mercredi 31 décembre 2025

Fête de la Sainte Famille

 Fête de la Sainte Famille

Il y a trois jours, l'Église fêtait la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

La Sainte Famille nous est donnée en exemple. Oui, toutes les familles de monde ont un modèle à imiter. Je désire vous parler ce matin d'un des exemples que la Sainte Famille nous donne : l'exemple de la prière. Mais de quelle prière s'agit-il ? Comment la Sainte Famille priait-elle ? Pour imiter, il faut d'abord connaître. 

La prière d'adoration : adorer ce Dieu si grand qui se fait si petit

Lorsque nous contemplons Marie, Joseph et Jésus dans la crèche, il est évident que nous y voyons un exemple d'adoration. Marie et Joseph, devant leur enfant nouveau-né et incapable de parler, ont dû passer des heures à l'adorer puiqu'ils savaient que ce petit enfant est Dieu en personne, habitant notre terre. 

C'est la petitesse de Jésus qui nous porte à l'adorer. Quand Jésus était plus grand, adolescent ou même adulte, j'ai de la difficulté à imaginer Marie et Joseph en train de l'adorer. Ils vivaient avec lui de façon normale, en quelque sorte. 

Or cette leçon d'adoration que nous donne la Sainte Famille lors des premiers jours de la vie de notre Rédempteur, nous avons la chance et la grâce de la mettre en pratique dans notre vie ici à Repentigny. Car nous avons une chapelle d'adoration eucharistique dans une de nos églises paroissiales, où nous pouvons nous aussi adorer notre Créateur et Seigneur dans sa petitesse. Il est encore plus petit sur l'autel de notre chapelle d'adoration qu'il ne l'était dans la mangeoire après sa naissance. Comme Marie et Joseph, nous avons l'immense privilège de pouvoir adorer Jésus tout petit et silencieux. 

Je prie aujourd'hui la Vierge Marie et Saint Joseph d'inspirer plusieurs de nos paroissiens et paroissiennes de consacrer une heure par semaine à Dieu pour adorer son divin Fils. Comme disait Carlo Acutis, ce jeune saint de notre époque : "Quand nous nous mettons devant le soleil, nous bronzons. Lorsque nous nous mettons devant Jésus-Eucharistie, nous devenons saints."  

La première lecture de la messe de la Sainte Famille nous commandait d'honorer notre père et notre mère. Cela est vrai pour nos parents de la terre, mais c'est aussi vrai de notre Père et notre Mère du ciel. Une des meilleures façons d'honorer notre Père du ciel, est de consacrer du temps à l'adoration eucharistique car la Trinité Sainte est dans l'hostie consacrée. En 1917, la Vierge Marie est apparue à six reprises aux enfants de Fatima : Lucie, Jacinthe et François. Ces apparition mariales ont été précédées et préparées par l'Ange de la Paix qui est apparu aux enfants à trois reprises en 1916. Voici le récit de la troisième apparition de l'Ange de la Paix

Troisième apparition de l’Ange

Lieu: Loca do Cabeço

Date: en automne 1916

«[...] tenant dans ses mains un calice et, au-dessus de lui, une Hostie d’où tombait dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus dans l’air, il se prosterna jusqu’à terre et répéta trois fois cette prière : – Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est Lui-même offensé et, par les mérites infinis de son très Saint Cœur, et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.
Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le calice et l’Hostie, me donna l’Hostie, et donna le contenu du calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps:
– Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. Il se prosterna de nouveau jusqu’à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière : « Très Sainte Trinité, … etc. »

Mémoires de Sœur Lucie I. 14e édition. Fátima: Secretariado dos Pastorinhos, 2010, p. 176-177 (IV Mémoire). (1)

La prière en famille : 

La Sainte Famille devait certainement prier en famille et je suis sûr qu'elle le faisait à chaque jour. Non seulement quand Jésus était enfant, mais aussi, j'en suis sûr, quand il était adolescent et adulte. Et alors, qu'attendons-nous pour imiter cette prière en famille ?

