jeudi 22 juillet 2021

Marie de Magdala la pure

 Marie de Magdala la pure 

Note: Le présent blogue désire montrer que nous lisons souvent les Saintes Écritures sans porter attention à ce qu'elles disent vraiment et en tirant des conclusions qui sont le fruit de notre imagination. 

Le 22 juillet, l'Église célèbre la fête de sainte Marie Madeleine. Son nom était Marie et non pas Marie Madeleine. Elle était Marie de Magdala, Magdala étant la ville de sa naissance. Il était de coutume à l'époque de Jésus, de désigner les personnes par leur prénom et leur lieu d'origine. Il y a tellement de Marie dans les évangiles, qu'on finit tous par être mêlés. La Tradition a souvent considéré que Marie la soeur de Marthe et de Lazare, était la même personne que Marie de Magdala. Personnellement, je ne crois pas que ce soit le cas. Marie, la soeur de Marthe et de Lazare, c'est Marie de Béthanie et non pas de Magdala. 

On a aussi souvent identifié Marie de Magdala avec la femme pécheresse qui a lavé les pieds de Jésus dans la maison de Simon le pharisien, dans l'évangile selon saint Luc au chapitre 7, versets 36 à 50. Cette association a fait croire à plusieurs que Marie de Magdala était une prostituée. Je ne crois pas en cela non plus. En 1969, le pape Paul VI semble avoir posé un geste qui va dans la ligne de la réhabilitation de Marie de Magdala. Avant 1969, le jour de la fête de sainte Marie Madeleine, l'évangile qui était proclamé, était la rencontre de la pécheresse publique avec Jésus chez Simon le pharisien, en Luc, chapitre 7. Mais dans le nouveau lectionnaire pour la messe ce ce jour, on a changé ce texte pour l'apparition de Jésus à Marie Madeleine, le matin de Pâques.  

Il faut réhabiliter Marie de Magdala

Selon moi, il faut réhabiliter Marie de Magdala. Le seul détail, à ma connaissance, que l'on donne de la vie intime et souffrante de Marie de Magdala, c'est que Jésus l'a délivrée de sept démons. Voilà ce que nous disent les évangiles :   

"Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources." (Évangile selon saint Luc, chapitre 8, versets 1 à 3)

Or être tourmenté par des démons, de tout temps et en particulier au temps de Jésus, n'est pas du tout un signe ou une preuve que la personne tourmentée par le démon est un pécheur ou une pécheresse. C'est plutôt le contraire : on sent clairement dans les évangiles, que Jésus délivre des possédés par Miséricorde, en sachant très bien que leur état n'est pas dû à une conduite morale répréhensible.  

La série télévisée The Chosen, nous présente Marie de Magdala comme étant une femme qui vit seule et qui est mystérieusement très tourmentée. Jésus la délivre de tous ces tourments et Marie se met à suivre son Sauveur avec amour et fidélité. Elle devient même la première messagère de la Résurrection de Jésus. 

Voilà, selon moi, la vraie personnalité de Marie de Magdala. C'est pourquoi j'aimerais que le bréviaire nous suggère de choisir entre l'office des saintes ou des vierges pour honorer la mémoire de cette grande sainte, comme elle le fait pour des saintes telles que Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

Un des signes qui me font croire que Marie de Magdala a été une femme dont la vie fut pure et chaste, c'est l'acharnement que l'on met de nos jours à vouloir insinuer ou faire croire que Jésus notre Seigneur et Marie de Magdala ont eu des relations sexuelles, relations dans leur cas, défendues de leur temps et aussi, à vrai dire, de tout temps (sauf probablement pour les tenants de cette position qui, pour la plupart, ne voient de péché nulle part). 

Je comprends très bien que Jésus le pur soit accusé d'impur par les impurs. Et je conçois très bien que Marie de Magdala la pure, soit accusée d'impure par les impurs. 

