dimanche 25 juin 2017

De qui devons-nous avoir peur ?

De qui devons-nous avoir peur ?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus nous dit de qui nous devons avoir peur:

« En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes;  … Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Mt 10, 26 et 28)

Jésus commence par nous dire que nous ne devons pas avoir peur des hommes. Il est important de savoir cela et de croire cela car tout témoin de Jésus peut être tenté d’avoir peur des hommes. C’est très souvent par peur du jugement de nos concitoyens que nous ne témoignons pas de notre foi en Jésus Fils de Dieu mort et ressuscité.

Ensuite Jésus nous dit qui nous devons craindre: il nous faut craindre celui qui a le pouvoir de faire périr en enfer l’âme aussi bien que le corps. Qui est donc celui qui a un tel pouvoir? Voilà la question qu’il faut se poser, selon moi.

Certaines personnes disent que Jésus parle alors du diable qui a le pouvoir de nous jeter en enfer. Je ne pense pas que c’est la pensée de Jésus. Pendant longtemps j’ai pensé que Jésus parlait alors de Dieu; que c’est Dieu qui peut nous faire périr en enfer. D’ailleurs il semble que ce soit le cas, car nous lisons vers la fin de même évangile écrit par Matthieu, ce qui se passera à la fin du monde: le Fils de Dieu, Jésus, siégera sur son trône de gloire et il séparera les bons des méchants. Il placera les bons à sa droite et leur dira: « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde ». Puis il dira à ceux qui seront à sa gauche: « Allez-vous-en loin de moi maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 34 et 41). Il semble donc que c’est Dieu qui enverra les gens au ciel ou en enfer. Mais cela n’est pas tout à fait exact, d’après ce que je comprends de l’Écriture Sainte et de la théologie.

L’évangéliste Matthieu, au chapitre 25, décrit le jugement dernier, le jugement universel. Alors tout sera dévoilé comme le dit Jésus dans l’évangile du présent dimanche. Tous nous saurons ce que chaque enfant de Dieu qui a vécu sur cette terre, a fait des dons qu’il a reçus de Dieu au cours de sa vie. Tout sera révélé au grand jour. Mais ce jugement universel ne fera que confirmer et mettre au grand jour le jugement particulier qui se passe pour chaque personne au moment de sa mort. Or c’est ce jugement particulier qui scelle à jamais notre destin. Si au moment de notre mort, nous refusons l’amour de Dieu et son salut, nous irons immédiatement en enfer. C’est là que, de fait, tout se joue: au moment de notre mort. Quand une personne meurt, trois possibilités s’offrent à elle: le ciel si elle a atteint un degré exceptionnel d’amour de Dieu et du prochain, le purgatoire si la personne a besoin d’être purifiée avant de rencontrer Dieu et de le contempler pour l’éternité; et l’enfer pour les personnes qui disent non à Dieu jusqu’au dernier instant de leur vie.

La théologie nous dit qu’au moment de notre mort, Dieu infuse en nous une lumière extraordinaire qui nous fait voir toute notre vie en détail et nous incite à faire un choix définitif pour ou contre Dieu. Sous l’effet de cette lumière, la personne humaine va d’elle-même là ou elle désire elle-même aller: au ciel, ou au purgatoire si elle réalise qu’elle n’est pas encore digne de voir Dieu, ou en enfer, si elle ne veut rien savoir de Dieu. Voilà où se joue le drame. On comprend dès lors, qu’au moment de notre mort, nous ne voyons pas automatiquement Dieu. Ceux qui iront en enfer (car je crois malheureusement pour ma part, que certains humains iront en enfer, contrairement à l’idée qui circule de plus en plus selon laquelle tout le monde ira au ciel) n’auront jamais vu Dieu et ne verront jamais ce Dieu pour lequel ils étaient créés; pas même à l’heure de leur mort. Le privilège de voir Dieu, est réservé à ceux et celles qui auront cru en Dieu et qui l’auront aimé.

Par conséquent, celui que nous devons craindre, celui de qui nous devons avoir peur, c’est nous-mêmes. C’est moi qui suis à craindre. Je peux par mon amour envers Dieu et le prochain, entrer corps et âme au ciel, moyennant peut-être un détour au purgatoire; mais je puis aussi par mon mépris de Dieu et du prochain, me précipiter en enfer puisque, très mystérieusement, je l’aurai voulu.

« Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; mais celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Mc 16, 16)

« Celui qui croit en Jésus n’est pas condamné; mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils de Dieu. » (Jn 3,18)

La vie sur cette terre, n’est pas une partie de plaisir; elle est une marche vers un bonheur éternel ou une souffrance éternelle.  

Voici un texte que j'ai trouvé sur l'internet et qui va dans le sens de ce que je viens d'écrire:

Il s'agit d'un texte de Matt Fradd qui est un auteur et conférencier catholique américain. Dans ce texte, Matt Fradd raconte une conversation qu'il a eue avec une dame que nous nommerons Diane. Voici cette conversation:

Une des premières choses que Diane m'a dites, c'est que quoique étant catholique et croyante en Dieu, elle ne croyait pas à l'enfer.  

