vendredi 20 octobre 2017

Un peu d'humour

Un peu d’humour

Comme vous le savez probablement si vous êtes un régulier de ce blogue, c’était mon anniversaire mardi, le 17 octobre. Un de mes confrères omv québécois qui vit et œuvre présentement en France, m’a envoyé le message que voici:  

---------- Message transféré ----------
De : Patrice Véraquin
Date : 17 octobre 2017 à 16:50
Objet : de Nice
À : Guy Simard  

Bon anniversaire, Guy !
Que le Seigneur continue de te bénir et de t’accompagner en tout.
Et puisque, pour se consoler du temps qui passe, il faut bien rire un peu:
Bye,
Patrice

jeudi 19 octobre 2017

Jésus toujours aussi fascinant

Jésus toujours aussi fascinant
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Une « fresque musicale » sur la vie de Jésus vient de voir le jour en France. La première a eu lieu le jour de ma fête, le 17 octobre; donc, il y a deux jours. Cette fresque musicale a pour titre: Jésus de Nazareth à Jérusalem

Film de présentation "Jésus, de Nazareth à Jérusalem" (2017 ...

https://www.youtube.com/watch?v=TP1gNYD19sw
30 juin 2017 - Ajouté par JesusLeSpectacleVEVO
Découvrez le film de présentation de la fresque musicale "Jésus, de Nazareth à Jérusalem" mise en scène par ...

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Merci à mes frères protestants

Merci à mes frères Protestants
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Will Graham                             Billy Graham

Je vis depuis des mois de graves problèmes en paroisse, qui viennent gruger mes énergies. Le problème est d’une telle ampleur que ne puis pas le résoudre par moi-même. Un médiateur est ici à la paroisse aujourd’hui même, alors que je vous écris ces lignes, pour aider à résoudre le conflit en question. Ce médiateur est l’abbé Alain Mongeau, récemment nommé vicaire épiscopal pour la région est du diocèse de Montréal.

J’ai reçu hier par la poste une lettre provenant du petit-fils du pasteur protestant évangélique Billy Graham, monsieur Will Graham. Cette lettre, que je n’ai lue que ce matin au déjeuner, est purement et simplement une lettre d’appréciation et d’encouragement à l’endroit d’un pasteur catholique (moi), venant d’un ancien pasteur protestant (Will). Cette lettre est arrivée dans notre boîte aux lettres comme par miracle. Je ne reçois jamais de lettre de frères et soeurs protestants.  

Je suis dans l’admiration devant le fait que mon doux Seigneur Jésus se serve d’un frère protestant pour m’encourager dans les moments difficiles que je vis depuis des mois. J’y vois un fruit très évident de l’œcuménisme et un cadeau en ce mois où nos frères et sœurs protestants commémorent le 500ème anniversaire de la fondation du protestantisme dont l’acte fondateur eut lieu le 31 octobre 1517.

Billy Graham a joué un rôle important dans mon parcours de vie chrétienne. Alors que j’avais une vingtaine d’années, je regardais avec intérêt et admiration à la télévision les "Billy Graham Crusades" que le fameux pasteur protestant animait un peu partout aux Etats-Unis, dans de grands stades de baseball ou de football.  

Voici quelques extraits de la lettre de Will Graham que j’ai lue ce matin :

« Alors que je pense à vous, le prophète Jérémie me revient en mémoire. Il était abattu, ridiculisé, déprimé et découragé. Son message reçu du Seigneur, était impopulaire et sujet de moquerie. En Jérémie 20, 7-20, il passe de la douleur et la tristesse à la joie et à la louange., presque verset après verset. Quand il met le focus sur lui-même - « Je suis ridiculisé … », « J’entends plusieurs gens comploter contre moi …» « Maudit le jour où je suis né … » - il devient fâché et découragé.

Cependant, quand Jérémie tourne ses yeux vers le ciel, ses paroles deviennent radicalement différentes. Il crie : « Sa parole est dans mon coeur comme un feu, un feu enfermé dans mes os… ». Et : « Le Seigneur est avec moi comme un puissant guerrier ». Et plus tard : « Chante au Seigneur! Célèbre sa louange! Il sauve la vie de l’indigent des mains de l’impie. »

Je sais que le ministère peut être une lutte, mais je désire vous encourager à suivre l’exemple de Jérémie. Même au milieu d’une profonde tristesse et d’épreuves, quand il arrêtait de focusser sur lui-même pour regarder vers le Seigneur, il était renouvelé.

Passez du temps avec le Seigneur dans le calme, permettant ainsi à sa Parole de pénétrer votre âme et de remplir votre esprit. Arpentez les allées de votre église en suppliant Jésus de venir en aide à votre Congrégation, à votre communauté, et à votre famille. Chantez des hymnes et des chants de louange au Seigneur. « Approchez-vous de Dieu et Lui s’approchera de vous » (Jacques 4, 8).

