lundi 24 août 2026

Zoom sur : le sexe est strictement binaire

 Zoom sur : le sexe est strictement binaire  

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VISIOCONFÉRENCE
Le sexe est strictement binaire : biologie, évolution et idées fausses
9 septembre 2026 19 H 00
Inscription à la conférence : us06web.zoom.us/meeting/regist…
Une fois que vous aurez cliqué sur le lien, il faudra cliquer à nouveau sur le lien que vous verrez en haut à droite de votre écran.

Chers lecteurs et lectrices, il y a des enjeux de société qui sont d'une grande importance et au nom de notre foi, nous avons le devoir de nous informer pour les comprendre, prendre position et agir. La morale sexuelle va dans tous les sens de nos jours et cela en raison du fait qu'on veut nier l'ordre naturel des choses. Dans notre monde où on ne semble vouloir écouter que la science, plusieurs personnes sont prêtes à nier les évidences scientifiques les plus élémenaires pour pouvoir agir à leur guise.  

Je vous invite à vous incrire à la visioconférence qui aura lieu le mercredi 9 septembre à 19h. Cette visioconférence aura lieu en français et en anglais. Pour l'anglais, voir l'annonce ci-dessous. 

Pour voir comment les choses se passent de nos jours, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous. Vous verrez qu'un seul étudiant a réussi à empêcher que le professeur François Chapleau donne une conférence à l'Université d'Ottawa sur le thème de la visioconférence à laquelle vous êtes invités. Voici un extrait de l'article : 

François Chapleau est un professeur émérite de biologie à l’Université d’Ottawa.

En septembre 2025, il reçoit une invitation pour participer à un séminaire réunissant des professeurs et des étudiants des cycles supérieurs. Sa conférence traitera de la binarité du sexe biologique chez de nombreuses espèces animales et des causes de sa remise en question.

Ce séminaire doit avoir lieu le 20 octobre. Le 18 septembre, M. Mars Wichmann-Young, un étudiant qui est vice-président équité de l’Association des étudiants en sciences, envoie un courriel à la direction du département de biologie et au professeur Vincent Careau, responsable de l’organisation des séminaires.

Il demande l’annulation de la conférence parce qu’elle contribuerait à créer un environnement d’apprentissage non sécuritaire («unsafe learning environment») et ferait la promotion de positions qui alimenteraient des sentiments antitrans et antiqueer sur le campus («promotes views that could foster anti-trans and anti-queer sentiment on campus»).

Pour la suite, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

https://www.journaldemontreal.com/2026/01/20/censure-encore-a-luniversite-dottawa 





mercredi 19 août 2026

J'étais là ce jour-là

 J'étais là ce jour-là 


... lors des Jeux olympiques de 1976. 50 ans plus tard, il retrouve le Stade olympique de Montréal. Le reportage de Jean-François Poirier.

Il existe des moments que l'on peut qualifier d'historiques même s'ils n'ont pas pratiquement aucun impact dans l'histoire du monde. J'ai vécu un de ces moments il y a de cela 50 ans cette année alors que nous commémorons les Jeux Olympiques de 1976 qui ont eu lieu à Montréal du 17 juillet au premier août. C'était la première fois que des Jeux Olympiques se tenaient en sol canadien. 

J'habitais alors la ville de Québec et j'avais 25 ans. J'ai acheté deux billets pour ces Jeux : un billet pour la finale de basketball et un billet pour le dernier jour des compétions d'athlétisme qui avaient lieu dans le merveilleux Stade Olympique conçu pour l'occasion. 

© Rodrigolab | Dreamstime.com - Vue aérienne du Stade et de la Tour olympique de Montréal.

Je pensais que mon billet pour la finale de basket allait me procurer plus de joie que la conclusion des compétitions d'athlétisme. Je faisais ereur. 

Quelques jours avant la finale de basketball qui a eu lieu le 27 juillet, j'ai appris une nouvelle qui m'a grandement désappointé au point de ne plus avoir le goût d'aller à Montréal pour voir la partie. J'avais acheté mon billet dans l'espérance et même dans la certitude que les États-Unis allaient jouer en finale contre la Russie et venger ainsi leur défaite quatre ans plus tôt contre les Russes aux Olympiques de Munich. À ces Jeux, les Américains s'étaient littéralement fait voler la médaille d'or par les Russes qui ont gagné par un point. La partie était terminée et les Américains avaient gagné par un point. Mais une mystérieuse personne a décidé qu'il fallait remettre trois secondes au cadran. Les Russes devaient sortir le ballon derrière leur panier. Il était quasiment impossible de faire un panier en trois secondes de cette distance. Mais l'impossible s'est produit et les Russes ont gagné par un point. Voir la vidéos ci-dessous. Même aujourd'hui nombreuses sont les personnes qui pensent qu'une irrégulatité probablement due à la guerre froide qui existait à l'époque entre la Russie et les États-Unis, est responsable du "vol" de la médaille d'or par les Russes. Les Américains ne sont pas allés recevoir leur médaille d'argent car ils ont jugé que la partie leur avait été volée.

