dimanche 15 septembre 2019

" Mon fils que voilà était mort " (Jésus)

« Mon fils que voilà était mort » (Jésus)
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La citation ci-dessus est tirée du document "MISERICORDIAE VULTUS" ( le "VISAGE DE LA MISÉRICORDE") que le pape François a écrit pour lancer le "GRAND JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE" qui a eu lieu du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016. (1) 

Homélie du Père Guy Simardomv, le 24e dimanche du temps ordinaire

La liturgie de la messe de ce dimanche est une fois de plus bouleversante. L’évangile d’aujourd’hui nous présente les trois paraboles de la Miséricorde que nous retrouvons dans l’évangile de saint Luc au chapitre 15. La troisième parabole appelée désormais la « parabole du Père Miséricordieux », autrefois appelé la « parabole du fils prodigue » est tellement extraordinaire qu’on qualifie parfois cette page de l’évangile de la façon suivante: « l’évangile dans l’évangile » (« la bonne nouvelle dans la Bonne nouvelle »). Pourquoi cette page est-elle si importante? Parce que c’est dans cette page que rayonne avec le plus d’éclat la Miséricorde de Dieu notre Père. C’est en Jésus notre Sauveur que la Miséricorde de notre Père des cieux se révèle à son plus haut degré. Mais on ne peut pas comprendre la grandeur de la Miséricorde de Dieu, si on ne voit pas la grandeur du péché. Quelqu’un a dit un jour : « Petit péché, petit Sauveur; grand péché, grand Sauveur ». Je ne sais pas ce qu’il en est de vous, mais moi, j’ai besoin d’un GRAND SAUVEUR.

La parabole du Père Miséricordieux nous révèle l’infinie grandeur de la Miséricorde de notre Père du ciel, et nous montre aussi, par contraste, la laideur et l’immensité du péché. Car en nul autre lieu des évangiles, selon moi, est montrée aussi clairement l’immense gravité du péché et de ses conséquences.

La Parole de Dieu de ce dimanche, nous faitt comprendre que le péché, dans son essence, consiste à se détourner de Dieu. Et la seule chose que Dieu nous demande, peu importe l’énormité de nos péchés, c’est de retourner à Lui.  

Dans la parabole du Père Miséricordieux, il y a une expression qui revient deux fois et qui est à mes yeux très forte. Le Père de la parabole, quand son fils cadet revient à lui et admet avoir péché contre lui, dit aux serviteurs : « Vite, mangeons et festoyons car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie » (Lc 15, 23 et 24). « Mon fils était mort » dit la parabole inventée par Jésus.

Et quand le fils aîné, scandalisé par la bonté de son père et rempli de jalousie envers son frère, refuse de participer à la fête, son père sort le trouver et lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. » (Lc 15, 31 et 32)

Cette mort dont parle Jésus dans cette parabole, elle est très spéciale. C’est la seule fois, à ma connaissance, que Jésus exprime ainsi la conséquence du péché. Le péché tue la vie de Dieu en nous. Pas n’importe quel péché; le péché grave. On n’entend plus parler tellement de la différence entre péché grave et péché véniel; mais on devrait en parler. Si le fils aîné est si scandalisé par la bonté de son père, c’est parce qu’il sait pertinemment que de dépenser l’héritage de son père pour aller forniquer avec des prostituées, c’est grave. Et de fait, c’est grave, très grave. C’est tellement grave que cela a tué la vie divine dans le fils cadet. Dans la première Lettre de saint Jean, l’auteur dit clairement qu’il y a des péchés qui ne conduisent pas à la mort et qu’il y a un péché qui entraîne la mort (1 Jn 5, 16). Il est évident dans le contexte de la lettre, que saint Jean ne parle pas de la mort physique mais de la mort spirituelle, la mort de la vie de Dieu en l’être humain. Et si l’être humain a le malheur de mourir physiquement dans cet était, il risque de connaître une mort éternelle, c’est-à-dire une vie éternelle sans Dieu. Il existe donc des péchés qui mènent à ce genre de mort. Saint Paul nous donne une liste de péchés qui empêchent de recevoir le Royaume de Dieu en héritage, dans sa première lette aux Corinthiens (1 Co 6, 9-10).

