lundi 24 juin 2013

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Bonjour à vous !
Je viens de découvrir que l'on peut se procurer mon premier livre au Canada sur Amazon.ca. Voir la référence au bas du présent message.
Mon deuxième livre, qui comporte la grande majorité des textes mis sur mon blogue d’octobre 2012 à juin 2013, est maintenant disponible en ligne chez Amazon.
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Dieu ma joie - Deuxième partie: Blogue de l'auteur sur différents aspects de la vie chrétienne de Guy Simard (14 juin 2013)

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Dieu ma joie - Deuxième partie: Blogue de l'auteur sur différents aspects de la vie chrétienne di Guy Simard (14 giu. 2013)

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Dieu Ma Joie (Jan 29 2013)

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lundi 17 juin 2013

Deuxième livre

 Deuxième livre

Voici de quoi aura l'air mon second livre: voir le lien en couleur, ci-dessous.  
Pour le voir en un peu plus gros, veuillez cliquer sur le petit garçon qui s'émerveille d'un pissenlit. Cette page couverture est en lien direct avec la couverture du premier livre qui représentait un champ de pissenlits surplombé de deux arcs-en-ciel.
 

  


mercredi 12 juin 2013

Anniversaires

 Anniversaires

Aujourd’hui, 12 juin 2013, est un jour très important pour moi. J’ai été ordonné prêtre il y a trente ans, par le pape Jean-Paul II à Rome. Ce 12 juin 1983 a marqué ma destinée à jamais. Il y a deux ans exactement, le 12 juin 2011, je commençais à écrire mon blogue sur internet. Suite à cet événement, deux livres ont vu le jour (1). Je ne remercierai jamais assez les Éditions Croix du Salut d’avoir mis en livre les deux premières années de mon blogue. Aujourd’hui, en quelque sorte, je boucle la boucle. Que notre Dieu, trois fois Saint, et notre aimante Mère du ciel, la Bienheureuse Vierge Marie, soient éternellement loués et remerciés pour leurs insignes faveurs et bienfaits!

(1)   Le manuscrit du deuxième livre, qui sera intitulé : « Dieu ma joie – Deuxième partie », part aujourd’hui même pour l’Allemagne, afin d’être mis sous presse. Il devrait être disponible en ligne chez Amazon d’ici un mois. Il comprendra les textes mis sur mon blogue entre octobre 2012 et juin 2013.



 

samedi 8 juin 2013

Fête du Sacré-Coeur

Fête du Sacré-Cœur
 
Sacré-Coeur de Jésus - Parc des Chapelains - Paray-le-Monial 

Hier, le 7 juin 2013, l’Église entière fêtait le Sacré-Cœur de Jésus. En cette Solennité du Sacré-Cœur, j’ai eu l’immense privilège de présider la messe solennelle au Sanctuaire de la Réparation au Sacré-Cœur qui se trouve tout près de chez moi, à Montréal, à l’extrême est de la ville. Au moment de l’homélie, j’ai partagé quelques unes des réflexions suivantes.

La dévotion au Sacré-Cœur est la dévotion par excellence. Nous avons tous et toutes, je pense, « nos dévotions ». Il y a des saints qui nous attirent plus que d’autres. Mais la dévotion qui dépasse toutes les autres est la dévotion au Cœur de Jésus. Pourquoi ? Parce qu'en Jésus, "habite la plénitude de la divinité" (Col 2, 9), comme nous le dit si bien saint Paul. Toutes les grâces viennent de Dieu. Si je prie la Sainte Vierge, c’est pour qu’elle m’obtienne des grâces de Dieu. Mais quand je prie le Sacré-Cœur, je prie Dieu en sa source.

