mercredi 13 février 2013

Carême 2013

Carême 2013
Chers amis, le carême 2013 s’annonce très spécial pour les catholiques du monde entier. Non seulement Pâques est au bout des quarante jours, mais à ce moment-là, nous devrions aussi avoir un nouveau chef spirituel et visible pour guider l’Église dans les voies du Seigneur. Nous aurons très probablement un nouveau pape à Pâques. Raison de plus pour mettre en pratique une des trois recommandations que Jésus nous fait à chaque année dans l’évangile du mercredi des Cendres : l’invitation à la prière : « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mt 6, 6)  Le carême est un temps fort de prière.
Un des prédicateurs les plus inspirants de notre époque, est le Père Raniero Cantalamessa. Je vous ai plus d’une fois parlé de ce Père Capucin qui est le prédicateur pontifical depuis plus de trente ans. À chaque année, il donne quatre prédications durant le temps de l’Avent au Saint-Père et aux membres de la curie romaine et quatre autres prédications à ces mêmes personnes, durant le temps du carême. Une des choses les plus profitables que nous puissions faire à chaque carême, serait de lire sur l’internet les prédications du carême faites par le Père Cantalamessa, au fil des ans. Elles sont presque toutes mises sur le web. À la fin de la première prédication de l’Avent 2004, ce cher Père a fait une confidence qui mérite d’être soulignée en ce début de carême :

 “ La seule chose que l’Esprit Saint nous demande, est de lui donner notre temps, même si au début cela semble du temps perdu. Je n’oublierai jamais la leçon que j’ai reçue un jour à cet égard. Je disais à Dieu : « Seigneur, donne-moi la ferveur et moi je te donnerai tout le temps que tu veux pour la prière ». Je trouvai la réponse dans mon cœur : « Raniero, donne-moi ton temps et je te donnerai toute la ferveur que tu veux dans la prière ». (Première prédication de l’Avent à la maison pontificale, le 3 décembre 2004) 


 

lundi 11 février 2013

Le mystère du mal

Le mystère du mal

Le mal est un mystère. J’ai abordé cette question à diverses reprises sur mon blogue. En particulier en la fête de la Sainte Trinité, l’an dernier, le 3 juin 2012. C’est à cette occasion que j’ai cité longuement une mystique extraordinaire de l’histoire de l’Église et malheureusement très peu connue : Julienne de Norwich. Lorsque j’ai lu ce que cette femme dit de Dieu par rapport au mal, j’ai été presque scandalisé. Je me disais : « Ce n’est presque pas possible de penser ainsi! C’est presque scandaleux! » J’ai même hésité à mettre sur internet les phrases très fortes de Julienne de Norwich, jusqu’au jour où j’ai entendu notre vénéré pape Benoît XVI (qui a eu le courage de donner sa démission, aujourd’hui même, en la journée mondiale des malades; que Notre-Dame-de-Lourdes veille sur ce géant de la chrétienté!) faire l’éloge de cette mystique. Cette femme, qui a vécu au 14ème et 15ème siècle, a eu, par pure grâce de Dieu, une compréhension hors du commun du mystère du mal. Que la Trinité Sainte soit remerciée d’avoir ainsi éclairé une de ses enfants sur ce mystère qui est la cause première de l’incroyance.

Le Catéchisme de l’Église catholique, don du pape et des évêques pour notre Église, commence par montrer que l’être humain est « capax Dei », « capable de Dieu ». « L’homme est capable de Dieu » sont les tout premiers mots du catéchisme. L’homme est capable non seulement de connaître l’existence de Dieu, mais aussi de connaître Dieu, d’entrer en relation avec Lui et de l’aimer. Mais le catéchisme est aussi très réaliste; il affirme qu’il existe des obstacles à la croyance en Dieu. Et le premier obstacle qu’il nomme, c’est « la révolte contre le mal » :

« Mais ce " rapport intime et vital qui unit l’homme à Dieu " (GS 19, § 1) peut être oublié, méconnu et même rejeté explicitement par l’homme. De telles attitudes peuvent avoir des origines très diverses (cf. GS 19-21) : la révolte contre le mal dans le monde, l’ignorance ou l’indifférence religieuses, les soucis du monde et des richesses (cf. Mt 13, 22), le mauvais exemple des croyants, les courants de pensée hostiles à la religion, et finalement cette attitude de l’homme pécheur qui, de peur, se cache devant Dieu (cf. Gn 3, 8-10) et fuit devant son appel (cf. Jon 1, 3) » (Catéchisme de l’Église catholique, no. 29)
  