« Pourquoi pas? » Demandai-je.

« Parce que je ne pense pas qu'un Dieu qui est bon et qui nous aime infiniment voudrait envoyer quelqu'un là. »

« Ce n'est certainement pas sa volonté que des âmes soient envoyées en enfer
 » lui ai-je répondu, « Nous savons par l'Écriture que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils parviennent à la connaissance de la vérité. (1 Ti 2, 4) et qu'Il ne veut pas que quiconque périsse, mais que tous parviennent au repentir (2 P 3, 9). Cependant, en tant que catholique, tu crois qu'il a déjà envoyé quelqu'un et même une multitude d'êtres là-bas. »

« Que voulez-vous dire? »

« Eh bien, les catholiques croient que les démons sont des anges déchus. Dieu a au moins envoyé ces êtres en enfer n’est-ce pas? »

« Je ne suis pas sûr que je crois cela », dit Diane, « mais de toute façon, je parle de nous, les gens qui vivent sur cette terre. »

« Penses-tu que tout le monde va être sauvé? »

« Je le pense ».

« Est-ce que tu penses que quelqu'un sera sauvé contre sa volonté? »

« Que voulez-vous dire? »

«Eh bien, supposons qu'une personne rejette Dieu et ne désire pas être avec lui. Est-ce qu'un Dieu tout aimant obligerait cette personne à être sauvée ou respecterait-il le libre choix de cette personne ? »

« Eh bien, je suppose que dans ce cas, Dieu respecterait sa liberté. »

« Dans ce cas, tu ne peux pas exclure la possibilité de l'enfer en raison de l'amour infini de Dieu, n’est-ce pas? 
» 

Une fois que Diane eut concédé que la doctrine de l'enfer n'était pas logiquement incompatible avec un Dieu infiniment aimant, je lui ai cité C. S. Lewis dans 
« Le Grand divorce »:  

 « En fin de compte, il n'y a que deux sortes de personnes: celles qui disent à Dieu “ Que ta volonté soit faite” et celles à qui Dieu dit à la fin: “Que ta volonté soit faite” Tous ceux qui sont en enfer, l'ont choisi. Sans leur propre choix, il ne pourrait pas y avoir d'enfer. Aucune âme qui désire sérieusement et constamment la joie, n'en sera privée. Ceux qui cherchent, trouvent. À ceux qui frappent à la porte, elle leur sera ouverte. » (1)


(1) Would God send someone to Hell? – Matt Fradd
mattfradd.com/would-god-send-someone-to-hell/

Pour ceux et celles qui comprennent l'anglais, voici une vidéo d'un évêque américain qui partage le point de vue que j'ai émis dans ce blogue:

Bishop Barron on Hell - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=x8zhnooySk4

6 oct. 2009 - Ajouté par Bishop Robert Barron
Another part of a video series from Wordonfire.org. Bishop Barron will be commenting on subjects from modern ...







Début de la neuvaine à Pier Giorgio

Début de la neuvaine à Pier Giorgio
 Résultats de recherche d'images pour « pier giorgio frassati »
Pier Giorgio 
(6 avril 1901 - 4 juillet 1925)

Chers amis,

Aujourd’hui commence la neuvaine à Pier Giorgio Frassati, mon « saint » préféré. Si vous ne connaissez pas encore ce jeune Bienheureux, béatifié par saint Jean-Paul II, je vous encourage à lire un livre sur lui et à faire votre ami. Vous ne le regretterez pas. J’ai écrit plusieurs blogues sur Pier Giorgio. Si vous êtes intéressés à lire quelques uns de ces blogues, vous n’avez qu’à aller sur Google et écrire Dieu ma joie Pier Giorgio Frassati; vous verrez alors quelques uns des blogues que j’ai écrits à son sujet.

Je remercie mon amie Annie Gilbert qui m’a envoyé le message ci-dessous, pour me rappeler qu’aujourd’hui commence la neuvaine à Pier Giorgio, en vue de la date de sa mort le 4 juillet 1925, date très probable de son entrée au ciel.  

Bon dimanche!
Premier article de la neuvaine à Pier Giorgio !

http://piergiorgio.ca/neuf-jours-pour-prier-avec-pier-giorgio/

Bon neuf jours en sa compagnie!
Annie


Vous pouvez composer votre propre prière pour la neuvaine ou vous servir d’une neuvaine déjà existante sur Pier Giorgio. Pour avoir accès à une de ces neuvaines, veuillez cliquer sur les mots suivants:  neuvaine déjà publiée

BONNE NEUVAINE !!!!

Guy, omv

vendredi 23 juin 2017

Consolons le Coeur de Jésus

Consolons le Cœur de Jésus
 Image associée

En cette solennité du Sacré-Cœur de Jésus, voici les pensées qui me sont venues durant l’heure d’adoration que nous avons vécue en paroisse avant la célébration eucharistique.