Le fondement biblique de la dévotion au Sacré-Cœur : L’origine de la dévotion au Sacré-Cœur se trouve dans l’évangile de saint Jean. Il est normal que ce soit saint Jean, le disciple bien aimé, qui soit à l’origine de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Saint Jean n’est-il pas l’auteur biblique qui nous dit le plus clairement que « Dieu est Amour »? N'est-il pas aussi l'apôtre qui a posé sa tête sur la poitrine de Jésus, lors de la dernière Cène? Je suis d’accord avec certains papes qui disent qu’à cette occasion, le disciple bien-aimé a dû entendre le cœur de Jésus qui battait spécialement d’amour au moment où Il allait livrer son corps et son sang en nourriture. Le fondement biblique de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus se trouve au chapitre 19 de saint Jean, verset 34, alors que le disciple bien-aimé nous relate l’épisode de la transfixion du côté de Jésus sur la croix. Saint Jean nous dit qu’un soldat, pour s’assurer que Jésus était mort, lui perça le côté au moyen de sa lance, et qu’il en sortit du sang et de l’eau :

« Quand il eut pris du vinaigre, Jésus dit : « C’est achevé » et, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat – car ce sabbat était un grand jour –, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez. Cela arriva afin que l’Écriture fût accomplie : « Pas un os ne lui sera brisé » Et une autre Écriture dit encore : Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. »  (Jn 19, 30-37)

Certains auteurs et exégètes considèrent ce passage comme étant le sommet de l’évangile de Jean. Pour montrer l’importance de ce passage, on note que Jean cite deux fois les Écritures; il cite deux prophéties de l’Ancien Testament. Saint Jean, contrairement à saint Mathieu, cite rarement l’ancien Testament; il ne le fait que dans des moments très solennels. Or, ici, pour le fait historique de la transfixion du côté de Jésus, il le fait à deux reprises. De plus, une fois qu’il a raconté le fait, il en remet en quelque sorte, pour dire qu’il a très bien vu ce qui s’était passé et que Jésus sait qu’il dit vrai. Saint Jean ne pouvait pas nous montrer davantage à quel point cet épisode était important pour lui.

Or l’Église, pas son Magistère autorisé, nous dit comment interpréter ce fait : non seulement le côté de Jésus a été percé et ouvert, mais aussi son cœur. De nombreux papes, ont insisté sur ce point. Le cœur de Jésus, sur la croix, a été ouvert par la lance du centurion romain, pour que nous entrions plus avant dans l’amour de Dieu. Il n’y a rien d'étonnant à savoir que le cœur de Jésus ait été transpercé, car nous n’avons qu’à jeter un coup d’œil sur le « pilum » (la lance) du soldat romain, cette arme redoutable. De plus, le centurion était au pied de la croix. On peut imaginer la violence avec laquelle la lance est entrée dans le côté de Jésus. Heureusement que Jésus était mort! Nous savons que la plaie de Jésus au côté était très large et profonde par un autre épisode des évangiles : l’apparition de Jésus ressuscité à Thomas. Jésus invite Thomas à mettre ses doigts dans la marque des clous et à mettre sa main dans son côté.

J’ai appris ces jours-ci le nom que la tradition de l’Église donne au centurion romain qui a posé ce geste. Il s’appelait Longinus; Longin en français. On le considère même comme un saint. Il est vrai qu’il a fait une très belle confession de foi au pied de la croix : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu » (Mc 15, 39) . J’ai été ordonné prêtre à Rome, dans la basilique Saint Pierre de Rome, par le pape Jean-Paul II. Nous étions 71 à être ordonnés par le pape. Quand j’étais à genoux sur le parvis de Saint-Pierre de Rome, au pied de l’autel, savez-vous ce que j’avais juste derrière moi? Une énorme statue de saint Longin : une statue de 4 mètres 40 cm de haut. Et cette statue n’a pas été faite par n’importe qui; elle a été sculptée par le Bernin lui-même (Le Bernin est l'artiste qui a fait le  fameux baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome, qui recouvre l’autel et qui est constitué d’immenses colonnes en spirale, et qui a fait la sculpture de la chaire de Pierre, qui se trouve derrière l’autel, sur le mur du fond, avec la colombe représentant l’Esprit-Saint, mise en évidence dans une forme ovale remplie de lumière dorée). Allez voir cette statue sur internet. J’ai appris ces détails seulement ces jours-ci, alors que je faisais des recherches sur le Sacré-Coeur. La statue représente saint Longin la lance à la main et dans une attitude d’une grande fierté, comme s’il se disait : « C’est moi qui ai ouvert le cœur de notre Maître ».

