mercredi 30 septembre 2026

Film : La Passion de Jeanne D'Arc

  Film : La Passion de Jeanne D'Arc


Le film muet La Passion de Jeanne d'Arc revêt une grande importance historique. Le réalisteur Carl Theodor Dreyer a mis beaucoup de temps à consulter les minutes du procès de Jeanne d'Arc qui a eu lieu en 1431. Les premières images du film veulent d'ailleurs témoigner de cela. Les dialogues entre Jeanne et ses accusateurs reproduits dans le film, sont donc véridiques, ce qui leur confert une grande valeur. 

Note : Ne vous fiez pas au titre de la vidéo ci-dessous car le film est en français et il n'y a pas de sous-titres en anglais. 

Charlie Chaplin - The Kid (1921) - Refurbished Full Movie. BlimeyTV | Restored Classic Movies•7M views · 36:06 · Go to channel Lucasfilm ...
YouTube · Plume · 1 juin 202

Il y a des classiques du cinéma qu'il est important de connaître. Le film de Carl Theodor Dreyer sur Jeanne d'Arc. sorti en 1928 est un de ceux-là. Mon confrère John Wykes, Oblat de la Vierge Marie, a été invité à commenter ce film. John a étudié en cinématographie et il nous fait part de sa très grande connaissance de la façon dont le film a été tourné. Cette interview est vraiment très intéressante. On y apprend plein de choses dont le fait que la performance de Renée Falconetti, l'actrice qui joue Jeanne, est considérée comme étant la meilleure performance de tous les temps accomplie par une actrice. On y apprend aussi que le film a failli être perdu à jamais. Il a été retrouvé presque miraculeusement dans un asile psychiatrique environ 50 ans après sa mystérieuse disparition. Voici comment Wikipédia décrit cet événement :   

 

Restauration

 

La restauration de la version d'origine tient presque du miracle, puisque le premier négatif avait subi des coupures exigées par la censure, puis avait été perdu dans un incendie. Dreyer avait alors réussi à en reconstituer une seconde version à partir de chutes restantes, lesquelles devaient pourtant elles aussi disparaître dans un autre incendie. Il ne restait plus alors que des copies douteuses, et ce n'est qu'en 1981 que l'on retrouva dans un asile psychiatrique d'Oslo un double oublié du premier négatif, non censuré, à partir duquel la Cinémathèque française reconstitua en 1985 le film et les intertitres dans une version probablement très proche de celle montée par le cinéaste pour la première de 1928.

J'ai aussi appris grâce à John que l'usage des gros plans est une caractéristique de ce film. Il est vrai que les visages remplissent souvent tout l'écran et Carl Theodor Dreyer a volontairement renoncé à utiliser le maquillage, ce qui fait que tous les défauts de peau nous sautent aux yeux et contribuent à accentuer l'effet dramatique recherché. 

Ce film est vraiment une pièce d'anthologie à maints égards. Je remercie John d'avoir accepté de partager ses compétences et ses remarques concernant le film. J'ai aussi pu constater la grande connaissance du septième art qu'a mon confrère, alors qu'il fait des comparaisons entre les techniques de certains réalisateurs ou de certains acteurs.    

Interview de mon confrère John Wykes, omv :

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YouTube · Forgettable Saint · Il y a 2 semaines

J'ai filmé avec mon iPad un très court extrait de cette entrevue où John nous dit que la performance de Mme Renée Falconetti est considérée comme la meilleure performance de tous les temps accomplie par une actrice.  
 


"Glorious" au Stade de France pour le pape

 "Glorious" au Stade de France pour le pape 


Comme il faisait bon de voir le groupe "Glorious" chanter au Stade de France pour le pape Léon XIV et pour toute personne de bonne volonté. Ils ont dû être impressionnés de chanter les louanges du Seigneur devant 80,000 jeunes. Je suis très heureux pour eux. 

J'ai filmé un de leurs chants avec mon iPad pour le mettre sur mon blogue. J'ai eu de la difficulté à mettre l'image droite, mais nous pouvons ainsi avoir un souvenir de cet évènement exceptionnel. 