BasketNews.com
Biggest scandal in Olympic history: The 1972 Munich basketball final

roasted · ":03 from Gold" : HBO documentary about the 1972 Mens Basketball team in the Olympics · TIL the members of the 1972 U.S. Olympic mens ...
Reddit · Trippy Tay · 18 août 2016

J'espérais donc grandement voir la revanche des Américains. Or en 1976, les Russes ne se sont même pas qualifiés pour la finale. La finale a opposé les États-Unis à la Yougoslavie. Je suis quand même aller voir le match mais ce fut une partie très décevante : les Américains ont surclassé les Yougoslaves au compte de 95 à 74. La médaille d'or fut donnée aux Américains, la médaille d'argent aux Yougoslaves et la médaille de bronze aux Russes.  

Mais le moment de joie pour moi aux Olympiques de 1976, devait survenir quatre jours plus tard dans le merveilleux Stade Olympique, lors du tout dernier jour des compétitions d'athlétisme. Et ce moment de joie a été tout à fait inattendu. On a assisté ce jour-là à l'arrivée du marathon, à la finale du saut en hauteur masculin et aux finales des relais 4 x 100 m et 4 x 400 m (masculins et féminins).

Pour la finale du saut en hauteur, nous n'avions pas vraiment d'attente. Le favori était l'Américain Dwight Stones, détenteur de la marque mondiale. La presse avait rapporté quelques jours auparavant des propos désobligeants tenus par Stones à l'égard des Canadiens-français. Pour se racheter, il avait porté le jour de la finale un T-shirt sur lequel était écrit : "J'aime les Canadiens-français." Cela n'avait réussi qu'à faire empirer les choses. Chaque fois qu'il se préparait à sauter des gens dans la foule le huait. Il n'a pu obtenir ce jour-là que la médaille de bronze. Il est vrai qu'il pleuvait cette journée-là mais la piste était mouillée pour tous les concurrents. 

Le Canadien Greg Joy a fait durer le suspense et a réussi à son dernier essai un saut de 2,23 mètres (7 pieds trois pouces) pour remporter la médaille d'argent. Quand Joy a franchi la barre, ce fut une explosion de joie (de JOY) dans le stade, comme le montrent certaines images de la vidéo mise au début de ce blogue. Ce fut la seule médaille remportée en athlétisme par le Canada. Mais quel moment de joie et d'euphorie collective !

Publication de Team Canada / Équipe Canada

31 juillet à 08 h 00

Il y a 50 ans aujourd'hui, aux Jeux de Montréal 1976, Greg Joy a signé l’un des moments les plus emblématiques de l’histoire olympique canadienne lors de la finale du saut en hauteur masculin. Sous la pluie, il a franchi 2,23 m pour remporter la médaille d’argent🥈 et faire vibrer un stade de 70 000 personnes, marquant l’histoire olympique du Canada.

Greg Joy a ensuite porté le drapeau canadien lors de la cérémonie de clôture. 🇨🇦


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mardi 18 août 2026

Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière

 Jean-Paul II : appel à la sainteté et prière 


L'ère des saints n'est pas révolue, loin de là. Dans moins de trois semaines, nous célébrerons le premier anniversaire de la canonisation des deux jeunes saints que sont Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati. Mais plusieurs d'entre nous ont connu d'autres saints. Nombreux sont les Québécois et Québécoises qui ont vu de leurs yeux saint Jean-Paul II lorsqu'il est venu pour sa visite pastorale au Canada en 1984. Saint Jean-Paul II continue par ses écrits à creuser en nous le désir de la sainteté et l'excellent moyen pour y parvenir qu'est la prière. Voici ci-dessous quelques paragraphes de la Lettre apostolique qu'il a écrite au terme du grand jubilé de l'an 2000, intitulée : "Au début du nouveau millénaire" ("Nuovo Millennio Ineunte")