Le fondement biblique de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, nous montre une fois de plus, que la foi  catholique repose sur deux sources : les Saintes Écritures et la Tradition de l’Église. Comme catholiques, nous croyons que seul le Magistère autorisé de l’Église, peut nous permettre de comprendre certains passages des divines Écritures.
Plaie contre plaie : De toute éternité, Dieu a voulu que le cœur de Jésus soit ouvert sur la croix. La plaie du côté de Jésus est très importante pour notre vie spirituelle. Pourquoi Dieu le Père a-t-il voulu cette faille dans le corps de Jésus? C’est pour que nous recevions de sa plénitude; pour que nous recevions la grâce qu’Il possède en plénitude. « En lui habite corporellement, toute la plénitude de la divinité » (Col 2, 9)  Et, « de sa plénitude, nous avons tous reçus » (Jn 1, 16).

Je viens souvent ici au Sanctuaire de la Réparation. Mon confesseur est ici. Je viens souvent y recevoir le sacrement de la réconciliation. Un jour, je suis venu pendant une eucharistie et c’était le Père Manuel qui présidait. J’ai écouté son homélie et c’est de sa bouche que j’ai entendu pour la première fois l’histoire suivante :

« En Chine, un porteur d’eau possédait deux grosses cruches, chacune d’elle pendante aux extrémités d’une solide perche qu’il portait sur ses épaules. L’une des cruches était fêlée, tandis que l’autre était parfaite et livrait toujours une pleine portion d’eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau à la maison, la cruche fêlée arrivait toujours à moitié pleine. Tout se passa ainsi, jour après jour, pendant deux années entières où le porteur livrait seulement une cruche et demi d’eau à sa maison. Évidemment, la cruche qui était sans faille se montrait très fière de son travail parfaitement accompli. Mais la pauvre cruche fêlée était honteuse de son imperfection, et misérable du fait qu’elle ne pouvait accomplir que la moitié de ce qu’elle était supposée produire.

Après ces deux années de ce qu’elle percevait comme étant une faillite totale de sa part, un jour, près du ruisseau, elle s’adressa au porteur d’eau : « J’ai honte de moi-même, à cause de cette fêlure à mon côté qui laisse fuir l’eau tout au long du parcours lors de notre retour à votre demeure. » Le porteur d’adressa à la cruche : « As-tu remarqué qu’il y avait des fleurs seulement de ton côté du sentier, et qu’il n’y en avait aucune du côté de l’autre cruche? C’est que j’ai toujours été conscient de ta fêlure, et j’ai répandu des semences de fleurs seulement de ton côté du sentier. À chaque jour, tu les as arrosées. Durant ces deux années, j’ai pu cueillir ces jolies fleurs pour décorer notre table. Si tu n’avais pas été comme tu es, nous n’aurions jamais eu cette beauté qui a égayée notre maison. »

Cette petite histoire est très intéressante et très révélatrice. Nos fêlures sont notre chance. Étant des êtres imparfaits, c’est par nos fêlures que Dieu peut entrer. La plaie de Jésus révèle sa plénitude. Le plein de sa divinité peut se déverser en nous grâce à la faille de son côté et de son Coeur. Nos failles à nous, ne révèlent pas notre plénitude, mais nos manques. Mais par ces failles, nos manques peuvent être remplis par Dieu, peuvent être comblés par Dieu. Cela me fait penser à une autre image : ces avions qui font le plein d’essence dans les airs. Comme vous le savez, il arrive que certains avions fassent le plein d’essence en plein vol : un  avion rempli d’essence, vient se brancher, se coller sur un autre avion qui est pratiquement vide en carburant, pour le remplir. Je sais que cette comparaison est boiteuse car Dieu, Lui, ne perd rien de sa plénitude en nous la donnant. Il y a une chanson de Charles Aznavour, intitulée « Les Plaisirs démodés », qui dit ceci : « Dansons, joue contre joue ». En cette solennité du Sacré Cœur, je paraphraserais ces mots en disant : « Marchons avec Dieu, plaie contre plaie. »