Pour voir la vidéo, vous devez faire un clic sur le lien et non pas sur l'image. Ensuite, veuillez mettre la vidéo en mode plein écran. 

    https://www.youtube.com/watch?v=k_N46IPnx04


mardi 29 septembre 2026

Le "Salve Regina" en France avec le pape

 Le "Salve Regina" en France avec le pape

La patronne de la France est la Vierge Marie sous le nom de "Notre-Dame de l'Assomption". Ce n'est pas pour rien que deux moments très touchants de la visite du pape en France ces jours-ci, furent lorsque le pape a chanté l'hymnne mariale "Salve Regina", en compagnie de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins. 

1- Devant la Basilique Notre-Dame, le pape était visiblement ému en chantant le "Salve Regina" devant une statue de la Mère de Dieu.  

Un momento di profonda #commozione a Parigi: Papa Leone XIV e migliaia di fedeli intonano il #canto del Salve Regina sul sagrato di ...
YouTube · CATHOLIKEY · Il y a 4 jours

2- Et quel moment touchant ce fut de voir des milliers de jeunes chanter le "Salve Regina" à l'intérieur du Stade de France, en compagnie du pape Léon XIV.  

80,000 young voices. One Salve Regina. One Pope. Catholicism is alive in France and hope remains. @ewtnnews20K likes250K views1 day ago more.




Erreur grave d'Éric-Emmanuel Schmitt

 Erreur grave d'Éric-Emmanuel Schmitt


Chers lecteurs et lectrices, si vous lisez mon blogue depuis plusieurs années, vous savez que j'ai écrit de nombreux blogues sur Éric-Emmanuel Schmitt. J'apprécie beaucoup cet homme pour les talents que Dieu lui a donnés et pour l'audace qu'il a d'affirmer sans gêne et sans ambages qu'il croit en Dieu. Je trouve admirable qu'un homme de sa notoriété affiche aussi clairement sa croyance non seulement en Dieu, mais aussi en Jésus Christ Fils éternel de Dieu, dans un monde où la croyance en Dieu est devenue suspecte ou démodée.  

Cependant, je n'ai jamais aimé la position intellectuelle que M. Schmitt énonce dans ses livres et dans les interviews qu'il donne, selon laquelle il est tout aussi dangereux de dire "Je sais que Dieu existe" que de dire "Je sais que Dieu n'existe pas". Autrement dit, pour lui, on ne peut pas savoir de façon certaine que Dieu existe. Quelqu'un qui dirait savoir que Dieu existe se tromperait selon lui et tromperait les autres. Voilà une erreur grave qui m'a toujours "chicoté" mais que je n'ai jamais jusqu'à maintenant dénoncé publiquement, faute d'avoir pris le temps de m'arrêter et d'expliciter ma pensée. De cela je demande pardon à Dieu et à vous.  

Or je viens tout juste de recevoir un courriel d'un de mes amis qui explique clairement à quel point il est dangereux de soutenir la position de M. Schmitt sur cette question. Mon ami a donné comme titre à son envoi : "Le cheval de Troy". Voici ce courriel : 

 Le cheval de Troy 

Cher Guy,

Eric-Emmanuel Schmitt a écrit, dans l'épilogue de La Nuit de feu : 

«L'escroquerie commence chez celui qui clame: «Je sais!» Qu'il affirme: «Je sais que Dieu existe» ou «Je sais que Dieu n'existe pas», il outrepasse les pouvoirs de la raison, il vire à l'intégrisme, intégrisme religieux ou intégrisme athée, prenant le chemin funeste du fanatisme et de ses horizons de mort. Les certitudes ne créent que des cadavres.»

Voilà quelques certitudes de Schmitt qui doivent selonl lui,  en toute logique, créer des cadavres.

Il insulte l'Église catholique qui enseigne qu'il est possible de connaître l'existence de Dieu, par la seule raison.