Si on regarde bien les évangiles, on se rend compte que la seule mort qui existe vraiment pour Jésus, c’est la mort de la vie de Dieu en nous, ce qu’on appelait auparavant la « mort de l’âme ». Le mort de l’âme ce n’est pas tout à fait exact car l’âme est immortelle. Mais par mort de l’âme, on veut dire la mort de la vie de Dieu dans l’être humain. Pour Jésus, c’est cela la vraie mort.

Car quand Jésus se trouve devant ce que nous nous appelons la mort, c’est-à-dire la mort physique, souvent il n’appelle pas cela la mort. Par exemple, quand la fille de Jaïre est morte, Jésus a dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, elle dort »  (Mc 5, 39). Quand Jésus a appris la mort de son bon ami Lazare, il a dit à ses disciples « Lazare, notre ami, s’est endormi; mais je vais aller le tirer de ce sommeil » (Jn 11, 11). Quelqu’un qui meurt dans l’amitié de Dieu, selon Jésus, ne meurt pas; il s’endort tout simplement, mais il se réveillera dans la Vie divine. Celui dont l’âme est morte dans le sens où il s’est coupé de la vie de Dieu, dans le sens où il a tué la vie de Dieu en lui, s’il meurt ainsi, il se réveillera dans l’au-delà non pas dans la Vie éternelle, mais dans la mort éternelle. Par Vie éternelle, je veux dire ici une vie en plénitude, une vie dans la plénitude de l’Amour. Par mort éternelle, je veux dire une vie de malheur éternel, d’égoïsme et de douleurs éternels.

La Vie éternelle et la mort éternelle ne se réfèrent pas à l’existence de l’âme car l’âme humaine est éternelle; elle ne meurt pas, elle ne mourra jamais. Par Vie éternelle et mort éternelle, on veut décrire l’état de l’âme dans l’au-delà, une fois partie de cette vie. L’âme se dirigera vers un bonheur éternel ou un désespoir éternel. C’est d’ailleurs là le sens du dernier article du Credo. Nous terminons le Credo ou notre profession de foi en disant : « Je crois en la Vie éternelle. Amen. ». On ne veut pas dire par là que nous croyons que seuls les justes ressusciteront et que les méchants seront à jamais détruits. Car les justes et les damnés vivront tous éternellement. Tous nous ressusciteront. Mais le corps de chacun de nous retrouvera son âme là où elle sera : au ciel ou en enfer. La Vie éternelle en laquelle nous disons croire est l’éternelle félicité promise par Dieu notre Père à ses amis.  

« Seigneur, sauve-nous ! »


samedi 14 septembre 2019

Saint Jean Chrysostome ou qu'est-ce que la sainteté ?


Saint Jean Chrysostome ou
qu’est-ce que la sainteté ?
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Saint Jean Chrysostome

Le pape François, à la suite de Jésus, nous invite tous à la sainteté dans la merveilleuse exhortation apostolique intitulée " Gaudete et exsutate "(1)

Mais qu'est-ce que la sainteté ? On peut sûrement répondre qu'il s'agit de vivre au mieux le double commandement de l'AMOUR: aimer Dieu de tout son coeur et son prochain comme Jésus aime chaque personnne. Cela, c'est une définition ou une description de la sainteté. Mais ce n'est pas une définition qui nous incite vraiment à la sainteté. Voilà pourquoi il est préférable, pour montrer ce qu'est la sainteté, de présenter aux monde un saint, un grand saint. Je sais que mes derniers mots peuvent être perçus comme étant un pléonasme car si quelqu'un est saint, il est nécessairement GRAND. 

Pour vous montrer ce matin (c'est le matin en ce moment pour moi), ce qu'est la sainteté, j'ai décidé de vous présenter une page d'un de mes saints préférés: saint Jean Chrysostome. On fêtait sa mémoire hier, le 13 octobre. Chrysostome est son surnom. Le mot Chrysostome veut dire "Bouche d'or". On a surnommé ce saint "Bouche d'or" car il était un prédicateur exceptionnel. Mais pourquoi était-il un prédicateur exceptionnnel? Parce que ce qu'il disait sonnait VRAI et parce qu'il a vécu ce qu'il prêchait. Il a connu l'exil à cinq reprises. Le texte que je vous présente aujourd'hui, a été écrit en 401, peu de temps avant son dernier exil. Saint Jean Chrysostome est mort sur la route de l'exil en 404. 

