vendredi 16 octobre 2026

Réaction au documentaire "Faites du bruit pour Jésus"

 Réaction au documentaire "Faites du bruit pour Jésus" 


Le commentaire ci-dessous est vraiment bien formulé. Monsieur Gaudreault  a tout à fait raison. Je n'ai pas regardé l'émission "Tout le monde en parle" car je ne la regarde plus depuis des années. (1) Cependant, en lisant le commentaire de M. Gaudreault, il m'était assez facile d'imaginer ce qui s'était passé sur le plateau de l'émission et de deviner quelles sortes de réactions cette interview a suscitées dans le public. 

Comme il est dit dans l'article, "à quoi d'autre fallait-il s'attendre ?" Mais cette émission n'aura aucun impact chez les jeunes puisque les jeunes n'écoutent pas Tout le monde en parle. D'ailleurs, il serait à peu près temps de changer le titre de l'émission car une grande partie de la société ne peut pas en parler puisqu'elle ne la regarde pas. 

Je suis tout à fait d'accord pour dire que l'émission a eu le grand bienfait de montrer au grand jour que de très nombreux jeunes ne sont pas d'accord avec les anti-valeurs prônées par une grande partie de la génération de leurs parents et des baby-boomers. Plusieurs de ces jeunes ont fait l'expérience de la souffrance et de la tristesse liées aux divorces, à la vie sexuelle débridée allant dans tous les sens, au désir de faire rire et de divertir à tout prix, au manque de tout engagement durable et à la croyance que tout finit avec la mort. Tout cela est désespérant. Et ces jeunes ont eu la chance et la grâce de rencontrer Jésus dans leur vie, d'expérimenter qu'il existe vraiment et qu'il les aime. Et cette découverte expérimentale leur procure le bonheur auquel ils ont toujours aspiré. Et je suis sûr que leur amour de Jésus et la joie qui les habite, se propageront chez d'autres jeunes. Et la génération des sans espoir, des hédonistes et des sans Dieu, fera place à une génération de croyants qui pourront modeler la civilisation de l'amour dont ont rêvé tous les derniers papes. Et pour tout cela, je dis : MERCI SEIGNEUR !

 
"À quoi d’autre fallait-il s’attendre?
Le reportage Faites du bruit pour Jésus a déclenché une vague de réactions négatives dans l’univers médiatique québécois. Ces jeunes chrétiens, qui témoignent avec simplicité de leur attachement à Jésus, espéraient peut-être un accueil plus bienveillant de la part des médias traditionnels. Or, ce que plusieurs commentateurs ont retenu, ce n’est pas leur sincérité, mais une caricature : celle de jeunes croyants réduits à des positions rétrogrades tels des homophobes qui rêvent du retour des femmes derrière leur fourneaux. Mais à quoi fallait-il s’attendre d’autre?
J’entends également les inquiétudes exprimées par des chrétiens de ma génération. Beaucoup redoutent que ce type de reportage renforce une image déjà bien ancrée : celle de croyants présentés comme des extrémistes religieux. Certains se demandent pourquoi le journaliste Clément Hamelin n’a pas plutôt interrogé des chrétiens plus expérimentés, capables d’aborder des sujets sensibles comme l’avortement ou l’homosexualité. La réponse me semble pourtant claire : son intention n’était pas de dresser un portrait sociologique des évangéliques québécois, mais de montrer ces jeunes adultes qui, depuis quelques années, se tournent spontanément vers Dieu. C’est cela, le cœur de son reportage.
Au-delà des critiques et de la stigmatisation exprimée à l’égard des chrétiens, il restera tout de même quelque chose de positif. Lorsqu’un jeune voit un autre jeune parler ouvertement de sa relation avec Jésus-Christ, cela peut éveiller une réflexion sur sa propre quête de sens. Et c’est précisément là qu’est l’enjeu le plus intéressant dans cette affaire : nous vivons dans un monde anxiogène, qui fonce à pleine vitesse dans la déraison collective. Beaucoup de jeunes, souvent livrés à eux-mêmes devant le vide existentiel du troisième millénaire, cherchent des réponses à leurs inquiétudes. Qui peut leur offrir des réponses?
La génération issue de la Révolution tranquille a déconstruit l’ancien cadre moral et familial du Québec au nom de leurs droits et libertés à jouir de la vie sans aucune contraintes. Mais ceux qui en paient aujourd’hui le prix, en 2026, ce sont justement ces jeunes qui cherchent ailleurs un sens à leur vie. Ils ne se tournent plus vers les figures médiatiques de la vieille garde anticléricale des années 60-70 pour réfléchir à leur identité. Ils n’écoutent ni Tout le monde en parle, ni les commentateurs qui ont façonné le discours antireligieux des dernières décennies. Ils écoutent des jeunes comme eux qui se posent les mêmes questions qu’eux. Guy Lepage et ses amis sont incapables d’entrer dans cette réflexion.
Ce qui me réjouit dans cette affaire, c’est de voir cette jeunesse chrétienne exprimer librement ses valeurs morales, sans se soucier du regard des bien-pensants attachés aux vielles idées du passé. Leur candeur fait du bien. Et si ces jeunes sont entendus par leurs pairs, c’est parce qu’ils partagent les mêmes questions, les mêmes inquiétudes, face à un monde désordonné que ma génération leur a laissé en héritage.
C’est pourquoi les critiques contre le christianisme ne me troublent pas. Elles font partie de la normalité annoncée dans l’Évangile. Jésus n’a jamais demandé à ses disciples de rendre son message irrésistible ou séduisant. Il a plutôt dit :
« Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. » Jean 15.18 20
Les reportages sur les évangéliques au Québec ne seront jamais entièrement à leur avantage, car ils sont produits par une génération marquée par le Refus Global de 1948 et aussi par le désenchantement du XXᵉ siècle. Mais cela n’empêchera pas la foi de continuer à toucher des cœurs, surtout ceux des jeunes qui cherchent un sens que notre époque peine à leur offrir."

(1) Je ne regarde plus cette émission depuis de très nombreuses années car j'ai souvent perçu un parti pris chez les animateurs. Il est clair qu'ils ont invité notre archevêque au lendemain de sa nomination, pour le mettre dans l'embarras.

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