L’évangile de cette année nous présente Jésus comme consolateur. Jésus nous dit: 

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 28-30)

Ces phrases sont parmi les plus connues des évangiles. Jésus nous promet le repos. Mais l’accent n’est pas mis sur le repos physique; l’accent est plutôt mis sur le repos de l’âme. Jésus s’adresse surtout à ceux et celles qui ont l’âme fatiguée, qui sont épuisés psychologiquement, spirituellement, mentalement, émotionnellement. Jésus est un grand consolateur dans tous ces domaines. Et une fois retourné au ciel, il nous a envoyé un autre Consolateur, en la Personne de l’Esprit Saint.

Jésus sera toujours prêt à nous consoler. Mais en cette fête du Sacré-Cœur, nous devons aussi entendre le désir de Jésus d’être consolé. Ce désir, Jésus l’a exprimé de façon très nette et très forte à sainte Marguerite Marie Alacoque. Il a dit un jour à cette sainte:

"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour."

Origine de l'Heure Sainte

Jésus prescrit à Sainte Marguerite Marie ce qui constituera pour elle son sujet d'oraison privilégié: « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j'ai bien voulu sentir au jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d'agonie plus rude à supporter que la mort. Et, pour m'accompagner dans cette humble prière que je présentais alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l'amertume que je sentais de l'abandon de mes apôtres, qui m'obligea à leur reprocher qu'ils n'avaient pu veiller une heure avec moi

Ce que l'on nomme depuis plus de cent cinquante ans l'Heure sainte, ce n'est donc pas une quelconque adoration du Corps du Christ, mais plutôt, en présence ou non du Saint-Sacrement, « un exercice d'oraison mentale ou de prières vocales qui a pour objet l'agonie de Notre-Seigneur au jardin des Oliviers en vue [...] de demander miséricorde pour les pécheurs et de consoler le Sauveur pendant une heure ». (1)

Il est intéressant de noter que Jésus parle à sainte Marguerite-Marie spécifiquement du mystère de son agonie dans le jardin des Oliviers quand il est question de consoler son Cœur. Car les pires souffrances que Jésus a endurées durant sa Passion, furent certainement les souffrances morales et spirituelles vécues durant son agonie dans le jardin de Gethsémani. Quand Jésus nous dit d’aller à Lui pour trouver le repos pour notre âme, il savait de quoi il parlait. Malheureusement, aucun être humain n’a su consoler notre doux Maître durant sa terrible agonie. Cela avait été prédit dans un psaume: « L’insulte m’a broyé le cœur, le mal est incurable; j’espérais un secours, mais en vain, des consolateurs, je n’en ai pas trouvés » (Ps 68, 21).

Seul un ange, à la fin de la terrible agonie, est venu consoler Jésus: « Alors un ange du ciel lui apparut pour le fortifier » (Lc 22, 43).

Dans les évangiles, il existe deux textes qui nous disent explicitement que Jésus fut tenté. Un de ces textes est au début des évangiles; il s’agit des tentations de Jésus dans le désert; l’autre texte est à la fin des évangiles: il s’agit de l’agonie de Jésus. Dans les deux cas, Jésus a vaincu le Tentateur, mais non pas sans fatigue. Dans les deux cas, Jésus, épuisé, est consolé par un ou des anges. Saint Matthieu, à la fin des tentations de Jésus dans le désert, au début de sa vie publique, nous dit que « cette fois le diable le laissa. Des anges vinrent alors auprès de Jésus et se mirent à le servir » (Mt 4, 11)

Il est vrai qu’au temps de Jésus, les anges étaient beaucoup plus au courant que nous des mystères qui se vivaient sur terre. Les apôtres et les disciples n’ont compris l’ampleur du drame qui se vivaient sous leurs yeux, qu’une fois que Jésus fut ressuscité et que l’Esprit Saint fut descendu sur eux. Mais nous, hommes et femmes du XXIème siècle, qu’attendons-nous pour consoler le Seigneur?

Le pape Pie XI a écrit toute une encyclique sur notre devoir de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus. Cette encyclique datée du 8 mai 1928, a pour titre: Miserentissimus Redemtor. Dans cette encyclique, le pape affirme que l’esprit de réparation a toujours tenu le premier rôle dans le culte rendu au Sacré Cœur de Jésus:

« L'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré Cœur de Jésus; rien n'est plus conforme à l'origine, à la nature, à la vertu et aux pratiques qui caractérisent cette dévotion. » (2)

Dans cette encyclique, le pape Pie XI pose un problème théologique d'une grande importance et qui fera l'objet d'un de mes prochains blogues: qu'est-ce que nos réparations peuvent procurer à Jésus en ce moment, alors qu'Il est dans une béatitude éternelle? Si Jésus jouit en ce moment d'une félicité absolue, que peuvent lui faire nos "réparations"? Le pape Pie XI répond de la façon suivante: Jésus lors de son agonie au jardin des Oliviers, a porté sur Lui et expié tous les péchés du genre humain: les péchés qui ont eu lieu avant sa naissance, de son vivant, et ceux qui seront commis jusqu'à la fin du monde. De même, nous pouvons croire que dans la consolation qu'est venue lui apporter un ange à ce moment extrêmement pénible de sa vie, étaient contenues toutes les réparations faites envers le Coeur de Jésus, jusqu'à la fin des siècles: 