Nous pouvons voir dans ce texte, que saint Jean Chrysostome connaissait très bien la Bible. On retrouve plusieurs citations bibliques dans la page ci-dessous. On ne peut être un saint chrétien sans connaître la Bible. Je retiens de l'oraison de la prière d'onverture à la messe en l'honneur de ce saint, le lien que l'Église fait entre la force et la patience. Est fort celui ou celle qui souffre avec patience. Cette oraison se trouve à la toute fin du présent blogue. 

Étant personnellement formé à l'école de saint Ignace de Loyola, en raison de la spiritualité héritée du fondateur de notre Congrégation religieuse, le Père Bruno Lantéri, je suis frappé aussi par le fait que saint Jean Chrysostome ait vécu la "sainte indifférence" dont parle saint Ignace de Loyola dans le "Fondement" de ses Exercices spirituels. Dans ce fondement, saint Ignace nous dit qu'on ne doit pas préférer la richesse à la pauvreté, la santé à la maladie, etc. 

HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME AVANT SON DÉPART EN EXIL (401)


Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d'être engloutis par la mer, car nous sommes debout sur le roc. Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc ; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d'engloutir la barque de Jésus. Que craindrions-nous ? Dites-le-moi. La mort ? Pour moi, vivre, c'est le Christ, et mourir est un avantage. L'exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit. La confiscation des biens ? De même que nous n'avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter. Les menaces du monde, je les méprise ; ses faveurs, je m'en moque. Je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse ; je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C'est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe, et j'exhorte votre charité à la confiance. ~
N'entendez-vous pas cette parole du Seigneur : Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux ? Et là où un peuple aussi nombreux est uni par le lien de la charité, le Seigneur ne sera pas présent ? J'ai sa garantie : est-ce à ma propre force que je fais confiance ? Je possède sa parole : voilà mon appui, voilà ma sécurité, voilà mon havre de paix. Que l'univers se soulève, je possède cette parole, j'en lis le texte : voilà mon rempart, voilà ma sécurité. Quel texte ? Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps.
Le Christ est avec moi : que vais-je craindre ? Même si les flots de la mer ou la colère des puissants s'élèvent contre moi, tout cela est aussi peu de chose pour moi qu'une toile d'araignée. Et sans l'amour que j'ai pour vous, je n'aurais pas refusé de partir aujourd'hui même. Car je ne cesse de dire : Seigneur, que ta volonté soit faite. Non pas ce que veut un tel ou un tel, mais ce que tu veux. C'est là ma citadelle, c'est là mon roc inébranlable, c'est là mon appui solide. Que la volonté de Dieu se fasse. S'il veut que je reste ici, je rends grâce. Quel que soit le lieu où il me veuille, je le bénis. ~
En quelque lieu que je sois, vous y êtes aussi : le corps ne se sépare pas de la tête, ni la tête du corps. Si nous sommes éloignés par la distance, nous sommes unis par la charité et la mort elle-même ne pourra couper ce lien. Si mon corps vient à mourir, mon âme restera vivante et se souviendra de mon peuple. ~
Vous êtes mes concitoyens, vous êtes mes pères, vous êtes mes frères, vous êtes mes enfants, vous êtes mes membres, vous êtes mon corps, vous êtes ma lumière, et même vous êtes plus doux pour moi que la lumière. En effet, la lumière du soleil ne m'apporte rien de comparable à ce que m'apporte votre charité. Le soleil m'est utile à présent, mais votre charité me prépare une couronne pour l'avenir.

RÉPONS

R/ Pour moi, vivre, c'est le Christ !
Je suis en captivité pour le Christ,
captif pour défendre l'Évangile.
J'ai le désir de m'en aller
et d'être avec lui.
Je demeurerai près de vous tous
pour la joie de votre foi.