La sainteté

Et tout d'abord je n'hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement pastoral est celle de la sainteté...  Ce don de sainteté, pour ainsi dire objective, est offert à chaque baptisé... Mais le don se traduit à son tour en une tâche, qui doit gouverner toute l'existence chrétienne: « La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté » (1 Th 4,3). C'est un engagement qui ne concerne pas seulement certains chrétiens: « Tous les fidèles du Christ, quel que soit leur état ou leur rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité »... Je remercie le Seigneur, qui m'a permis de béatifier et de canoniser ces dernières années de nombreux chrétiens, et parmi eux beaucoup de laïcs qui se sont sanctifiés dans les conditions les plus ordinaires de la vie. Il est temps de proposer de nouveau à tous, avec conviction, ce « haut degré » de la vie chrétienne ordinaire: toute la vie de la communauté ecclésiale et des familles chrétiennes doit mener dans cette direction. 

La prière

Pour cette pédagogie de la sainteté, il faut un christianisme qui se distingue avant tout dans l'art de la prière... Mais nous savons bien aussi que la prière ne doit pas être considérée comme évidente. Il est nécessaire d'apprendre à prier, recevant pour ainsi dire toujours de nouveau cet art des lèvres mêmes du divin Maître, comme les premiers disciples: « Seigneur, apprends-nous à prier! » (Lc 11,1). Dans la prière se développe ce dialogue avec le Christ qui fait de nous ses intimes: « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4). Cette réciprocité est la substance même, l'âme, de la vie chrétienne et elle est la condition de toute vie pastorale authentique. Réalisée en nous par l'Esprit Saint, elle nous ouvre, par le Christ et dans le Christ, à la contemplation du visage du Père. Apprendre cette logique trinitaire de la prière chrétienne, en la vivant pleinement avant tout dans la liturgie, sommet et source de la vie ecclésiale, mais aussi dans l'expérience personnelle, tel est le secret d'un christianisme vraiment vital, qui n'a pas de motif de craindre l'avenir, parce qu'il revient continuellement aux sources et qu'il s'y régénère...

Oui, chers Frères et Sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur...

Mais on se tromperait si l'on pensait que les simples chrétiens peuvent se contenter d'une prière superficielle, qui serait incapable de remplir leur vie. Face notamment aux nombreuses épreuves que le monde d'aujourd'hui impose à la foi, ils seraient non seulement des chrétiens médiocres, mais des « chrétiens en danger ». Ils courraient en effet le risque insidieux de voir leur foi progressivement affaiblie, et ils finiraient même par céder à la fascination de « succédanés », accueillant des propositions religieuses de suppléance et se prêtant même aux formes extravagantes de la superstition.

Il faut alors que l'éducation à la prière devienne en quelque sorte un point déterminant de tout programme pastoral... 

Le primat de la grâce

Dans la programmation qui nous attend, nous engager avec davantage de confiance dans une pastorale qui donne toute sa place à la prière, personnelle et communautaire, signifie respecter un principe essentiel de la vision chrétienne de la vie: le primat de la grâce. Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même: celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. Certes, Dieu nous demande une réelle collaboration à sa grâce, et il nous invite donc à investir toutes nos ressources d'intelligence et d'action dans notre service de la cause du Royaume. Mais prenons garde d'oublier que « sans le Christ nous ne pouvons rien faire » (cf. Jn 15,5).

La prière nous fait vivre justement dans cette vérité. Elle nous rappelle constamment le primat du Christ et, en rapport à lui, le primat de la vie intérieure et de la sainteté. Quand ce principe n'est pas respecté, faut-il s'étonner si les projets pastoraux vont au devant de l'échec et laissent dans le cœur un sentiment décourageant de frustration? Nous faisons alors l'expérience des disciples dans l'épisode évangélique de la pêche miraculeuse: « Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre » (Lc 5,5). Tel est le moment de la foi, de la prière, du dialogue avec Dieu, qui ouvre le cœur au flot de la grâce et qui permet à la parole du Christ de passer à travers nous avec toute sa force: Duc in altum! Lors de cette pêche, il revint à Pierre de dire les mots de la foi: « Sur ton ordre, je vais jeter les filets » (ibid.). Permettez au Successeur de Pierre, au début de ce millénaire, d'inviter toute l'Église à cet acte de foi, qui s'exprime dans un engagement renouvelé de prière. (1)  

(1)https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/apost_letters/2001/documents/hf_jp-ii_apl_20010106_novo-millennio-ineunte.html

