dimanche 21 avril 2019

VEILLÉE PASCALE 2019

VEILLÉE PASCALE 2019

Paroisse Saint-Enfant-Jésus, Pointe-aux-Trembles, Montréal
Église Saint-Marcel
Le Père Guy Simard met les cinq clous de la Passion dans les cinq plaies de Jésus sur la croix
Photos: madame Angeles Sunde

Le Feu Nouveau

L'Exultet

Renouvellement des promesses baptismales


JOYEUSES PÂQUES !

JOYEUSES PÂQUES À VOUS TOUS !!!


samedi 20 avril 2019

Marie qui défait les noeuds

Marie qui défait les nœuds
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Le Samedi Saint est le jour marial par excellence. Pourquoi? Parce qu’au lendemain de la mort de Jésus, la seule personne sur cette terre qui croyait que Jésus ressusciterait, c’était sa Mère. La Vierge Marie était la seule à avoir conservé la lampe de la foi, la lueur de la foi. Quand Marie fut conçue dans le sein de sa Mère, Anne, ce fut la première lueur du jour qui s’est levée sur l’humanité : la PLEINE DE GRÂCE. Quand le Soleil de justice s’est éteint le Vendredi Saint, Jésus notre Sauveur, c’est Marie qui était, par sa foi en la Résurrection, l’aurore avant le jour. Marie était la seule lumière qui restait allumée. Voilà pourquoi les samedis lui sont dédiés dans l’Église catholique.

Aujourd’hui, l’Église nous présente comme deuxième lecture de l’office des lectures, un texte très ancien et très fameux :

HOMÉLIE ANCIENNE POUR LE GRAND ET SAINT SAMEDI

« Éveille-toi, ô toi qui dors »
Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. La terre a tremblé et elle s'est apaisée, parce que Dieu s'est endormi dans la chair et il a éveillé ceux qui dorment depuis les origines. Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler. ~
C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui. c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs. ~

Le Seigneur s'est avancé vers eux, muni de la croix, l'arme de sa victoire. Lorsqu'il le vit, Adam, le premier homme, se frappant la poitrine dans sa stupeur, s'écria vers tous les autres : « Mon Seigneur avec nous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ». Il le prend par la main et le relève en disant: « Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d'entre les morts, et le Christ t'illuminera. C'est moi ton Dieu, qui, pour toi, suis devenu ton fils ; c'est moi qui, pour toi et pour tes descendants, te parle maintenant et qui, par ma puissance, ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : Sortez. À ceux qui sont dans les ténèbres : Soyez illuminés. À ceux qui sont endormis: Relevez-vous. Je te l'ordonne : Éveille-toi, ô toi qui dors, je ne t'ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. Relève-toi d'entre les morts : moi, je suis la vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains ; lève-toi, mon semblable qui as été créé à mon image. Éveille-toi, sortons d'ici. Car tu es en moi, et moi en toi, nous sommes une seule personne indivisible.

En ce jour du Samedi Saint, je vous propose une dévotion mariale que je connais très peu, mais qui est très chère au pape François: la dévotion à Marie qui défait les nœuds. Un des apôtres les plus connus dans le monde pour faire connaître cette dévotion, est monsieur Denis Bourgerie. Dans la vidéo mise ci-dessous, monsieur Bourgerie dit ceci: 

"Nous avons des points d’ancrage, surtout vous au Canada dans le monde occidental. Vos points d’ancrage, c’est quoi? Ce sont vos assurances, vos comptes bancaires, vos clubs, vos amis. Dieu ne compte plus, il n’a plus d’espace. Alors Marie veut couper ces points d’ancrage; vous avez des nœuds, vous n’êtes pas heureux. Elle veut couper ces points d’ancrage pour vous mettre debout, pour vous mettre en marche vers une rencontre, la RENCONTRE. Et quelle RENCONTRE: la rencontre de SON FILS. C’est pour cela qu’Elle est si puissante. Elle fait tout pour réveiller l’homme moderne qui somnole. Elle lui dit: "Arrête de somnoler, mets-toi en marche, occupe-toi de ton intérieur. Occupe-toi de ton éternité, de ton âme. Tu ne peux pas la piétiner toute ta vie. Une vie, c’est court. " Elle nous met debout et en marche."