Que Dieu vous bénisse, et s’il vous plaît, sachez que nous à l’Association Évangéliste Billy Graham, nous prions pour vous. Vous êtes un encouragement pour nous, et nous voulons vous encourager. Merci pour votre ministère.

En Jésus,

Will Graham

Vice-President  

Avouez que c’est assez extraordinaire de recevoir un tel message aujourd’hui, étant donné ce que je vis.

Après avoir lu la lettre de Will, je me suis mis à chanter un des plus beaux psaumes de la Bible, un psaume de confiance :

PSAUME 22  

01 Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. *
02 Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles
03 et me fait revivre ; * il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.
04 Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
05 Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; * tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
06 Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; * j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Jérémie 20

07 Seigneur, tu m’as séduit, et j’ai été séduit ; tu m’as saisi, et tu as réussi. À longueur de journée je suis exposé à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
08 Chaque fois que j’ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et dévastation ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l’insulte et la moquerie.
09 Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur, elle était enfermée dans mes os. Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir.
10 J’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
11 Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
12 Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
13 Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.
14 Maudit soit le jour où je suis né ! Le jour où ma mère m’a enfanté, qu’il ne soit pas béni !


Nos frères protestants sont à l’origine de beaucoup de renouveau dans l’Église catholique. Le Renouveau Charismatique est issu des Pentecôtistes américains. Les Cellules Paroissiales d’Évangélisation que nous avons implantées en notre paroisse il y a deux ans, sont issues aussi du milieu protestant.

MERCI SEIGNEUR POUR NOS FRÈRES PROTESTANTS !






mardi 17 octobre 2017

" L'Église n'a pas de mission "

« L’Église n’a pas de mission »

Comme vous l’avez sûrement noté, il m’arrive de donner un titre choc à mes blogues. Le titre du présent blogue est de cette nature. J’imagine que certains parmi vous ont sursauté en le lisant et ont été intrigués.

Ce fut aussi mon cas en lisant ces mots dans le Prions en Église du mois d’octobre. Dans les dernières pages du Prions (pages 192 et 193), José I. Sierra signe un texte sur la mission, à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale que nous vivrons dimanche prochain. Un des paragraphes du texte a pour titre: L’Église n’a pas de mission. Voici comment il explique cette prise de position:

« L’Église est missionnaire par nature, elle qui est née de la mission de Dieu (cf. Ad gentes, no. 2). On a tendance à penser que l’Église a une mission. Mais, comme l’a si bien exprimé le théologien Moltmann, c’est plutôt la mission qui a une Église. »


Avoir et être

Ce qui est en cause ici, c’est l’utilisation des fameux verbes AVOIR et ÊTRE. Dans nos façons courantes de parler, on utilise parfois les verbes avoir et être comme s’ils étaient interchangeables, ou du moins comme si cela ne faisait pas grande différence d'employer l'un ou l'autre. Par exemple, dire que Dieu a de l’amour pour nous, c'est bien, mais c'est beaucoup plus extraordinaire de dire avec saint Jean, que Dieu « EST AMOUR » (1 Jn 4, 8).  

De même, dire que l’Église a une mission, c’est insinuer que l’Église, en son être, précède la MISSION. Or cela est faux. C’est la MISSION qui est première. Avant même que l’Église n’existe, Dieu le Père a envoyé son Fils. L’envoi du Fils précède l’Église et sera la raison d’être de l’Église. Pour que la mission du Fils par le Père, pour que l’envoi du Fils par le Père atteigne le but fixé, Jésus aura besoin d’une Église, d’une communauté de croyants. Sans cette aide du peuple de Dieu (l’Église), la mission de Jésus, son envoi, tomberait à plat et serait inefficace. La mission précède l’Église et est la raison d’être de l’Église. C’est donc la mission qui a une Église à son service, pour rejoindre le monde entier.

Tout cela peut sembler de simples jeux de mots; mais ce n’est pas le cas. C’est très important de penser à cela car cela nous montre que ce qui est essentiel dans notre religion, c’est l’envoi vers les autres pour annoncer la Bonne Nouvelle. L’Église est le prolongement de la vie de Jésus qui se caractérisait par l’annonce du Royaume. Est-ce que j’annonce, est-ce que je me SENS envoyé???  L’Église EST MISSIONNAIRE.

Lire le début de l’évangile de saint Jean, chapitre 1, versets 1 à 28.

Question pour un partage :

S’il est vrai que le premier rôle d’un chrétien est le même que celui de Jésus, c’est-à-dire le fait d'annoncer le Royaume,  est-ce que je base ma prière et ma vie là-dessus? Est-ce que j'examine ma vie à partir de ce critère? Chacun de nous, je pense, demande à Dieu la capacité d’aimer davantage son prochain. Mais le but d’être plus charitable, c’est que Jésus soit annoncé: "C'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres, qu'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples" (Jn 13, 35). 