Parfois, il n’y a rien de mieux qu’une petite histoire pour bien comprendre les choses. En voici une :

Dieu ne se trompe jamais :

" Un roi qui ne croyait pas en la bonté de Dieu, avait un esclave qui, en toutes  circonstances, disait: « Mon roi, ne vous découragez pas, car tout ce que Dieu fait est parfait, Il ne se trompe pas! » Un jour, le roi et son esclave partirent à la chasse et, chemin faisant, une bête sauvage attaqua le roi. Son esclave réussit à tuer l'animal, mais n'a pu empêcher sa majesté de perdre un doigt. Furieux et sans montrer sa gratitude pour avoir été sauvé, le roi dit: « Dieu est-il bon? S’il était bon, je n’aurais pas été attaqué et je n’aurais pas perdu mon doigt. » L’esclave répondit seulement: « Mon roi, en dépit de toutes ces choses, je peux seulement vous dire que Dieu est bon et Il connaît « le pourquoi » de toutes ces choses. Ce que Dieu fait est parfait. Il ne se trompe jamais! »  Indigné par la réponse, le roi ordonna l'arrestation de son esclave. Plus tard, le roi partit pour une autre expédition de chasse et fut capturé par des hommes sauvages qui faisaient des sacrifices humains. Devant l'autel, prêts à le sacrifier, les hommes sauvages, ayant constaté que la victime avait perdu un doigt, relâchèrent le condamné à mort. D’après leurs coutumes, seule une victime parfaite pouvait être offerte aux dieux.
À son retour au palais, le roi autorisa la libération de son esclave et le reçut très affectueusement. En revoyant son esclave, il lui dit : « Mon cher, Dieu a été vraiment bon pour moi! J’ai failli être tué par les hommes sauvages, mais parce qu’il me manquait un seul doigt, on m’a relâché! Mais j'ai une question pour toi: Si Dieu est si bon, pourquoi a-t-Il permis que je te jette en prison? »  « Mon roi, répondit l’esclave, si j'étais allé avec vous à cette chasse, j’aurais été fait prisonnier en même temps que vous, mais moi, ils m’auraient sacrifié car il ne me manque aucun membre. Rappelez-vous ce que je vous ai toujours dit : Tout ce que Dieu fait est parfait. Il ne se trompe jamais!  

Cette charmante histoire est sûrement inventée de toute pièce. Mais elle n’en recèle pas moins une très grande vérité : « Dieu est juste en toute ses voies ». En entendant cette histoire, j’ai immédiatement pensé à une histoire similaire qui se trouve dans la Bible : l’histoire de Joseph vendu par ses frères. Joseph, le fils cadet de Jacob, possédait des dons extraordinaires qui suscitèrent l'envie de ses frères. Un jour, alors que Joseph allait rejoindre ses frères dans des champs éloignés de la maison paternelle, les frères se concertèrent pour le tuer. On le jeta dans une citerne. Mais voyant une caravane qui passait par là et qui se rendait en Égypte, ils décidèrent de le vendre aux passants. Puis ils dirent à leur pauvre père que l'enfant de sa vieillesse qu'il chérissait tant, avait été mangé par des bêtes sauvages. Plusieurs années plus tard, alors qu'une terrible famine sévisssait en Israël, le père de Joseph envoya quelques uns de ses fils en Égypte dans le but d'acheter de la nourriture. Joseph, qui était devenu le bras droit du pharaon, procura de la nourriture à toute la famille et pardonna à ses frères en leur disant ceci: "Mais maintenant ne soyez pas chagrins et ne vous fâchez pas de m'avoir vendu ici, car c'est pour préserver vos vies que Dieu m'a envoyé en avant de vous. "  (Gn 45, 5)


dimanche 10 février 2013

" Qui enverrai-je? "

" Qui enverrai-je ? "

La Parole de Dieu de ce cinquième dimanche du temps ordinaire, nous parle de vocation. Le mot vocation vient de vocare, qui signifie : appeler. Dieu appelle constamment ses enfants à coopérer avec Lui à son plan de salut. Voilà qui est extraordinaire : Dieu qui a tout fait de rien, qui a créé l’univers à partir de rien et uniquement en le voulant et en disant : « qu’il soit », veut opérer le salut de l’être humain en se servant des hommes et des femmes de toutes les époques de l’histoire. Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous présente trois vocations : celle d’Isaïe le prophète, de saint Paul, l’apôtre des nations, et de saint Pierre, le premier pape.

