dimanche 24 décembre 2023

La joie de Marie

 La joie de Marie 


Nous vivons aujourd'hui le quatrième dimanche de l'Avent. Ce quatrième dimanche nous invite à contempler notre Mère du ciel alors qu'elle a dit à Dieu le plus GRAND OUI de l'histoire de l'humanité. Jamais un être humain a eu autant confiance et foi en Dieu. Il est arrivé dans l'Ancien Testament qu'une femme devienne miraculeusement enceinte, mais c'était toujours par le moyen normal de l'union d'une femme et d'un homme. Mais voici que Dieu annonce à Marie que l'Esprit Saint fécondera son sein et que par conséquent il sera "Dieu né de Dieu, lumière née de la lumièrevrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, consutstantiel au Père; comme dit le Credo de Nicée-Constantinople. Je crois vraiment qu'il fallait une femme conçue sans péché pour croire à une telle intervention divine. 

L'évangile d'aujourd'hui, par le récit de l'Annonciation, nous révèle le secret de la joie de Marie. Je veux vous partager ce que je considère comme un très grand cadeau que la Vierge Marie m'a fait en 1987.

Le 7 juin 1987, en la fête de la Pentecôte, le pape Jean-Paul II a inauguré une année mariale pour l’Église entière. Cette année mariale devait de fait durer un peu plus d’un an car elle se termina en la fête de l’Assomption de l’année suivante : le 15 août 1988. J’ai eu le privilège de participer à l’ouverture de cette année mariale, en compagnie de plusieurs confrères Oblats de la Vierge Marie, en la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome.    
Durant cette année mariale, j’ai décidé de développer un lien plus étroit avec notre Mère du ciel. J’ai choisi une question que j’allais poser à Marie tout au long de l’année. Cette question est la suivante : « Qui es-tu, Marie de Nazareth ? » Cette question avait pour but de mieux connaître Marie et, conséquemment, de mieux l’aimer. Car lorsqu’on connaît mieux quelqu’un, normalement on l’aime davantage.
J’ai donc commencé à poser cette question à Marie. À l’approche de la solennité de l’Immaculée Conception, le supérieur des Oblats du Canada me téléphone pour me demander si j’accepterais d’aller prêcher un triduum en l’honneur de l’Immaculée dans la paroisse de Montréal dont nous avions la charge. J’habitais alors dans le diocèse de Nicolet, à La Maison du Pardon, une maison de retraites qui appartenait à notre Congrégation religieuse. J’ai accepté l’invitation.
Trois jours avant la grande fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre, je me rends donc dans notre paroisse de Montréal. Le lendemain de ma première nuit à Montréal, je me réveille, je m’assieds sur le bord de mon lit et je pose ma fameuse question à la Vierge Marie : « Qui es-tu, Marie de Nazareth ? » Et pour la première fois, en cette année mariale qui était commencée depuis des mois,  je reçois une réponse. J’ai entendu cette réponse très clairement; non pas avec mes oreilles, mais avec mon cœur. Et cette réponse disait ceci : « Moi, je suis une femme qui n’a jamais fait ce qu’elle a voulu. ». Quand j’ai « entendu » cette réponse, je n’étais pas du tout impressionné. Je trouvais même cette réponse assez déprimante et pas du tout enthousiasmante. Mais plus je  répétais cette réponse dans mon cœur, plus je la trouvais merveilleuse et éclairante. Je suis maintenant convaincu que ce jour-là, la Très Sainte Vierge Marie m’a livré le secret de la joie qui l’a toujours habitée.
Pour percevoir la beauté de cette réponse, il faut d’abord comprendre que la phrase qui est parvenue à mon cœur est incomplète. La Saint Vierge devait s’attendre à ce que je sois assez intelligent pour la compléter par moi-même. De fait la réponse de Marie est celle-ci : « Moi, je suis une femme qui n’a jamais fait ce qu’elle a voulu, mais qui a toujours fait ce que Dieu a voulu. » Voilà le secret de la joie de Marie : Marie a toujours fait la Volonté de Dieu, même si cette Volonté allait à l’encontre de ses désirs les plus chers et les plus naturels. Marie avait exclu, semble-il, de devenir mère et voici que Dieu lui demande de donner naissance à son Fils bien-aimé; Marie aurait aimé mettre au monde son enfant en un endroit confortable ou tout au moins décent; mais Dieu avait songé à « une meilleure place » selon Ses vues. Marie aurait aimé jouir d’un temps d’intimité pour célébrer la naissance de son enfant mais il lui fallut fuir en Égypte. Marie aurait préféré mourir avant son Fils mais Dieu a voulu que l’Immaculée Mère de Dieu voie son adorable Fils mourir crucifié devant Elle comme un bandit. Marie n’a jamais fait ce qu’Elle a voulu mais Elle a toujours fait ce que Dieu a voulu et ce faisant, son cœur a toujours été inondé d’une joie ineffable et inexplicable. Car ce qui rend foncièrement l’être humain heureux, c’est d’accomplir en tout la Volonté de Dieu.
Or la réponse que j’ai reçue de Marie en 1987, est tellement bien adaptée à notre temps. De nos jours, les hommes et les femmes veulent faire ce qu’ils veulent dans la vie. Ils croient qu’en satisfaisant tous leurs désirs et leurs besoins, ils seront heureux. Erreur !  Ils croient que le bonheur consiste à faire ce que l’on veut, sans personne pour nous indiquer la voie à suivre. Erreur !  La phrase que j’ai entendue en décembre 1987 est tellement bien « tournée » pour notre époque; elle est tellement actuelle! Elle est à la fois choquante et éclairante; inutile de vous dire que je ne l’oublierai jamais. Et j’ai été heureux aujourd’hui de vous la partager, à 35 ans exactement de la clôture de l’année mariale.
Guy, omv  

Ajout: Un de mes amis a mis sur YouTube le témoignage que je viens de vous partager.  

1 – Le secret de la joie de Marie – Père Guy Simard, OMV. Publié par Joanne on mars 28, 2015 avril 9, 2015 ...
28 mars 2015 · Téléversé par Guy Simard, omv

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