Qu’est-ce que je fais dans ce sens? Est-ce qu’il m’arrive de prier Jésus de m’aider à parler de Lui, à témoigner de Lui, avec sagesse et discernement, mais aussi avec audace et conviction?





Un cadeau d'anniversaire

Un cadeau d’anniversaire
De gauche à droite: Guy Simard, omv, Georges Pelletier, omv et Sylvain Normandin, omv

Je célèbre aujourd’hui mon 66ème anniversaire de naissance. Je remercie ma bonne amie Christiane Gagnon qui m’a dit hier soir, lundi le 16 octobre 2017 qu’elle se souvient encore de l’homélie que j’ai donnée un an auparavant à mes paroissiens, le jour de mon anniversaire de naissance. J’ai alors parlé du cadeau que m’avait fait mon ami Georges Pelletier. J’ai même dit que c’était le plus beau cadeau que je pouvais recevoir. Grâce à Christiane, je viens de retracer ce cadeau dans ma boîte de réception. Heureusement que je suis un « conserveux » (néologisme pour signifier ce qui peut être à la fois un défaut et une qualité). Grâce à Christiane, je vais conserver désormais précieusement le cadeau que m’a fait Georges. J’ai toujours été très fier d’avoir mon anniversaire de naissance le jour où l’Église célèbre un de ses plus grands martyrs en la personne de saint Ignace, évêque d’Antioche du premier siècle du christianisme, mort sous les dents des bêtes en 110 de notre ère. Les phrases que vous lirez dans un instant de ce fameux évêque, m’ont toujours impressionné et interpellé. Grâce à Georges et à Christiane, ces phrases façonneront désormais mon âme en vue de ma rencontre face à face avec le Seigneur.

Comme nous sommes choyés et bénis d’avoir des amis qui nous connaissent et nous aiment et qui savent, grâce à leurs charismes propres, nous guider et nous orienter vers l’essentiel. Je n’en reviens pas de voir que Dieu dans sa bonté, se sert aujourd’hui d’une de mes bonnes amies pour me faire goûter et apprécier un cadeau que j’ai reçu il y a un an et que je n’avais presque pas « déballé ». Comme c’est triste et beau à la fois!

Merci Seigneur, et merci chers amis !!!

Saint Ignace d’Antioche, priez pour moi.


Vœux de Georges Pelletier, omv, à son confrère et ami Guy Simard, omv, pour son 65ème anniversaire de naissance, le 17 octobre 2016:


De : Pelletier Georges
Envoyé : 17 octobre 2016 09:57
À : Guy Simard 
Objet : Happy 65th Father Guy de la table ronde!!

Salut Tssi-Guy,

Je t'invite à Paris pour que nous partagions un p'tit verre de champagne en ton honneur!!   Dès que tu auras reçu ton premier chèque de pension de retraite tu pourras commencer à y penser... hahaha

C'est en pensant à toi et à mon frère Luc que je me suis levé ce matin, car vous avez la même date de naissance (1949 pour mon frère).  Je pense qu'on a choisi le nom de Luc pour lui à cause de la Fête de St Luc le lendemain, le 18.

En tout cas, je ne sais pas si tu seras de mon avis, mais je crois que la plus belle page du bréviaire nous tombe exactement le jour du 17 octobre!  Cela fait des années que cette lettre de St Ignace d'Antioche me parle et me remue profondément.  Il y a certainement quelque chose là que l'Esprit Saint cherche à me communiquer et je n'arrive pas à comprendre clairement ce qu'Il veut me dire...  tout ce que je sais, c'est qu'à la lecture de ce texte ça chauffe très fort par en dedans, les larmes me viennent aux yeux (en te l'écrivant déjà) et tout cela me dépasse complètement.

Je viens tout juste de réécrire les phrases de sa lettre qui m'impressionnent le plus, question de l'imprimer à part de manière à pouvoir les relire plus souvent.  Je t'en fais cadeau dans le document attaché car j'ai comme un besoin de partager ça avec un vieux potte que j'aime bien après tout.

A Dios, et heureux anniversaire !

Georges de la jungle


Vous trouverez ci-dessous des citations de saint Ignace d’Antioche dont l’Église célèbre la mémoire le 17 octobre. Ces citations sont tirées de l’office des lectures (un des offices du bréviaire) d’aujourd’hui. Ce sont ces phrases que Georges apprécient et qui le bouleversent. Je remercie Dieu de toucher le cœur de mon bon ami Georges à chaque fois qu’il les lit et je demande à l’Esprit Saint de lui montrer pourquoi ces phrases le touchent autant et de l’éclairer sur le message divin qu’il y a dans tout cela pour lui. Je demande aussi, bien sûr, les mêmes grâce pour moi.

« Je fais savoir à tous que de grand cœur je mourrai pour Dieu.

Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : elles m’aideront à atteindre Dieu.  Je suis son froment : moulu sous la dent des fauves, je deviendrai le pain pur du Christ.

Suppliez le Christ pour que ces animaux fassent de moi une victime offerte à Dieu.