Marie qui défait les nœuds - YouTube

1 déc. 2015 - Téléversé par Webtélé ECDQ
Entrevue de Marie-Josée Lavoie avec Denis Bourgerie, fondateur de deux sanctuaires au Brésil dédiés à Marie .


Monsieur Bourgerie sera assez près de chez nous (à 45 minutes de Pointe-aux-Trembles en automobile) dans le diocèse de Joliette le 6 mai prochain pour donner une journée de ressourcement: 

Journée de ressourcement marial avec M. Denis Bourgerie.

Lundi 6 mai. Église de Ste-Mélanie (21, rue de l’église, Ste-Mélanie, J0K 3A0). 

Thème : Que triomphe en vous la paix du Christ par le cœur de Marie qui défait les nœuds.

14h : Accueil
14h30 à 16h : Enseignement et témoignage de M. Denis Bourgerie (1ère partie)
16h : Célébration eucharistique (Homélie-témoignage de Denis Bougerie)
17h : Souper
18h15 : Chapelet à Marie qui défait les nœuds
19h à 20h30 : Enseignement et témoignage de M. Denis Bourgerie (2e partie)

François, pape de la Vierge qui défait les nœuds!
Témoignage du Père Juan Ramon Celeiro, auteur de la fameuse neuvaine de Marie qui défait les nœuds.
François est vraiment le pape de la Vierge qui défait les nœuds, parce qu’ici, en Argentine, quand il n’était pas encore évêque et supérieur des jésuites, c’est lui qui a commencé à distribuer à l’Université d’El Salvador, les images de la Vierge qui défait les nœuds qu’il avait rapportées d’Allemagne. C’est aussi lui qui a permis qu’une reproduction du tableau soit placée à l’Université. Devenu Archevêque de Buenos Aires, c’est encore lui qui autorisa qu’on Lui rende un culte public dans l’Église de San José de Talar, dans le quartier d’Agronomie. Résultat: selon une enquête sociologique publiée par le principal journal du pays, La Nación, la Vierge qui défait les nœuds est devenue la deuxième invocation la plus répandue en Argentine après Notre-Dame De Lujan, Patronne de la patrie.

En relation avec cette invocation, il alla bénir une chapelle placée sous son patronage, construite dans l’exploitation agricole de l’Association Revivre, une Communauté consacrée à la réinsertion de jeunes accros aux drogues. Ceci nous montre un homme de Dieu, aujourd’hui appelé au Siège de Pierre, profondément impliqué dans le destin de ses frères. Il a déclaré: « Ici, on n’a pas fait appel à une entreprise de construction; les garçons ont fait cette chapelle de leurs mains, jour après jour, sous la conduite du Père Alejandro. Une maison que les fils font à leur Mère pour qu’elle délie leurs nœuds. Tous nous avons des nœuds dans notre cœur, tous nous avons des manques et passons par des difficultés dans la vie».

C’est cette confiance envers la Mère de Dieu qui est notre Mère, qui l’a porté, le premier jour de son pontificat, à se rendre à la Basilique Sainte Marie Majeure, pour prier devant l’antique icône mariale protectrice de Rome, Marie, Salus Populi Romani et lui offrir un bouquet de fleur.

Père Juan Ramon Celeiro
 

Samedi Saint: Jour du Silence

Samedi Saint: Jour du Silence
Le Samedi Saint, jour de silence et de conversion

Le Samedi Saint est le Jour du Silence par excellence de l’année. Dieu est mort. L’homme a tué Dieu, son Dieu. La Parole s’est tue; la Parole s’est éteinte. Le Dieu de toute bonté, le Dieu de toute douceur, le Dieu de toute onction s’est tu parce que les hommes ont voulu le faire taire. Quelle en est la conséquence? La conséquence est celle-ci: UN SILENCE DE MORT. Quant on fait taire Dieu, quand on muselle Dieu, il règne un silence de mort et une culture de la mort, comme le disent tous nos derniers papes.