Redécouvrons la beauté et la valeur de la réparation : Le lieu dans lequel nous sommes réunis ce soir, se nomme le Sanctuaire de la Réparation. Je sais qu’en 2013, certaines personne considèrent que cette façon de nommer le Sanctuaire, est quelque peu démodée. Certaines gens considèrent cette appellation comme étant un peu « vieux jeu ». C’est vrai que le mot réparation ne résonne pas de façon joyeuse à nos oreilles et à notre esprit. La réparation suppose quelque chose de négatif. Si notre automobile a besoin de réparation, c’est que quelque chose ne va pas. Réparer quelque chose, n’est jamais bien drôle. Mais selon moi, la réparation que nous sommes invités à faire au Sacré-Cœur de Jésus, est quelque chose de merveilleux et d’indispensable. Il ne faudrait surtout pas, selon moi, éliminer la « réparation au Sacré-Cœur », de notre vie et de notre vocabulaire. Le pape Pie XI a d’ailleurs écrit une encyclique en 1928 (Miserentissimus Redemptor), où il parle abondamment de la réparation que l’on devrait faire au Sacré-Cœur pour toutes les offenses que nous Lui infligeons.  

Lorsque j’étais à Rome, sur le point de devenir prêtre, j’ai fait une retraite avec le Père Giorgio Bettan, jésuite. Ce Père jésuite a grandement contribué à me faire aimer le Sacré-Cœur de Jésus. Cela n’est pas étonnant car Jésus lui-même a donné comme mission spécifique aux Jésuites, de faire connaître et aimer la dévotion à son Cœur Sacré. Jésus a confié cette mission à saint Claude de la Colombière, jésuite. Ce saint était le confesseur de sainte Marguerite-Marie Alacoque, à laquelle Jésus est apparue, au dix-septième siècle. Pour nous faire comprendre un peu en quoi consiste la réparation au Sacré-Cœur, le Père Bettan a inventé cette petite histoire : supposons une famille constituée d’une mère et de ses deux fils. Les trois sont à table, pour le dîner. Soudain, le plus jeune des garçons fait une violente colère envers sa mère, prend le bol de soupe qui est devant lui, le lance au visage de sa bonne maman, et sort de la cuisine. Pendant que la  pauvre maman a le visage plein de liquide chaud, le plus âgé des garçons demeure impassible à sa place et continue de manger sa soupe, comme si de rien n’était. Que pensera la mère? Nous pouvons être presque assurés qu’elle excusera facilement son plus jeune fils. Elle se dira : je ne sais pas ce qui lui a pris; il doit vivre des choses difficiles. Mais cette pauvre maman ne pourra pas s’expliquer le comportement de son fils plus âgé. Comment se fait-il qu’il soit demeuré impassible devant un tel geste? Comment se fait-il qu’il ne se soit pas levé pour essuyer le visage de sa mère et la consoler? Je pense que vous me voyez venir; comment pouvons-nous demeurer impassibles devant toutes les offenses et les injures que nous infligeons si souvent à Jésus, et devant toutes les offenses que Lui infligent les êtres humains? À Sainte Marguerite-Marie Alacoque, Jésus a dit clairement à quel point cette indifférence des enfants de Dieu à son égard, le faisait souffrir :

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.   …  Si tu savais combien je suis altéré de me faire aimer des hommes, tu n’épargnerais rien pour cela. J’ai soif, je brûle du désir d’être aimé.  »  

La réparation est un geste d’amour; la réparation est le fait de quelqu’un qui expérimente avec une immense gratitude le fait d’être aimé de Dieu. Le plus bel exemple de réparation se trouve, selon moi, dans l’évangile de Luc. Zachée le publicain, haï de ses compatriotes juifs à cause de sa profession, expérimente un jour l’amour immense, gratuit et inconditionnel que Jésus a pour lui. Dans sa joie et sa gratitude, il organise un repas festif en l’honneur de Jésus et lui fait cette confidence et cette promesse : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rendrai le quadruple. » (Lc 19, 8)  Voilà de l’amour! Voilà de la gratitude! Voilà de la réparation!

