dimanche 12 février 2017

"Le sermon sur la montagne" (Jésus)

« Le sermon sur la montagne »  (Jésus)
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Nous continuons aujourd’hui la lecture du Sermon sur la montagne, que l'on retrouve dans les chapitres 5, 6 et 7 de l'évangile selon saint Matthieu. Cela fait trois dimanches que nous sommes dans ce sermon. Je vous invite à le lire chez vous, à vous en nourrir et à le méditer. Jésus nous parle de la conduite morale. Et il ne mâche pas ses mots. Il ne fait pas dans la dentelle, comme on dit parfois. Nous les prêtres de l’an 2000, nous faisons souvent dans la dentelle quand nous parlons de la morale. Nous avons tellement peur de heurter les gens. Nous savons que le discours de Jésus et de l’Église va à l’encontre de la pensée ambiante. Or nous avons tellement peur de déplaire, d’être ridiculiser ou de je ne sais quoi, qu’on préfère éviter le sujet ou l’édulcorer. Les dernières paroles de Jésus dans l’évangile qui est proclamé aujourd’hui en Église, sont celles-ci: « Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais (le Mauvais ici, c’est le démon» (Mt 5, 37). Il est malheureux que nous ayons parfois peur de proclamer la vérité alors que Jésus a dit: "La vérité nous rendra libres " (Jn 8, 32).

Nous les prêtres, nous avons grandement peur de parler de sexualité, même à nos paroissiens. La preuve de cela est faite dans la vidéo mise au bas du présent blogue. Cette vidéo amateur, prise ce matin à la messe dominicale, montre un Guy Simard qui se "dandine" pas mal, signe évident du malaise que j'avais à aborder des questions d'ordre sexuel. Mais le gouvernement, lui, n’a pas peur de parler de sexualité même aux enfants de la maternelle et du primaire. Le nouveau cours sur la sexualité concocté par des fonctionnaires dont on ne sait rien, ne peut qu’inquiéter tout croyant en Dieu et en l’Église.  

« La connaissance des choses du sexe est trop importante pour être facultative, aux yeux du ministère de l'Éducation. Au même titre que le français et les mathématiques, l'éducation sexuelle sera donc obligatoire pour tous, de la maternelle à la cinquième secondaire dans les écoles du Québec, sans égard aux convictions religieuses et valeurs des parents issus de différentes communautés.
La Presse canadienne
Aucune exemption ne sera tolérée.
Dans un premier temps, un projet pilote d'éducation sexuelle, qui démarre dans quelques jours, dès la rentrée scolaire, dans une quinzaine d'écoles, durera deux ans. Ce programme, dont bénéficieront 8200 élèves, devrait par la suite être intégré au curriculum des élèves dès 2017.
Mais on sait déjà que ce programme est loin de faire l'unanimité, comme en font foi divers documents obtenus par La Presse Canadienne et une série d'entrevues menées sur le sujet au cours des dernières semaines.
Qu'il s'agisse du caractère obligatoire du cours, du manque de formation des enseignants, de l'absence de consultation du milieu ou de l'approche pédagogique retenue par le ministère de l'Éducation, les sujets de controverse ne manqueront pas au cours des prochains mois.
Et que cela leur plaise ou non, les parents plus frileux en matière de sexualité devront se faire à l'idée que leurs enfants vont entendre parler des manifestations de la puberté, voire des différentes pratiques sexuelles, pendant un cours sur la règle de trois ou un autre sur l'accord des participes passés.
« Pour l'instant, aucune exemption n'est prévue », a indiqué un porte-parole du ministère, Pascal Ouellet. (1)