Il existe des personnes sur cette terre qui font de façon dramatique cette expérience de la mort de Dieu. Parmi ces personnes, il y a bien sûr les gens qui vivent dans le péché que l’Église appelle « mortel » du fait qu’il coupe la vie de l’être humain de sa source de vie qui est Dieu. On peut être vivant physiquement et intellectuellement, mais mort spirituellement, mort au plus profond de nous-mêmes.

Mais il existe aussi des personnes qui sont plongées en Dieu à l’année longue mais qui le Samedi Saint, font l’expérience dramatique de la mort de Dieu, du SILENCE DE DIEU. Je veux parler ici des contemplatives et contemplatifs dont le charisme ou la grâce reçue de Dieu est d’adorer Jésus-Eucharistie jour et nuit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. J’ai une bonne amie qui est religieuse chez les Servantes de Jésus-Marie. Dans sa communauté, on adore Jésus-Eucharistie jour et nuit. Les religieuses de ce couvent ont toujours Jésus ressuscité devant les yeux à l’année longue. Sauf pour les 48 heures environ où le Seigneur leur est enlevé: du jeudi soir après la Cène du Seigneur jusqu'à la Veillée pascale. Mon amie religieuse m’a confié que ces 48 heures sont très douloureuses pour elle. Les religieuses se sentent désemparées et désorientées un peu comme Marie Madeleine qui, à l’aube de Pâques. se rend au tombeau à la recherche de Celui que son cœur aime » (Cantique des cantiques, chapitre 3, verset 1). En très peu de mots, ma chère amie m’a fait comprendre que c’était presque l’enfer que de vivre ces heures où Notre Seigneur est absent. De fait, l’enfer, c’est essentiellement cela: l’absence de Dieu, la douloureuse absence de Dieu. J’imagine que durant ces heures, les contemplatives qui vivent le même charisme que mon amie, et ici je pense à mes amies les Recluses Missionnaires qui vivent tout près de chez moi et qui adorent elles aussi Jésus-Eucharistie jour et nuit, doivent intercéder pour les personnes athées de notre époque qui ignorent de quel amour elles sont aimées. Mais les Recluses Missionnaires et les Servantes de Jésus-Marie, n’ont pas de divertissements à leur portée pour leur faire oublier la peine causée par l’absence de Dieu. Elles n’ont qu’un silence dur à porter et à vivre. Mettez une personne athée dans une chambre où il n’y aurait qu’une chaise et c’est tout; pas d’ordinateur, pas de TV, etc. Je suis sûr que les minutes que cette personne vivrait lui semblerait insupportable. J’ai l’impression que le silence doit être difficile à supporter pour quelqu’un qui ne croit pas en Dieu. Mais peut-être bien qu’en cela je fais erreur.

Le silence habité

Mais ce soir, lors de la Veillée pascale, tout redeviendra à la normale pour mes chères amies contemplatives et adoratrices. Quand Jésus sera finalement de retour parmi elles, le silence sera toujours là, mais il s’agira d’un silence habité. Laissons saint Bruno nous dire en quoi consiste le silence habité :

« Ce que la solitude et le silence du désert apportent d’utilité et de divine jouissance à ceux qui les aiment, ceux-là seuls le savent, qui en ont l’expérience.

Là, en effet, les hommes forts peuvent se recueillir autant qu’ils le désirent, demeurer en eux-mêmes, cultiver assidûment les germes des vertus, et se nourrir avec bonheur des fruits du paradis.

Là on s’efforce d’acquérir un œil dont le clair regard blesse d’amour le divin époux et dont la pureté donne de voir Dieu.

Là on s’adonne à un loisir bien rempli et l’on s’immobilise dans une action tranquille.