Il y a quatre ans environ, notre pape actuel, notre cher pape François, alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, a donné une interview à un journaliste argentin. Cette interview est devenue un livre intitulé : « Je crois en l’homme », publié aux Éditions Flammarion. Dans la deuxième partie du livre, le cardinal Bergoglio parle à plusieurs reprises de la réparation, de la nécessité de réparer le mal que nous commettons. Voici un extrait de ce livre :

 « Il faut bénir le passé par le repentir, le pardon et la réparation. Il faut associer le pardon aux deux autres attitudes. Si l’on m’a fait quelque mal, je dois pardonner, mais le pardon ne touchera autrui que s’il se repent et répare sa faute. … À travers l’histoire des saints, dans les grands entretiens, apparaît cette célèbre expression « pleurer les péchés », pour traduire une attitude très chrétienne: pleurer pour le mal commis, qui implique le repentir et le désir de réparation. » (Le pape François, Je crois en l’homme, Paris, Flammarion, 2013, pp. 158-159) Je considère pour ma part que ces paroles prononcées par un futur pape, sont très importantes et devraient grandement contribuer à redonner à la réparation ses titres de noblesse.

Chers amis, si un jour, je vous rencontre dans la rue, ne soyez pas surpris si je vous pose la question suivante : « Vous êtes-vous rendus à la Réparation? » Vous devrez alors comprendre que je ne parle pas d’un lieu physique, que je ne parle pas du Sanctuaire de la Réparation, mais bel et bien d’une merveilleuse attitude spirituelle. Vous comprendrez que je vous demande : « Êtes-vous parvenus à un degré suffisant d’amour envers Jésus, qui fait en sorte que vous désirez réparer le mal que vous Lui infligez et que tant de gens Lui infligent? ».  

Amen !

  

vendredi 31 mai 2013

À la découverte du pape François

À la découverte du pape François

Le pape que Dieu nous a donné en mars dernier, est un signe pour notre temps. C’est vraiment le pape qu’il nous fallait en ce temps de l’histoire. Plus j’apprends à connaître notre nouveau pape, plus je me rends compte qu’il est l’icône vivante du Christ que Dieu veut mettre aujourd’hui devant nos yeux. Tout comme François d’Assise a été une icône extraordinaire de Jésus pour son époque et pour le futur de l’Église, de même selon moi, en est-il du pape François. Les qualités que le pape François semble apprécier le plus  chez un être humain, sont la douceur et la patience. À une semaine exactement de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus, il fait bon se rappeler que l’unique fois que Jésus a parlé de son cœur, Il nous a dit qu’il était doux et humble (Mt 11, 29).

Je vais vous citer quelques passages du livre écrit sur le cardinal Jorge Bergoglio, intitulé : Je crois en l’homme (Paris, Flammarion, 2013). Ce livre, que j’ai déjà cité sur mon blogue, est une interview qu’un journaliste a faite avec le cardinal Bergoglio lors de ses dernières années comme archevêque de Buenos Aires. Le titre du livre est merveilleux car ce qui m’impressionne le plus en lisant ce livre, c’est à quel point le pape François croit en l’être humain, en sa bonté foncière.

Voici quelques passages du livre :


Comment faire pour avancer vers une culture de la rencontre?

« Pour l’instant, en menant une réflexion en profondeur sur la signification de la culture de la rencontre entre les hommes. Une culture axée autour du principe que l’autre a beaucoup à me donner. Que je dois aller vers autrui dans un esprit d’ouverture et d’écoute, débarrassé de tout préjugé, c’est-à-dire sans penser que, parce qu’il a des idées opposées aux miennes, ou qu’il est athée, il est incapable de m’apporter quoi que ce soit. Ce n’est pas vrai. Toute personne a quelque chose à nous apporter et toute personne peut recevoir quelque chose de nous. » (p. 124)

« Ne voir que ce qu’il y a de négatif, ce qui nous sépare, n’est pas le fait d’un bon catholique. Ce n’est pas ce que veut Jésus. Non seulement ça effraie et ça mutile le message, mais ça implique que l’on refuse d’assumer les choses de la vie, alors que le Christ a tout assumé. On ne rachète que ce qui a été assumé. Si l’on n’assume pas le fait que, dans la société, il y a des personnes qui vivent suivant des critères différents et même opposés aux nôtres, que nous ne les respectons pas et ne prions pas pour elles, jamais elles ne seront rachetées dans notre cœur. » (pp.85-86)

Quelle est, selon vous, la vertu primordiale?