LOUISE LEDUC
La Presse
C'est ce mois-ci qu'est implanté le projet-pilote d'éducation sexuelle dans 15 écoles du Québec (12 écoles publiques, trois écoles privées), qui s'étendra sur deux ans. Le ministère de l'Éducation vient de dévoiler ce que le programme contient. Aperçu et réactions.
En première année, les élèves seront exposés aux stéréotypes sexuels - dans les jeux, les métiers, etc. Ils apprendront aussi à reconnaître les situations d'agression sexuelle et à s'en protéger (par exemple en criant ou en disant non) et à les dénoncer s'ils en sont victimes.
À la fin de la 2e année, les enfants sauront le nom et la fonction des organes sexuels et ils apprendront comment se fait un bébé. On leur parlera aussi d'hygiène personnelle, de pudeur et de la diversité des sentiments qu'ils peuvent éprouver envers des gens de leur entourage.
En 3e année, on reviendra sur les différentes formes d'agression sexuelle (exposition forcée à du matériel pornographique, exhibitionnisme, contact sexuel) et on discutera «des représentations stéréotypées de la féminité et de la masculinité».
En 4e année, on parlera de puberté et d'inégalité entre les sexes. On abordera en outre la question de la différence entre camaraderie et amour.
En 5e année, on traitera encore de la prévention des agressions sexuelles, en insistant sur les stratégies des agresseurs et sur l'importance d'être prudent sur le web. Il sera aussi question d'hormones, de désir sexuel et de masturbation.
En 6e année, les discussions tourneront autour du sexisme, de la diversité sexuelle, d'éveil amoureux et sexuel. (2)

Homélie du Père Guy Simard, omv, dimanche le 12 février 2017

(2) Éducation sexuelle à l'école: des questions soulevées | Louise Leduc ...

www.lapresse.ca › Actualités › Éducation






jeudi 9 février 2017

La joie dans la croix

La joie dans la croix
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Hier j’ai mis sur mon blogue une vidéo où sont interviewés le pasteur protestant Richard Wurmbrand et son épouse. Le journaliste demande à M. Wurbrand de raconter sa vie. Mais ce cher monsieur, au lieu de raconter sa vie, nous partage deux moments extraordinaires qu’il a vécus en prison. Je trouve assez extraordinaire que ce pasteur, au lieu de parler de lui-même, ait désiré raconté deux miracles dont il a été témoin quand il était prisonnier des communistes. Il est clair que pour ce cher pasteur, le plus important dans la vie, ce n’est pas de raconter sa vie aux autres, aussi extraordinaire que puisse être notre vie, mais de relater à tous les merveilles que Dieu fait dans les cœurs. Les deux faits que relate M. Wurmbrand sur la vidéo, sont tellement extraordinaires, que j’avais décidé ce soir de les traduire pour les personnes qui ne connaissent pas l’anglais. Cela m’aurait pris pas mal de temps; car j’aurais eu continuellement le doigt sur la touche « pause », dans le but de traduire chaque phrase, une à une.

Avant de me mettre à cette tâche, j’ai cherché sur l’internet pour voir si quelqu’un n’avait pas déjà mis ces deux faits sur le "web". Et j’ai trouvé le récit des deux miracles en question. Vous pouvez facilement imaginer qu'entendre et voir M. Wurmbrand raconter lui-même les faits dont il a été témoin, est beaucoup plus impressionnant que de lire un récit, même écrit de sa main. Un peu par paresse, mais surtout parce que les deux événements sont assez bien décrits dans les deux textes ci-dessous, j’ai opté pour la solution de facilité: je les ai pris tels quels pour vous les présenter. 

Avant de laisser la parole à M. Wurmbrand, je désire laisse Dieu nous parler par la plume de saint Pierre. Le texte biblique mis ci-dessous, nous parle de joie dans la souffrance et va même jusqu’à parler de « transfiguration » au sein même de la souffrance.   

PAROLE DE DIEU: 1 P 1, 6-9

Tressaillez de joie, même s’il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l’or (cet or, voué pourtant à disparaître, qu’on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d’une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut, qui est l’aboutissement de votre foi.


Le sourire du Paradis

Permettez-moi de vous interrompre pour vous parler d'un autre chrétien orthodoxe. Il n'était pas prêtre, mais simple paysan. Dans notre pays, les agriculteurs sont presque toujours analphabètes, ou presque. Il avait bien lu sa Bible, mais à part cela, il n'avait jamais lu un livre. Maintenant, il était dans la même cellule avec des professeurs, des universitaires et d’autres hommes de haute culture qui avaient été mis en prison par les communistes. Et ce pauvre fermier tentait d’amener au Christ un membre de l'Académie des Sciences. Mais en retour, il ne reçut que moquerie.

«Monsieur, je ne peux pas vous expliquer beaucoup de choses, mais je marche avec Jésus, je parle avec Lui, je Le vois."