La vocation chrétienne possède quelques caractéristiques. La première caractéristique est une sorte de frayeur devant le divin. Toute rencontre véritable avec Dieu possède cette caractéristique : une certaine frayeur et un sentiment d’indignité devant la grandeur de Dieu, devant la sainteté de Dieu. C’est ce qu’Isaïe a expérimenté le jour où Dieu, dans son immense miséricorde, l’a appelé. Isaïe a été littéralement « frappé » par la sainteté de Dieu. Les paroles du Sanctus que nous disons à chaque messe, sont le prolongement de l’expérience d’Isaïe qui, devant la majesté de la présence divine, a entendu les anges s’écrier : « Saint Saint Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers. Toute la terre est remplie de sa gloire ». Toute sa vie, Isaïe sera le chantre et l’apôtre de la sainteté de Dieu. Ce qui est merveilleux, c’est que le Dieu trois fois saint, s’approche de chaque être humain et désire le mettre dans un état de confiance et de disponibilité, pour l’inviter à coopérer avec Lui au salut du monde.

Devant la sainteté de Dieu, Isaïe s’écrie : « Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers »! Immédiatement, Dieu purifie son prophète et le rend ainsi apte à sa mission : « L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »

Puis Dieu dit : « Qui enverrai-je? Qui sera notre messager » ». À cela, Isaïe répond : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi ». Je suis toujours émerveillé de cette réponse généreuse et spontanée d’Isaïe. Comme elle est belle cette généreuse coopération avec le divin! Le jeune Jérémie, le jour de son appel à devenir prophète n’a pas eu la même confiance. Il a essayé de se défiler en disant qu’il ne savait pas parler, qu’il était trop jeune, etc. Il a fini par accepter son rôle de prophète, mais il n’a pas eu la confiance d’un Isaïe. C’est là qu’on voit que chaque personne est unique. Et que Dieu accepte le tempérament de chacun de ses enfants, avec ses qualités et ses défauts; avec ses enthousiasmes et ses réticences.

Saint Pierre, dans l’évangile d’aujourd’hui, fait aussi une expérience très forte du divin. Devant la pêche miraculeuse qui vient de se produire sous ses yeux, grâce à la Parole de Jéus, il tombe à genoux devant Jésus, dans la barque, et demande au Maître de s’éloigner de Lui, car il est un homme pécheur. Devant cette humilité et cette crainte révérencieuse, Jésus relève Pierre et l’envoie en mission pour qu’il soit un « pêcheur d’homme » : « Sois-sans crainte, désormais ce sont des hommes que  tu prendras. »

Dans la deuxième lecture, nous contemplons saint Paul qui s’émerveille du choix de Dieu à son égard, lui qui a tué des chrétiens. Comment Dieu peut-il le choisir pour devenir apôtre, pour devenir celui que l’on nomme désormais l’apôtre des nations?

Aujourd’hui, en ce moment, Jésus appelle chacun de nous à devenir apôtre. Je n’invente rien en disant cela; c’est la pure vérité, la pure réalité. Quelle sera ma réponse? La Parole de Dieu d’aujourd’hui, nous présente trois modèles; trois géants de l’histoire du peuple de Dieu. Demandons à Isaïe, à saint Paul et à saint Pierre, de prier pour nous et de nous aider à faire confiance à la tendresse et à la bienveillance de Dieu qui nous demande bien humblement de coopérer avec Lui dans le but de sauver le monde dans lequel nous vivons.

