L'importance du culte des saints
Je suis triste de constater que des catholiques et même des prêtres, n'accordent pas vraiment d'importance au culte des saints et des saintes. Ils semblent être d'accord avec nos frères et soeurs protestants pour qui seul Jésus compte. Selon eux, c'est Jésus qu'il faut connaître, aimer et annoncer ; et cela semble suffire pour eux.
Pour ma part, j'aime particulièrement les spécificités de notre religion. J'aime ce qui nous caractérise et qui nous différencie entre autres, de nos frères et soeurs protestants.
La connaissance des saints et des saintes, l'amour envers eux et le culte à leur égard, sont d'une très grande importance pour nous les catholiques, sinon comment expliquer que plus du tiers des journées du calendrier liturgique soient consacrées à nous présenter des saints et des saintes et à demander à Dieu de nous octroyer des faveurs par leur intercession (1) ?
J'ai été conduit à Dieu à la fin de mon adolescence grâce à la lecture de la vie de saints. Saint Igance de Loyola a été converti à Dieu non seulement en lisant un livre sur Jésus, mais aussi en lisant la vie des saints. Voici, ci-dessous, le témoignage que nous donne sur ce sujet le Père Luis Gonzalvo (Conzalvo en espagnol), sj, un des compagnons Jésuites qui ont vécu avec Ignace.
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Pour comprendre le texte ci-dessous écrit par le Père Gonzalvo, il est important de connaître un peu la vie de saint Ignace de Loyola. Ignace, avant sa conversion, était très mondain et enthousiasmé par l'idéal chevaleresque. Il s'est engagé dans l'armée mais blessé à la jambe à Pamplume par un boulet de canon, il a dû vivre une convalescence dans le château de Loyola. C'est ici que commence le récit du Père Gonzalvo : Ignace est en convalescence dans le château de Loyola et pour se divertir, il demande qu'on lui apporte des romans de chevalerie.
AUTOBIOGRAPHIE DE S. IGNACE
RECUEILLIE PAR LOUIS CONSALVO
Ignace s'adonnait volontiers à la lecture de ces livres mondains et menteurs qu'on appelle romans de chevalerie. Se sentant dispos, il en demanda quelques-uns pour passer le temps. Mais dans toute la maison, on n'en trouva pas un seul de ceux qu'il avait coutume de lire ; on lui apporta donc une Vie du Christ et un livre sur la vie des saints en espagnol. Il y faisait de fréquentes lectures et éprouvait un certain attrait pour ce qu'on y racontait. Quand il s'interrompait, il réfléchissait tantôt à ce qu'il avait lu, tantôt aux choses du monde qui, auparavant, retenaient habituellement sa pensée. ~
Notre Seigneur cependant venait à son secours et, à ces pensées, en faisait succéder d'autres, nées de ses lectures. En effet, en lisant la vie de Notre Seigneur et des saints, il se prenait à penser et à se dire en lui-même : « Et si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique ? » Il songeait aussi à bien des choses qui lui paraissaient bonnes, et il envisageait toujours des entreprises difficiles et pénibles. À se les proposer, il avait le sentiment qu'il lui serait facile de les réaliser. Toutes ces réflexions revenaient à se dire : « Saint Dominique a fait ceci, donc je dois le faire ; saint François a fait cela, donc je dois le faire. » (Tiré de : https://www.aelf.org/2026-07-31/romain/lectures)
En lisant les faits et gestes de saint François d'Assise et de saint Dominique, Ignace éprouvait un désir de les imiter et il lui semblait qu'il serait facile de le faire. C'est cela le grand bienfait que nous retirons de la lecture de la vie des saints : nous désirons les imiter, En les imitant, nous nous rapprochons immanquablement de Jésus.
Saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, avait une dévotion extraordinaire envers une sainte appelée Philomène.
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Le saint Curé d'Ars (Jean-Marie Vianney) vouait une dévotion extraordinaire à sainte Philomène, qu'il appelait affectueusement sa « chère petite sainte » et sa «grand'avocate ».
Tout comme saint Ignace de Loyola, le saint curé avait une grande admiration envers les saints et les saintes. Voici, ci-dessous, ce qu'il nous dit dans un extrait du texte que l'Église nous présente dans l'office des lectures du 4 août, jour de la fête liturgique de ce grand saint:
"On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l'eau, parce qu'ils sont tout au bon Dieu. Dans leur cœur, il n'y a pas d'entre-deux. Oh ! que j'aime ces âmes généreuses !... Saint François d'Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlons." (Tiré de : . https://www.aelf.org/2026-08-04/romain/lectures)
Voilà l'élément fondamental pour lequel la connaissance de la vie des saints est si importante: nous voyons ce que Dieu a fait dans la vie du saint et de la sainte et nous nous en émerveillons. On se dit que cette personne ne pouvait pas avoir acccompli ce qu'elle a fait sans la puissance divine qui l'habitait. Et dans notre émerveillement, nous nous disons que nous aussi nous pouvons, avec l'aide de Dieu, accomplir des choses semblables. Mais ce n'est pas tout : nombreuses sont les personnes qui ont expérimenté avoir été changées intérieurement après avoir invoqué, prié ou côtoyé un saint. Personnelement, le pèlerinage que j'ai vécu en 2024 sur les pas du jeune saint Carlo Acutis, a changé des choses dans ma vie. Je ne suis plus le même depuis que la prière de ce jeune saint a transformé ma vie.
Depuis mon retour de vacances, je dis à nos paroissiens et paroissiennes que mon grand désir pour l'année qui vient, c'est qu'ils soient très nombreux à venir à la messe à chaque jour et à prier tous les jours le chapelet. Je leur dis que les deux jeunes saints que nous avons devant les yeux dans nos églises, ne sont pas des décorations mais des exemples et des modèles. Tous les deux sont alllés à la messe tous les jours de leur vie pour recevoir Jésus Eucharistie et tous les deux priaient le chapelet à chaque jour et même parfois plus d'un chapelet. En sachant cela, qui n'aurait pas honte de ne pas avoir la générosité d'en faire autant?
Photo du haut : Pier Giorgio en haut à gauche et Carlo en haut à droite, dans notre église. Une silhouette grandeur nature de Carlo est même à droite de l'autel, en bleu.
HOMÉLIE DE S. BERNARD POUR LA TOUSSAINT
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