J'ai fait plus d'une fois l'expérience suivante : il m'arrivait de rencontrer des gens pour la première fois de ma vie. Après quelques moments passés ensemble, je demandais à la personne : "Accepteriez-vous que nous priions ensemble ?" Et à chaque fois ma requête était exaucée. Il se passait alors immanquablement le phénomène suivant : une fois la prière terminée, je sentais qu'il s'était passé quelque chose d'extraordinaire entre nous ; je sentais que la prière nous avait unis d'une façon très spéciale. Vivre cela avec une personne que je connaissais à peine, m'a toujours surpris et émerveillé. C'était pour moi la preuve du grand pouvoir qu'a la prière d'unir les gens. Je suis sûr que la prière en famille produit le même effet, même si mystérieusement et sans que j'en connaisse la raison, nous percevons moins le le changement qu'opère en nous la prière en famille. Mais si la prière faite entre personnes qui se connaissent à peine produit un sentiment de profonde union, on ne peut pas douter que cette même action vécue en famille produise le même effet.  

Le Vénérable Père Patrick Peyton a été l'apôtre de la prière en famille et tout spécialement du chapelet en famille. Sa phrase la plus fameuse est celle-ci : "The family that prays together, stays together." "La famille qui prie ensemble, reste ensemble." Cette phrase est magnifique en anglais à cause des deux verbes : prays et stays qui non seulement contiennent le même nombre de lettres, mais ont aussi la même consonance. C'est le genre de phrase qui nous reste facilement dans la mémoire. 

Mais cette phrase est surtout belle parce qu'elle est vraie. Par cette seule phrase, le Père Peyton a été un prophète de notre temps qui a indiqué à ses frères et soeurs en humanité la route à suivre. On dirait que le Père Peyton, décédé en 1992 a entrevu à l'avance le grand nombre de divorces qui auraient lieu de son vivant. C'est peut-être pour cette raison qu'il formulé son fameux slogan. En encourageant les familles du monde entier à prier ensemble, il leur indiquait le moyen presque infaillible de rester ensemble. 

Lors de son dernier rassemblement du Rosaire, en 1985, à Manille, le père Peyton a transmis un message tout particulier aux pères de famille. « N’ayez pas peur de vous agenouiller aux côtés de votre épouse et de laisser ces enfants innocents entendre votre voix, tout comme j’ai entendu la voix de mon père », dit-il. « Soyez le chef de votre famille et faites de ce petit foyer une petite église. » (2) 

Le Père Peyton s'adresse à 550,000 personnes dans la Baie de San Francisco, en 1961

Combien de milliers d'enfants n'auraient pas souffert de la séparation de leurs parents si ces derniers avaient suivi la recommandation du Père Peyton et avaient mis la prière au centre de leur vie familiale ? Et même une fois les enfants partis de la maison, il est très souhaitable que les époux continuent de prier ensemble. À chaque fois que je bénis un mariage, je dis au couple que c'est Dieu qui les unit aujourd'hui et qui les unira tout au long de leur vie. Il faut donc mettre Dieu au centre de leur vie de couple. Le mariage de fait, n'implique pas seulement deux personnes mais plutôt cinq : l'époux, l'épouse, Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l'Esprit Saint. 

Il est important selon moi non seulement de vivre la prière familiale, mais de la vivre à un moment précis. Je suggère de prendre dix minutes avant le souper pour s'adonner à cette oeuvre divine. On peut même vivre cette expérience autour de la table de la cuisine. Cela permet aussi à la famille de se retrouver ensemble pour partager le souper. Le dialogue à table est une valeur que la société actuelle semble oublier et ne pas valoriser. 

Maintenant, essayons d'imaginer de quelle façon priaient Jésus, Marie et Joseph. 

Comment la Sainte Famille priait-elle ?