«Allons. Ne me raconte pas ces contes de fées selon lesquels tu vois Jésus. Comment vois-tu Jésus? "

"Eh bien, je ne peux pas vous dire comment je Le vois. Je le vois seulement. Il existe plusieurs façons de voir. Dans les rêves, par exemple, vous voyez beaucoup de choses. Il me suffit de fermer les yeux. Maintenant, je vois mon fils devant moi, maintenant je vois ma bru, maintenant je vois ma petite-fille. Tout le monde peut voir. Il y a une autre vue. Je vois Jésus. "

«Tu vois Jésus?"

"Oui, je vois Jésus."

"De quoi a-t-Il l’air? Comment est-il pour toi? Il a l’air calme, en colère, ennuyé, agacé, heureux de te voir? Est-ce que parfois il sourit? "

Il dit: «Vous l'avez deviné! Il me sourit. "

«Messieurs, vous venez d’entendre ce que cet homme nous dit. Il se moque de nous. Il dit que Jésus lui sourit. Montre-moi, comment il sourit? "

Ce fut un des plus grands moments de ma vie. L'agriculteur est devenu très, très sérieux. Son visage s’est mit à briller. Dans l'Église d'aujourd'hui il y a des pasteurs et des théologiens qui ne peuvent croire la Bible entière. Ils n’en croient que la moitié, ou un quart de celle-ci. D’une certaine manière, ils ne peuvent pas croire aux miracles. Je peux croire à l'ensemble de la Bible, parce que j'ai vu des miracles. J'ai vu des transfigurations - pas comme celle de Jésus, mais quelque chose à part de celle-ci. J'ai vu des visages qui rayonnaient.

Un sourire apparut sur le visage de cet agriculteur. Je voudrais être un peintre pour être capable de peindre ce sourire. Il y avait un soupçon de tristesse à cause de l'âme perdue du savant. Mais il y avait tellement d'espoir dans ce sourire. Et il y avait tant d'amour et tant de compassion, et un désir que cette âme soit sauvée. Toute la beauté du ciel était dans le sourire sur ce visage. Le visage était sale et n’avait pas été lavé, mais il resplendissait d’un beau sourire du ciel.

Le professeur baissa la tête et dit: «Monsieur, vous avez raison. Vous avez vu Jésus. Il vous a souri. "

Tiré de: orthodoxologie: Le pasteur Richard Wurmbrand et l'Orthodoxie (2)

orthodoxologie.blogspot.com/2011/01/le-pasteur-richard-wurmbrand-et_13.html

 


Un amour éternel


Quand j'étais en prison je suis tombé très malade. J'ai eu la tuberculose de la surface totale des deux poumons, et quatre vertèbres ont été attaquées par la tuberculose. J'ai également eu la tuberculose intestinale, le diabète, une insuffisance cardiaque, la jaunisse et d'autres maladies dont je ne me souviens plus. J'étais près de la mort.


A ma droite était un prêtre du nom d’Iscu. Il était higoumène d'un monastère. Cet homme, peut-être dans la quarantaine, avait été si torturé qu'il était proche de la mort. Mais son visage était serein. Il parlait de son espérance du Ciel, de son amour du Christ, de sa foi. Il irradiait de joie.


A ma gauche était le tortionnaire communiste qui avait torturé ce prêtre presque à mort. Il avait été arrêté par ses propres camarades. Ne croyez pas les journaux quand ils disent que les communistes n’ont que la haine des chrétiens ou des juifs - ce n'est pas vrai. Ils ont tout simplement de la haine. Ils détestent tout le monde. Ils détestent les Juifs, ils détestent les chrétiens, ils détestent les antisémites, ils ont la haine des antichrétiens, ils détestent tout le monde. Un communiste hait un autre communiste. Ils se disputent entre eux, et quand ils se disputent entre communistes, ils mettent l'autre en prison et le torturent comme un chrétien, et ils le battent.


Et c'est ainsi que le tortionnaire communiste qui avait torturé ce prêtre presque à mort, avait été torturé presque à mort, par ses camarades. Et il allait mourir près de moi. Son âme était à l'agonie.


Au cours de la nuit, il me réveilla, en disant: «Pasteur, s'il te plaît prie pour moi. Je ne peux pas mourir, j'ai commis des crimes tellement terribles. "


Alors je vis un miracle. J'ai vu le prêtre agonisant appeler deux autres prisonniers. Et s’appuyant sur leurs épaules, lentement, lentement il est venu jusques à mon lit, s’est assis sur le lit de ce meurtrier, et lui a caressé la tête - je n'oublierai jamais ce geste. J'ai vu un homme assassiné caressant son assassin! C'est l'amour - il avait trouvé une caresse pour lui.