« Eh bien, l’amour, la prise en compte de son prochain, cela grâce à la mansuétude. J’aime tant la douceur! Je demande toujours à Dieu qu’il me donne un cœur tendre. »

Et le pire des péchés?

« Si je considère l’amour comme la vertu suprême, il serait logique que l’on réponde la haine. Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est l’arrogance, le « je me crois supérieur ». Lorsqu’il m’est arrivé d’avoir ce sentiment, j’ai éprouvé une grande honte au fond de moi et j’ai demandé pardon à Dieu, car personne n’échappe à ce genre de travers. » (pp. 139-140)

Peu de temps avant d’être ordonné prêtre, Jorge Bergoglio, a écrit sa « profession de foi ». Il conserve religieusement cette profession de foi dans son bréviaire, sur des pages jaunies par le temps. Voici quelques passages de cette profession de foi :

« Je veux croire en Dieu, le Père, qui m’aime comme un fils, et en Jésus, le Seigneur, qui m’insuffla son Esprit dans ma vie pour me faire sourire et me conduire ainsi vers le règne éternel de la vie.

Je crois en mon histoire, qui fut traversée par le regard d’amour de Dieu et qui, le jour du printemps, le 21 septembre, vint à ma rencontre pour m’inviter à le suivre. (Dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées par rapport au nord)

Je crois que les autres sont bons, et que je dois les aimer sans crainte, et sans jamais les trahir, afin de me trouver en sécurité.

Je crois que je veux aimer beaucoup.

Je crois en la patience de Dieu, accueillante, bonne comme une nuit d’été.

Je crois que papa est au ciel aux côtés du Seigneur.

Je crois que le père Duarte (le prêtre qui le confessa le 21 septembre 1953) est aussi là-haut, intercédant pour mon sacerdoce.

Je crois en Marie, ma mère, qui m’aime et qui jamais ne me laissera seul. » (pp. 146-147)