Il  insulte tous ceux qui disent et pensent bien calmement et pacifiquement que l'intelligence humaine peut, par elle-même, connaître que Dieu existe, en les qualifiant d'escrocs, d'intégristes, de fanatiques et de créateurs de cadavres.

C'est un auteur qui a écrit de belles choses, mais que je considère très dangereux. Il s'est approché de l'Église catholique, mais le risque est grand, qu'à son contact, des catholiques tombent dans l'agnosticisme. Il est un cheval de Troy pour introduire l'agnosticisme dans l'Église.

Pour ma part, malheureusement, j'ai laissé tomber la foi catholique, entre 18 et 21 ans. Mais mon intellingence, aussi loin que je puisse me souvenir, a toujours adhéré à l'existence de Dieu. Pour moi, cela a toujours été évident. De plus, comme l'a déjà montré M. Saint-Jacques, je considérais que c'était là une chose facile à connaître. J'ai déjà demandé à ma mère, qui était très peu instruite, pourquoi elle était certaine que Dieu existe. Il y avait une rose sur la table. Elle m'a simplement dit: «Regarde la rose qui est là.»

Je trouve que le texte de Schmitt est profondément insultant et irrespectueux. Et dangereux. Que fait-on de ceux dont on croit qu'ils sont des créateurs de cadavres ? Et il n'a pas dit cela simplement en passant. Il l'a écrit dans un texte qu'un grand nombre de lecteurs ont lu et continuent de lire.

« [...] le premier Concile du Vatican [...] affirma que «  La raison humaine peut, par ses seules forces, parvenir avec certitude à la connaissance du Dieu personnel, Créateur et Providence. »
Jean-Paul II a également fait inscrire cette vérité doctrinale dans le texte de référence de son pontificat :
  • Le Catéchisme de l'Église Catholique (§ 31) : Publié sous son autorité en 1992, le catéchisme stipule que les « voies » pour approcher Dieu (les preuves philosophiques de son existence) sont des arguments convergents qui permettent de parvenir à de « vraies certitudes ».
  • Le Catéchisme de l'Église Catholique (§ 36) : « La Sainte Église, notre Mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées » (reprenant mot à mot le texte conciliaire Dei Filius de 1870). 

dimanche 27 septembre 2026

Le pape Léon XIV en France

 Le pape Léon XIV en France


J'aime les commentaires de M. Philippe De Villiers. 

Philippe De Villiers

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YouTube · Europe 1 · Il y a 1 jour




Stéphane Roy : "L'Amour n'est pas aimé"

Stéphane Roy : "L'Amour n'est pas aimé"

Cher ami/chère amie
de La Victoire de l’Amour,

En ce mois d’octobre, j’aimerais m’attarder avec toi sur une parole qui m’habite tout particulièrement.

Il y a huit cents ans, le 3 octobre 1226, François d’Assise achevait son pèlerinage sur cette terre. Huit siècles sont passés et pourtant, peu de figures chrétiennes demeurent aussi vivantes que la sienne. François continue de toucher des croyant(e)s comme des non-croyant(e)s, peut-être parce qu’en le regardant vivre, quelque chose de l’Évangile redevient soudainement simple, lumineux, presque évident.

Une parole que la tradition lui attribue résume pour moi quelque chose d’essentiel de son expérience de Dieu. On raconte que François pouvait pleurer en répétant : « L’Amour n’est pas aimé. »

Ces quelques mots me bouleversent. Parce qu’avant de parler de nous, ils parlent de Dieu.

François ne dit pas d’abord : « Nous n’aimons pas assez Dieu. » Il donne à Dieu un nom : l’Amour.

Et si c’était cela, au fond, la grande découverte à refaire sans cesse dans notre vie chrétienne?

Nous parlons beaucoup de Dieu. Nous le prions, nous cherchons sa volonté, nous essayons de lui être fidèles. Mais lorsque nous prononçons le mot « Dieu », quel visage mettons-nous derrière ce mot?