« Que si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l'âme du Christ devint triste jusqu'à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu'un ange venant du ciel lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d'angoisse. » (2)

Cette explication est intéressante, mais elle ne me convainc pas tout à fait. Elle pose cependant un problème crucial avec lequel je me bats depuis des années: si Dieu et les saints et saintes qui sont au ciel, sont parfaitement heureux, comment ce que nous vivons ici-bas peut-il les attrister, les inquiéter ou même les blesser? J'aborderai ce problème dans un futur blogue, sans avoir la prétention toutefois de le résoudre.  

Je demeure à Montréal, à l’extrême est de la ville, dans le quartier appelé Pointe-aux-Trembles. Nous avons à Pointe-aux-Trembles un Sanctuaire très connu et fréquenté, dédié au Sacré-Cœur de Jésus. Le nom du sanctuaire est désormais le suivant: Sanctuaire du Sacré-Cœur et de saint Padre Pio. Mais durant de très nombreuses années, la petite chapelle qui est l’endroit le plus caractéristique de ce lieu de pèlerinage, portait le nom de « Chapelle de la Réparation ». Je trouve malheureux que ce nom soit désormais mis de côté. La « Réparation » au Sacré-Cœur, c’est de l’amour, c’est de la consolation donnée au Sacré-Cœur.

Aujourd’hui, suite à toutes ces considérations qui me sont venues à l’esprit durant l’heure d’adoration en paroisse, j’ai fait du nouveau au moment de la « bénédiction du Saint-Sacrement ». Après le chant du Tantum Ergo et la bénédiction du Saint-Sacrement, j’ai employé les mots qui étaient d’usage à ce moment précis de la liturgie par le passé, mais que nous n’employons plus, du moins au Québec:

« En réparation des outrages, des blasphèmes et des sacrilèges et j’ai ajouté les mots suivants, pour ne pas que l’on pense que l’on doive « réparer » uniquement les péchés d'autrui: « Et en réparation pour nos péchés, nos infidélités et nos manques d’amour,

Dieu soit béni,
Béni soit son Saint Nom,
Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,
Béni soit le Nom de Jésus,
Béni soit son Sacré-Cœur,
Béni soit son très Précieux Sang,
Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel,
Béni soit l’Esprit Saint Consolateur,
Bénie soit l’Auguste Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie,
Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception,
Bénie soit sa Glorieuse Assomption,
Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère,
Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux,
Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.

Je pense que dorénavant je vais continuer à introduire ces louanges à Dieu, à la Vierge Marie et aux saints, en mentionnant notre désir explicite de « réparer ». Car vouloir « réparer » les offenses et les injures faites à Jésus, est un très grand signe d'amour envers notre divin Maître. 

D’ailleurs le vocabulaire de la « réparation » n’est pas absent de la liturgie de ce jour. Voici comment était formulée la prière des offrandes à la messe d’aujourd’hui:

« Regarde, nous t’en prions, Seigneur, l’amour inexprimable du Cœur de ton Fils, pour que nos offrandes te soient agréables et servent à la réparation de nos péchés. Par Jésus … Amen.  


(1) Ste Marguerite-Marie - Missionnaires de la Très Sainte Eucharistie

www.adoperp.fr/index.php/ste-marguerite-marie.html 


(2) Miserentissimus Redemptor (1928)

https://bibliothequedecombat.files.wordpress.com/.../1928-pie-xi-miserentissimus-






lundi 19 juin 2017

Solennité du Corps et du Sang de Jésus

Solennité du Corps et du Sang de Jésus
Résultats de recherche d'images pour « prêtre adoration eucharistique » 
Hier, nous avons célébré la solennité du Corps et du Sang de Jésus. Voici les réflexions qu’ont suscitées en moi les lectures de la messe de la fête.

Nous avons entendu à l’évangile, un extrait du fameux chapitre six de saint Jean où Jésus affirme de façon solennelle, qu’il donnera sa chair à manger et son sang à boire. Devant l’incrédulité de la foule, Jésus emploie les mots « Amen, amen, je vous le dis », qu’il emploie à chaque fois qu’il déclare solennellement une vérité:

« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jn 6, 53-54)

Je me suis levé très tôt hier matin (4h30), et j’avais le goût d’aller adorer le Seigneur dans la chapelle de notre résidence. Je désirais remercie Dieu d’être né dans la religion catholique. Seuls les catholiques du monde entier prennent au sérieux les mots de Jésus que nous venons d’entendre. Quand Jésus a prononcé ces mots, il y a deux mille ans, la grande majorité de ceux qui le suivaient, a cessé de se mettre à son école et à son écoute. À tel point que Jésus s’est retourné vers les douze apôtres et leur a demandé « Allez-vous partir vous aussi? » (Jn 6, 67) Et saint Pierre de donner cette réponse merveilleuse: « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Oui, ces paroles de Jésus sont vraiment les paroles de la vie éternelle puisque la communion au corps et au sang de Jésus sont le gage, la promesse que Jésus nous ressuscitera au dernier jour, pour entrer définitivement dans la vie éternelle. Jésus nous dit dans la citation ci-dessus, que nous avons déjà en nous la vie éternelle quand nous mangeons son Corps et que nous buvons son Sang, mais qu’à la fin du monde, le Corps du Ressuscité, nous ressuscitera nous aussi.