Il est plus beau de mourir pour le Christ Jésus que de régner jusqu’aux extrémités de l’univers.

Mon enfantement approche.

Laissez-moi embrasser la lumière toute pure.

Quand j’y aurai réussi, je serai homme.

N’ayez pas Jésus Christ sur les lèvres et le monde dans le cœur.

Car c’est en pleine vie que j’affirme ma volonté de mourir.


Une eau vive murmure et chuchote à mon cœur : ‘Viens auprès du Père.’ »



samedi 14 octobre 2017

Consécration de la cathédrale de Montréal

Consécration de la cathédrale de Montréal
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Cathédrale de Montréal

Hier soir, en ce 13 mai extraordinaire dont j’ai parlé dans mon dernier blogue, notre archevêque, Mgr Christian Lépine, a consacré notre cathédrale ici à Montréal. Comme je le disais à la fin de mon dernier blogue, il est étrange que ce geste n’ait pas été posé auparavant. Une chose est certaine cependant à mes yeux: jamais, selon moi, la consécration de notre cathédrale n’aurait pu être faite avec plus de dignité, de décorum et de piété. On doit bien sûr tout cela à notre Archevêque qui a préparé ce moment avec soin, d’abord par la prière, notamment grâce au triduum liturgique prévu à cette fin; mais la beauté de la célébration d’hier est aussi due à l’âme artistique de l’abbé Robert Gendreau et à la précision du diacre Benoît Thibault.

Avant que la messe commence, avant même la procession qui accompagne le chant d’entrée, notre archevêque s’est rendu devant l’autel, les prêtres étant derrière lui en file indienne dans l’allée centrale. Nous avons alors chanté le Veni Creator Spiritus, un des chants les plus célèbres et les plus beaux pour invoquer l’Esprit Saint. Ce matin, en début de journée, quelques mots du Veni Creator, me sont venus en tête et dans le cœur, quand j'ai pensé à la célébration d’hier. Dans cette hymne, l’Esprit Saint est appelé:

FONS VIVUS, IGNIS, CARITAS et SPIRITALIS UNCTIO

SOURCE VIVE, FEU, CHARITÉ et ONCTION SPIRITUELLE

FONS VIVUS – SOURCE VIVE:

La liturgie d’hier à rappelé à chaque personne qui y a participé, qu’elle est un membre du Christ depuis son baptême. Le baptême dans l’eau et l’Esprit Saint, nous a incorporés au Christ. Notre archevêque, au moment du rite pénitentiel, a d’abord béni l’eau et par la suite les évêques et quelques prêtres sont allés asperger le peuple. Mais comme tout hier a été fait de façon solennelle et grandiose, Mgr Christian Lépine ne s’est pas contenté de bénir l’eau d’un simple geste de la main; il y a d’abord mis du sel. La prière qui a accompagné ce geste, m’a appris une chose que j’ignorais: ce geste de mettre du sel dans l’eau est un geste posé par le prophète Élisée afin d’assainir les eaux (2 Rois 2, 21). Puisque nous étions une foule de plus de mille personnes, je me demandais comment une grande partie des gens pourraient recevoir quelques gouttes d’eau. Je n’ai pas reçu d’eau sur moi, pour ma part, mais j’ai un peu envié les gens qui ont été aspergés par le nonce apostolique du Canada, Mgr Luigi Bonazzi. En effet, alors que tous les évêques et prêtres qui aspergeaient d’eau l’assemblée, étaient revenus à leur place, il y eut un assez long moment de silence où rien ne se passait, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que Mgr Lépine attendait le retour de Mgr Bonazzi. Celui-ci se faisant un peu trop attendre, Mgr Lépine entama la prière d’ouverture ou collecte. C’est alors que Mgr Bonazzi fit son apparition. J’imagine que de très nombreux fidèles ont été aspergés d’eau par Mgr Bonazzi. Ce qui montre que même dans une très grande assemblée, on peut et on doit prendre le temps de bien faire les choses.

SPIRITALIS UNCTIO  ONCTION SPIRITUELLE      

Deux des gestes les plus impressionnants de la célébration, ont eu lieu sur l’autel même de la cathédrale. Mgr Christian Lépine a oint d’huile l’autel. Oindre est le mot liturgique pour désigner cette action, mais le verbe qui convient le mieux pour décrire la façon dont l’archevêque a posé ce geste, est le verbe « BAIGNER ». Grâce aux multiples télévisions réparties un peu partout dans l’assemblée, tout le monde a pu voir la magnifique façon dont Mgr Lépine a « oint » l’autel. Il a très largement versé de l’huile sur l’autel, la répandant de sa main droite (à main nue et non pas à l'aide d'un linge) et ne faisant qu’une petite partie de l’autel à la fois. Il a ainsi fait tout le tour de l’autel. Ce fut très impressionnant. Moi qui n’ai pas du tout l’odorat développé, il me semblait sentir l’odeur de l’huile de l’endroit où je me trouvais.