Il est si facile de nous fabriquer un Dieu à notre image : un Dieu qui juge comme nous, qui épouse nos colères, qui confirme nos opinions et prend le parti de notre camp contre celui des autres. Dans notre monde où le religieux peut encore être utilisé pour opposer, exclure et parfois même justifier la violence, la parole de François me semble d’une étonnante actualité.

L’Amour n’est pas aimé.

Si tu veux savoir qui est Dieu, regarde Jésus. Regarde-le à Bethléem, petit et désarmé. Regarde-le s’approcher du lépreux et du pécheur. Regarde-le s’agenouiller devant ses disciples pour leur laver les pieds. Regarde-le sur la croix, les bras ouverts. Regarde-le enfin dans l’Eucharistie, se faisant si humble qu’il consent à se remettre entre nos mains. Voilà Dieu!

Et peut-être devons-nous même revoir notre manière de comprendre sa toute-puissance. Nous l’imaginons parfois à la manière des puissances de ce monde : une puissance qui s’impose, qui domine, qui contraint. Mais la puissance que Jésus nous révèle est celle de l’Amour. Et l’amour ne s’impose jamais.

Dieu ne force pas la porte de notre cœur. Il frappe. Il attend. Il se propose à notre liberté avec cette infinie délicatesse qui est peut-être la forme la plus bouleversante de sa pauvreté.

Dieu accepte même de ne pas être aimé.

Alors je comprends un peu mieux les larmes de François. Elles ne sont pas celles d’un homme scandalisé par un monde qui ne serait pas assez religieux. Elles sont les larmes d’un homme qui a entrevu l’immensité de l’Amour de Dieu et qui voudrait crier à chacun et à chacune : « Si seulement tu savais combien tu es aimé! »

Et cet Amour avait tellement saisi François qu’il avait changé son regard : le lépreux qu’il fuyait est devenu un frère et le pauvre est devenu un frère. Le soleil, la lune, l’eau, la terre : tout est devenu fraternel.

François n’a pas simplement décidé d’aimer davantage. Il a permis à l’Amour de Dieu de trouver en lui un chemin vers les autres.

Et tu comprendras, cher ami, chère amie, pourquoi cette parole résonne particulièrement pour nous qui aimons ces mots : La Victoire de l’Amour.

Peut-être que cette victoire commence précisément là. Non pas lorsque nous réussissons enfin à aimer parfaitement, mais lorsque nous offrons à Dieu un espace en nous où son Amour peut prendre chair.

Chaque fois qu’une personne est accueillie plutôt que jugée, chaque fois qu’une blessure rencontre le pardon, chaque fois qu’un pauvre retrouve sa dignité dans notre regard, chaque fois qu’une solitude rencontre une présence, l’Amour trouve en ce monde un visage.

Huit cents ans après François, l’Amour cherche encore des cœurs qui consentent à l’accueillir. Et si, aujourd’hui, c’était le mien? Le tien?

Alors, très humblement, prendraient forme en moi, en toi, autour de moi et autour de toi, les prémices de cette mystérieuse Victoire de l’Amour.

Par l’intercession de François d’Assise, que cet Amour te chérisse.

Je te bénis,

Stéphane Roy
Prêtre-aumônier
Établissement de détention de Montréal

samedi 26 septembre 2026

Formation à l'évangélisation et à la catéchèse

 Formation à l'évangélisation et à la catéchèse

Journée de formation à l'École Marie-Clarac

J'ai participé aujourd'hui à une journée de formation sur l'évangélisation et la catéchèse organisée par Mission Jeunesse pour le diocèse de Montréal. J'ai été surpris par le grand nombre de participants : 250. Un tel degré de participation est en lui-même un signe d'espérance.

Le lieu était très bien choisi. La formation se donnait à l'École Marie-Clarac tenue par les Soeurs de la Charité de Sainte-Marie, fondée par Mère Marie-Louise-Angélique Clarac. Ce lieu, tout comme toutes les résidences tenues par des religieuses, était impeccable de propreté. J'ai été prier quelques minutes dans la chapelle de cette école et j'ai été éblouie par la beauté de ses vitraux et la luminosité qui les traversait.