mardi 18 août 2026

Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière

 Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière 


L'ère des saints n'est pas révolue, loin de là. Dans moins de trois semaines, nous célébrerons le premier anniversaire de la canonisation des deux jeunes saints que sont Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati. Mais plusieurs d'entre nous ont connu d'autres saints. Nombreux sont les Québécois et Québécoises qui ont vu de leurs yeux saint Jean-Paul II lorsqu'il est venu pour sa visite pastorale au Canada en 1984. Saint Jean-Paul II continue par ses écrits à creuser en nous le désir de la sainteté et l'excellent moyen pour y parvenir qu'est la prière. Voici ci-dessous quelques paragraphes de la Lettre apostolique qu'il a écrite au terme du grand jubilé de l'an 2000, intitulée : "Au début du nouveau millénaire" ("Nuovo Millennio Ineunte")

La sainteté

Et tout d'abord je n'hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement pastoral est celle de la sainteté...  Ce don de sainteté, pour ainsi dire objective, est offert à chaque baptisé... Mais le don se traduit à son tour en une tâche, qui doit gouverner toute l'existence chrétienne: « La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté » (1 Th 4,3). C'est un engagement qui ne concerne pas seulement certains chrétiens: « Tous les fidèles du Christ, quel que soit leur état ou leur rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité »... Je remercie le Seigneur, qui m'a permis de béatifier et de canoniser ces dernières années de nombreux chrétiens, et parmi eux beaucoup de laïcs qui se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie. Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce « haut degré » de la vie chrétienne ordinaire: toute la vie de la communauté ecclésiale et des familles chrétiennes doit mener dans cette direction. 

La prière

Pour cette pédagogie de la sainteté, il faut un christianisme qui se distingue avant tout dans l'art de la prière... Mais nous savons bien aussi que la prière ne doit pas être considérée comme évidente. Il est nécessaire d'apprendre à prier, recevant pour ainsi dire toujours de nouveau cet art des lèvres mêmes du divin Maître, comme les premiers disciples: « Seigneur, apprends-nous à prier! » (Lc 11,1). Dans la prière se développe ce dialogue avec le Christ qui fait de nous ses intimes: « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4). Cette réciprocité est la substance même, l'âme, de la vie chrétienne et elle est la condition de toute vie pastorale authentique. Réalisée en nous par l'Esprit Saint, elle nous ouvre, par le Christ et dans le Christ, à la contemplation du visage du Père. Apprendre cette logique trinitaire de la prière chrétienne, en la vivant pleinement avant tout dans la liturgie, sommet et source de la vie ecclésiale, mais aussi dans l'expérience personnelle, tel est le secret d'un christianisme vraiment vital, qui n'a pas de motif de craindre l'avenir, parce qu'il revient continuellement aux sources et qu'il s'y régénère...

Oui, chers Frères et Sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur...

Mais on se tromperait si l'on pensait que les simples chrétiens peuvent se contenter d'une prière superficielle, qui serait incapable de remplir leur vie. Face notamment aux nombreuses épreuves que le monde d'aujourd'hui impose à la foi, ils seraient non seulement des chrétiens médiocres, mais des « chrétiens en danger ». Ils courraient en effet le risque insidieux de voir leur foi progressivement affaiblie, et ils finiraient même par céder à la fascination de « succédanés », accueillant des propositions religieuses de suppléance et se prêtant même aux formes extravagantes de la superstition.

Il faut alors que l'éducation à la prière devienne en quelque sorte un point déterminant de tout programme pastoral... 

Le primat de la grâce

Dans la programmation qui nous attend, nous engager avec davantage de confiance dans une pastorale qui donne toute sa place à la prière, personnelle et communautaire, signifie respecter un principe essentiel de la vision chrétienne de la vie: le primat de la grâce. Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même: celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. Certes, Dieu nous demande une réelle collaboration à sa grâce, et il nous invite donc à investir toutes nos ressources d'intelligence et d'action dans notre service de la cause du Royaume. Mais prenons garde d'oublier que « sans le Christ nous ne pouvons rien faire » (cf. Jn 15,5).