Évidemment, les évangiles ne nous disent rien sur la prière en famille dans la maison de Nazareth. On ne nous dit pas si Marie, Joseph et Jésus priaient ensemble. On ne nous dit pas non plus quand ils priaient ensemble et comment ils priaient. On peut toutefois assez facilement répondre à ces questions en voyant comment Jésus et Marie prient dans les évangiles. Voyant comment ils prient dans les évangiles, nous pouvons être presque certains que leur prière en famille comportait ces trois aspects : la louange, le remerciement et la demande

Marie est la première que l'on voit prier dans les évangiles. Le Magnificat qui est sorti de son coeur dans la maison de sa cousine Élisabeth, nous renseigne beaucoup sur la façon dont Marie priait   

Ce cantique est à la fois une prière de louange et d'action de grâce. Marie s'émerveille de tout ce que Dieu fait dans sa vie et dans la vie de son peuple. Elle a appris à voir les événements du monde avec les yeux de Dieu. Qu'elle nous apprenne à nous aussi à voir Dieu qui agit dans nos vies et dans la vie des gens qui nous entourent. Même si le mot "remerciement" ne se retrouve pas dans le texte, c'est clairement la gratitude et la louange qui s'expriment dans ce magnifique chant marial. 

La louange était aussi clairement une forme de prière privilégiée par Jésus :  

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance." (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 11, versets 25 et 26)

Jésus, tout comme sa Mère, s'émerveille de ce que fait son Père et le loue pour sa bienveillance. Savons-nous voir le beau que Dieu fait dans le monde et dans notre vie ?  

Jésus utilisait aussi la prière de remerciement. Juste avant de ressusciter son ami Lazare, Jésus fait une prière de remerciement. Il est tellement sûr que son Père va lui donner la capacité de faire revenir à la vie son ami, qu'il le remercie à l'avance : "On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ..." (Évangile selon saint Jean, chapitre 11, versets 41 et 42) 

Les paroles de l'institution de l'Eucharistie ont été introduites par une prière d'action de grâce (de remerciement) : "Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » (Évangile selon saint Luc, chapitre 22, verset 19)

Jésus et Marie sont aussi des spécialistes de la prière de demande. Marie, à Cana de Galilée, grâce à sa tranquille prière, a obtenu de Jésus son premier miracle. Jésus, dans le Notre Père, nous a enseigné ce qu'il faut surtout demander à notre Père des cieux dans la prière. Et au terme du repas pascal où Jésus a institué l'Eucharistie, Jésus s'est tourné vers le Père et a fait une merveilleuse prière, appelée la "prière sacerdotale de Jésus" dans laquelle il a formulé des demandes tellement importantes pour nous et dont voici un extrait : 

"Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais." (Évangile selon saint Jean, chapitre 17, versets 11 à 15)


Voilà donc le genre de prières que la Sainte Famille adressait sûrement à Dieu. C'est aussi le genre de prières que le couple, la famille et même toute réunion de chrétiens devraient adopter quand ils se réunissent au nom du Seigneur Jésus. Prendre un temps pour la louange afin de voir ce que Dieu a fait de beau dans notre vie et dans le monde, pour ensuite remercier Dieu et lui formuler des demandes qui nous tiennent à coeur. 

Dans notre paroisse, il existe trois activités qui permettent à nos frères et soeurs chrétiens de développer ces trois façons de prier : le Partage de la Parole qui a lieu les vendredis soirs aux quinze jours, la Cellule paroissiale d'évangélisation qui se réunit les mercredis soirs aux quinze jours et le rendez-vous quotidien sur semaine, avant la messe de 8h30, où les fidèles qui le désirent prennent un temps pour méditer la Parole de Dieu du jour et partager aux autres ce que Dieu dit dans leur coeur par sa Parole.

C'est avec ce long blogue que je termine l'année 2025. Dans cinq heures, nous aurons basculé en l'an 2026. Je vous souhaite à tous et toutes une année 2026 remplie de gratitude envers Dieu et de bonheur partagé.  




mardi 30 décembre 2025

Victor Hugo, Le mendiant

 Victor Hugo,  Le mendiant


Fabrice Luchini - Le mendiant Abonnez-vous pour avoir plus de vidéos ! ... LA CONSCIENCE - Victor HUGO - "Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux ...
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Victor HUGO
1802 - 1885

Le mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre ,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations. (2)

(1) https://commentairecompose.fr/le-mendiant-victor-hugo/

(2) https://www.bonjourpoesie.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/le_mendiant#google_vignette.