Chère Marie de Magdala, toi dont l'amour pour notre Maître et Seigneur, fut si pur et si fidèle, prie pour notre époque où nombreux de nos contemporains ne savent plus distinguer le bien du mal, ni le mal du bien. Amen. 

Post scriptum : 

Voici, ci-dessous le premier épisode de la série "The Chosen" (2). Marie de Magdala est au début de la vidéo et à la toute fin de la vidéo. Cette série extraordinaire sur Jésus, veut certainement nous montrer par là, la grandeur du personnage biblique qu'est Marie de Magdala. Les premières images nous montrent Marie alors qu'elle est enfant et qui entend Dieu nous dire par sa Parole, qu'il nous a appelé et qu'il nous appelle par notre nom. À la toute fin de la vidéo, Jésus se révèle à elle comme étant Dieu, en lui adressant ces mêmes paroles. On découvre alors que seul Jésus connaissait son vrai nom. Tout comme après la Résurrection, Jésus se fait connaître ou reconnaître par elle en lui disant: "MARIE" ! 

Même si vous ne comprenez pas l'anglais, je pense qu'il vaut la peine de regarder les images de 0:24 (vingt-quatrième seconde) à 3:07 (troisième minute et septième seconde). Il est facile de vous rendre directement à ce segment de la vidéo avec votre curseur. Je vous invite à aller ensuite à la fin de la vidéo, pour voir le segment qui dure de 47:49 à 52:10.   

Le premier segment (0:24 à 3:07) nous montre Marie quand elle était enfant, en compagnie de son père. On voit que déjà des choses l'effrayaient. Son père lui apprend à ne pas avoir peur et lui fait réciter des versets de la Bible tirés du prophète Isaïe: "Ainsi parle le Seigneur qui t'a créé, ô Jacob, et celui qui t'a formé, ô Israël: "Ne crains pas, car je t'ai racheté, je t'ai appelé par ton nom, tu es à moi" (Isaïe, chapitre 43, verset 1). On voit ensuite Marie à l'âge adulte (on reconnaît sa poupée appuyée au mur). Elle s'aperçoit qu'elle a les mains tachées de sang, mais ne semble pas savoir pourquoi. C'est à nous de deviner grâce à la scène suivante où un jeune homme le visage en sang court dans les rues de Magdala en disant que Marie a essayé de le tuer. Il arrive près d'un soldat et lui dit: "Des démons habitent en elle". On devine que des forces obscures habitant la pauvre femme, ont attaqué le jeune homme, à l'insu de Marie ou contre sa volonté. Au milieu de ce premier épisode, on voit Marie possédée par un esprit impur. 

Le deuxième segment, de (de 47:49 à 52:10) nous montre Marie errant dans les rues, entrant dans une auberge et demandant à boire. On se rend compte que les gens du village la connaissent sous un faux nom; ils l'appellent "Lilith". Elle fera la rencontre de Jésus, une rencontre qui la transformera quand Jésus l'appellera par son nom et récitera derrière elle le passage d'Isaïe que lui a appris son père.  


(1)https://africa.la-croix.com/enseignement-du-pere-agnigori-marie-madeleine-apotre-de-la-resurrection/

This is "The Chosen Episode 1" by THE FATHER'S HOUSE on Vimeo, the home for high quality videos and ...
21 avr. 2020 · Téléversé par THE FATHER'S HOUSE

mercredi 21 juillet 2021

Pasha et Aliona

  Pasha et Aliona

Il y a des gens qui ont une imagination sans borne. À preuve, cet homme nommé Pasha, originaire de Russie. Pour les gens qui ne comprennent pas l'anglais, voici une courte introduction : Pasha arrive sur scène. Il dit aux juges qu'il est très nerveux car le numéro qu'il vient leur présenter est une danse à deux, que lui et son épouse devaient exécuter devant eux. Or son épouse n'est pas là car elle a manqué son avion. Simon, un des juges demande comment cela est possible. Pourquoi n'ont-ils pas voyagé ensemble ? Pasha répond que son épouse est en voyage à San Francisco pour visiter sa mère et que lui est arrivé de Branson Missouri. Son épouse devait venir le rejoindre pour ce concours mais elle a raté son avion. Puisqu'elle n'est pas là, Pasha est très nerveux, mais il dit qu'il va essayer de bien faire. 