ORAISON

Seigneur, force de ceux qui espèrent en toi, tu as donné à l’évêque saint Jean Chrysostome une merveilleuse éloquence et un grand courage dans les épreuves ; accorde-nous la grâce de suivre ses enseignements pour avoir la force d’imiter sa patience.

(1)
19 mars 2018 - Cependant, ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c'est surtout l'appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun ...

jeudi 12 septembre 2019

12 septembre : fête des OMV

12 septembre : fête des OMV
  
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Aujourd’hui nous célébrons la fête patronale de la Congrégation religieuse dont je fais partie: Les Oblats de la Vierge Marie. Le 12 septembre est la fête du Saint Nom de Marie. Puisque notre Congrégation religieuse tient son nom de la Vierge Marie, notre fête patronale a lieu aujourd'hui. 

Vous avez sous les yeux, ci-dessus, l'emblême de notre Congrégation religieuse. On peut peut voir au milieu les trois lettres de notre sigle: OMV. 

Quand je signe des documents officiels, je le fais ainsi: Père Guy Simard, omv. Plusieurs personnes me demandent pourquoi OMV et non pas OVM qui correspondrait mieux à Oblats de la Vierge Marie. La raison en est que notre sigle vient du latin: Oblati Mariae Virginis

Les mots qui entourent les lettres OMV stylisées, sont tirés d'un célèbre texte de saint Bernard, un grand dévot de la Vierge Marie: "Mariam cogita, Mariam invoca." (Pense à Marie, invoque Marie). Ce sage conseil de saint Bernard contient un ordre d'importance: pense d'abord à Marie avant de l'invoquer. Pense à elle, connaîs-la; regarde commment elle est présentée dans les évangiles; imagine sa vie et cherche à imiter sa conduite et ses vertus. Après cela, invoque-la, prie-la et elle te rendra semblable à elle. 

Les douze étoiles qui ornent notre emblême, sont un rappel de ce texte de l'Apocalypse de saint Jean: 

" Un grand signe apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête, une couronne de douze étoiles." (Ap 12, 1) 

Ce passage de l'Apocalypse nous rappelle que Marie est non seulement notre Mère, mais aussi notre Reine et à ce titre, elle est toute-puissante. Invoquons-la avec confiance.  

Notre fondateur, le Père Bruno Lantéri (1759-1830) a toujours dit que ce n'était pas lui le fondateur de notre Congrégation religieuse, mais la Vierge Marie. Je suis très fier et très honoré d'appartenir à une Congrégation mariale. Marie est le parfait modèle de la disciple-missionnaire. Voir le blogue que j'ai écrit sur ce sujet en cliquant sur les mots suivantsLa Vierge Marie, modèle des disciples-missionnaires...

Pour honorer la Vierge Marie, en ce jour de notre fête, je vous partage la première lecture de la messe en l'honneur du Saint Nom de Marie :

Lecture du livre de Ben Sirac le Sage                                      24, 1, 17-22

La Sagesse divine proclame son propre éloge, au milieu de son peuple elle célèbre sa gloire :

Comme une vigne, j’ai donné des sarments pleins de grâce et mes fleurs sont des fruits de gloire et de richesse.

Je suis la mère du bel amour, de la crainte de Dieu et de la connaissance et aussi de la sainte espérance.

Je suis donnée à tous mes enfants, je suis toujours là pour ceux que Dieu a choisis.  

Venez à moi, vous qui me désirez, rassasiez-vous de mes fruits.

Mon souvenir est plus doux que le miel, mon héritage, plus doux que le miel de la ruche.

Mon souvenir demeure dans la suite des âges.

Ceux qui me mangent auront encore faim, ceux qui me boivent auront encore soif.

Celui qui m’obéit ne sera pas déçu. Ceux qui travaillent avec moi ne seront pas pécheurs.

Et la Parole de Dieu à l'office de none dans le bréviaire disait ceci : 

" Bénie sois-tu dans toutes les tentes de Jacob et dans toutes les nations; en entendant ton nom, elles glorifieront le Dieu d'Israël." (Jdt 14, 7)

Merci Vierge Marie d'avoir permis que je connaisse ton nom et que je puisse l'invoquer à tout moment. 