La prière nous fait vivre justement dans cette vérité. Elle nous rappelle constamment le primat du Christ et, en rapport à lui, le primat de la vie intérieure et de la sainteté. Quand ce principe n'est pas respecté, faut-il s'étonner si les projets pastoraux vont au devant de l'échec et laissent dans le cœur un sentiment décourageant de frustration? Nous faisons alors l'expérience des disciples dans l'épisode évangélique de la pêche miraculeuse: « Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » (Lc 5,5). Tel est le moment de la foi, de la prière, du dialogue avec Dieu, qui ouvre le cœur au flot de la grâce et qui permet à la parole du Christ de passer à travers nous avec toute sa force: Duc in altum! Lors de cette pêche, il revint à Pierre de dire les mots de la foi: « Sur ton ordre, je vais jeter les filets » (ibid.). Permettez au Successeur de Pierre, au début de ce millénaire, d'inviter toute l'Église à cet acte de foi, qui s'exprime dans un engagement renouvelé de prière. (1)  

(1)https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/2001/documents/hf_jp-ii_apl_20010106_novo-millennio-ineunte.html

 

lundi 17 août 2026

Rosaire et cheminement à la vie chrétienne

 Rosaire et cheminement à la vie chrétienne


Aujourd'hui, l'Église du Québec et du Canada fête une des ses Bienheureuses : la Bienheureuse Élisabeth Turgeon, la fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire qui avait à l'origine pour mission l'instruction et l'éducation des enfants pauvres des campagnes du vaste diocèse de Rimouski. Une des caractéristiques de sa personnalité fut sa tendresse. C'est ce que la liturgie de la messe d'aujourd'hui soulignait à plusieurs reprises. C'est aussi ce que confirme les Soeurs de sa Congrégation religieuse :  

"Sa tendresse maternelle comme sa confiance inébranlable sont sans limite" (1) 

(1840 - 1881)

Elle est décédée le 17 août 1881, il y a exactement 45 ans aujourd'hui et a été béatifiée par le pape François le 26 avril 2015. Pour la béatification, le pape François a délégué le Préfet du Dicastère pour la cause des Saints, le cardinal Angelo Amato. La célébration a eu lieu dans l'église Saint-Robert-Bellarmin à Rimouski. 

J'imagine que cette chère Bienheureuse a intercédé pour moi aujourd'hui car j'ai pris une décision importante ce matin avant de me rendre à la messe : en tant que responsable de la pastorale dans les deux paroisses qui sont confiées à notre Congrégation religieuse à Repentigny, je vais demander que les cheminements à la vie chrétienne des personnes de tous âges qui se donneront désormais chez nous, se concluent toujours par la prière d'un mystère du Rosaire. 

Je suis de plus en plus convaincu que la plus grande lacune de la formation à la vie chrétienne dans nos paroisses, est le manque de moments de prière. La prière est souvent qualifiée d'oxygène de l'âme, mais ce ne sont là souvent que de belles paroles. L'élément constitutif de notre religion n'est pas une doctrine, mais une Personne. Je devrais dire que ce sont plutôt trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Or pour connaître une personne, ce qu'il y a de mieux, ce n'est pas de lire des informations sur elle, mais de la rencontrer. Or en rencontre Dieu dans la prière. 

J'ai souvent désiré que les moments de formation à la vie chrétienne que j'animais, se terminent par la prière. Mais très souvent je ne réussissais pas à vivre un moment de prière avant la fin de la rencontre. J'agisssais comme si la chose la plus importante était de nourrir l'esprit et non pas le coeur. Or la prière est une oeuvre du coeur. De fait, la religion est une affaire de coeur. C'est cela la religion. 