vendredi 8 février 2013

Le 8 février: sainte Joséphine Bakhita

Le 8 février: sainte Joséphine Bakhita 

Aujourd’hui, l’Église célèbre la mémoire d’une sainte admirable et très peu connue : Joséphine Bakhita. C’est une des saintes du jubilé de l’an 2000. Elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II le 1er octobre 2000.
La première fois que j’ai entendu parler de cette sainte, c’était par le pape Benoît XVI, dans son encyclique sur l’espérance, intitulée : Spe salvi. Les documents importants écrits par le pape, tels que les encycliques, tirent leur nom des tout premiers mots du texte. Dans le cas présent, l’encyclique commence ainsi : « Spe salvi facti sumus », qui est une phrase de la lettre de saint Paul aux Romains : « Dans l’espérance, nous avons été sauvés » (Rom 8, 24).
Au numéro 3 de l’encyclique, le pape nous parle assez longuement de la sainte que nous célébrons aujourd’hui. Lorsque j’ai lu cette encyclique du pape, c’est le passage suivant qui m’a le plus impressionné :

« Maintenant se pose la question suivante: en quoi consiste cette espérance qui, comme espérance, est « rédemption »? En fait: le cœur même de la réponse est donné dans le passage de la Lettre aux Éphésiens cité précédemment: avant leur rencontre avec le Christ, les Éphésiens étaient sans espérance, parce qu'ils étaient « sans Dieu dans le monde ». Parvenir à la connaissance de Dieu, le vrai Dieu, cela signifie recevoir l'espérance. Pour nous qui vivons depuis toujours avec le concept chrétien de Dieu et qui nous y sommes habitués, la possession de l'espérance, qui provient de la rencontre réelle avec ce Dieu, n'est presque plus perceptible. L'exemple d'une sainte de notre temps peut en quelque manière nous aider à comprendre ce que signifie rencontrer ce Dieu, pour la première fois et réellement. Je pense à l'Africaine Joséphine Bakhita, canonisée par le Pape Jean-Paul II. Elle était née vers 1869 – elle ne savait pas elle-même la date exacte – dans le Darfour, au Soudan. À l'âge de neuf ans, elle fut enlevée par des trafiquants d'esclaves, battue jusqu'au sang et vendue cinq fois sur des marchés soudanais. En dernier lieu, comme esclave, elle se retrouva au service de la mère et de la femme d'un général, et elle fut chaque jour battue jusqu'au sang; il en résulta qu'elle en garda pour toute sa vie 144 cicatrices. Enfin, en 1882, elle fut vendue à un marchand italien pour le consul italien Callisto Legnani qui, face à l'avancée des mahdistes, revint en Italie. Là, après avoir été jusqu'à ce moment la propriété de « maîtres » aussi terribles, Bakhita connut un « Maître » totalement différent – dans le dialecte vénitien, qu'elle avait alors appris, elle appelait « Paron » le Dieu vivant, le Dieu de Jésus Christ.

Jusqu'alors, elle n'avait connu que des maîtres qui la méprisaient et qui la maltraitaient, ou qui, dans le meilleur des cas, la considéraient comme une esclave utile. Cependant, à présent, elle entendait dire qu'il existait un « Paron » au-dessus de tous les maîtres, le Seigneur des seigneurs, et que ce Seigneur était bon, la bonté en personne. Elle apprit que ce Seigneur la connaissait, elle aussi, qu'il l'avait créée, elle aussi – plus encore qu'il l'aimait. Elle aussi était aimée, et précisément par le « Paron » suprême, face auquel tous les autres maîtres ne sont, eux-mêmes, que de misérables serviteurs. Elle était connue et aimée, et elle était attendue. Plus encore, ce Maître avait lui-même personnellement dû affronter le destin d'être battu et maintenant il l'attendait « à la droite de Dieu le Père ». Désormais, elle avait une « espérance » – non seulement la petite espérance de trouver des maîtres moins cruels, mais la grande espérance: je suis définitivement aimée et quel que soit ce qui m'arrive, je suis attendue par cet Amour. Et ainsi ma vie est bonne. Par la connaissance de cette espérance, elle était « rachetée », elle ne se sentait plus une esclave, mais une fille de Dieu libre. Elle comprenait ce que Paul entendait lorsqu'il rappelait aux Éphésiens qu'avant ils étaient sans espérance et sans Dieu dans le monde – sans espérance parce que sans Dieu. Aussi, lorsqu'on voulut la renvoyer au Soudan, Bakhita refusa-t-elle; elle n'était pas disposée à être de nouveau séparée de son « Paron ». Le 9 janvier 1890, elle fut baptisée et confirmée, et elle fit sa première communion des mains du Patriarche de Venise. Le 8 décembre 1896, à Vérone, elle prononça ses vœux dans la Congrégation des Sœurs canossiennes et, dès lors – en plus de ses travaux à la sacristie et à la porterie du couvent –, elle chercha surtout dans ses différents voyages en Italie à appeler à la mission: la libération qu'elle avait obtenue à travers la rencontre avec le Dieu de Jésus Christ, elle se sentait le devoir de l'étendre, elle devait la donner aussi aux autres, au plus grand nombre de personnes possible. L'espérance, qui était née pour elle et qui l'avait « rachetée », elle ne pouvait pas la garder pour elle; cette espérance devait rejoindre beaucoup de personnes, elle devait rejoindre tout le monde. » (Benoît XVI, Spe salvi, no.3)