dimanche 26 mai 2013

La Sainte Trinité: modèle de vie

La Sainte Trinité : modèle de vie

Dans le dessin ci-dessus, Dieu le Père est représenté par la main qui crée l’univers, entourée des mots Abba (papa) et des lettres YHWH (pour Yahvé); Dieu le Fils est représenté par l’agneau et Dieu l’Esprit Saint par la colombe. 
Aujourd’hui, en ce 26 mai 2013, nous avons la joie de fêter Dieu; de fêter notre Dieu, de fêter le Dieu de tous. Qu’on le veuille ou non, il n’y a qu’un seul Dieu. Il ne peut pas y avoir plusieurs dieux. Or, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, ce Dieu veut certainement se faire connaître, se révéler tel qu’Il est. Ce Dieu désire certainement être connu. D’où la Révélation, d’où la Bible, la Parole de Dieu. Plusieurs personnes de nos jours pensent ceci: « Peu importe le Dieu auquel on croit; l’important, c’est de croire en Dieu ». Une telle façon de penser ressemble à quelqu’un qui dirait: « Ce n’est pas tellement important pour moi de connaître qui sont mes parents; l’important pour moi, c’est de savoir que j’ai des parents. » Dieu, désire se faire connaître et aimer pour ce qu’Il est et si nous croyons avoir la foi au vrai Dieu, nous avons le doux devoir de Le faire connaître: « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » (Mt 28, 19)
Lorsqu’arrive la solennité d’aujourd’hui, la fête de la très sainte Trinité, me vient à l’esprit un des textes les plus forts que j’aie mis sur mon blogue jusqu’à maintenant, à mon humble avis tout au moins: La leçon du lépreux (en date du 17 septembre 2011). Ce lépreux vivant en Afrique, remercie Dieu de tout son cœur pour tout ce que lui a apporté la vie; et même pour la terrible maladie de la lèpre. Devenu aveugle, n’ayant plus ni mains ni pieds et devant se traîner sur ses genoux (qu’il avait couverts de bouts de chambre à air) pour se déplacer, cet homme admirable priait ainsi : « Je te remercie Dieu, même pour cette maladie car sans elle, j’aurais probablement été riche, mais je n’aurais jamais abouti ici à la léproserie et par conséquent, je ne t’aurais jamais connu, toi le vrai Dieu. Or te connaître vaut mieux que tout le reste » (cité de mémoire). N’est-ce pas que ce témoignage nous oblige à un sérieux examen de notre échelle des valeurs?
Toute la Bible nous dit que Dieu est « unique »; que Dieu est l’Unique. Mais il a fallu la Révélation pleine et entière, telle que manifestée en Jésus Christ, pour savoir que Dieu est aussi « trois ». Il y a trois Personnes en Dieu; trois Personnes en ce Dieu unique: un seul Dieu en trois Personnes. Il fallait que Jésus nous révèle cela, si nous voulions comprendre un jour à sa juste valeur ces trois mots de saint Jean: « Dieu est Amour ». Ces trois mots révèlent l’essence même du Dieu des chrétiens : Dieu est Amour. L’amour suppose l’altérité; l’amour suppose l’autre. Or le Père n’est pas le Fils et le Fils n’est pas l’Esprit Saint; l’Esprit Saint n’est ni le Père, ni le Fils. De toute éternité, il y a de l’amour en Dieu; de toute éternité Dieu est Amour. Ceci m’emmène à développer un peu le titre du présent texte : la Sainte Trinité, modèle de vie. Comment Dieu est-il Amour? Certaines phrases de l’évangile d’aujourd’hui nous l’indiquent.
« Tout ce qui appartient au Père, est à moi » (Jn 16, 15). Comment ne pas penser ici à ce que saint Luc nous dit de la première communauté des chrétiens, dans les Actes des Apôtres: « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était en commun. » (Actes 4, 32) Notre Dieu est donc le modèle parfait du partage et du don de soi. Voilà qui nous devons imiter.
Jésus, dans l’évangile d’aujourd’hui, en parlant de l’Esprit Saint, nous dit ceci: « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu’il aura entendu.  … Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » Cette phrase de Jésus et beaucoup d’autres phrases similaires dans les évangiles, à propos des relations entre Jésus et son Père, nous montrent la grande « dépendance » que vivent les Personnes divines les unes par rapport aux autres. J’irais même jusqu’à dire, la grande « soumission » que vivent les Personnes divines entre elles. Voilà deux mots qui résonnent très mal aux oreilles de l’homme moderne : les mots « dépendance » et « soumission ». Nous ne voulons pas dépendre des autres; nous ne voulons pas être « soumis » aux autres. Or Dieu, notre modèle de vie, nous donnent l’exemple de Personnes qui se plaisent à dépendre en tout l’Une de l’Autre, qui se plaisent à être soumises à l’Autre. Jésus a été durant toute sa vie sur terre, dans un état de totale dépendance du Père; Il a vécu une soumission absolue à la volonté de son Père. Il était même soumis à Marie et à Joseph (Lc 2, 51). Voilà le véritable amour.
Enfin, l’amour, dans son essence même, est fécond : il donne la vie, il se répand. L’amour entre les Personnes divines est fécond; il se répand même en dehors des Personnes divines, à travers la création du cosmos et de l’être humain. Quand je vis l’enquête prénuptiale en vue d’un mariage, j’aime beaucoup mettre les futurs époux devant leur obligation d’être féconds, c’est-à-dire de désirer avoir des enfants, mais aussi de désirer s’engager non seulement dans leur foyer, mais aussi dans la société et dans la communauté chrétienne, pour plus d’amour, de justice et de paix. L’amour se doit de se répandre; l’amour se doit d’être fécond.
Voilà en quoi, selon moi, la très sainte Trinité, est un modèle de vie.  