L’eucharistie gage de notre persévérance

La première lecture de la messe était tirée du livre du Deutéronome. Voici la première partie de la lecture:

« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert; le Seigneur ton Dieu te l’a imposée pour te faire passer par la pauvreté; il voulait t’éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : allais-tu garder ses commandements, oui ou non? Il t’a fait passer par la pauvreté, il t’a fait sentir la faim, et il t’a donné à manger la manne – cette nourriture que ni toi ni tes pères n’aviez connue – pour que tu saches que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. » (Dt 8, 2-3)
La manne, le pain venu du ciel, a permis aux Hébreux de persévérer pendant quarante ans dans leur marche dans le désert, jusqu’à leur arrivée dans la terre promise. L’eucharistie nous permettra à nous aussi de persévérer jusqu’à notre entrée au ciel. Le première lecture de la présente fête, devrait nous parler avec force à nous les catholiques de Montréal en 2017. Nous aussi, le Seigneur nous fait passer par le désert depuis environ quarante ans. Ceux qui croient au vrai Dieu sur l’île de Montréal, sont de plus en plus rares. Notre peuple expérimente sa pauvreté. Il semble bien que Dieu veuille aussi savoir ce que nous avons dans le cœur; si oui ou on nous allons continuer à croire en Lui ou si nous aussi nous allons l’abandonner. Or l’abandon du seul Dieu vivant et véritable est généralisé chez les baptisés de Montréal qui avaient reçu l’insigne grâce d’être catholiques. Notre peuple n’est plus chrétien.
Voici mon expérience: les catholiques ont commencé à s’éloigner de Dieu le jour où ils ont cessé de participer à l’eucharistie dominicale. Tant qu’ils participaient à la fraction du pain, Dieu les gardait près de lui et sous sa protection. Quand j’étais adolescent, ma foi était tiède. J’allais à la messe le dimanche parce que je croyais encore en Dieu, mais aussi parce que connaissant le tempérament bouillant de mon père, je savais qu’il valait mieux pour moi de me pointer à la messe dominicale. Mais mes amis qui ont cessé à cette époque d’aller à la messe, se sont éloignés de la foi catholique. Mes trois grands amis d’enfance ne croient plus au seul Dieu vivant et véritable.
J’ai lu ou entendu un jour une phrase de Mgr Fulton Sheen, archevêque de New-York dans les années 1950, qui m’a toujours impressionnée. Il a dit que dans l’évangile (pour moi il est clair désormais qu’il parlait de l’évangile selon saint Jean), la première fois où il est fait mention de la future trahison de Juda, c’est en lien direct avec l’eucharistie. C’est le jour où Jésus a annoncé qu’il donnerait sa chair à manger, qu’il a annoncé pour la première fois que Judas allait le livrer. Voici la fin du chapitre 6 de saint Jean:
« Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta: « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze: « Voulez-vous partir, vous aussi? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » Jésus leur dit: « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les Douze? Et l’un de vous est un diable! » Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote; celui-ci, en effet, l’un des Douze, allait le livrer. » (Jn 6, 64-71)
Et Judas a trahi Jésus le jour où notre Maître a institué l’eucharistie. Le soir du Jeudi Saint, Judas a quitté la table où Jésus s’est donné pour la première fois en nourriture; et ce soir-là, Judas n’a pas seulement quitté la table eucharistique; il a aussi quitté le collège des apôtres et même la vie terrestre puisqu’il alla se pendre ce soir-là.  Pour moi, il y a un lien direct à établir entre le fait d’arrêter de participer à l’eucharistie dominicale et le fait d'abandonner Jésus. L’adhérence au mystère du Corps et du Sang de Jésus, est le ciment de notre foi pour nous les catholiques. J’ai dit à mes paroissiens en fin de semaine: « Peut-être que vous venez à la messe sans réfléchir à ceci: si vous cessiez de participer à l’eucharistie dominicale, je suis sûr que petit à petit, vous perdriez la foi au vrai Dieu ». C’est en tout cas ma conviction.
L’eucharistie, signe et force d’unité
Voici la deuxième lecture de la messe d’hier:
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain. » (1 Co 10, 16-17)
Ces paroles de saint Paul nous montrent que la communion eucharistique est le ciment de notre union en tant que disciples de Jésus. Le rite de la communion à la messe, commence avec la prière du Notre Père. Cette prière nous fait réaliser que même si les personnes réunies dans l’enceinte de l’église le dimanche, sont de familles humaines différentes, de nationalités différentes, d’âge et de sexe différents, nous sommes tous frères et sœurs. Car nous avons tous le même Père dans les cieux. Et quelques minutes plus tard, lorsque les membres de l’assemblée communient au Pain de Vie, le même sang, le sang de Jésus, coule dans nos veines. Quelle union extraordinaire s’opère alors entre nous! Une fois que nous réalisons la grandeur et la profondeur de cette union grâce au  Corps et au Sang de Jésus, toute faute contre l’unité et la charité entre les membres de notre communauté, devrait nous sembler scandaleuse.
Que brille sur nous ton visage
J’ai terminé mon homélie hier en parlant de l’adoration eucharistique. Jésus a voulu que le sacrement de son Corps et de son Sang soit présent dans tous les tabernacles du monde, pour notre plus grande joie et notre plus grande consolation. Il est malheureux que nos églises soient fermées à clef en dehors des heures de messe. Mais en notre paroisse, toute personne qui veut venir adorer Jésus, peut le faire. Des clefs lui seront données pour avoir accès à notre chapelle d’adoration.
Je suis convaincu que l’eucharistie reçue comme aliment spirituel ou contemplée et priée lors de moments d’adoration eucharistique, est le remède à tous les maux quels qu’ils soient. C’est la PRÉSENCE RÉELLE de Jésus parmi nous, avec son Corps et son Sang, qui changera notre monde. J’ai demandé à mes paroissiens hier de prier pour moi afin que je mette l’adoration eucharistique au cœur de ma vie. Je leur ai dit que depuis plusieurs mois, j’ai la conviction intime que si j’adorais davantage Jésus dans le Saint Sacrement, je ferais davantage pour la paroisse. De cela, je suis convaincu. Mes paroissiens m’ont assuré qu’ils prieraient pour moi dans ce but. Moïse est un exemple extraordinaire de cela. Lorsqu’il se tenait de façon prolongée en présence du Seigneur, son visage rayonnait lorsqu’il revenait parler au peuple de Dieu. Quand on le lui a fait remarquer, il était embarrassé et se mettait un voile sur le visage jusqu’à ce qu’il retourne en présence du Seigneur. Or saint Paul nous encourage à ne pas cacher à nos frères et sœurs la gloire du Seigneur qui brille sur nos visages:
« Nous ne sommes pas comme Moïse qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce rayonnement passager.
Et nous tous qui n’avons pas de voile sur le visage, nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit. » (2 Co 3, 13 et 18)
Je suis convaincu que quiconque prend du temps pour adorer Jésus dans le Saint Sacrement, verra non seulement son intérieur changer, mais aussi son visage et tout particulièrement ses yeux. À chaque premier jour de l’an, la première lecture de la messe nous dit comment Aaron, le premier prêtre et ses fils, bénissaient les fils d’Israël: « Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »  (Livre des Nombres 6,24-26). Pour que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, il faut le fréquenter, le regarder, l’adorer et le laisser nous regarder, nous transformer et nous illuminer. Quand on demande au Seigneur de faire briller sur nous son visage, ce n’est évidemment pas pour nous-mêmes, mais pour les autres. Qui peut voir son propre visage, à moins de se trouver devant un miroir? Ainsi l’adoration eucharistique devient un apostolat.