Joséphine est le nom qu’elle reçut en entrant en religion. Bakhita n’est pas son nom de famille. C’est le nom que lui donnèrent ses ravisseurs:

"J'avais neuf ans, raconte Bakhita elle-même, quand un matin, très tôt, je suis allée avec une compagne me promener dans les champs, un peu à l'écart de notre habitation. Soudain, nous avons vu surgir au-delà d'une petite vallée deux étrangers… L'un d'eux m'a attrapée brusquement d'une main, tandis qu'avec l'autre il tirait un couteau de sa ceinture, qu'il a pointé contre mes épaules et d’une voix forte a dit : « Si tu cries, tu mourras. Allons! » J'étais pétrifiée par la terreur et je n'ai réussi ni à crier ni à pleurer".

Ainsi commence la description que Bakhita fera de sa vie. Le choc a été tellement fort qu'elle oubliera pour toujours son vrai nom et celui de sa famille et de son village. On sait qu'elle était originaire du Darfour, de l'ethnie Dahou et qu'elle est née en 1869. Ses ravisseurs l'ont appelé Bakhita, qui veut dire: " heureuse ". 

Elle a été conduite jusqu'aux grands marchés du nord, d'abord à El Obeid et ensuite à Khartoum. Le même itinéraire avait été parcouru par sa sœur aînée quelques années auparavant. Bakhita a été vendue et achetée quatre fois. Inutile de tenter d'échapper. Elle se souvenait de la colère des différents patrons, qui se traduisait toujours en coups de fouets. Un jour, après une altercation avec sa femme, un patron a fait fouetter Bakhita, en même temps qu'une autre esclave, par des soldats. "Ils nous ont laissées, raconte-t-elle dans sa brève biographie, baignées de sang". Le fouet lui avait même arraché la chair d’un muscle et causé une profonde plaie. La cruauté de la fille du patron n'était pas moindre. En voyant que Bakhita et d'autres esclaves n'avaient pas encore de tatouage, elle appela une femme experte qui tailla 144 signes dans son corps. Quelques années plus tard, elle dira: "Je crois que je ne suis pas morte par un miracle du Seigneur, qui me destinait à des choses meilleures ". 
(Tiré du site: saints d'Afrique : - Region-Languedoc-Roussillon-OPM) 

Joséphine Bakhita est la première sainte soudanaise. Elle disait : « Les Sœurs firent mon instruction avec beaucoup de patience et me firent connaître ce Dieu que tout enfant je sentais dans mon cœur sans savoir qui il était. Voyant le soleil, la lune et les étoiles, je me disais en moi-même: qui donc est le maître de ces belles choses ? Et j'éprouvais une grande envie de le voir, de le connaître et de lui rendre mes hommages ». Et encore:  « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu! ». Cette grande dame me rappelle un des textes dont la lecture m'a le plus bouleversé: la leçon du lépreux. J’ai mis ce texte sur mon blogue, en date du 17 septembre 2011. Vous pouvez le lire en cliquant sur les mots suivants: Dieu ma joie: La leçon du lépreux.