C'est saint Jean-Paul II selon moi qui a le mieux fait comprendre la beauté et la grandeur du rosaire par sa lettre apostolique : Rosarium Virginis Mariae sur le Rosaire (16 octobre 2002) 

Avant de proposer la prière d'un mystère du Rosaire au terme de toute formation à la vie chrétienne, il faudra que les intervenants qui dispensent la formation aient fait l'expérience du rosaire dans leur vie. Les intervenants et intervenantes qui prient déjà le chapelet pourront dès la rentrée en septembre mettre en pratique cette nouvelle façon de faire.  

Voici le témoignage que j'ai lu aujourd'hui sur la toile (le web)
 

Le rosaire est-il une dévotion adaptée à notre époque ?

Je crois qu’il revient en force. Beaucoup de jeunes ont besoin de moyens tout simples de prier. Parmi eux, la prière du rosaire rencontre un vif succès. C’est une prière profonde qui permet d’aller au cœur de la foi et de l’Évangile. (2)

Cette citation est tout à fait exacte. Le pape Jean-Paul II a montré clairement que le centre du rosaire c'est Jésus, notre Sauveur. Le rosaire est une prière christologique. On contemple la vie de Jésus avec les yeux et le coeur de la Vierge Marie. C'est pour cela que le pape Jean-Paul II a ajouté cinq nouveaux mystères du rosaire : les mystères lumineux que sont le baptême de Jésus, les noces de Cana, Jésus qui annonce le Royaume, la Transfiguration de Jésus et l'Eucharistie. 

Je confie à la Bienheureuse Élisabeth Turgeon ce désir qui est le mien et cette décision que j'ai prise. 

(1) https://soeursdusaintrosaire.org/elisabeth/fondatrice/

(2) https://equipes-rosaire.org/le-rosaire-nest-pas-une-priere-elitiste

dimanche 16 août 2026

L'Assomption de la Vierge Marie

 L'Assomption de la Vierge Marie 

Première lecture

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Livre de l'Apocalypse, chapitre 12, verset 1)

À l'église Notre-Dame-des-Champs, à Repentigny, nous avons vécu hier notre fête patronale. La solennité de l'Assomption de la Vierge Marie est notre fête patronale depuis de nombreuses années. À 16h30, au lieu de la messe du 20ème dimanche du temps ordinaire, nous avons célébré la messe de l'Asssomption. Voici quelques idées qui ont meublé le moment consacré à l'homélie
  

Chers paroissiens et paroissiennes, 

Aujourd'hui nous fêtons notre fête patronale en cette solennité de l'Assomption de la Vierge Marie. Je trouve personnellement qu'il est tout à fait convenable que l'église Notre-Dame- des-Champs célèbre sa fête patronale le 15 août, en la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie car au milieu du mois d'août, les champs sont dorés sous nos yeux 

Nous célébrons aujourd'hui Marie qui est élevée au ciel avec son corps et son âme. 

Nous célébrons l'entrée au ciel de la mère de Jésus et de la mère du genre humain. Marie la toute humble resplendit dans les cieux, revêtu de la gloire du ciel. Le texte de l'Apocalypse de saint Jean que nous avons entendu dans la première lecture de la messe, nous présente la Vierge Marie ayant le soleil pour manteau. Nous comparons souvent Jésus au soleil et Marie à la lune qui tire toute sa lumière du soleil qu'est son Fils. Avoir le "soleil pour manteau" nous rappelle notre baptême alors qu'on revêt le baptisé d'un vêtement blanc en disant : "Tu es une créature nouvelle dans le Christ, tu as revêtu le Christ. Ce vêtement blanc en est le signe..." Dire que Marie a "le soleil pour manteau" c'est en quelque sorte dire que Marie est revêtue du Christ. C'est d'ailleurs elle qui est la plus parfaite image du Christ puisqu'elle est l'Immaculée.