L'huile dans la Bible, est souvent associée à la joie (He 1, 9) et à la guérison (Jc 5, 14). Mais l'huile est aussi associée au combat. Les lutteurs s'enduisent souvent d'huile pour assouplir leurs muscles. 

IGNIS  FEU:

Une fois l’autel enduit d’huile, on y a posé divers contenants contenant je ne sais trop quoi, mais pouvant créer un feu que l’on pouvait voir de loin. Il y avait cinq contenants sur l'autel desquels jaillissaient des flammes (voir la photo ci-dessous). Le feu était vraiment pris sur l’autel. Je me souviendrai toute ma vie de cette image. Comment ne pas penser à ce moment précis à ce que c’est qu’un sacrifice? Le sacrifice est une immolation. Tout doit être consumé en nous pour être offert à Dieu. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance avaient précisément pour but de montrer cela. L’animal immolé sur l’autel était complètement détruit par le feu. De même Jésus sur la croix. Il s’est immolé en entier; le sang et l’eau qui ont coulé de son côté ouvert par la lance, en est la preuve. De même, le chrétien doit s’immoler avec son Maître, pour le salut du monde.

Cette immolation est toujours le fruit d'un combat contre le mal et le Mauvais (le diable). Ceux qui seront un jour au ciel, auront mené le bon combat, nous disent l'apôtre Paul (2 Tm 4, 7-8) et le livre de l'Apocalypse (Ap 12, 7-11). Après l'huile, le combat. 


CARITAS – CHARITÉ

Tout hier dans la célébration, respirait la charité. La charité est d’abord et avant tout l’AMOUR que Dieu a pour nous. Mais hier, un peu étrangement, c’était plutôt la charité du peuple de Dieu qui était manifesté et évidente. Tous les gestes posés montraient l’amour des participants envers Dieu, jusqu’à ces échelles ou escabeaux sur roulettes déplacés aux quatre coins de la cathédrale pour permettre de oindre les croix assez haut placées, signes que la cathédrale est consacrée (voir la photo ci-dessous). 


Et que dire de la patience, de la piété et de la ferveur des milliers de personnes qui ont vécu cet événement qui a quand même duré deux heures et quarante-cinq minutes. Le chant aussi était très beau et solennel. Certaines pièces musicales ont même été composées pour l’occasion.

Oui, l’Esprit Saint Source Vive, Feu, Charité et Onction spirituelle, était au rendez-vous hier en la cathédrale Marie Reine du Monde et Saint Jacques le Majeur.

Il faut aussi souligner l’entrée triomphante au début de la messe de la statue de Notre-Dame de Fatima, mise sur une plateforme portée par quatre personnes, de même que l’entrée tout aussi triomphante des reliques mises sous l’autel, reliques de nos saints Québécois ou Canadiens: Marguerite Bourgeoys, Marguerite d’Youville, Jean-de-Bréboeuf, Gabriel Lallemant, Charles Garnier, saint Frère André, Kateri Tekakwitha, Marie de l’Incarnation et François de Laval. Quelle belle façon de souligner le 375ème anniversaire de la fondation de Montréal!

Pour moi, la cathédrale, à partir de maintenant, n’est plus la même. Il y a un avant la consécration et un après la consécration. Il m’a semblé clairement hier que Dieu venait habiter et prendre possession de son Temple et de son peuple.  

Merci à tous ceux et celles qui ont fait de cette célébration un événement qui restera à jamais gravé dans nos cœurs.







vendredi 13 octobre 2017

13 octobre 2017: JOUR EXTRAORDINAIRE

13 octobre 2017: JOUR EXTRAORDINAIRE
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Le 13 octobre, à Fatima, il a énormément plu. Les gens marchaient dans la boue.

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Le miracle du soleil, Fatima, le 13 octobre 1917
Je ne sais pas si cette photo est authentique, mais elle montre ce qui s'est passé: 
en un intant, les vêtements des gens sont devenus complètement secs et la terre asséchée. 
Remarquez les arbres en fond de scène. Les photos semblent vraiment prises au même endroit.