  

lundi 29 décembre 2025

Du 29 décembre à l'Épiphanie

 Du 29 décembre à l'Épiphanie


"Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père." (Lettre de saint Paul aux Colossiens, chapitre 3, verset 17)

En cette octave solennelle de Noël, l'Église nous propose à partir d'aujourd'hui de lire ou entendre la Lettre de saint Paul aux Colossiens. Nous la lirons durant quelques jours à l'office des lectures dans le bréviaire ou la Prière du Temps présent (1)

Dans le bréviaire nous avons droit à une introduction qui nous informe sur la teneur de la Lettre de Paul aux Colossiens. Je trouve cette introduction particulièrement belle dans sa simplicité. Je l'ai donc photographiée avec mon iPad pour vous la présenter. Comme j'aime saint Paul, ce passionné du Christ Jésus !


(1) https://www.aelf.org/2025-12-29/romain/lectures Une fois sur la page, on peut reconnaître la dynamique de tout office dans le bréviaire : une hymne, suivie de psaumes et à la fin des psaumes viennent les lcctures. La première lecture est toujours tirée de la Bible. Ces jours-ci nous lisons la Lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens. La deuxième lecture nous présente normalement un texte d'un des Pères de l'Église ou d'un saint ou une sainte. 


samedi 27 décembre 2025

Souvenirs de Lanciano

 Souvenirs de Lanciano

Du 5 au 16 septembre 2024, j'ai accompagné un pèlerinage en Italie sur les pas de Carlo Acutis et les miracles eucharistiques. Le neuvième jour du pèlerinage, vendredi le 13 septembre, nous nous sommes rendus à Lanciano pour vénérer (et j'oserais dire "adorer") le miracle eucharistique qui date du huitième siècle et qui, de tous les miracles eucharistiques que je connais, est mon préféré. Un moine basilien douta au moment de la consécration que le pain était changé en chair et le vin en sang. Au même moment l'hostie devint un morceau de chair et le vin se changea en sang. 

Les photo ci-dessous ont été prises par moi au moyen de mon téléphone intelligent. 




En allant derrière l'autel, nous pouvons aussi contempler le miracle


Vers la fin de la vidéo mise au bas de ce blogue, le docteur Franco Serafini, un des spécialistes des miracles eucharistiques, dit être très étonné qu'un miracle aussi extraordinaire soit exposé avec autant de générosité et de liberté. Comme le dit le docteur Serafini, on aurait pu s'attendre qu'un miracle de cette grandeur et de cette importance soit exposé un fois par année, ou à tous les 25 ans et même les 50 ans. Eh bien non ! Toute personne peut s'approcher à un mètre du miracle à chaque jour de l'année. 

Puisque pour quelque raison que ce soit, les gens ne veulent pas prendre le temps d'aller chercher un passage sur une vidéo, j'ai filmé pour vous avec mon iPad, l'extrait de la vidéo où le docteur Serafini exprime son étonnement. Quand on pense au Saint Suaire de Turin qui n'est exposé que rarement au public, on est en droit de s'étonner de la chance que nous avons de pouvoir contempler aussi facilement le miracle eucharistique de Lanciano.  

Le Dr Franco Serafinicardiologue italien, a étudié cinq cas. ADN, tissu cardiaque, groupe sanguin… Que révèlent ces analyses ? Est-ce le ...
YouTube · Famille Chrétienne · 13 avr. 2025

vendredi 26 décembre 2025

Être disciple = SUIVRE JÉSUS

 Être disciple = SUIVRE JÉSUS

Je viens de regarder une courte vidéo qui me confirme que le 27 novembre 2022, l'Esprit Saint a vraiment soufflé sur notre communauté chrétienne pour nous inspirer la VISION PASTORALE qu'il désire pour notre paroisse. Puisque le but de toute évangélisation est de faire des DISCIPLES de JÉSUS, l'Esprit Saint nous a indiqué que le seul moyen de parvenir à ce but est d'entendre Jésus dire à chacun et chacune de nous : "Toi, suis-moi !" (Jn 21, 22) et à nous mettre à sa suite. C'est aussi le message contenu dans la vidéo ci-dessous. 