"Une femme vêtue du soleil" (Oeuvre de Mike Stallard)

Il y a une apparition mariale qui est très significative en ce sens : l'apparition de la Vierge Marie à Fatima à trois enfants : Lucie, Jacinthe et François. Lors d'une des apparitions Lucie, l'aînée des trois enfants, demande à la Dame qui leur apparaît, de faire un miracle car plusieurs personnes doutent des apparitions on n'y croient pas. La Dame promet de faire un miracle éclatant le dernier jour des apparitions. Ce dernier jour fut le 13 octobre 1917. Il y eut ce jour-là une pluie torrentielle et malgré les chemins remplis de boue, 50,000 à 70,000 personnes se sont rendues au lieu des apparitions.  

Photo de l'époque

Photo de l'époque

"Il avait plu durant toute l’apparition. À la fin de son entretien avec Notre-Dame, Lucie s’écria en direction de la foule : « Regardez le soleil! » À cet instant, les nuages s’entrouvrent, et le soleil apparaît tel un immense disque d’argent. On peut le regarder sans se blesser la vue malgré l’intensité de son éclat. Les gens le contemplent, absorbés, quand tout à coup, l’astre se met à « danser ». Il tourne rapidement telle une gigantesque roue de feu. Il s’arrête subitement pour aussitôt se remettre à tourner sur lui-même avec une effrayante rapidité. Finalement, en un tourbillon vertigineux, le soleil prend une couleur écarlate sur son pourtour, tout en répandant des flammes vermeilles dans toutes les directions. Ces irradiations se reflètent sur le sol, les arbres, les buissons et sur les visages tournés vers le ciel. On les voit scintiller de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Le disque de feu tourbillonne follement trois fois, prenant des couleurs chaque fois plus intenses. Il tremble de façon épouvantable et, décrivant un zigzag démesuré, il se précipite en direction de la foule terrorisée. Un seul et immense cri s’échappe de toutes les bouches. Tous tombent à genoux sur le sol détrempé et croient qu’ils vont être consumés par le feu. Plusieurs prient à haute voix l’acte de contrition. Peu à peu, cependant, le soleil commence à s’élever en traçant le même zigzag jusqu’à ce qu’il atteigne le point de l’horizon d’où il était descendu. Il est alors impossible de le regarder fixement. C’est à nouveau le soleil normal de tous les jours." 

Le cycle des apparitions de Fatima venait ainsi de s’achever.

Les prodiges avaient duré près de dix minutes. Le miracle du soleil a pu être observé jusqu’à une distance de quarante kilomètres du lieu des apparitions.24 Tous se voyaient perturbés et émus. Ce fut ensuite l’explosion de joie : « Ô miracle! Les enfants avaient raison! » Les cris d’enthousiasme se répercutaient dans les collines environnantes et plusieurs notaient que leurs vêtements, trempés quelques minutes auparavant, étaient alors complètement secs. (1)


Ce Miracle Extraordinaire a eu lieu le 13 octobre 1917 (Photo Reconstituée) © Chapeletperpetuelpourlemonde.Org

Ce soleil qui descend vers la foule me fait penser à l'Incarnation et le soleil qui remonte aux cieux, me fait penser à l'Ascension de Jésus et à l'Assomption de Marie. 

Hier, j'ai porté pour la première fois une chasuble qui nous a été donnée en provenance de la Pologne. Sur le devant de la chasuble est représentée Notre-Dame-de-Fatima. Voir la photo ci-dessous. Je considérais que le jour de notre fête patronale était le meilleur moment pour "étrenner" cette nouvelle chasuble. 

Marie en son Assomption :  

Marie atteint le but après une vie extraordinaiment remplie. Quelle joie elle a dû expérimenter au terme de sa vie terrestre !  Comme Jésus qui a dit avant de mourir : "Tout est accompli."

La vie de Marie nous dit ce que devrait être la mort. Marie n'a rien refusé à Dieu de son vivant. La mort a donc dû être pour elle le plus jour de sa vie. Saint Pier Giorgio Frassati, dont on fêtera le 7 septembre prochain le premier anniversaire de sa canonisation, disait lui aussi que le jour de sa mort serait le plus beau jour de sa vie. Ce sera le plus beau jour de notre vie si nous l'avons bien préparé. Quelle chance nous avons chers amis de nous préparer à notre mort en ayant une vie bien remplie ! Quelle chance nous avons de dire plusieurs fois par jour :"Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort". Oui, il y a deux moments pour lesquels nous devrions toujours prier: le moment présent et le moment de notre mort. 