Aujourd'hui est un TRÈS GRAND JOUR pour moi, pour l'Église catholique, pour le diocèse de Montréal et pour le monde entier. Nous célébrons le centième anniversaire de la dernière apparition de la Vierge Marie à Fatima, le 13 octobre 1917. Notre Mère du ciel avait dit aux trois enfants qui ont eu l’insigne honneur de la voir et de l’entendre, qu'à la dernière apparition, elle ferait "un miracle que tous pourront voir pour croire" (paroles prononcées lors de l’apparition du 13 juillet 1917). Cette chère Mère sait très bien s'exprimer; Elle sait qu’on peut être témoin de miracles extraordinaires et fermer les yeux de notre cœur à la Lumière divine. Le 13 octobre 1917, 70,000 personnes ont vu le miracle extraordinaire appelé désormais "le miracle du soleil " (1) et malgré le fait d’avoir vu un miracle aussi éclatant, il semble bien que certains témoins n'ont pas mis leur foi en Dieu et en la Mère de Dieu. C'est cela qui, pour moi, est vraiment INCROYABLE. Une telle incrédulité devant des miracles opérés par Dieu, n'est pas chose nouvelle. Jésus à la fin de sa vie publique, a fait un miracle d'une grandeur et d'une force inouïes et malgré cela, plusieurs témoins n'ont pas cru en sa Personne et en sa divinité. Jésus a ressuscité son ami Lazare qui était mort depuis trois jours. Plusieurs personnes ont vu ce miracle et ont cru en Jésus (Jn 11, 45). Plusieurs personnes en ont entendu parler. L'évangile selon saint Jean nous dit que plusieurs personnes, en entendant parler de ce miracle sont allés chez Lazare pour constater de leurs yeux et voir si cette histoire de résurrection était vraie. Ils ont vu le ressuscité et plusieurs ont cru (Jn 12, 9-11). Même les chefs des prêtres et les pharisiens, les ennemis jurés de Jésus, ont cru au prodige en un sens, puisqu'ils se sont dits " il faut vraiment assassiner ce type car si ça continue comme cela, tout le monde va croire en lui" (paraphrase de Jn 11, 47-53); ils ont cru au prodige, mais pas au miracle, le miracle étant un signe de la divinité de Jésus. 

Dimanche dernier, à la messe, l'Église nous offrait comme Parole de Dieu l'image de la vigne avec comme première lecture le "chant du bien-aimé à sa vigne" et comme évangile la parabole très dure et très vraie appelée " la parabole des vignerons homicides". Dans la première lecture, tirée du prophète Isaïe, Dieu disait à son peuple: "Dites-moi ce que vous pensez, dites-moi la vérité: pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait? (Is 5, 4) (la vigne étant le peuple de Dieu)? À cette question, chacun de nous ne peut que répondre en toute vérité: "NON SEIGNEUR, TU NE POUVAIS RIEN FAIRE DE PLUS ". 

Aujourd'hui malgré une journée très chargée, je vais aller ce soir en métro à la cathédrale de Montréal, dédiée à Marie Reine du monde, pour participer à la consécration de la cathédrale. Notre archevêque et ses collaborateurs se sont rendus compte dernièrement, que la cathédrale n'avait jamais été " consacrée". Incroyable cela aussi, n’est-ce pas (le mot incroyable n'étant pas très juste ici, mais vous comprenez ce que je veux dire) ? 

J’invite toute personne de bonne volonté où qu’elle soit, qui qu’elle soit et quoi qu’elle vive, de se tourner aujourd’hui vers Notre-Dame de Fatima, de lui adresser un Je vous salue Marie et de lui demander une grâce ou une faveur dont elle a besoin. Il me semble que Marie exaucera en ce jour toutes ces prières.

Merci très Sainte Vierge, pour toutes vos bontés !!!



(1)

Dieu ma joie: 13 octobre 1917 Le miracle du soleil

dieumajoie.blogspot.com/2015/10/13-octobre-1917-le-miracle-du-soleil.html







lundi 9 octobre 2017

Nos vignerons homicides

Nos vignerons homicides
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Hier à la messe, l’Église nous présentait la parabole de Jésus communément appelée la parabole des « vignerons homicides ». J’ai été frappé par l’actualité de cette parabole. Le fait suivant m’a sauté aux yeux : nous avons-nous aussi au Québec en 2017, « nos vignerons homicides ». Voici la parabole de Jésus, pour les gens qui ne la connaîtraient pas:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple:
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine;
il planta une vigne, l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant: ‘Ils respecteront mon fils.’
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux:
‘Voici l’héritier ! Allons, tuons-le, et nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond: « Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures:
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle.
C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux!

Aussi, je vous le dis: Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »
    – Acclamons la Parole de Dieu tirée de l’évangile selon Matthieu, chapitre 21, versets 33 à 43.