VIVE LE SAINT NOM DE MARIE !!!





lundi 9 septembre 2019

Vivre pour un idéal

Vivre pour un idéal
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La citation la plus fameuse et la plus percutante de Pier Giorgio Frassati, mon saint préféré (1), est selon moi la suivante :

« Vivre sans une foi, sans un patrimoine à défendre, sans soutenir la Vérité dans une lutte continue, ce n’est pas vivre, mais vivoter. Nous ne devons jamais vivoter, mais vivre. »
(Lettre à I. Bonini, 27 février 1925, moins de cinq mois avant sa mort)

Voici ce qui me plaît dans ces deux phrases :

1- Vivre sans foi, ce n’est pas vivre, mais vivoter :


Il est clair dans mon esprit que Pier Giorgio parle ici de la FOI CHRÉTIENNE, de la FOI CATHOLIQUE. C’est cette foi qui a toujours animé Pier Giorgio. C’est au nom de sa foi chrétienne qu’il a tout fait. Enlevez la foi chrétienne de son cœur et il ne reste plus rien de Pier Giorgio Frassati. Et la foi pour lui, ce n’était pas d’abord des valeurs, mais des Personnes : Jésus, en tout premier lieu, son doux Seigneur qu’il aimait tellement recevoir dans l’Eucharistie et adorer dans le Saint-Sacrement. Mais aussi les personnes suivantes : Dieu le Père, Dieu le Saint Esprit et la Vierge Marie qu’il priait à chaque jour en méditant les mystères du rosaire (chapelet). 

2- Vivre sans patrimoine à défendre :

Quand on connaît Pier Giorgio Frassati, il est clair qu’il parle ici du patrimoine religieux qui comprend la Bible, l’enseignement magistériel de l’Église (entre autres les enseignements des papes), mais aussi toute la culture religieuse catholique qui comprend de très grands artistes : de grands  peintres, de grands sculpteurs, de grands architectes, de grands poètes, etc. Je pense ici à Dante Alighieri que Pier Giorgio aimait beaucoup et récitait par cœur. La culture chrétienne est de loin la plus belle des cultures.

3- Vivre sans soutenir la vérité dans une lutte continue :

Voilà un bout de phrase qui peut facilement choquer l’homme moderne. La pensée moderne en est venue mystérieusement à croire qu’il n’existe aucune vérité. S’il n’y a aucune vérité, il n’y a aucun absolu. Et il ne peut y avoir non plus, selon moi, aucun idéal. Qui donnerait se vie et qui se battrait à mort et jusqu’à la mort pour quelque chose dont il n’est pas certain et convaincu ? Jésus a dit devant Pilate qu’il était venu sur cette terre pour ceci : « RENDRE TÉMOIGNAGE À LA VÉRITÉ » (Jn 18, 37). Jésus savait très bien qu’il se trouvait devant un sceptique et un partisan du relativisme, mais il a quand même affirmé devant Pilate que la VÉRITÉ existe.

« Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, … » (Jn 18, 37-38)

Et pour nous chrétiens, la vérité, ce n’est pas d’abord une idée mais une PERSONNE : JÉSUS LE CHRIST. Pier Giorgio aurait sûrement été du genre à mourir pour la VÉRITÉ, si les circonstances de la vie s’y étaient prêtées. Pier Giorgio a manifesté dans la rue pour défendre ses idéaux politiques, ce qui lui a valu un court séjour en prison. Il savait ce que la « lutte continue pour la vérité » signifiait. Il était un homme de paix. La guerre de 14-18 l'attristait énormément. À 14 ans (nous sommes en 1915), il demande à une femme de chambre: "Est-ce que vous donneriez votre vie pour que la guerre cesse?"
La jeune femme répond: "Moi? Certainement pas! Je suis jeune, et ma vie vaut bien celle des soldats." Ce à quoi a répondu le jeune Pier Giorgio: "Eh bien moi je serais prêt à donner ma vie et aujourd'hui même". 