Le prêtre dit à l'homme, «Tu es jeune, tu ne savais pas ce que tu faisais. Je t'aime de tout mon cœur. "Mais il n'a pas simplement dit les mots. Vous pouvez dire «amour», et c'est juste un mot de cinq lettres. Mais il a vraiment aimé. "Je t'aime de tout mon cœur."


Puis il continua: «Si moi qui suis un pécheur je puis t’aimer, imagine le Christ, qui est l'Amour incarné, combien Il t’aime! Et tous les chrétiens que tu as torturés, sache qu’ils te pardonnent, qu’ils t’aiment, et que le Christ t’aime. Il souhaite que tu sois sauvé beaucoup plus que tu ne souhaites être sauvé toi-même. Tu te demandes si tes péchés peuvent être pardonnés. Il tient à pardonner tes péchés plus que tu ne souhaites que tes péchés ne soient pardonnés. Il désire que tu sois avec Lui dans le Ciel beaucoup plus que tu ne souhaites être au Ciel avec Lui. Il est Amour. Tu as seulement besoin de te tourner vers Lui et de te repentir. "


Dans cette cellule de prison où il n'y avait pas de possibilité de vie privée, j'ai entendu la confession du meurtrier à celui qu’il avait assassiné. La vie est plus passionnante qu'un roman - aucun romancier n'a jamais écrit une telle chose. Celui qui a été assassiné - près de la mort - a reçu la confession de son assassin. Celui qui a été assassiné a donné l'absolution à son meurtrier.


Ils ont prié ensemble, se sont embrassés, et le prêtre est retourné dans son lit. Les deux hommes sont morts la même nuit. C'était un soir de Noël. Mais ce n'était pas une nuit de Noël dans laquelle nous nous contentions de rappeler que deux mille ans plus tôt Jésus était né à Bethléem. C'était un soir de Noël au cours duquel Jésus est né dans le cœur d'un assassin communiste.


Ce sont des choses que j'ai vues de mes propres yeux.

Tiré de: Le pasteur Richard Wurmbrand et l'Orthodoxie (6) - Le Monde ...

religion-orthodoxe.eu/article-le-pasteur-richard-wurmbrand-et-l-orthodoxie-6-65081...


Voici à nouveau la vidéo: 

Richard and Sabina Wurmbrand Interview in 1989 - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=helKvd5ymeE

10 févr. 2014 - Ajouté par Promotions
Richard and Sabina Wurmbrand Interview in 1989. ... Wurmbrand Interviewin 1989Promotions ...

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mercredi 8 février 2017

Miracle en Russie

Miracle en Russie
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Aujourd’hui, je prends finalement le temps d’écrire ce blogue qui, avant même d’être écrit, m’est très cher. Je vais vous partager un article de journal qui m’avait profondément marqué quand j’avais une vingtaine d’années. J’avais lu cet article dans le journal L’Homme nouveau auquel j’étais abonné à l’époque. Depuis des années, je désirais entendre parler à  nouveau des événements relatés dans cet article. Mais depuis quarante ans, je n’avais plus entendu parler de ce fait que l’on dit historique. Or voilà qu’une bonne amie à moi, a lu dernièrement un article sur l’événement en question dans le numéro de janvier 2017 de la revue « Le messager de Saint-Antoine ». Ayant été touchée elle aussi par cette histoire, elle me l’a envoyée. Cette amie ne savait pas que je connaissais déjà le fait relaté dans la revue franciscaine et que je désirais le retrouver depuis très longtemps.   

Je trouve très intéressant le fait que cet événement refasse surface en ce début d’année 2017. La présente année est très spéciale car nous célébrons le centième anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, du 13 mai au 13 octobre 1917. L'année 1917 est aussi célèbre pour la révolution bolchevique qui a mené les communistes (léninistes) au pouvoir en Russie. La Vierge Marie à Fatima, a clairement annoncé que la dévotion à son Cœur Immaculé obtiendrait la conversion de la Russie. Or le fait que je vais relater dans un instant, s’est passé à Moscou lors de la première moitié du siècle dernier, et par conséquent quelques années seulement après que la Mère de Dieu ait fait sa fameuse prophétie. Le présent blogue est une belle façon, selon moi, de souligner et de célébrer le centième anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima. C'est aussi une invitation à prier pour nos frères et soeurs chrétiens de Russie. 