Joséphine Bakhita et ce lépreux anonyme sont des exemples pour nous qui, malheureusement, sommes portés à ne pas trop réfléchir à la grandeur du don que Dieu nous a fait d’avoir la foi et d’être ses enfants bien-aimés. La devise épiscopale de notre nouvel archevêque ici à Montréal est la phrase que Jésus a dite un jour à la Samaritaine: « Si tu savais le don de Dieu » (Jn 4, 10) La vie de Joséphine Bakhita et du lépreux de Madagascar nous invitent à apprécier notre baptême. Des témoins ont souvent vu Joséphine Bakhita embrasser les fonts baptismaux et dire : « Ici, je suis devenue fille de Dieu! »

Quelques paroles de sainte Joséphine Bakhita: 

A propos de ses bourreaux: « Si je rencontrais ces négriers qui m'ont enlevée et ceux-là qui m'ont torturée, je m'agenouillerais pour leur baiser les mains, car si cela ne fût pas arrivé je ne serais pas maintenant chrétienne et religieuse. »

A propos de sa foi: « La Sainte Vierge m'a protégée, même quand je ne la connaissais pas. Même au fond du découragement et de la tristesse, quand j'étais esclave, je n'ai jamais désespéré, parce que je sentais en moi une force mystérieuse qui me soutenait. Je n'en suis pas morte, parce que le Bon Dieu m'avait destinée à des « choses meilleures ». Et je connus finalement ce Dieu que je sentais dans mon cœur depuis que j'étais petite sans savoir qui c’était. »

Pendant sa maladie: « Je m'en vais lentement, lentement, pas à pas vers l'éternité. Jésus est mon capitaine et moi, je suis son assistante. Je dois porter les valises. L'une contient mes dettes, l'autre, plus lourde, les mérites infinis de Jésus. Que ferai-je devant le tribunal de Dieu ? Je couvrirai mes dettes avec les mérites de Jésus et je dirai au Père Éternel : maintenant juge ce que tu vois. Au ciel j'irai avec Jésus et j'obtiendrai beaucoup de grâces. Je viendrai te visiter dans tes rêves si le « Patron » me le permet. Au paradis j'aurai du pouvoir et j’obtiendrai pour tous beaucoup de grâces. » 

Au moment de sa mort:
 « Lorsqu'une personne aime beaucoup une autre, elle désire ardemment l'approcher, donc pourquoi craindre tellement la mort ? La mort nous emmène à Dieu.
»  
    

mercredi 6 février 2013

De quoi a l'air mon livre?

De quoi a l’air mon livre?

Chers amis, vous pouvez voir ce dont a l’air mon livre en cliquant sur les mots suivants: Éditions Croix du Salut - Catalogue  Cliquez sur l'image représentant un arc-en-ciel surplombant un magnifique champ de fleurs jaunes. Puis cliquez à nouveau sur la même image et vous pourrez lire le texte en plus gros caractères.

Je dois avoir l'air un peu narcissique en ne parlant que de mon livre ces derniers jours. Mais je crois sincèrement que c'est la meilleure chose à faire en ce moment. L'essentiel de ce que je pense de la foi chrétienne se trouve sur mon blogue. Le livre qui vient d'être publié comprend les quinze premiers mois d'existence de mon blogue. Si le livre se vend bien, je compte proposer aux Éditions Croix du Salut de publier le reste de mon blogue: de la mi-octobre 2012, jusqu'à maintenant. J'imagine que d'ici quelque temps, l'inspiration reviendra et que j'écrirai d'autres choses sur mon blogue. J'ai l'intention d'écrire au moins un autre texte sur la joie chrétienne telle que décrite dans la magnifique exhortation apostolique du pape Paul VI. Ce sera la suite du texte mis sur mon blogue le 5 septembre 2011. Si vous désirez lire ce texte, cliquez sur les mots suivants: La joie chrétienne  J'ai encore certaines choses à vous partager sur cette magnifique lettre du pape Paul VI. Mais il est clair dans mon esprit que les choses les plus importantes que j'avais à communiquer à mes frères et soeurs chrétiens, ont été dites. J'écrirai donc moins dans l'avenir sur mon blogue, d'après ce que je ressens aujourd'hui tout au moins.

