/00/00/    

(2) https://dieumajoie.blogspot.com/2019/06/dieu-lennox-vs-dawkins.html

Voici une autre vidéo très intéressante: 

Regarder (58:58)
Pages
Tailles d’image 

dimanche 6 septembre 2020

La COVID-19, une grâce pour les chrétiens


La COVID-19, une grâce pour les chrétiens
Audience générale du 2 septembre 2020 - Vatican News
Photo prise à l'audience du mercredi 2 septembre 2020

La Parole de Dieu de ce dimanche nous montre à quel point il est important de  prendre soin des autres, et en particulier de nous préoccuper de leur âme.

Le thème de la liturgie de la Parole d’aujourd’hui, est le thème de la « correction fraternelle ». Ce n’est pas un thème populaire du tout. Qui aime être corrigé ? Et qui aime corriger les autres ?

Je veux développer aujourd’hui non pas tellement le thème de la correction fraternelle, mais le principe qui est sous-jacent à cette obligation qui nous vient de Dieu. Pourquoi devons-nous corriger les autres? Saint Paul nous en donne la raison dans la deuxième lecture de la messe d'aujourd'hui : c’est parce que nous avons une dette envers eux: la DETTE DE L’AMOUR MUTUEL. C'est merveilleux cette expression. Voici les paroles exactes de saint Paul: 

Frères,
n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi. (Saint Paul, Lettre aux Romains, chapitre 13, verset 8)

Saint Paul nous dit que nous avons une dette envers chaque personne: la dette de l'amour mutuel. C'est très fort cette phrase. J'ai une dette envers chaque personne, la dette de l'amour mutuel. Je me dois d'aimer chaque personne que je rencontre, chaque personne que Dieu met sur mon chemin. C'est la première fois de ma vie que je suis aussi touché par la beauté et la grandeur de cette phrase de saint Paul. Les personnes qui ne sont pas chrétiennes, ne pourraient jamais imaginer ou croire ce que nous dit l'apôtre des nations. Comment Paul peut-il nous dire que nous avons le devoir d'aimer chaque personne que nous rencontrons ?

Saint Jean nous en donne la raison: "Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres." (Première lettre de saint Jean, chapitre 4, verset 11)

Une fois que nous avons réalisé à quel point Dieu nous aime et à quel point il aime chacun de ses enfants, nous avons le devoir d'annoncer cette bonne nouvelle à toute personne. Comment le faire? En aimant les autres grâce à l'amour que Dieu met dans nos coeurs; autrement dit, en essayant d'aimer notre prochain à la manière de Dieu. 

Personnellement, je n'ai jamais aussi bien saisi cette vérité que maintenant. Et je pense que cela est dû à la COVID-19. Sinon, comment expliquer que je saisisse cela maintenant et non pas auparavant? 

Et puisqu'il est question de la COVID-19, je veux aussi vous proposer la vision que, selon moi, les chrétiens devraient avoir de la pandémie que nous vivons. Je pense personnellement que cette terrible maladie est une occasion en or pour nous les chrétiens; c'est même que c'est une GRÂCE pour nous. C'est l'occasion de montrer au monde que le danger que représente la COVID-19, ne mettra pas un frein à notre charité et à notre apostolat. Au contraire, la situation que nous vivons devrait selon moi nous stimuler à être de meilleurs chrétiens; à jouer plus que jamais notre rôle de LUMIÈRE DU MONDE et de SEL DE LA TERRE (évangile selon saint Matthieu, chapitre 5, versets 13 et 14). 

Je vous invite à regarder à nouveau la photo mise au début de ce blogue. On y voit le pape qui, tout souriant, manifeste son amour pour les gens. Cette photo a été prise il y a quatre jours, le 2 septembre 2020. Le pape et le Vatican seront sûrement critiqués à cause de cette photo. Le pape ne porte pas de masque et les fidèles ne respectent pas la distanciation. Cependant, le pape ne donne pas la main comme il le fait d'habitude, mais présente son coude. Le pape est, de toute évidence heureux de pouvoir enfin manifester son amour et l'amour de Dieu aux fidèles.