Notre fête patronale de cette année, signe selon moi, d'une ère nouvelle pour notre paroisse : 

J'ai terminé mon intervention en disant que selon moi, nous commençons une ère nouvelle pour notre paroisse. Je pense que plusieurs de nos paroissiens vont davantage prendre Marie pour Mère, l'invoquer plus souvent, surtout en priant le chapelet. 

Le fait que notre église n'ait jamais été aussi propre et le fait que nous ayons pu obtenir les subventions nécessaires pour refaire la toiture, sont pour moi des signes matériels d'une réalité spirituelle. Je pense que notre Mère des cieux voit à ce que son église se fasse belle pour les années qui s'en viennent où nous vivrons un renouveau spirituel important dans notre paroisse. 

Quand je suis revenu de mes vacances estivales et que j'ai mis les pieds dans notre église, j'ai été ébloui en voyant le plancher. Jamais je n'avais vu le plancher aussi beau et aussi reluisant, gracieuseté des Chevaliers de Colomb qui sont une bénédiction pour nos deux paroisses. Non seulement un ami frère Chevalier a payé pour défrayer les coûts du matériel nécessaire pour redonner de la beauté au plancher, mais ce sont des frères Chevaliers qui ont aimablement et bénévolement fait les travaux. MERCI À VOUS FRÈRES CHEVALIERS !


Photo du plancher de l'église prise le jour de notre fête patronale

 (1) https://virginfatima.org/sixieme-apparition/


vendredi 14 août 2026

Nakashima : un moment inoubliable

 Nakashima : un moment inoubliable 



Hier soir s'est conclu le tournoi de tennis Omnium Banque Nationale à Montréal. Quelques uns des meilleurs joueurs de tennis au monde ne se sont pas présentés à Montréal et les têtes de série sont tombées tôt durant le tournoi. J'ai quand même regardé des matchs lors des derniers jours et j'ai beaucoup aimé le spectacle. Le jeune Américain Ben Shelton a gagné le trournoi. Il n'a pas perdu une seule manche (un seul set) durant tout le tournoi. 


Ce jeune est vraiment exceptionnel. Cette expérience marquera sûrement le reste de sa carrière. Je pense que les meilleurs joueurs au monde regretteront de ne pas s'être présentés à Montréal car Ben jouera dorénavant avec beaucoup plus de confiance et de détermination. Je vous le dis chers champions, vous regretterez d'avoir permis au jeune Ben Shelton d'avoir fait cette semaine un pas de géant dans sa façon de jouer au tennis. 

Dans les discours d'après match c'est toutefois Brandon Nakashima qui a volé la vedette. À la fin de la vidéo mise au début de ce blogue, il a osé avouer qu'il aime mieux jouer ce tournoi à Montréal plutôt qu'à Toronto. Le tournoi a lieu en alternance dans chacune de ces deux villes canadiennes. Après un léger moment d'étonnement, la foule a réagi frénétiquement à cet aveu et à cette annonce et Ben Shelton n'en est pas revenu et a  plongé son visage dans son sac d'entraînement pour exprimer sa surprise et sa joie devant tant d'audace. J'ai filmé pour vous ces moments au cas où vous ne regarderiez pas au complet la vidéo ci-dessus. Voir ci-dessous

 

jeudi 13 août 2026

Le petit reste sauvera le monde

 Le petit reste sauvera le monde 


"Là où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé" (Lettre aux Romains, chapitre 5, verset 20)