 

lundi 17 août 2026

Rosaire et cheminement à la vie chrétienne

 Rosaire et cheminement à la vie chrétienne


Aujourd'hui, l'Église du Québec et du Canada fête une des ses Bienheureuses : la Bienheureuse Élisabeth Turgeon, la fondatrice de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire qui avait à l'origine pour mission l'instruction et l'éducation des enfants pauvres des campagnes du vaste diocèse de Rimouski. Une des caractéristiques de sa personnalité fut sa tendresse. C'est ce que la liturgie de la messe d'aujourd'hui soulignait à plusieurs reprises. C'est aussi ce que confirme les Soeurs de sa Congrégation religieuse :  

"Sa tendresse maternelle comme sa confiance inébranlable sont sans limite" (1) 

(1840 - 1881)

Elle est décédée le 17 août 1881, il y a exactement 45 ans aujourd'hui et a été béatifiée par le pape François le 26 avril 2015. Pour la béatification, le pape François a délégué le Préfet du Dicastère pour la cause des Saints, le cardinal Angelo Amato. La célébration a eu lieu dans l'église Saint-Robert-Bellarmin à Rimouski. 

J'imagine que cette chère Bienheureuse a intercédé pour moi aujourd'hui car j'ai pris une décision importante ce matin avant de me rendre à la messe : en tant que responsable de la pastorale dans les deux paroisses qui sont confiées à notre Congrégation religieuse à Repentigny, je vais demander que les cheminements à la vie chrétienne des personnes de tous âges qui se donneront désormais chez nous, se concluent toujours par la prière d'un mystère du Rosaire. 

Je suis de plus en plus convaincu que la plus grande lacune de la formation à la vie chrétienne dans nos paroisses, est le manque de moments de prière. La prière est souvent qualifiée d'oxygène de l'âme, mais ce ne sont là souvent que de belles paroles. L'élément constitutif de notre religion n'est pas une doctrine, mais une Personne. Je devrais dire que ce sont plutôt trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Or pour connaître une personne, ce qu'il y a de mieux, ce n'est pas de lire des informations sur elle, mais de la rencontrer. Or en rencontre Dieu dans la prière. 

J'ai souvent désiré que les moments de formation à la vie chrétienne que j'animais, se terminent par la prière. Mais très souvent je ne réussissais pas à vivre un moment de prière avant la fin de la rencontre. J'agisssais comme si la chose la plus importante était de nourrir l'esprit et non pas le coeur. Or la prière est une oeuvre du coeur. De fait, la religion est une affaire de coeur. C'est cela la religion. 

C'est saint Jean-Paul II selon moi qui a le mieux fait comprendre la beauté et la grandeur du rosaire par sa lettre apostolique : Rosarium Virginis Mariae sur le Rosaire (16 octobre 2002) 

Avant de proposer la prière d'un mystère du Rosaire au terme de toute formation à la vie chrétienne, il faudra que les intervenants qui dispensent la formation aient fait l'expérience du rosaire dans leur vie. Les intervenants et intervenantes qui prient déjà le chapelet pourront dès la rentrée en septembre mettre en pratique cette nouvelle façon de faire.  

Voici le témoignage que j'ai lu aujourd'hui sur la toile (le web)
 

Le rosaire est-il une dévotion adaptée à notre époque ?

Je crois qu’il revient en force. Beaucoup de jeunes ont besoin de moyens tout simples de prier. Parmi eux, la prière du rosaire rencontre un vif succès. C’est une prière profonde qui permet d’aller au cœur de la foi et de l’Évangile. (2)

Cette citation est tout à fait exacte. Le pape Jean-Paul II a montré clairement que le centre du rosaire c'est Jésus, notre Sauveur. Le rosaire est une prière christologique. On contemple la vie de Jésus avec les yeux et le coeur de la Vierge Marie. C'est pour cela que le pape Jean-Paul II a ajouté cinq nouveaux mystères du rosaire : les mystères lumineux que sont le baptême de Jésus, les noces de Cana, Jésus qui annonce le Royaume, la Transfiguration de Jésus et l'Eucharistie. 

Je confie à la Bienheureuse Élisabeth Turgeon ce désir qui est le mien et cette décision que j'ai prise. 

(1) https://soeursdusaintrosaire.org/elisabeth/fondatrice/

(2) https://equipes-rosaire.org/le-rosaire-nest-pas-une-priere-elitiste