Personnellement, je me sens poussé plus que jamais par l'Esprit Saint à témoigner de Jésus. C'est un fruit de la COVID-19, j'en suis sûr.

D'ailleurs, c'est toujours en tant de crise que les chrétiens ont montré au maximum qu'ils étaient des disciples de Jésus. Pensons aux persécutions des premiers siècles.

Il est très peu probable que nous contractions la COVID-19 si on porte un masque et si on respecte la distanciation. Mais s'il arrivait que nous contractions la maladie et que nous mourrions, je pense que Dieu nous considérerait comme des martyrs car il saurait que nous sommes morts à cause de notre foi; que nous avons affronté le danger au nom de notre foi.   

Nous vivons en ce moment la grande fin de semaine de la fête du travail. Disons à Dieu et à nos frères et soeurs que nous voulons plus que jamais travailler dans la vigne du Seigneur, pour son peuple.

À la fin de la messe, vous serez invités à donner vos noms pour servir vos frères et soeurs dans notre communauté chrétienne. Vous serez aussi invités à participer à la session Saint Jean que donnera chez nous l'École d'Évangélisation Saint-André (ÉÉSA) durant deux fins de semaines consécutives: les 26 et 27 septembre et les 3 et 4 octobre prochains.

Prenez le temps de vous inscrire à tout cela, en respectant les deux mètres de distanciation. Cela en vaut la peine.

Je prie l'Esprit Saint d'agir dans nos coeurs durant cette eucharistie pour que la crise de la COVID-19 nous pousse à devenir de meilleurs chrétiens. Amen.


lundi 31 août 2020

Mon ami Simon Lessard

Mon ami Simon Lessard
7 idées chrétiennes ressuscitées par la crise | Simon Lessard | IDÉES
Simon

Je termine aujourd'hui même mes vacances au chalet familial. Je retournerai à Montréal cet après-midi. Je tiens à terminer ce moment prévilégié de ma vie que sont les vacances estivales, en vous faisant connaître un peu mon ami Simon Lessard. Je le fais pendant que je suis assez près de lui physiquement en ce moment puisqu'il habite en la ville de Québec et que notre chalet est à 40 minutes de Québec. J'ai passé tout près d'aller rencontrer Simon durant mes vacances, mais mon programme a été changé. 

Simon est un laïc engagé dans l'Église (la communauté des croyants). Il a 34 ans. Il fait bon de voir un jeune du Québec qui est fier d'être chrétien et qui le montre par son verbal et son non verbal. Simon est réputé pour avoir le verbe facile. Il convient donc tout à fait qu'il travaille en ce moment pour le Verbe, qui est un magazine catholique fondé, publié et écrit par de jeunes adultes du Québec. 

Simon anime aussi une émission radiophonique quotidienne, intitulée: "On n'est pas du monde"; heureux jeu de mots faisant allusion à des paroles de Jésus dans l'évangile selon saint Jean. Les paroles de Jésus que vous pourrez lire dans un instant, sont extraordinaires en elles-mêmes, mais elles le sont aussi à cause de leur contexte. Jésus les a prononcées la veille de sa mort alors qu'il était à table avec ses apôtres. Après avoir fait de longs adieux à ses amis et compagnons de route, Jésus devant eux, se met à prier son Père. Cette prière est communément appelée: la prière sacerdotale de Jésus. Comme elle est belle cette prière et comme elle a dû toucher profondément le coeur des apôtres ! Vers le milieu de la prière, Jésus dit à son Père des cieux: 

13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
19 Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. (Jn 17, 13-19)

Durant mes vacances, j'ai pu entendre et lire Simon grâce aux médias sociaux. Je vous partage ces découvertes.