J'ai désiré écrire ce blogue depuis un certain temps. Le moment semble venu. Je pense que les chrétiens et chrétiennes qui croient encore en Jésus notre Sauveur, qui prient et qui fréquentent les sacrements, et ici je parle en particulier des deux sacrements que nous pouvons recevoir autant de fois que nous le voulons, le pardon sacramentel et l'eucharistie, ne se rendent pas compte de l'immense pouvoir qu'ils ont et de l'immense responsabilité qui est la leur. Je suis persuadé que le "petit reste" sauvera le monde. Évidemment, il s'agit là d'une façon de parler. Les croyants d'aujourd'hui ne sauveront pas tout le monde. Et, bien sûr, l'être humain, à lui seul ne peut sauver personne. C'est Dieu qui sauve. Mais l'être humain qui s'efforce de devenir toujours plus un meilleur disciple de Jésus, entraînera une multitude de personnes au ciel. C'est du moins ma conviction. Pour m'en convaincre, je n'aurais besoin que d'un fait rapporté dans l'Ancien Testament. Mais j'ajouterai un autre fait tiré du Nouveau Testament.

Un exemple tiré de l'Ancien Testament : Genèse, chapitre 18

Voici un exemple tiré de la vie d'Abraham, notre père dans la foi, celui qui le premier, par la Miséricorde de Dieu a été le premier à croire au vrai Dieu. Un jour, Dieu a décidé de détruire les habitants de la ville de Sodome parce que ses habitants s'étaient pervertis. Abraham, l'ami de Dieu, s'est mis en prière et par sa foi, sa persévérance, sa constance, son espérance et son audace, il a réussi à faire dire à Dieu : "Si je trouve dix justes dans la ville, je ne la détruirai pas" (Livre de la Genèse, chapitre 18, verset 32). 

La prière d'une seule personne : 

Voilà la force de la prière du juste sur le coeur de Dieu. Abraham comme nous tous était pécheur mais il cherchait à plaire à Dieu. Sa prière. la prière d'un seul homme, a obtenu le salut de toute une ville. Il ne s'agissait là que d'un salut humain, c'est-à-dire être épargné de la mort physique, mais il est sûr que nous pouvons transposer ce récit au salut éternel. Une seule personne peut obtenir le salut éternel de nombreuses personnes par sa prière, sa vie vertueuse et ses souffrances offertes en union à Dieu, On raconte que le démon aurait dit un jour à saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, par la voix d'une personne possédée: "S'il y avait trois prêtres comme toi, mon royaume serait détruit. Tu m'as volé plus de 80,000 âmes." (NDLR : je pense que le démon parle ici de "son royaume" qui est en France).

La vie vertueuse de 10 personnes :   

L'intercession d'une seule personne ainsi que la vie vertueuse de dix personnes, ont obtenu le salut de tous les habitants de la ville de Sodome. 


Un exemple tiré du Nouveau Testament : le miracle de la multiplication des pains (Mt 14, 13-21 et Jn 6)

Quand les disciples de Jésus lui apprirent que son cousin Jean le Baptiste était mort, Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart car il ressentait le besoin d'être seul. Mais les foules l'apprirent et quittant leurs villes, elles allèrent à sa rencontre. Voici la suite, tirée de l'évangile selon saint Matthieu : 

"En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul." (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 14, versets 14 à 23)

Ce miracle de Jésus est très étonnant pour plusieurs raisons. Jésus passe de nombreuses heures à guérir les gens de toutes sortes de maladies. Cette journée est tellement intense que personne ne semble penser à manger. Mais rendu au soir, les disciples de Jésus commencent à paniquer. Tous ces gens ont beau être guéris mais ils doivent être affamés. Il faut les renvoyer pour qu'ils puissent aller se nourrir un peu dans les villages voisins pour ne pas défaillir en chemin. Et la réponse de Jésus est très étonnante : "Donnez-leur vous-mêmes à manger." J'imagine voir les disciples face à une telle réponse. Ils n'ont avec eux que cinq pains et deux poissons. Devant leur surprise, Jésus leur dit : "Donnez-moi ce que vous avez et je ferai le reste". Jésus n'a pas voulu faire le miracle pas sa seule puissance divine. Il a voulu que ses disciples et amis fassent quelque chose pour participer au miracle.  