Là Dieu donne à ses athlètes, pour le labeur du combat, la récompense désirée : une paix que le monde ignore et la joie dans l’Esprit Saint. » (1)

Comme je le mentionne dans la note en bas de page, cette citation de saint Bruno se trouve dans le livre intitulé "Jeanne Le Ber, la recluse au coeur des combats" et écrit par madame Françoise Deroy-Pineau. Immédiatement après avoir cité saint Bruno, madame Deroy-Pineau écrit ceci: 

« L'un des effets incroyables de cette qualité de silence est de plonger les autres, comme par osmose, dans la profondeur de leur propre recueillement, chacun selon sa manière. Un tel silence, naturellement plongé dans la Sagesse, fait jaillir chez chacun sa propre sagesse. 

Le silence de Jeanne Leber n'est pas le mutisme impuissant de qui ne sait pas parler. Il est lumineux. Car elle a pris conscience qu'une certaine qualité de silence pèse plus que tous les mots. (2)

Et madame Deroy-Pineau cite à ce moment-là saint Basile de Césarée qui dit: 

« De même que les objets nets et transparents, lorsqu'un rayon les frappe, deviennent eux-mêmes resplendissants et tirent d'eux-mêmes une autre lumière, de même les âmes qui portent l'Esprit, illuminées par l'Esprit, deviennent elles-mêmes spirituelles et renvoient la grâce sur les autres. 

De là viennent la prévision de l'avenir, l'intelligence des mystères, la compréhension des choses cachées, la distribution des dons spirituels, la citoyenneté céleste, la danse avec les anges, la joie sans fin, la demeure en Dieu, la ressemblance avec Dieu, et le comble de ce que l'on peut désirer: devenir Dieu. » (2)


(1) Saint Bruno, cité dans : Françoise Deroy-Pineau, Jeanne Le Ber, la recluse au cœur des combats, Bellarmin, pp. 112 et 113.

(2) Ibid, p. 113. 


vendredi 19 avril 2019

C'est trop beau pour être faux

C’est trop beau pour être faux
Chers amis, nous connaissons tous le dicton populaire qui dit : « C’est trop beau pour être vrai. » Eh bien moi, cette année, alors que je contemple ce que Dieu a fait pour nous, à quel point il s’est abaissé par amour pour nous, à quel point en Jésus son Fils, Il s’est mis au service de tous, je me dis et je crie que tout cela, « C’EST TROP BEAU POUR ÊTRE FAUX ».

Cette phrase et cette constatation, ce fut le cœur de mon homélie du JEUDI SAINT, alors que nous célébrions hier la CÈNE DU SEIGNEUR.

Comme cela a dû être impressionnant pour les apôtres de voir Celui qui avait ressuscité des morts devant eux, multiplié les pains, guéri un aveugle de naissance et de nombreux infirmes, commandé aux vents et la mer, agenouillé maintenant devant eux et leur laver les pieds. Voir le créateur de l’univers à genoux devant eux pour les servir, les laver et surtout les RENDRE PURS.

Cela, l’être humain n’aurait jamais pu l’imaginer. On n'aurait jamais pu imaginer que le Créateur de l’univers ferait cela, s’abaisserait jusqu’à mourir sur une croix pour nous sauver et nous faire partager sa vie divine. Et pourtant c’est la réalité, c’est la VÉRITÉ.

Jules Verne a prédit des choses qui se sont réalisées; il a vu venir des prouesses technologiques. Mais jamais un être humain, laissé à lui-même, n’aurait pu imaginer et concevoir que Dieu ferait autant pour l’homme que ce que Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu a fait pour nous.  

Oui, réellement : « C’EST TROP BEAU POUR ÊTRE FAUX. »

Pour voir et entendre l'homélie d'hier, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous: 

https://www.facebook.com/angela.sunde.9/videos/2301037983288052/


jeudi 18 avril 2019

Fruits de la Messe Chrismale

Fruits de la Messe Chrismale

J’ai participé hier soir à la messe chrismale à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, mère église de notre diocèse de Montréal. Permettez-moi de vous partager quelques fruits de cette messe.