Film « Braveheart » (Cœur Vaillant) :

J’ai revu ces jours-ci à la télévision le merveilleux film de Mel Gibson intitulé : « Braveheart » (« Cœur Vaillant » en français). Ce film raconte de façon romancée la vie de William Wallace qui a encouragé le peuple écossais à combattre les troupes d’Edouard 1er dans un désir d’indépendance et de liberté. C’est un film très violent car les combats corps à corps ne pouvaient être que violents. Ce film a remporté en 1994 cinq Oscars dont l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Une de mes scènes préférées du film montre Wallace sur son cheval, en train de galvaniser l’énergie des soldats écossais qui se trouvent devant lui et qui désirent rebrousser chemin devant des troupes ennemies beaucoup plus nombreuses qu’eux. Wallace les encourage à livrer bataille et de fait, même en étant minoritaires, les Écossais ont gagné cette bataille.

Un des jeunes soldats écossais ne croit pas que c’est Wallace qui est devant lui. Avec un humour un peu cru, Wallace affirme avec conviction que c’est bel et bien lui William Wallace. Je laisse tomber les termes un peu crus que Wallace utilise dans le film (vous pourrez toutefois les entendre au début de la vidéo ci-dessous) et je traduis le passage suivant:    

« Fils de l’Écosse, je suis William Wallace et je vois toute une armée de mes compatriotes. ici pour défier la tyrannie. Vous venez pour combattre comme des hommes libres. Et libres, vous l'êtes. Qu’est-ce que vous feriez sans la liberté ? Allez-vous combattre (et il se met à galoper sur son cheval) ? »

Un des soldats crie : « Se battre contre cela, non ! Nous allons fuir et nous resterons en vie. »

Ce à quoi Wallace répond :

« Oui ; combattez et vous mourrez peut-être. Fuyez et vous vivrez. Au moins pour un bout de temps. Et sur votre lit de mort, dans plusieurs années, est-ce que vous seriez prêts à échanger toutes ces années à partir de maintenant jusqu’alors, pour une chance, une seule chance de revenir ici et dire à nos ennemis qu’ils peuvent bien prendre nos vies, mais qu’ils ne prendront jamais notre LIBERTÉ. Alba qu bra (« L’Écosse pour toujours »). »

Et un peu plus loin dans le film, Wallace dira : « On ne choisit pas comment on meurt, mais on peut choisir comment on vit. » Cette phrase devrait être vraie même si au Québec et en d'autres endroits dans le monde, elle est bafouée par l'euthanasie appelée lâchement au Québec de la façon suivante: "l'aide médicale à mourir ". Quand on bafoue Dieu et sa sagesse, on bafoue souvent aussi la vie et la mort. 

William Wallace, voilà un homme qui vit selon son idéal. Voilà un véritable leader convaincu et convainquant. Convainquant parce que convaincu.

Voilà le genre de leader dont l’Église a besoin en ce moment.
16 févr. 2015 -  
Mel Gibson's inspiring freedom speech in Braveheart is widely considered one of the best movie scenes ...



(1) Pier Giorgio Frassati est un jeune italien mort à 24 ans. Il a été béatifié par le saint pape Jean-Paul II le 20 mai 1990 à Rome. Je crois sincèrement qu’il sera canonisé un jour et peut-être plus tôt qu’on ne le croit. 


samedi 7 septembre 2019

FESTIVAL DU CINÉMA CHRÉTIEN

FESTIVAL DU CINÉMA CHRÉTIEN

Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, j'aime beaucoup le cinéma. Je crois en la puissance du cinéma de toucher profondément les coeurs. Je suis heureux d'apprendre qu'il existe en France un FESTIVAL DU CINÉMA CHRÉTIEN. 

Ce FESTIVAL aura lieuu à Bayonne du 18 au 24 septembre prochains. Cliquez sur le lien ci-dessous et vous pourrez voir la programmation du festival. Je trouve génial que pour faire la bande-anonce, on ait eu recours au jeune acteur qui joue dans le film: "Interview avec Dieu". 

Comme j'aimerais parfois vivre en France !  
Voici la bande-annonce du Festival:  
Pour nos amis du Sud-Ouest de la France, voici le lien pour réserver vos places pour ce Festival.
Bon WE à chacun !
Hubert de Torcy