Pasha and Aliona will shock you with their stunning dance!» Get The America's Got Talent App: http://bit.ly ...
il y a 1 jour · Téléversé par America's Got Talent


Une belle formulation

 Une belle formulation 

Chers amis, 

Vous avez peut-être déjà entendu cette phrase: 

"Dieu ne choisit pas des gens capables; il rend capables les gens qu'il choisit."

Quelle belle formulation, n'est-ce pas ? Je ne sais pas qui est à l'origine de cette très belle façon de dire les choses. Mais hier soir, alors que je priais à une heure très tardive l'office des lectures (un des cinq offices que le prêtre prie durant la journée) du jour, je me suis rendu compte que idée chez saint Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, au chapitre 3, versets 4 à 6.

20 JUILLET 2021

 mardi, 16ème Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire


OFFICE DES LECTURES

LECTURE : PAUL, MINISTRE DE L'ALLIANCE NOUVELLE (2 CO 2, 12-17; 3, 1-6)


3.04 Et si nous avons une telle confiance en Dieu par le Christ,
3.05 ce n’est pas à cause d’une capacité personnelle que nous pourrions nous attribuer : notre capacité vient de Dieu.
3.06 Lui nous a rendus capables d’être les ministres d’une Alliance nouvelle ... 


dimanche 18 juillet 2021

"Je susciterai des pasteurs" (Jr 23, 4)

 "Je susciterai des pasteurs" (Jr 23, 4)


18 JUILLET 2021

 16ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B


LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Je ramènerai le reste de mes brebis, je susciterai pour elles des pasteurs » (Jr 23, 1-6)

La première lecture de la messe d'aujourd'hui est tirée du prophète Jérémie. On comprend qu'au temps du prophète, Dieu n'était pas du content des pasteurs de son peuple. C'est pourquoi le Seigneur promet qu'il sera lui-même le pasteur de son peuple. C'est ce qu'il a fait en nous envoyant Jésus le Bon pasteur, décrit dans l'évangile selon saint Jean, au chapitre 10. Il n'y a désormais qu'un seul Pasteur et tous les autres pasteurs sont pasteurs dans le Pasteur qu'est Jésus. Tout comme il n'y a qu'un seul Prêtre, Jésus, et tous les autres prêtres, sont prêtres dans le Prêtre qu'est Jésus.  

J'ai dit à mes paroissiens aujourd'hui que je ne sais pas exactement pourquoi Dieu a voulu que je sois leur pasteur depuis le premier janvier dernier. Mais je pense que c'est pour leur partager quelque chose de mon expérience. 

Au chapitre 10 de l'évangile selon saint Jean, Jésus, le Bon Pasteur, dit ceci:   

"Je suis venu pour que les brebis aient la vie, et la vie en abondance." (Jn 10, 10)

Cette phrase est très importante. Jésus est venu pour que nous ayons la vie en abondance. Qu'est-ce qui empêche la vie de couler en nous ou de jaillir en nous ? Il y a essentiellement deux raisons à cela. Les deux obstacles principaux qui empêchent la vie de jaillir en nous sont les suivants: ou bien nous oublions que nous avons un corps; ou bien nous oublions que nous avons une âme. 