La référence au bas de l’article qui a paru dans Le messager de Saint-Antoine, est la suivante: La revue L’Homme nouveau, 21-10-1984. Je suis pas mal sûr d’avoir lu au début des années 1970 le fait relaté dans L’Homme nouveau. Cela veut dire, d’après moi, que vu le caractère extraordinaire de l’événement, les membres de la rédaction de la revue L’Homme nouveau a jugé bon de parler à nouveau de ce fait. Sans plus attendre, voici l’événement qui s’est passé dans un théâtre de Moscou.

Ô, excusez-moi. Une autre petite précision: après avoir lu l’article dans Le messager de Saint-Antoine, ayant en ma possession suffisamment de détails sur l’événement, j’ai fait des recherches sur l’internet pour vérifier l’historicité du fait. Je n’ai rien pu trouver en français. Les seuls articles sur la question sont en langue anglaise. Désolé. Je vais raconter le miracle dont il est question dans ce blogue, en me servant de ce qu’a écrit à ce sujet un pasteur protestant du nom de Richard Wurmbrand. Ce pasteur semble être un auteur très connu. Dans son livre intitulé Reaching Towards the Heights, Richard Wurmbrand écrit:

« Au temps de Staline, le soir de la première d’une nouvelle pièce de théâtre intitulée Le Christ en manteau, la salle était remplie à pleine capacité. L’acteur Alexander Rostovtsev devait jouer le rôle principal. Il appartenait aux cercles élevés de la vie soviétique et était un marxiste convaincu.

Sur la scène, on avait mis un autel ridicule. La croix posée dessus était faite de bouteilles de vin et de bière. Des verres pleins étaient posés sur l’autel. Des prêtres bedonnants et soûls officiaient une liturgie remplie de formules blasphématoires. Dans cette fausse église, des religieuses jouaient aux cartes, et faisaient des farces de mauvais goût pendant que le service religieux était en cours. C’est alors que Rostovtsev apparut représentant le Christ, vêtu d’un peignoir. Il avait en mains le Nouveau Testament. Il était censé lire deux versets du Sermon sur la Montagne, et ensuite jeter le livre avec dégoût et crier: « Donnez-moi mon manteaau et mon chapeau! Je préfère une simple vie de prolétaire ». Mais quelque chose d’imprévu se produisit. L’acteur ne se contenta pas de lire deux versets, mais il continua en disant « Heureux les doux, car ils auront la terre en héritage » (Mt 5, 5), et ainsi de suite jusqu’à la fin du sermon sur la montagne (Mt 7, 27). Et c’est en vain que le directeur de la pièce lui enjoignait d’arrêter en multipliant les gestes d'un désespéré. Quand Rostovtsev arriva aux derniers mots de Jésus, il fit le signe de la croix à la façon orthodoxe et dit: « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 42), et il quitta la scène. On ne l’a plus jamais revu. Les communistes ont disposé de lui.

Tout comme cet acteur, oublions les mauvais rôles que le monde nous impose et laissons-nous envelopper par la beauté des mots de notre Sauveur. »  (Richard Wurmbrand, Reaching Towards the Heights)  (1)

J’ai commencé par citer le pasteur Wurmbrand car cet auteur qui semble jouir d’une grande notoriété, n’aurait pas selon moi relaté dans un de ses livres un fait dont il aurait douté qu’il ait eu lieu. Cependant, je préfère le récit de l’événement tel que décrit dans l’article de L’Homme nouveau cité dans Le messager de Saint-Antoine. Je crois cet article plus proche de la vérité. Je ne pense pas que Rostovtsev ait eu le loisir ce soir-là de proclamer tout le sermon sur la montagne. Je pense plutôt que le récit suivant d’une personne qui dit avoir été dans la salle ce soir-là, est plus convaincant:  

« Dans une salle pleine à craquer, avec une mise en scène somptueuse, dans le jeu remarquable des meilleurs acteurs de théâtre de Moscou, on affichait ce soir-là une pièce tout à fait délirante: « Le Christ en redingote », parodie grossière d’un grand Christ illuminé qui n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui, tourné en dérision.