Mais l’adoration eucharistique est aussi vécue pour nous-mêmes. Nous deviendrons de meilleures personnes si nous nous exposions davantage à Jésus Eucharistie. On parle d'exposition du Saint-Sacrement, mais c'est nous aussi que nous devons exposer devant Jésus Hostie. Le pape François, lors de la messe chrismale du 2 avril 2015, a fait réfléchir les prêtres sur les moyens qu'ils utilisent pour se reposer. Il les a invités à se reposer « dans le Seigneur ». Il est très clair que le pape prêche ce qu’il fait ou fait ce qu’il prêche. Le pape vit une heure d’adoration tous les soirs de 19h à 20h. Ne vous demandez pas pourquoi son visage est aussi rayonnant. Le pape croit Jésus qui nous dit: « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et je vous donnerai le repos » (Mt 11, 28). Mais nous, croyons-nous à ces paroles de notre Maître? Nous nous faisons parfois des idées fausses quant à la meilleure façon de nous reposer. Personnellement, je passe souvent deux heures devant la télévision en fin de soirée, en pensant que cela me repose. Mais je suis sûr que si je passais une heure devant la télévision et une heure devant le Saint-Sacrement, j’expérimenterais davantage le repos. Priez pour moi, afin que Jésus m’obtienne cette grâce, de vivre chaque soir un temps d’adoration eucharistique. Merci à tous ceux et celles qui prieront à cette intention.  




vendredi 16 juin 2017

Un très beau cadeau

Un très beau cadeau

Hier, 15 juin 2017, j’ai reçu un très beau cadeau. On dit souvent que « rien n’arrive pour rien »; je le crois, même si je ne vis pas toujours selon cette conviction, comme le montre à l’évidence le blogue précédent.  