1- Oublier que nous avons un corps

Oublier que nous avons un corps est souvent le fait des personnes très religieuses. J'ai longtemps oublié que j'avais un corps; et je l'oublie encore trop souvent. J'ai fait une dépression sévère en 1997 et 1998. Ce fut, jusqu'à maintenant, l'épreuve de ma vie. J'ai été placé dans un hôpital psychiatrique pendant un mois, dans l'ouest de la ville de Montréal. Dès que les portes de l'aile psychiatrique se sont fermées sur moi, j'étais certain de ne plus sortir de là. Je pèse 200 livres; j'en pesais alors 130. J'ai été guéri miraculeusement par l'intercession de Saint Joseph et du saint Frère André. Vous pourrez visionner le récit de ma guérison miraculeuse en regardant la vidéo mise ci-dessous (1)

Pourquoi ai-je fait une dépression ? Parce que j'ai oublié que j'avais un corps. Quand j'ai été guéri de ma dépression, le supérieur de ma communauté a jugé bon que je ne retourne pas immédiatement dans le ministère. Il m'a conseillé d'aller vivre une année de formation à l'IFHIM (Institut de Formation Humaine Intégrale de Montréal). Cet institut a été fondé par une grande dame de Montréal, décédée en 2002 : madame Jeannine Guindon (2). Une des découvertes les plus étonnantes que j'ai faites durant mon séjour à cet institut, est la suivante: toutes nos émotions (nos contrariétés, notre stress, nos échecs, notre mal de vivre) se logent DANS NOTRE CORPS. C'est toute une nouvelle n'est-ce pas ? Nous sommes portés à croire que tout cela se loge dans notre psychique. Eh bien non ! Cela se loge dans notre corps. Et le moyen de trouver la paix et l'équilibre tant désiré, consiste à déloger ces émotions négatives de notre corps, EN FAISANT DE L'EXERCICE PHYSIQUE. Notre corps n'est pas fait pour rester inerte, sauf la nuit, bien sûr, durant notre sommeil. Notre corps est fait pour bouger. Si je réussis à déloger les émotions de mon corps, je me sentirai bien, je me sentirai libéré. 

En ce qui me concerne, le stress se loge dans mon système digestif. Les émotions et le stress font en sort que j'ai de la difficulté à avaler. Quand je fais une longue marche à un pas assez rapide, je sens mon système digestif se dénouer et la circulation se fait normalement. C'est une grande grâce que de découvrir cela. Cela peut nous éviter la terrible expérience qu'est une dépression sévère. Quand réaliserons-nous que nous ne sommes pas des anges, de purs esprits, mais que nous avons un corps ? Jésus et les apôtres marchaient beaucoup; je suis sûr que cela contribuait à leur équilibre psychique. 

2- Oublier que nous avons une âme. 

Je ne pense pas vous étonner en vous disant que c'est souvent les personnes qui se disent "non religieuses", qui oublient qu'elles ont une âme. Guy de Larigaudie est un auteur que j'aime beaucoup, Cet homme était un aventurier. Il a visité les cinq continents. Il est malheureusement mort assez jeune, à l'âge de trente-deux ans, pendant qu'il combattait durant la deuxième guerre mondiale. J'aime la façon dont il décrit Hollywood : 

"Hollywood, malgré tous ses mirages, est une terre sans étoiles, où une humanité physiquement admirable, oublie qu'elle a une âme.(3) 

Guy de Larigaudie, qui est allé à Hollywood, n'a pas été obnubilé à la vue des "stars". 

Oublier que nous avons une âme ou nier que nous en avons une, ne peut évidemment qu'empêcher la vie de jaillir en nous. Autant il faut faire bouger notre corps, autant il faut faire reposer l'âme. Et l'âme, de par sa nature, trouve son repos surtout en Dieu. Le pape François ne prend jamais de vacances, mais tous les soirs, de 19h à 20h, il passe une heure devant le Saint-Sacrement, à adorer son Maître et Seigneur qui, certainement, refait ses forces. D'ailleurs Jésus nous a promis qu'il referait nos forces : "Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos." (Mt 11, 28) Le pape François croit en cette parole de Jésus et il a l'intelligence et le mérite de la mettre en pratique. 