Notre archevêque, Mgr Christian Lépine, a commencé la messe par ces mots : « C’est une Église blessée qui se réunit ce soir pour célébrer la Messe Chrismale 2019 ». Tous, dans l’assemblée, ont compris la justesse de ces paroles d’introduction. Monseigneur a alors mentionné une des dernières blessures vécues par l’Église universelle: l’incendie ravageur à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

Au début de son homélie, Mgr Lépine a cité le pape François qui nous dit que très souvent, les blessures de Jésus sont des chemins qui conduisent à la foi. Immédiatement, je me suis mis à penser à Saint Thomas qui a été conduit à la foi par les blessures de Jésus qu’il a vues et contemplées le huitième jour après la résurrection du Seigneur.

J’ai alors fait une courte recherche pour savoir où et quand le pape François a dit cela. Il l’a dû dire cela plus d'une fois. En tout cas, il l’a dit à la messe du matin du 3 juillet 2013. Le 3 juillet est la fête de saint Thomas apôtre dans l’Église. Voici ce qu'a dit le pape: 

« Toucher les plaies pour professer Jésus

Il faut sortir de nous-mêmes et aller sur les routes de l’homme pour découvrir que les plaies de Jésus sont visibles aujourd’hui encore sur le corps de tous nos frères qui ont faim, soif, qui sont nus, humiliés, esclaves, qui se trouvent en prison et à l’hôpital. Et c’est précisément en touchant ces plaies, en les caressant, qu’il est possible d’« adorer le Dieu vivant parmi nous ».  … Et Thomas, a dit le Pape, adore le Fils de Dieu. Mais pour adorer, pour trouver Dieu, le Fils de Dieu, il a dû mettre le doigt dans ses plaies, mettre la main sur son côté. Tel est le chemin. Il n’en existe pas d’autre. »  (Maison Sainte Marthe, 3 juillet 2013)

Mgr Lépine a aussi mentionné que les blessures que les autres nous infligent, celles que nous causons aux autres et celles que nous nous infligeons à nous-mêmes, peuvent aussi être des chemins de vie, si nous les vivons avec Jésus Ressuscité. Grâce à la foi en Jésus ressuscité, toutes les blessures peuvent être guéries. L’Esprit Saint peut mettre un baume, une onction sur toutes nos blessures. C’est le mystère que nous célébrons en cette Messe Chrismale. L’onction de l’Esprit Saint vient rendre sains et saints notre corps, notre âme et notre esprit.

Selon Mgr Lépine, la pire des blessures, c’est lorsqu’une personne vit seule ses blessures. Une personne qui ne s’ouvre pas à la transcendance et à la prière dans ses blessures, est la plus malheureuse des personnes. Elle ajoute une blessure pire que la première.

Enfin, Mgr Lépine a mentionné que le fait d’expérimenter la paix quand nous vivons nos blessures avec le Christ et dans le Christ, nous rend aptes à aider les gens qui vivent des difficultés. Nous pouvons porter de la lumière, la lumière du Christ ressuscité dans la vie des personnes qui souffrent et sont blessées. N’est-ce pas d'ailleurs ce que ce que nous dit saint Paul :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. » (2 Co 1, 3-4)

L’incendie de la Cathédrale de Paris et nous :

Monseigneur Lépine a mentionné deux choses que j’ignorais en rapport avec l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a d'abord mentionné qu'il y a un lien spirituel entre la cathédrale Notre-Dame de Paris et notre cathédrale de Montréal. Il a alors dirigé sa main vers la gauche un peu derrière lui en disant: " Sur une peinture qui se trouve ici dans la cathédrale, nous voyons Mr Olier qui, en l'église Notre-Dame de Paris, consacre à la Vierge Marie les Associés de Montréal. 

Peinture de Georges Delfosse
Mr Olier consacre à la Sainte Vierge les Associés de Montréal 
en l’église Notre-Dame de Paris le 3 février 1641. 