La Foi touchante d'un jeune homme, Simon Lessard qui nous donne la preuve de l'existence de Dieu. En ...
20 juil. 2020 - Téléversé par La Victoire de l'Amour

Dans la revue diocésaine de Québec, intitulée Pastorale Québec, des mois d'avril à juillet 2020, Simon est interviewé sur la façon dont il a vécu la pandémie. 

À la question : "Quelles sont tes prises de conscience ces derniers mois?", Simon répond: 

"Que la plus grande pauvreté est la pauvreté relationnelle; que la foi chrétienne n'est jamais aussi pertinente que devant le mystère de la souffrance et de la mort; et que tout tourne véritablement à l'avantage de ceux qui aiment Dieu. J'ai aussi réalisé à quel point nos médias chrétiens sont importants en temps de crise pour soutenir la foi et témoigner de notre espérance."

Le moins que l'on puisse dire, c'est que mon ami Simon a de la suite dans les idées. La vidéo ci-dessus se termine par cette question de l'animateur: " Comment vois-tu, Simon, la vie éternelle ?" et Simon de répondre: " Pour moi, la vie éternelle est une vie d'amitié très très intime avec Dieu et aussi avec les anges et les bienheureux." Il n'est donc pas surprenant d'entendre Simon nous dire que selon lui, la plus grande pauvreté est la pauvreté relationnelle. 

À la question: "L'Église, comment tu l'entrevois ?", Simon répond: 

"Une Église rajeunie et simplifiée, contemplative et communautaire, plus petite et plus pauvre, mais d'autant plus fervente et plus libre pour la mission. N'ayons pas peur !"

Cher Simon, merci pour ton témoignage, ta joie de vivre et ton amitié. 


vendredi 28 août 2020

Les vacances achèvent

Les vacances achèvent
Photo prise vendredi le 28 août, tôt le matin


Photo prise  le même jour, en fin d'après-midi 


Eh oui, toute bonne chose a une fin   ...   sauf le ciel qui nous est promis. 

N'est-ce pas que la première photo ci-dessus a l'air un peu SURRÉALISTE ???

Et pourtant, elle est bien réelle et elle me ramène à la réalité : le temps passe, le mois d'août est sur le point de se terminer; j'ai commencé à mettre du chauffage dans le chalet; les nuits sont froides, ce qui explique la condensation qui se forme le matin à la surface de l'eau. Mais avouez que c'est joli. 

Et voici une vidéo prise 24 heures plus tard, le samedi 29 août en début de soirée: (à mettre en mode "plein écran")


La vie dans un chalet est belle en toutes saisons. Que ce soit le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, tout est beau en ce lieu enchanteur. Voici, un poème cueilli au hasard de l'internet, qui chante à sa façon la beauté d'un chalet.  

 Le chalet



On le dirait éclos d'un nuage de brume,
Agrippé au rocher comme un chat au rideau,
Le vieux chalet de bois tout en haut du hameau,
S'engourdit sous la neige en un soir qui s'allume.

Frileusement blotti, il a clos ses paupières,
Fermer sa lourde porte aux intrus de la nuit,
La cheminée ronronne et, cadencé son bruit,
Semble monter au ciel au rythme de prières.

Quelques sapins touffus à la blanche ramure,
Se penchent sur cette ombre et doucement la veillent,
Les flocons s'agitant comme un essaim d'abeilles,
Par millions de baisers butinent sa toiture.

Dans les frimas d'hiver rien ne bouge ou remue,
Le silence trop lourd aux oreilles bourdonnent,
Tandis que tout en bas un Angélus résonne,
Au fond de la vallée où la vie continue.



Chaque fois que je mets les pieds dans le chalet, une année a passé. Il fait bon quitter la ville pour se reposer dans un lieu de villégiature. Mais plus les années passent, plus je me rends compte que mes séjours au chalet ne sont que le prélude et l'annonce d'un repos bien plus beau qui m'est promis là-haut.