Aujourd'hui même, en ce 18 juillet 2021, le pape François a commenté ainsi l'évangile de ce dimanche où Jésus invite ses apôtres, de retour de leur première mission, à se retirer à l'écart, dans un endroit désert, pour se reposer un peu (évangile selon saint Marc, chapitre 6, verset 31) : 

"En faisant cela, Jésus nous donne un enseignement précieux. Même s'il se réjouit de voir ses disciples heureux à cause des prodiges opérés par leur prédication, il ne s'attarde pas en compliments et en interrogations, mais il se préoccupe de leur fatigue physique et intérieure. Pourquoi cela ? Parce qu'il veut les mettre en garde contre un danger qui nous guette nous aussi : le danger de nous laisser prendre par la frénésie du faire, le danger de tomber dans le piège de l'activisme, où la chose le plus importante ce sont les résultats que nous obtenons et qui nous font nous sentir les protagonistes absolus. Combien de fois cela arrive aussi dans l'Église : nous sommes débordés, nous courons, nous pensons que tout dépend de nous, et, à la fin, nous risquons de négliger Jésus et de faire de nous-mêmes le centre. C'est pour cela qu'il invite les siens à se reposer un peu à l'écart, avec Lui. Il ne s'agit pas seulement d'un repos physique, mais aussi d'un repos du coeur. Car il ne suffit pas de se débrancher, il faut se reposer vraiment. Et comment fait-on cela ? Pour faire cela, il faut retourner au coeur des choses : s'arrêter, se tenir en silence, prier, pour ne pas passer des courses du travail aux courses des vacances. Jésus ne se soustrayait pas aux besoins de la foule, mais à chaque jour, avant toute chose, il se retirait en prière, en silence, dans l'intimité avec son Père. Sa tendre invitation - reposez-vous un peu - devrait nous accompagner : gardons-nous frères et soeurs, de l'efficacité, arrêtons la course frénétique qui dicte nos agendas. Apprenons à nous arrêter, à éteindre le téléphone, à contempler la nature et à nous regénérer dans le dialogue avec Dieu." (4)   

(1)

Guérison par l'intercession de Saint Joseph et du Saint Frère André / Guy Simard, omv. 49,385 views49K views ...
24 avr. 2015 · Téléversé par Guy Simard, omv

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannine_Guindon

(3) Guy de Larigaudie, L'étoile au grand large, Éditions du Seuil, Paris, 1943, p. 28

(4)https://www.vatican.va/content/francesco/it/angelus/2021/documents/papa-francesco_angelus_20210718.html  La traduction est mienne. 


vendredi 16 juillet 2021

Bernanos et le silence

 Bernanos et le silence 

Je dédie ce blogue à ma mère, Carmen, en ce jour de sa fête patronale. L'Église célèbre aujourd'hui la mémoire de Notre-Dame du Mont Carmel. J'ai ouï dire que sur le certificat de baptême de ma chère maman, c'est le prénom Carmelle qui est inscrit. De toute façon, que son prénom soit Carmen ou Carmelle, sa fête patronale est aujourd'hui.  

16 juillet   

Notre Dame du Mont Carmel

Vierge Marie 

Dans la tradition des Écritures, la montagne et la solitude sont des endroits propices à la prière contemplative et à la rencontre du Dieu vivant. La tradition rapporte que des ermites se nommant « Frères de la bienheureuse Vierge Marie » vécurent sur le Mont Carmel. Ils construisirent une chapelle et demandèrent une règle de vie au patriarche de Jérusalem. C’est ainsi, à la fin du xii e siècle, que se situe l’origine de l’Ordre du Carmel qui se répandit très vite en Europe occidentale où, sans perdre leur vocation contemplative, les frères commencèrent à faire de l’apostolat. (1)

Je dédie aussi ce blogue à tous les contemplatifs et contemplatives de la terre, ces champions du silence intérieur.  