Puisque je n'avais jamais vu cette peinture, ou plutôt que je ne l'avais jamais vraiment remarquée et analysée, j'ai demandé dans la procession de sortie à la fin de la messe à un confrère prêtre, l'abbé Dominic Richer, s'il avait son téléphone intelligent sur lui. Il m'a répondu que oui. Je lui ai demandé de photographier pour moi la fameuse peinture; ce qu'il a fait avec gentillesse. 

Autre fait que j'ignorais: Mgr Lépine a reçu des témoignages ou a entendu plusieurs confidences de personnes qui pensaient ne plus avoir la foi. En voyant la grande tristesse que produisait en elles le fait que la cathédrale de Paris était en feu, ces personnes ont réalisé que de fait la foi les habite plus qu'elles ne le croyaient. Ce qui a fait dire à Mgr Lépine que nous ne devrions jamais désespérer de la foi des gens. Ce qui ne se voit pas à nos yeux peut quand même être là présent dans le coeur des gens. C'est sur cette parole d'espérance que je vous souhaite un MERVEILLEUX ET FRUCTUEUX TRIDUUM PASCAL.

Post scriptum: Une amie nommée Colette a écrit un commentaire ci-dessous à propos de ce blogue. Grâce à elle, je me suis rappelé la belle phrase par laquelle Mgr Lépine a terminé son homélie. Il a dit à peu près ceci: " Maintenant que le feu de la cathédrale Notre-Dame de Paris a été éteint, allumons le feu de l'Amour de Dieu dans les coeurs."

24 avril 2019: Le site web de l'Église de Montréal a mis en ligne l'homélie de Mgr Christian Lépine: 



Il y a 1 jour - Téléversé par Église catholique à Montréal
Le mercredi 17 avril, le Triduum pascal s'est ouvert par la bénédiction et la consécration des huiles et du Saint ...




mercredi 17 avril 2019

Sartre et de Beauvoir mis au ban

Sartre et de Beauvoir mis au ban

J’éprouve de la tristesse à mettre ce blogue sur le web en la veille du Triduum pascal 2019. Et pourtant, je juge qu’il s’agit d’un mal nécessaire.

Nous vivons la GRANDE SEMAINE de l’année, la SEMAINE SAINTE, qui nous permet de « faire mémoire » des actes extraordinaires du salut que Dieu a opérés en notre faveur. Et pourquoi tant d’amour et de compassion de la part de Dieu envers nous ??? Parce que Dieu nous aime et veut nous délivrer du mal numéro un sur cette terre : LE PÉCHÉ. Le péché, cette offense faite à Dieu, est si grave, qu’il a fallu que Dieu lui-même vienne sur cette terre pour nous en délivrer. De cela, Seigneur, nous te serons éternellement reconnaissants. Par la mort et la résurrection de Jésus, le Fils unique de Dieu, le ciel est depuis deux mille ans ouverts à l’humanité; l’homme peut désormais être sûr de pouvoir non seulement vaincre la mort, mais vivre éternellement auprès de Dieu.

Mais du péché, on parle très peu de nos jours. Et pour cause. Le pape Jean-Paul II a dit clairement que « le sens du péché se perd, parce que le sens de Dieu se perd » (Le chapelet médité par Jean-Paul II, Les mystères joyeux).

Avant Jean-Paul II, le pape Pie XII affirmait : « Le plus grand péché dans le monde d’aujourd’hui, est peut-être le fait que les hommes ont commencé à perdre le sens du péché » (« Perhaps the greatest sin in the world today is that men have begun to lose the sense of sin ») (1). Et après Jean-Paul II, le pape Benoît XVI a clairement dit :  « Le relativisme relativise tout et, à la fin, on n'arrive plus à distinguer le bien du mal. » (2) Il a aussi dit: « L’homme du vingt et unième siècle se présente comme l’artisan de son destin, sûr de lui et autosuffisant, comme l’auteur enthousiaste d’indiscutables succès. » (3)

Tout cela est très logique: si Dieu n’existe pas, le péché n’existe pas puisque le péché, dans son essence, est une OFFENSE FAITE À DIEU. Et si Dieu n’existe pas, il appartient à l’homme de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Mais ce qui sera bien pour l’un, sera peut-être mal pour une autre personne, et vice versa: ce qui est mal pour un individu, sera peut-être jugé bien par une autre personne. Voilà le danger du " relativisme ". Sans notre Dieu qui nous dit de façon si bienveillante ce qui est bien et ce qui est mal, il est normal et très facile, étant donné notre nature pécheresse, que de nombreux êtres humains se méprennent sur ce qui est bien et sur ce qui est mal. 