L’évangéliste Matthieu nous dit à qui s’adresse cette parabole; elle s’adresse aux responsables du peuple de Dieu à l’époque de Jésus. Ces gens étaient très bien considérés par le peuple et se considéraient eux-mêmes comme étant des justes, comme voyant les choses et les événements de la bonne façon. Or, à cause précisément de leur orgueil et de leur aveuglement, ils tuaient les véritables envoyés de Dieu: les prophètes. Et ils s’apprêtaient à tuer l’Envoyé de Dieu par excellence: son Fils bien-aimé. Les grands prêtres et les anciens du peuple ont très bien compris que Jésus parlait d’eux et après avoir entendu cette parabole, ils voulaient encore davantage le faire mourir.
Je vais vous partager ce qui constitue pour moi une de mes plus grandes souffrances en tant que prêtre au Québec en 2017. Je célèbre des funérailles depuis des années en tant que curé de paroisse. Mais un élément nouveau est apparu dans le décor: la loi civile injuste et infâme, que nos dirigeants se plaisent à appeler « aide médicale à mourir » ou « mourir dans la dignité » . Au Québec, les médecins ont le droit de tuer impunément leurs patients. Le « serment d’Hippocrate » que tout médecin est censé avoir prononcé un jour, s’est converti de nos jours au Québec (et malheureusement ailleurs aussi) en « serment d’hypocrites ». Car les responsables de la société civile au Québec, laissent entendre qu’ils veulent le bien des individus, mais tout le monde sait très bien que tout comme les vignerons homicides de la parabole, ce qu’ils veulent, c'est l'HÉRITAGE. Ils veulent leurs biens (les biens de ceux qu'ils tuent, c'est-à-dire leur argent) et leur bien à eux et ce bien se nomme "l'argent ou le pouvoir". L'État n'a plus les moyens de laisser les gens vivre leur vie jusqu'au bout. Nos décideurs publics ont alors décidé non seulement de couper dans les services, mais de COUPER DANS LES VIES. Ils veulent ainsi économiser de l’argent pour renflouer leurs coffres. Peu importe ce que peut en penser le MAÎTRE de la vie. 

On ne semble pas s’apercevoir que les mots mêmes pour décrire la loi, sont une contradiction dans les termes. Quand on dit « aide médicale à mourir », on insinue que la médecine n’a pas pour but unique d’être au service de la vie, mais qu’elle peut tout aussi bien être au service de la mort. Les soins palliatifs permis et encouragés par l’Église, ne sont pas au service de la mort; ils sont au service de la vie du patient, lui permettant de finir ses jours sans douleur. On ne met pas en oeuvre des actes médicaux pour faire mourir le patient; on les met en oeuvre pour le soulager. La loi civile qui permet désormais l’euthanasie, a pour but littéralement de faire mourir les gens. C'est quand même incroyable qu'on en soit arrivé là.  
Dans ma paroisse, il est assez courant que les personnes qui désirent des funérailles à l’église pour un être cher qui vient de mourir, optent pour une exposition des cendres ou du corps à l’église une heure avant les funérailles. De la sorte, les parents et amis peuvent venir offrir leurs condoléances aux personnes dans le deuil. Je me rends alors auprès de la famille quinze minutes avant les funérailles, pour offrir mes condoléances et avoir un peu de détails sur la personne décédée. Je pose toujours la question suivante aux membres de la famille: « Quelle était, selon vous, la qualité principale de votre mari, ou père, ou mère, dépendamment ? » Cela me permet de connaître un peu le défunt ou la défunte et de pouvoir dire un mot sur lui ou sur elle durant l’homélie. Je pose aussi, autant que possible, la question suivante: « Avait-il (ou elle) la foi ? ». Depuis quelque temps, j’entends comme réponse: « Oui, il était très croyant, il allait à la messe tout le temps quand il était en forme. » Et j’apprends quelques instants plus tard, « par la bande » (indirectement) que la personne décédée a demandé « l’aide médicale à mourir ». Lorsque j’entends ces données tellement contradictoires sur le défunt ou la défunte, les deux bras me tombent et je n’ai plus du tout le goût de célébrer les funérailles. Je les célèbre quand même avec la meilleure volonté dont je suis capable, parce que nos évêques ici au Québec nous demandent de faire cela. Mais, comme je l’ai dit hier durant mon homélie, je préférerais à cause de cela et uniquement pour cette raison, vivre dans l’Ouest canadien, où les évêques demandent aux prêtres de ne pas célébrer de funérailles pour les personnes qui ont demandé « l’aide médicale à mourir ».
Lorsque j’ai été mis au courant pour la première fois de cette prise de position des évêques de l’ouest du pays, je l’ai jugée très sévère, trop sévère même, et pas assez miséricordieuse. Je la juge maintenant tout à fait appropriée pastoralement parlant et tout à fait cohérente. Car cette décision des évêques a pour but de réveiller la conscience des personnes qui se disent catholiques et bons chrétiens, bonnes chrétiennes. Comment peut-on se prétendre bon chrétien et demander à ce qu’on nous tue? Demander à être tué, est très grave. Cela implique la personne qui demande à être tuée, la personne qui tue, les personnes qui seront témoins ou mis au courant de cette décision et qui seront soit d'accord, soit scandalisées. Ce n’est pas un acte banal. C’est un acte qui, normalement, est susceptible de couper la personne qui le pose, de la communion avec Dieu, ce que fait d’ailleurs tout péché grave ou mortel. Comment peut-on poser un geste aussi grave juste avant de mourir et désirer avoir la bénédiction de Dieu sur sa mort lors des funérailles? Il n’y pas grand temps ici, pour la conversion; pas grand temps entre la demande d’être tué et le fait d’être tué. On me citera peut-être ici la remarque de saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, qui a fortement encouragé une mère dont le fils s'était suicidé en se jetant en bas d'un pont. Le curé d'Ars lui a dit: " Chère madame, votre fils, s'est tourné vers Dieu entre le pont et l'eau." Et même si cet homme, ou ce jeune homme, ne s'était pas tourné vers Dieu entre le pont et l'eau, l'Église aurait volontiers célébré ses funérailles. Car nous savons que la plupart des personnes qui se suicident, sont en état de dépression nerveuse et de "dépression grave"; elles ne sont donc pas pleinement responsables de leurs actes. J'en sais quelque chose, ayant moi-même fait une sévère dépression après quinze ans de vie sacerdotale et ayant eu des idées suicidaires (1). Mais tel n'est pas le cas d'une personne que le gouvernement du Québec juge apte à recevoir "l'aide médicale à mourir". Il faut dans ce cas précis, que la personne soit "totalement libre" et consciente de ce qu'elle demande. Cela veut dire qu'elle devrait être aussi consciente de la gravité de l'acte qu'elle pose. 