Jésus voulait des disciples au quotidienpas des chrétiens du dimanche. Aujourd'hui, beaucoup d'églises existent, mais peu de disciples sont ...
Facebook · TopChrétien · Il y a 1 semaine

Si vous désirez lire un texte sur notre vision pastorale, veuillez cliquer sur les mots ci-dessous :   

VISION PASTORALE


mercredi 24 décembre 2025

" L'Enfant Jésus avec l'Agneau"

" L'Enfant Jésus avec l'Agneau"

Bernardino Luini « L'Enfant Jésus avec l'Agneau » à la Pinacothèque Ambrosiana à Milan 

Bernardino Luini (1475-1480 – juin 1532)

Peinture - Détrempe et huile sur bois (28 x 25 cm) 1525

En ce Noël 2025, la peinture qui me parle le plus est celle que avez devant les yeux. Je suis toujours surpris d'entendre parler d'un adulte, et tout particulièrement d'un homme adulte, qui a une grande dévotion envers le "Petit Jésus". Notre Mère l'Église ne nous encourage pas tellement, selon moi, à contempler la beauté et la candeur du petit ENFANT-DIEU couché dans une mangeoire d'animaux. C'est plutôt le côté rude de la vie qui est mis en évidence dans la mise en scène du premier Noël : pas de place dans la salle commune, incertitude, stress, et finalement dernier recours : une mangeoire d'animaux. On ne mentionne même pas s'il y avait un toit au-dessus de cette mangeoire. Déjà celui qui allait se donner en nourriture comme étant le Pain de Vie, se laisse adorer dans une mangeoire dans la Maison du Pain (Beit Lehem en hébreu, signifie Maison du Pain). C'est l'agneau de Dieu immolé pour nous dans l'extrême pauvreté et l'extrême dénuement que je contemple pour ma part dans la mangeoire. 

D'ailleurs dès le lendemain de Noël, l'Église a choisi de célébrer la mémoire du premier martyr : saint Étienne ; le premier qui a donné sa vie pour le Christ. Pourquoi notre Mère l'Église a-t-elle choisi de mettre la fête du premier martyr au lendemain de Noël ? La fin d'Étienne nous révèle ce que sera la fin de l'Enfant qui vient de naître. Étienne a suivi la trace de l'Agneau de Dieu qui a enlevé les péchés du monde ; comme son maître, il a donné son sang pour le salut du monde. Et trois jours après Noël, l'Église honore la mèmoire des Saints Innocents qui ont été tués à cause de l'orgueil, de la peur et du mépris d'un grand de ce monde, qui a voulu éliminer le Roi qui venait de naître. C'est tout cela qu'en tant que fils de l'Église, je contemple en la nuit de Noël et en ce temps de Noël.    

 Commentaire de la peinture de Bernardino Luini : 

"Dans ce tableau touchant de douceur et de tendresse, l’Enfant Jésus enlace délicatement l’agneau qui semble être son animal de compagnie. Commentaire 

L’agneau est l’animal emblématique des sacrifices depuis l’époque d’Abraham.

Lorsque les chrétiens commencèrent à fêter Pâques pour célébrer la mort de Jésus et sa résurrection, l’Agneau Pascal devint par la suite l’Agneau mystique désignant Jésus-Christ :

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29).

En fait, Bernardino Luini montre l’Enfant Jésus en train d’embrasser son destin, ce qui rend ce tableau encore plus émouvant." (1)

Autoportrait de Bernardino Luini (2)


Hymne : La paix de Dieu n’est pas un cri

Cl. Rozier — Chalet

La paix de Dieu n’est pas un cri
Lancé des quatre vents de l’univers.

La paix, c’est Dieu risquant sa vie,
Enfant des hommes, la nuit de Noël.


L’amour de Dieu n’est pas un mot
Berçant nos rêves de vivre là-haut.

L’amour, c’est Dieu rené des eaux,
Nouvelle eau vive jaillie au désert.

Le jour de Dieu n’est pas un jour,
Instant d’histoire, moment sans retour.
Le jour de Dieu, c’est Dieu toujours,
Durée vivante, sans nuit, sans sommeil.

R/ Ô viens, ô viens, Emmanuel !
Ô viens sauver le monde !