Le pape Benoît XVI a clairement dit dernièrement ce qu'il considérait comme étant la cause des abus sexuels que l'Église et le monde actuel connaissent. Il a osé dire que selon lui, tout cela remonte aux années 1960 où l'existence de Dieu a été niée et où le sens moral a été mis à mal. La supposée "libération sexuelle" des années 60 n'a pas libéré l'être humain aux yeux du pape, mais l'a plutôt fait entrer dans un esclavage beaucoup plus grand. 

Certains journalistes, dont monsieur Alain Crevier, ont laissé entendre que le pape émérite jugeaient ainsi défavorablement tous les athées, comme si une personne athée ne pouvait pas avoir une conscience morale et des valeurs morales. Mais le pape n'a jamais dit cela et je suis certain qu'il n'a jamais voulu dire cela. Ce qu'il a dit clairement cependant, c'est que le fait de nier l'existence de Dieu, nuit énormément au sens moral et à la juste vie en société. Aucun croyant en Dieu ne peut nier cela. Et, normalement, il me semble que tout être humain devrait voir assez clairement qu'il en est ainsi. 

Providentiellement, presque en même temps que la prise de parole du pape, paraissait dans le Journal de Montréal un blogue du journaliste Normand Lester qui jetait une lumière foudroyante sur les comportements immoraux du fondateur de l'exitentialisme athée, monsieur Jean-Paul Sartre et sa conjointe Simone de Beauvoir. Cet article de Normand Lester est très révélateur selon moi. Qui après avoir lu ce texte pourra nier qu'il existe très souvent un corrélation intrinsèque entre athéisme et comportenements immoraux. De plus, quant à moi, je considère madame Simone de Beauvoir comme étant la principale instigatrice et promotrice de la " théorie du genre ". La théorie du genre est une façon très moderne d'être " artisan et maître de son destin ".  