Normalement, tout me parle ou, pour mieux m’exprimer, Dieu me parle en toutes choses; dans les petits, le moyens et les grands événements.

Une paroissienne m’a téléphoné hier pour m’offrir un crucifix sur pied sculpté par Louis-Philippe Hébert, sculpteur québécois de grand renom. Cette paroissienne se nomme Louise Hébert, épouse de feu monsieur Pierre Hébert. Pierre Hébert avait reçu de son père Charles, un crucifix fait par leur ancêtre Louis-Philippe Hébert. Charles Hébert était le fils d'Horace Hébert, frère de Louis-Philippe. Philippe (c'est ainsi qu'on avait l'habitude de nommer Louis-Philippe au sein de sa famille immédiate) avait donné ce crucifix à son frère Horace (âgé de 9 ans) en 1869. Philippe avait alors 19 ans et n'avait pas encore étudié la sculpture. C'est donc son immense talent naturel qui transpire de cette oeuvre. Philippe a commencé à suivre des cours de sculpture en 1872-1873. Dès que j’ai reçu cette bonne nouvelle, je me suis précipité chez madame Hébert pour aller chercher le précieux cadeau. Le crucifix n’est pas signé par l’artiste, mais j'ai en ma possession un document signé par plusieurs neveux et nièces de Louis-Philippe Hébert, dont monsieur Charles Hébert, qui attestent que le crucifix a bel et bien été fait par leur oncle qu'ils ont tous connu.  

Louis-Philippe Hébert est né le 27 janvier 1850 et est décédé le 13 juin 1917. Il y a trois jours, cela faisait donc 100 ans que ce sculpteur de renom est décédé. On dit de Louis-Philippe Hébert qu’il était le meilleur sculpteur de sa génération:

« Vers 1890, il est considéré comme le meilleur sculpteur de son époque. … Louis-Philippe Hébert fut reconnu par ses pairs et le public. Sir Arthur Conan Doyle, lors d'un voyage à Montréal en 1915, écrivit qu'il avait été "profondément ému" par l'œuvre de l'artiste. En effet, il doutait qu'il existât un meilleur sculpteur à cette époque. M. Hébert reçut de nombreuses distinctions; il était membre de l'Académie royale canadienne (1880); il reçut la Médaille de la Confédération (1894); il fut nommé Chevalier de la Légion d'honneur (France, 1901) et "Companion of St. Michael and St. George" (Angleterre, 1903). Louis-Philippe Hébert est décédé en 1917. On le considère comme un des plus grands artistes que ce pays ait produit. » (1)

Pour vous convaincre de la qualité de ce sculpteur, un seul exemple suffira: les deux grands prophètes, Ézéchiel et Jérémie, qui ornent le bas de la chaire en la Basilique Notre-Dame de Montréal.  

« Le sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert (1850-1917) est chargé d'en exécuter toutes les sculptures en bois de tilleul. Hébert entreprend ces travaux en 1882 pour les terminer en 1887. Fidèle au programme iconographique, il crée des personnages vigoureux, empreints de réalisme, et fait montre d'une parfaite maîtrise de la sculpture académique.

La chaire étant une tribune élevée du haut de laquelle le prêtre s'adressait autrefois aux fidèles, la transmission de la Parole divine s'impose comme thème pour sa décoration. Hébert sculpte ainsi quatre prophètes: Ézéchiel et Jérémie, qui sont installés au pied de la chaire, Daniel et Isaïe, qu'on devra finalement loger dans des niches du retable de chaque côté du maître-autel à la suite des modifications apportées à l'escalier de la chaire. » (2)

Image associée
Ézéchiel et Jérémie, sculptures de Louis-Philippe Hébert, basilique Notre-Dame de Montréal

Il existe même un prix Louis-Philippe Hébert: 

"Le prix Louis-Philippe-Hébert est un prix québécois créé en 1971 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et décerné à une personnalité qui s'illustre dans le domaine des arts plastiques. Il a été nommé en l'honneur du sculpteur Louis-Philippe Hébert."  (3)

Il est grand temps maintenant de vous montrer le crucifix sur pied que j'ai reçu en cadeau: 

Sculpture en bois de Louis-Philippe Hébert, 
hauteur: 26 pouces (66 cm)




 Ce cadeau m’est cher pour plusieurs raisons:

- Je l’ai reçu en la semaine où je célèbre mon 34ème anniversaire d’ordination presbytérale. J’ai été ordonné prêtre le 12 juin 1983 par le pape Jean-Paul II, en la Basilique Saint-Pierre, à Rome.

- Je l’ai reçu en la semaine où on célèbre le 100ème anniversaire de la mort du sculpteur Louis-Philippe Hébert, mort le 13 juin 1917.