La raison principale, selon moi, pour laquelle les évêques de l’ouest ont pris cette décision, c’est pour réveiller les consciences endormies et chloroformées de leurs fidèles. Si les gens ne semblent plus capables de juger par eux-mêmes de la gravité de leurs actes, ils doivent être guidés et éclairés par leurs pasteurs. Bientôt, si les choses ne changent pas radicalement, il n'y aura plus de différence dans la mort entre croyants et incroyants. Plusieurs de nos concitoyens qui sont baptisés et se prétendent de bons chrétiens, se considéreront comme les maîtres de leur vie et décideront en toute connaissance de cause de se faire tuer. Comme cela est triste, surtout pour ceux et celles qui,comme moi, considèrent le moment de la mort comme étant l'apothéose d'une vie humaine, le moment où l'on remet notre vie amoureusement entre les mains du Père éternel, et non pas entre les mains d'un meurtrier. 
J’espère que vous savez qu’il y une peine d’excommunication pour toute personne qui a recours à l’avortement, pour toute personne qui encourage quelqu’un à avorter et pour toute personne qui pratique un avortement. Pourquoi est-ce que je dis que j’espère que vous savez cela? Je dis cela parce que si vous le savez, vous savez exactement ce que pense l’Église de Jésus Christ sur l’avortement. Pour l’Église de Jésus Christ, pour Dieu, l’avortement n’est pas seulement un crime; c’est un CRIME ABOMINABLE. Il n’y pas d’excommunication pour quelqu’un qui tue un être humain déjà né. Mais il y a une excommunication pour quelqu’un qui tue ou fait tuer un enfant dans le sein de sa mère. L’Église veut ainsi dire comment Dieu voit les choses. Dans certains cas, l’intelligence humaine est tellement enténébrée, mêlée, influencée par les idées de gens qui ne croient pas en Dieu et qui croient que nous ne sommes que de la matière qui disparaîtra totalement ou presque totalement un jour, qu’elle ne voit plus ce qui est GRAVE et même ce qui est TRÈS GRAVE.
Ceci étant dit, la très grande majorité des personnes qui ont recours à l’avortement, ne sont pas excommuniées car elles ne savent pas qu’il y a une peine d’excommunication attachée à ce grave péché. Pour encourir l’excommunication, pour être excommunié, il faut savoir que l’Église a associé la peine de l'excommunication à l'avortement et commettre le péché quand même.
Pour finir, et pour appliquer la pensée exprimée dans la parabole des vignerons homicides, il faut dire ceci clairement et avec force: Toute personne qui tue un être humain, tue le FILS, le Fils étant ici Jésus Christ notre Seigneur, qui a dit:
« Je vous le déclare, et c’est la vérité, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, 40)

Questions pour un partage: 

Note: Avant de partager, s'assurer que la parabole de Jésus a été lue en son entier. 

Y a-t-il des personnes de ma parenté ou des amis qui ont demandé "l'aide médicale à mourir". Si oui, comment me suis-je senti face à cela?

Le pape François nous a dit dernièrement que le fait de ne pas prier pour nos dirigeants, est un péché. Est-ce qu'il m'arrive de prier pour nos dirigeants. Si je ne le fais pas, quelle en est la raison?

Pour entendre le pape lui-même nous dire que c'est un péché, regardez cette vidéo: 

Ne pas prier pour les dirigeants est un péché - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=1lOBOTumEB0
18 sept. 2017 - Ajouté par The Vatican - Français
... doivent demander la sagesse pour gouverner et le peuple doit le soutenir par la prière. Ainsi s'est exprimé ...


(1) 

3. Guérison par l'intercession de Saint Joseph et du Saint ... - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=S4x-KBs4Vi4

24 avr. 2015 - Ajouté par Guy Simard, omv
Merci pour le partage. Très émue, avec plein d'amour, de vie et de grâce. MERCI pour ce moment de profonde ...