Au milieu de la scène, un comptoir de bar qui veut tenir lieu d’autel; à gauche, des popes (prêtres chrétiens orthodoxes) ventrus à moitié ivres apparaissent comme des idiots et à droite, des religieuses aux allures de courtisanes redisent des poèmes avec des signes et des grimaces équivoques.

Le but de la pièce est très clair: démontrer l’échec du christianisme. Après 2000 ans, Jésus s’est trompé et il a trompé des millions de personnes; c’est donc au Christ à se reconvertir, à renoncer à un royaume de rêves et d’utopie, à démontrer que son message était faux et que des millions de gens ont été exploités au nom du christianisme.

Voici que le rideau se lève dans cette salle immense. Les spectateurs retiennent leur souffle. Alexandre Rostovtsev, militant athée, le meilleur des acteurs, apparaît dans le rôle du Christ. Il est revêtu d’un superbe manteau blanc (NDLR: le titre de la pièce en anglais, est: « Christ in a fur »), drapé de dignité et de grandeur.  … Il tient dans la main le Nouveau Testament. Il doit déclamer et démolir l’Évangile, surtout le Sermon sur la montagne, les Béatitudes.

L’acteur s’avance lentement, s’arrête au bord de la scène dans un faisceau éblouissant de lumière. D’une voix coupée par l’émotion, il se met à lire les Béatitudes.

Heureux les pauvres en esprit,
le Royaume des cieux est à eux.
Heureux ceux qui sont doux,
car ils posséderont la terre.
Mais que se passe-t-il?
Tout d’un coup, Rostovtsev s’arrête, son visage est défiguré.
Une boule dans la gorge, il s’arrête. Il se sent écrasé, bouleversé.
Le souffleur essaie de lui rappeler la suite et le presse.
Un silence de mort tombe dans la salle.
Rostovtsev vacille, une lutte intérieure terrible s’engage. Que va-t-il se passer?

Après quelques minutes intenses, qui paraissaient des siècles, Rostovtsev lève les yeux, regarde sans voir les spectateurs qui se mettent debout. D’une voix ferme, il continue.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux ceux qui cherchent la paix,
ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui souffrent de persécution pour la justice,
car le royaume des cieux est à eux.
Réjouisssez-vous et soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux.

Rostovtsev, debout, est habité par une lumière intérieure. D'une manière éclatante, il fait un grand signe de croix: "Seigneur, dit-il à haute voix, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton royaume". 

Il quitte la scène, le rideau tombe, pas un mot dans l’assistance; la police au fond du théâtre est pétrifiée; pas un cri, Dieu est présent dans la salle.

Ce soir-là je suis allé au théâtre, un peu par curiosité, un peu par désoeuvrement et puis on avait fait beaucoup de propagande pour cette pièce. Lorsque Rostovtsev s’est mis à lire les premières Béatitudes, je sentis comme un coup au cœur. Pour la première fois de ma vie, j’entendais des paroles extraordinaires. Quelque chose en moi me disait que c’était là la Vérité et que Rostovtsev prêtait sa voix au Christ. Dans le secret de mon cœur, j’ai dit à Jésus: « Seigneur, aie pitié de moi. » Depuis ce jour-là, je suis croyant, je sais maintenant que le Seigneur Jésus est la source de toutes chose et que les hommes, même les plus puissants, ne pourront jamais briser le travail de la grâce. N’importe quelle civilisation, même la plus antireligieuse, ne pourra effacer le visage du Christ dans l’humanité. Les hommes ont besoin de sa parole et de son amour.

Priver un peuple de Jésus Christ et de son message est une folie: rien ne peut empêcher la semence de Dieu de pousser en des endroits impossibles. »
Le messager de Saint-Antoine

L. Boulanger
De la revue L’Homme nouveau,
                   21-10-984

On se doute de l’endroit où l’acteur Rostovtsev a dû finir ses jours. J’imagine que c’est quelque part en Sibérie. J'ai intitulé ce blogue " Miracle à Moscou " car il est évident que l'acteur athée Rostovtsev a été "foudroyé " par la grâce, sans s'y attendre. Les plus grands miracles ne sont pas physiques, ne sont pas matériels. Les plus grands miracles sont spirituels. Convertir le coeur d'un athée convaincu, voilà, à mes yeux le plus grand des miracles. Et chaque fois que je lis le récit d'un miracle de ce genre, mon espérance renaît. Or " l'espérance ne déçoit pas "(Rm 5, 5).