Je viens de terminer ce matin au déjeuner (le petit déjeuner en France) la lecture du roman de Georges Bernanos, intitulé : "Journal d'un curé de campagne." Voici pour vous quelques extraits de ce roman qui parlent du silence. "Parler du silence", quelle association de mots incongrue. Je sais bien que vous ne comprendrez pas, ainsi projetés dans le roman, les situations auxquelles fait référence le jeune prêtre qui prononce les paroles que vous lirez ; mais je suis persuadé qu'elles vous plairont et qu'elles rejoindront quelques unes de vos expériences. 

" J'ai ouvert la bouche pour répondre et...je n'ai pas compris d'abord. Oui, avant même d'avoir rien résolu, pensé à rien, je savais que je garderais le silence. Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde. 

(Mon Dieu, vous l'avez voulu ainsi, j'ai reconnu votre main. J'ai cru la sentir sur mes lèvres)

...Le silence intérieur - celui que Dieu bénit - ne m'a jamais isolé des êtres. Il me semble qu'ils y entrent, je les reçois ainsi qu'au seuil de ma demeure. Et ils y viennent sans doute, ils y viennent à leur insu. Hélas ! je ne puis leur offrir qu'un refuge précaire ! Mais j'imagine le silence de certaines âmes comme d'immenses lieux d'asile. Les pauvres pécheurs, à bout de forces, y entrent à tâtons, s'y endorment, et repartent consolés sans garder aucun souvenir du grand temple invisible où ils ont déposé un moment leur fardeau. 

...Bref, j'ai compris tout à coup, que, depuis ma visite au docteur, je brûlais de confier mon secret, d'en partager l'amertume avec quelqu'un. Et j'ai compris aussi que pour retrouver le calme, il suffisait de me taire. 

...Seulement, il faut se taire. Il faut me taire aussi longtemps que le silence me sera permis. Et cela peut durer des semaines, des mois. Quand je pense qu'il eût sans doute suffi tout à l'heure d'une parole, d'un regard de pitié, d'une simple question peut-être ! pour que ce secret m'échappât... Il était déjà sur mes lèvres, c'est Dieu qui l'a retenu. Oh ! je sais bien que la compassion d'autrui soulage un moment, je ne la méprise point. Mais elle ne désaltère pas, elle s'écoule dans l'âme comme à travers un crible. Et quand notre souffrance a passé de pitié en pitié, ainsi que de bouche en bouche, il me semble que nous ne pouvons plus la respecter ni l'aimer... " (2)


(1) https://lecarmel.org/marie_notre-dame-du-mont-carmel

(2) George Bernanos, Journal d'un curé de campagne, Plon, 1974, pp.306-308. 


jeudi 15 juillet 2021

Henri Nouwen et Jésus

Henri Nouwen et Jésus



Jésus doit être et devenir toujours plus 

le centre de ma vie.

Ce n'est pas assez que Jésus soit mon maître, 

mon guide, ma source d'inspiration. 

Ce n'est même pas assez qu'il soit 

mon compagnon de route, 

mon ami et mon frère. 

Jésus doit devenir le coeur de mon coeur,

le feu de ma vie, l'amour de mon âme , 

l'époux de mon esprit. 

Il doit devenir mon unique pensée, 

mon unique préoccupation, mon seul désir. 

Henri Nouwen 


Note : Cette citation est tirée du livre "Jesus and Mary", à la page 30. 



Quelle tristesse !

 Quelle tristesse !

Quelle tristesse ce doit être que d'être athée ! 

Quelle tristesse que de se lever le matin et passer toute sa vie sans savoir où nous allons, ou plutôt en croyant que nous n'allons nulle part !

Quelle tristesse de ne penser qu'à se divertir pour éviter la souffrance !

La grande qualité de Jésus, est de nous avoir appris que la vie est un don : don de Dieu qui nous l'a donnée et don de nous-mêmes aux autres.