dimanche 19 mai 2013

Pentecôte 2013

Pentecôte 2013 :
Chers amis,
Je vous souhaite une fructueuse Pentecôte 2013 !!! Je sais très bien que la fête de l’année la plus importante pour nous les chrétiens, est « Pâques ». Comme le dit si bien saint Paul, si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, la foi chrétienne ne mène à rien. Mais la fête qui me réjouit le plus et me fait le plus de bien depuis un an ou deux, c’est la solennité de la Pentecôte. C’est le jour de la Pentecôte qui a transformé en profondeur les apôtres et les disciples de Jésus. Après la résurrection de Jésus, les disciples sont demeurés quarante neuf jours enfermés dans le cénacle, à se réjouir de la résurrection de Jésus, bien sûr, mais aussi à trembler de peur. Aucun d’entre eux n’avait le courage de sortir dans les rues pour annoncer que Jésus était bel et bien ressuscité. Il fallait la force d’en haut, l’Esprit Saint, la troisième Personne de la Trinité, pour mener à leur achèvement l'œuvre du Père et du Fils.
Demandons à l’Esprit Saint de chasser la peur de nos cœurs. Je suis de plus en plus convaincu que l’être humain naît en ce monde avec la peur de Dieu. Cette peur date de loin; elle date du premier péché. Dès que le premier péché fut commis, la peur s’est installée dans le cœur de l’homme et de la femme. Et cela prend souvent toute une vie pour nous débarrasser de cette peur. C’est précisément le rôle de l’Esprit Saint de chasser la peur de nos cœurs : « Vous n’avez pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la peur; vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba! Père! » (Rom 8, 15)
Parlant de peur, voici un fait étonnant : le " mouvement charismatique " qui a vu le jour dans l’Église catholique en 1967, a toujours fait l’objet de grands soupçons et de grandes peurs chez un bon nombre de catholiques. Je ne suis pas impliqué personnellement dans ce mouvement, et je constate que même en moi, il y a de grandes résistances envers ce mouvement ecclésial. C’est pourquoi, j’aime avoir devant les yeux le témoignage de personnes telles que le Père Raniero Cantalamessa et madame Georgette Blaquière, qui ont été profondément touchés par ce mouvement et qui y ont toujours adhéré et œuvré.
Aujourd’hui, dans une heure environ, je vivrai la Pentecôte avec ma communauté chrétienne réunie pour l’eucharistie dominicale. Je ferai quelque chose de nouveau. Au moment de l’homélie, je vais préparer mes paroissiens à vivre une expérience de Pentecôte. Car la Pentecôte est essentiellement une « expérience ». Dans une heure, nous remplirons toutes les conditions pour faire l’expérience de la Pentecôte : nous serons réunis entre chrétiens dans un même lieu, avec le Seigneur Jésus ressuscité au milieu de nous ainsi que sa Mère et notre Mère : Marie. Car Marie est toujours présente, de façon non visible, à chaque eucharistie.
Je vais me servir d’un passage du livre du Père Raniero Cantalamessa, intitulé : « Il Canto dello Spirito, meditazioni sul Veni Creator, que l’on pourrait traduire ainsi : « Le Chant de l’Esprit, méditations sur le Veni Creator. Dans ce livre, le Père Cantalamessa dit qu’aux origines du mouvement charismatique, il y a un chant qui a produit des merveilles dans les cœurs. Ce chant, très court, et répétés à quelques reprises, a produit des merveilles dans le passé. Voici les mots du chant en anglais, langue originale dans laquelle il fut écrit :
« Spirit of the living God, fall afresh on me (répété deux fois).
   Melt me, mould me, fill me, use me.
   Spirit of the Living God, fall afresh on me. »

Ce chant a un équivalent en français : « Ô Esprit du Dieu vivant, en nos cœurs, descends ! Prends-nous, change-nous, remplis-nous, guide-nous. Ô Esprit du Dieu vivant, en nos cœurs descends. »

Je préfère pour ma part, les paroles en anglais : les quatre verbes mis à la suite les uns des autres, ont l’avantage de n’avoir chacun qu’une seule syllabe et le dernier verbe (le verbe « use ») fait clairement référence à la mission; il constitue un envoi en mission. Le verbe par excellence de la Pentecôte est le verbe « remplir ». « Ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint », nous dit le texte des Actes des Apôtres (Actes 2, 4)

Je vous quitte pour vivre l’expérience de la Pentecôte 2013 avec mes chers paroissiens et paroissiennes.

Prions l’Esprit Saint de renouveler son Église.