Le pasteur Richard Wurmbrand, qui nous raconte ce fait, a lui-même été fait prisonnier à deux reprises par les communistes. Il a passé quatorze ans de sa vie à trente pieds sous terre, sans voir le soleil ni aucune autre couleur que le gris. Dans la première vidéo mise ci-dessous, Richard Wurmbrand donne un témoignage merveilleux sur ses années en prison. Il nous raconte deux faits extraordinaires qui se sont passés alors qu'il était en captivité. Dans le prochain blogue, intitulé La joie dans la croix, vous pourrez lire comment il décrit ces deux faits. 

 (1) In a theater in Moscow–by Wurmbrand | St. John One: One

https://stjohnoneone.com/.../in-a-theater-in-moscow-from-february...

Richard and Sabina Wurmbrand Interview in 1989 - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=helKvd5ymeE

10 févr. 2014 - Ajouté par Promotions
Richard and Sabina Wurmbrand Interview in 1989.


The Story of Richard Wurmbrand (with Sinhala Subtitles) - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=SYpIXkPr9mg
17 avr. 2016 - Ajouté par tccr16
DESTINYRESTORED.COM 2,120 views. 58:57. The Story of Eric Liddell - (withsinhala subtitles) Part #1 ...

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samedi 4 février 2017

"Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 14)

«Vous êtes la lumière du monde» (Mt 5, 14)

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Je commence ce blogue en m'adressant à mes paroissiens. Pour que les lignes qui suivent puissent porter du fruit, il faut se les approprier personnellement; il faut une prise de conscience et un engagement personnels. 

Chers paroissiens, toute Parole de Dieu, est Parole de Dieu. Cela, nous le savons. Mais toute Parole de Dieu n’a pas le même impact dans notre esprit, dans notre cœur et dans notre imaginaire. Certaines Paroles de Dieu sont comme des électrochocs, ou des coups de massue. Du moins, certaines Paroles de Dieu devraient avoir cet effet là.

En ce dimanche, Jésus nous dit, à vous et à moi, qui sommes ses disciples, que nous sommes la « lumière du monde ». C’est quand même impressionnant d’entendre cela, non? Est-ce que ça vous impressionne. Avez-vous été impressionné quand j’ai proclamé cela il y a un instant à l’ambon. Car toute personne qui va à l’ambon à la messe, durant la liturgie de la Parole de Dieu, ne lit pas les Écritures Saintes; elle les proclame. C’est le mot utiliser par l’Église: on « proclame » la Parole de Dieu à la messe.  

Je vous invite à faire une petite expérience. Je vous invite; je ne vous oblige pas. De quoi puis-je vous obliger? Mais si vous consentez à faire ce que je vais dire dans un instant, il se peut très bien que cela ait un grand impact dans votre vie. Donc, ceux qui le veulent bien, je vous inviterai dans un instant à répéter à cinq reprises six mots, six petits mots prononcés par Jésus dans l'évangile d'aujourd'hui, à une petite différence près car nous remplacerons le pronom "vous" par le pronom "je". Pour cela, je vous invite dès maintenant à fermer les yeux. Dans un instant, je vais vous demander de prononcer lentement, avec moi, les mots suivants: « Je suis la lumière du monde ». « Je suis la lumière du monde », à répéter trois autres fois.

Ce que vous venez de dire, c'est la pure vérité. Cela peut sembler gros, cela peut sembler immense, mais c'est la pure vérité. " Vous êtes la lumière du monde ". Pourquoi sommes-nous la lumière du monde. Parce qu’un jour, sur cette terre, un homme qui est Dieu en Personne, a dit à tous ceux qui l’écoutaient: « Je suis la Lumière du monde; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Et cet homme-Dieu, Jésus notre Seigneur, dans sa très grande bonté vous a choisis comme disciples. Il l'a dit clairement au dernier soir de sa vie: "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure " (Jn 15, 16). 