- Nous fêtons cette année le 375ème anniversaire de la fondation de Montréal. C’est une occasion pour les Montréalais de se rappeler leurs origines chrétiennes. Le crucifix que j’ai reçu en cadeau, a été sculpté par un grand Montréalais. Louis-Philippe Hébert a vécu plusieurs années à Montréal et est décédé à Montréal. On raconte qu’il aurait dit que sa meilleure réalisation est la statue qu’il a faite de Paul Chomedey de Maisonneuve, le fondateur de Montréal. On remarquera les fleurs de lys, emblèmes de la province de Québec, aux extrémités de la croix.

- Ce matin, au déjeuner, je lisais le livre d'Odile Haumonté intitulé " Élisabeth de la Trinité et sa soeur Guite ". Ce livre raconte la vie de sainte Élizabeth de la Trinité et de sa sœur Marguerite, surnommée Guite. On y apprend que la veille de son entrée chez les Carmélites, Élisabeth a légué en souvenir à sa chère soeur Guite, son crucifix sur pied: 

« Le 1er août, veille du départ, est la plus horrible journée. Élisabeth redouble de tendresse envers sa mère et sa sœur. Guite s’efforce de montrer un visage heureux, au moment où sa sœur va réaliser son plus grand désir, mais elle se cache pour pleurer. Marie (la mère d’Élisabeth), elle, ne se cache pas et sa souffrance devient plus aiguë quand elle voit le chagrin marquer le visage de Guite. Petite trinité d’amour où chacune saigne de voir souffrir les deux autres !

- C’est une vraie agonie, avoue Guite.

Élisabeth écrit rapidement quelques lettres d’adieu. À sa chère amie Marie-Louise, elle laisse son rosaire. À sa douce petite Guite, elle donne un crucifix sur pied qui ne la quittera jamais. Sous le socle, Sabeth (surnom d’Élisabeth) a écrit ces mots :

« Que le Christ te console, qu’il essuie tes larmes, qu’il t’apprenne à souffrir, à aimer ! … Au pied de sa croix, où il m’a tant donné, je te donne rendez-vous : là il n’y a plus de séparation et ma petite Guite retrouvera toujours sa Sabeth. » (4)

Je suis tenté d'écrire ce message de sainte Élisabeth de la Trinité sous le pied de mon crucifix. 

Résultats de recherche d'images pour « louis philippe hébert sculpteur »
Louis-Philippe Hébert

 

(1) L'enfance du sculpteur Louis-Philippe Hébert | Les Quatre Saisons

jeanprovencher.com/2014/11/17/lenfance-du-sculpteur-louis-philippe-hebert/

(2) La chaire et les sculptures de la basilique Notre-Dame de ... - Érudit

https://www.erudit.org/culture/continuite1050475/continuite1053180/16636ac.pdf

(3) Prix Louis-Philippe-Hébert — Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Louis-Philippe-Hébert

(4) Odile Haumonté, Élisabeth de la Trinité et sa soeur Guite, Éditions des Béatitudes, 2016, pp. 58-59.


Voir aussi: 

I 10.1 La photo d'Elisabeth (à droite) et de Guite Catez en 1901 - IS MU


https://is.muni.cz/th/64471/ff_m/suppl._complet.pdf


 

"Ce petit billet (la dédicace qu'a écrite Élisabeth à sa soeur Guite), découvert récemment, est collé au-dessous du pied d'un crucifix (26 cm de hauteur) qu'Elisabeth donna à Guite. Guite garda ce crucifix toute sa vie dans sa chambre."  


2 commentaires:

  1. Je crois que ce serait, en effet, une excellente idée d'apposer ce message de sainte Elisabeth au pied de ce crucifix: on dirait que le Saint Esprit a déployé sa puissante volonté pour te le faire parvenir!

Enfants mariés de Hébert Theophile et/ou Bourgeois Julie
 NomNaissanceDécèsPèreMèreÉpoux(se)
 Petrus Hebert11 Déc 184614 Fév 1921Theophile HebertJulie BourgeoisDoucet Eloise
Drolet Adeline
 Napoleon Hebert05 Août 184826 Mars 1920Theophile HebertJulie BourgeoisRobitaille Claudia
 Louis-Philippe Hebert27 Jan 185013 Juin 1917Theophile HebertJulie BourgeoisRoy Marie
 Leopold Hebert31 Août 1851Theophile HebertJulie BourgeoisCaron Marie
Hamel Virginie
 Alphonse Hebert08 Mai 18531915Theophile HebertJulie BourgeoisMaheu Marie-Adele
 Antoine Hebert07 Jan 185517 Mai 1929Theophile HebertJulie BourgeoisRoberge Ursule
 Lucrece Hebert16 Sept 185609 Juin 1928Theophile HebertJulie BourgeoisGosselin Fidele
 Horace Hebert11 Jan 186004 Sept 1941Theophile HebertJulie BourgeoisNault Victorine
 Honore Hebert18 Jan 1863Theophile HebertJulie BourgeoisDenoncourt Emilie
 Jean-Baptiste Hebert02 Mai 186707 Déc 1907Theophile HebertJulie BourgeoisElie Celina