Depuis quelque temps, je remarque que plusieurs d'entre vous voyagent sur mon blogue et lisent certains des textes que j'ai écrits depuis un an et demi. Je m'en réjouis. Mais pour quiconque désire connaître ma pensée, il n'y a rien comme lire le livre qui est maintenant publié. Vous aurez alors tout sous la main, et immédiatement. De plus, il est beaucoup plus aisé et plaisant de lire un livre, un vrai livre, que de lire sur un écran d'ordinateur. C'est du moins mon opinion. Et c'est moins fatigant.

Je suis presque certain que mon livre sera disponible en librairie à Montréal et à Québec, dans un avenir rapproché.

lundi 4 février 2013

Comment vous procurer mon livre (2)

Comment vous procurer mon livre (2)

Mon livre est maintenant disponible en ligne chez Morebooks.fr

Vous pouvez aller sur le site de cette compagnie en cliquant sur le lien suivant :

  • Bienvenue sur Morebooks!

    https://www.morebooks.de/?locale=fr
    Vdm_badge Dieu ma joie. Blogue de l'auteur sur différents aspects de la vie chrétienne. Religion / Théologie · Éditions Croix du Salut (29-01-2013) - ISBN-13 : ...


  • vendredi 1 février 2013

    Comment vous procurer mon livre

    Comment vous procurer mon livre 

    Chers ami(e)s, ces jours-ci, je flotte littéralement sur un nuage. Je suis tellement heureux que mon blogue existe maintenant en livre. Quelle grâce pour moi et, je l’espère, pour de nombreux lecteurs et lectrices potentiels! Je suis tellement heureux de cela, consciemment et inconsciemment, que j’ai perdu toute inspiration ou tout goût d’écrire quoi que ce soit pour le moment. C’est pour cela que depuis que je vous ai annoncé l’heureuse nouvelle, je n’ai pratiquement pas mis de nouveau texte sur mon blogue. Je n’y ai mis que quelques citations de certains auteurs que je trouvais très belles. Peut-être qu’un jour l’inspiration reviendra et alors, je vous écrirai à nouveau, avec joie.

    Mon livre sera disponible en ligne à compter de la semaine prochaine. Dès que je connaîtrai la date, je l’indiquerai à l’intérieur du présent message car il m’est toujours possible de faire des corrections sur chaque texte que j’écris. Il m’arrive d’ailleurs d’ajouter des choses aux textes que vous lisez. De sorte que si vous les relisez, il est possible que vous appreniez du nouveau sur le sujet traité.

    S’il vous arrive d’acheter des livres, vous savez qu’ils coûtent de plus en plus cher, comme pour tout le reste des produits de consommation d’ailleurs. J’ai tout fait pour que mon livre ne coûte pas plus que 20 euros, ce qui équivaut à environ $26. Je savais que pour atteindre ce but, je devais me limiter à 110 pages. J’ai donc coupé certains passages de mes textes pour rendre leur lecture plus agréable et j’ai éliminé certains articles de mon blogue. Mais dans l’ensemble, vous trouverez  dans ce livre, l’essentiel de ce que j’ai mis sur mon blogue pour la période qui couvre les mois de juin 2011 jusqu’au début du mois d’octobre 2012. Éventuellement, j’aurai du matériel pour écrire un autre livre qui couvrira les mois de novembre 2012 à ????

    Pour vous procurer mon livre, vous pourrez le faire en ligne, grâce à une carte de crédit, en allant sur le site de Morebooks.fr. S’il y a des détails supplémentaires à vous donner, je vous les donnerai la semaine prochaine. Vous n’aurez qu’à revenir sur le présent texte. Le coût final du livre est de 19.80 euros; donc, un peu moins de 20 euros. Je pense réellement que cela vaut la peine de mettre ce montant d’argent pour vous procurer le livre. Je le dis en toute sincérité et humilité. Toutefois, si vous habitez tout près d’ici, à Montréal, et que vous n’avez pas les moyens financièrement de payer un tel montant, il existe une solution. J’ai appris qu’en tant qu’auteur, si je commande 25 livres, je jouis d’une remise (ou escompte) de 40%. Je vais sûrement me prévaloir de ce privilège. Je vais faire venir des livres et je pourrai les vendre à certaines personnes pour le prix de $15. Pour cela, vous n’avez qu’à me contacter et me donner votre nom.

    Remerciez avec moi le Seigneur, pour ces jours de sainte joie que je vis présentement.

    Fraternellement,

    Guy, omv