Pourquoi avoir fait ce petit exercice? Pour que la Parole de Dieu s’incarne en nous. Cette Parole de Dieu est tellement forte, tellement extraordinaire, qu’on ne peut pas seulement l’entendre avec nos oreilles. Il faut qu’elle entre dans notre cœur et qu’elle atteigne toutes les fibres de notre être. Chacun de nous ici, cet après-midi (ou ce matin), est la lumière du monde.

Chers paroissiens, demandons à Dieu de faire une sérieuse prise de conscience cet après-midi (ou ce matin): demandons à Dieu de prendre conscience du don reçu et de la responsabilité que nous avons.

Car savoir et prendre conscience, ce sont deux choses différentes. Le fils d'un couple de ma paroisse est décédé dernièrement. Il n’avait que 54 ans. J’ai rencontré la famille pour préparer les funérailles. La fille du défunt, âgée de 24 ans, m’a dit que son père lui avait confié que lorsqu’il l’a tenue pour la première fois dans ses bras, à l’hôpital, immédiatement après sa naissance, il a fait une expérience très forte. Il a réalisé que désormais il était responsable de cet enfant, il a pris conscience qu’un lien très fort existait entre eux deux, un lien qui durerait jusqu’à la mort. En un mot, cet homme a pris conscience qu’il était papa. Il savait pourtant depuis plusieurs mois qu’il était papa. Mais ce jour-là, il a pris conscience de ce que cela signifiait. Savoir et prendre conscience sont vraiment deux choses différentes. La façon normale de progresser pour l'être humain, c'est d'aller de prise de conscience en prise de conscience. On ne progresse que lorsqu'on a intégré une chose, une réalité. Or pour intégrer, il ne suffit pas d'écouter ni même de comprendre. Il faut que la réalité passe dans notre vie, dans tout notre être. 

J’aimerais que chaque personne présente dans cette église, prenne conscience qu’elle est la lumière du monde. C’est tellement grand de prendre conscience de cela. Nous savons où nous allons, nous connaissons le but de la vie humaine; nous savons qu’il y a un ciel et nous connaissons le Chemin pour y arriver. Je sais que certaines personnes n’aiment pas dire qu’elles « savent » que le ciel existe; elles préfèrent dire qu’elles croient que le ciel existe. Personnellement, je n’ai pas de difficulté à dire que je sais que le ciel existe, parce je crois que Jésus est Dieu et qu’il nous a dit la Vérité, puisqu’Il est Lui-même la Vérité (Jn 14, 6).

Si nous prenons vraiment conscience que nous sommes la lumière du monde, alors tout change dans notre vie. Nous ressentons alors le besoin d'annoncer Jésus à tous, à toutes les personnes que nous rencontrons. C’est aussi ce que Jésus nous dit et ce qu’Il attend de nous. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous dit « qu’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais que nous la plaçons sur le lampadaire, pour qu’elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison ». Il faut que la lampe éclaire toutes les personnes, toutes les personnes qui sont dans la maison; toutes, sans exception.  

Jésus a fait de nous des lumières le jour de notre baptême. Il s’attend à ce que nous éclairions toutes les personnes que nous rencontrons. Le lampadaire qui est située au coin de notre rue, n’éclaire pas seulement Guy Simard lorsqu’il m'arrive de passer tout près; il éclaire toute personne qui passe près de lui.

Et à bas la fausse humilité; à bas la crainte de s’attribuer quoi que ce soit de bon et de grand. Il n’y rien de plus grand, de plus beau et de plus élevé dans la vie, que d’attirer des gens à Jésus, la seule vraie LUMIÈRE DU MONDE. Mais si nous réussissons à faire cela, la gloire reviendra à Dieu, car sans Lui, nous ne pouvons rien faire (Jn 15, 5): « Que votre lumière brille devant les hommes: alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). En cela, nous sommes un peu comme la lune, cet astre du ciel qui est sombre et froid. Si la lune émet de la clarté, ce n’est qu’en raison du soleil. C’est le soleil qui éclaire la lune et qui la rend si lumineuse. Si la lune était douée d’intelligence, il ne lui viendrait même pas à l’esprit de s’attribuer la gloire d’éclairer la terre. De même en est-il pour nous: si nous avons la grâce d'illuminer les gens et de les conduire à Jésus, la gloire en reviendra à Dieu qui seul peut toucher les coeurs par sa grâce. 

Homélie du Père Guy Simard, omv, dimanche le 5 février 2017