Comment des idoles des années soixante comme Sartre et de Beauvoir, pourraient-ils encore être présentés comme des modèles pour notre jeunesse et pour notre monde ?
Le documentaire de la chaîne HBO sur Michael Jackson prédateur sexuel a provoqué une vague d’horreur indignée et de désapprobations. Mais il y a une autre célébrité, plus éthérée celle-là, qui, elle, échappe à l’opprobre malgré tout ce qui a été révélé sur ces prédations sexuelles. Je parle de Simone de Beauvoir dont l’Université Concordia honore la mémoire. Son institut d’études féminines, qui porte son nom, se présente comme l’un des lieux les plus novateurs au Québec et au Canada pour l’étude du féminisme.  
Plusieurs livres et articles publiés depuis 20 ans font de Simone de Beauvoir la complice de son compagnon de vie, le philosophe Jean-Paul Sartre, dans ses agressions sexuelles sérielles sur des mineures. Avec un physique plutôt ingrat, Sartre, avait un appétit particulier pour les vierges que Simone de Beauvoir lui livrait après les avoir elle-même séduites. Elle les choisissait souvent parmi ses élèves.   
L'une d'entre elles, Bianca Lamblin, a décrit comment les deux dépravés ont abusé d’elle à l’âge de 16 ans dans son autobiographie intitulée Mémoires d'une jeune fille dérangée. C’est l’expression utilisée par Simone de Beauvoir pour la décrire avec un mépris hautain dans sa correspondance avec Sartre rendue publique après sa mort. Choquée et humiliée par la duplicité de l’égérie de Sartre à son endroit, elle a écrit : « J’ai découvert que Simone de Beauvoir puisait dans ses classes de jeunes filles une chair fraîche à laquelle elle goûtait avant de la refiler, ou faut-il dire plus grossièrement encore, de la rabattre sur Sartre. » Elle raconte que Sartre lui a déclaré en la déviergeant dans un hôtel miteux qu’il y avait pris le pucelage d’une autre fille la veille.    
Après l’invasion allemande en 1940, les deux complices d’agression sexuelle contre elle la fuient. Elle pense que c’est parce qu’elle est juive qu’ils ont déguerpi.   
Une autre victime du couple repoussant, Nathalie Sorokine, une lycéenne de 17 ans, fut elle aussi séduite par de Beauvoir pour le lit de Sartre. Ses parents ont porté plainte à la police. En 1943, de Beauvoir fut accusée de séduction de mineure. L’enquête criminelle n’ira nulle part. Mais Simone de Beauvoir perdra le droit d'enseigner en France. Elle trouvera un emploi à Radio-Vichy du gouvernement collaborationniste de Pétain.   
Sous le titre «The Philosophy Teacher and the Girl», The Philosophers' Magazine écrit que tout cela révèle que Simone de Beauvoir, la célèbre auteure du livre Le deuxième sexe, le texte fondateur du féminisme, était sous la domination de son amant Sartre. Le Magazine ajoute que dans ses lettres, on découvre à la fois sa jalousie des filles qu’elle lui fournissait ainsi que sa dépendance et sa soumission au philosophe.   
Elle est ainsi mortifiée par la passion que Sartre voue à Olga Kosakiewicz, une autre de ses étudiantes. De Beauvoir insiste qu'elle n'a « aucune intention de lui céder la position souveraine que j'avais toujours occupée, au centre même de l'univers [de Sartre]. » Ne pouvant posséder Olga, Sartre se rabattra sur sa jeune sœur Wanda avec qui il couchera.     
Conséquents dans leur perversion, de Beauvoir et Sartre ont signé des pétitions en 1977 appelant à la dépénalisation de la pédophilie, dénonçant la condamnation de trois hommes pour avoir eu des relations sexuelles avec des enfants de 12 et 13 ans.    
J’ai contacté l’Institut Simone de Beauvoir et l’Université Concordia pour avoir leur réaction au sujet de ces révélations. Au nom de l’Institut Simone de Beauvoir, la professeure titulaire Viviane Namaste m’a écrit que: « L'Institut n'a pas pris position sur ces allégations, et ne les commente pas.» La Directrice des communications de l’Université Concordia, Mary-Jo Barr, de son côté, m’a déclaré dans un courriel: « C’est la première fois que ces allégations sont portées à notre connaissance. Nous allons suivre l’évolution du dossier.»   
L’Institut Simone de Beauvoir vient de fêter son 40e anniversaire. Est-ce normal à l’ère du #MeToo qu’il porte encore le nom de Simone de Beauvoir après toutes les informations qui circulent depuis des années au sujet de ses prédations sexuelles contre des mineures?   
On a retiré le nom de Claude Jutra du prix honorant des cinéastes québécois à la demande de la ministre libérale Hélène David. La Cinémathèque québécoise a débaptisé sa salle Claude-Jutra. Et je ne pense pas qu’on donne un jour le nom de Gilbert Rozon à l’École nationale de l’humour.  
J’ai demandé en novembre dernier à Hélène David, maintenant porte-parole de l’opposition libérale en matière de condition féminine, si elle pensait que l’Institut Simone de Beauvoir devait changer de nom ? Je n’ai jamais eu de réponse. (4)

(1) À l'occasion de la clôture du Congrès catéchétique national des États-Unis à Boston (26 octobre 1946) [ Anglais ]


(2) Voyage apostolique en Autriche: Entretien avec les journalistes ...

https://w2.vatican.va/.../benedict-xvi/fr/.../hf_ben-xvi_spe_20070907_intervista.html


(3) Message Urbi et Orbi - Noël 2006 - Français  - 


(4) Concordia honore une prédatrice sexuelle: «Who cares!» | JDM