Pour comprendre la portée de ce récit, il faut allers dans l'évangile selon saint Jean, au chapitre 6. Il est bon d'avoir quatre évangiles car ils se complètent l'un l'autre. Grâce à saint Jean, nous savons pourquoi Jésus a fait ce jour-là un miracle aussi éclatant. La raison en est que le lendemain il allait promettre à la foule réunie dans la synagogue de Capharnaüm, qu'il allait un jour donner au monde le vrai Pain de vie, qui est son Corps et son sang, sous l'espèce d'un petit morceau de pain. Le but de Jésus en faisant le miracle de la multiplication des pains n'étaient pas d'abord de nourrir les corps mais de donner le meilleur moyen de nourrir les âmes et les corps de vie divine pour la vie éternelle : "Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour" (Jn 6, 54).

Ce nouveau miracle qui consiste à recevoir le Pain de vie, c'est ce que nous vivons à chaque eucharistie. Mais encore là, le miracle n'a pas lieu sur l'autel si nous n'apportons pas notre contribution. À l'offertoire, le prêtre présente à Dieu le fruit du travail des hommes pour qu'il soit transformé en Pain de vie : "Béni sois-tu Seigneur, Dieu de l'univers : nous avons reçu de ta bonté le pain que nous te présentons, fruit de la terre et du travail des hommes : il deviendra pour nous le pain de la vie."

La grande leçon de tout cela, c'est que Dieu ne veut pas sauver l'humanité sans nous. Il ne veut pas tout faire en quelque sorte pour le salut du genre humain. Il veut la contribution du genre humain. Or nous savons bien que des millions de personnes sur cette terre ne pensent pas à cela. Il y a même de plus en plus d'athées sur notre planète que le pape François appelait "notre maison commune". Comment ces millions de gens qui ne croient pas en Dieu ou qui ne vivent pas selon l'évangile, pourront-ils aller au ciel ? Cela semble impossible mais c'est pourtant possible. Dieu notre Père veut se servir du petit reste qui croit encore et toujours en lui. Ce sont les prières, les sacrifices et les actes de charité du petit reste des fidèles, qui sont la matière nécessaire pour que Dieu touche les coeurs de ses autres enfants. Voilà le magnifique plan de Dieu. Et voilà le magnifique projet dans lequel chacun et chacune de nous peut contribuer à réaliser. 

Notre Mère du ciel nous a dit tellement de fois : "Priez pour la conversion des pécheurs !" Notre rôle est essentiel pour que les gens se convertissent. Je suis heureux de prendre mon chapelet et d'aller le prier pour la conversion de notre peuple. Cela me réjouit de faire cela. De même, nous devons nous réjouir si quelqu'un se moque de nous parce que nous croyons en Dieu parce que si j'offre cette humiliation à Dieu pour le salut du monde, Dieu agit dans les coeurs de personnes que je ne connais pas pour les faire revenir à lui. Tout geste d'amour ou de renoncement fait par amour pour Jésus et en union à lui, si petit soit-il, contribue au salut du genre humain. 

Demandons à sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui n'a jamais quitté les murs de son couvent et qui est pourtant la patronne des missions conjointement avec le grand missionnaire que fut saint François Xavier, de nous faire comprendre ces vérités. C'est ma conviction que la participation à l'eucharistie tous les jours et la prîère du chapelet, nous contribuons grandement au salut du monde. Seigneur, creuse en moi cette conviction. 


Un clin d'oeil de Dieu : 

Nous sommes jeudi de la 19ème semaine du temps ordinaire. Il est 20h et je viens de terminer la prière de l'office des lectures dans le bréviaire. À mon grand émerveillement, les mots qui décrivent la deuxième lecture de l'office des lectures d'aujjourd'hui sont : "Le petit reste" :  



mercredi 12 août 2026

Adrian Romoff : un génie sympathique

 Adrian Romoff : un génie sympathique 


America's Got Talent 2014 Adrian Romoff Full Performance Auditions Week 1 · Comments. 6. Comment... 11:57 · Go to channel Ash & Grace · ...