mercredi 24 février 2016

Marino Restrepo et l'Enfant-Jésus

Marino Restrepo et l’Enfant-Jésus
 Marino Restrepo devant une statue de l'Enfant-Jésus

Marino Restrepo a été kidnappé par des rebelles Colombiens, à la fin du jour de Noël 1997. Il venait tout juste de terminer une neuvaine à l’Enfant-Jésus, neuvaine en laquelle il ne croyait pas, mais qu’il a faite au cas où cela lui rapporterait quelque chose. Étrangement, c’est grâce au fait d’avoir été enlevé par des brigands en 1997 au terme du jour de Noël, que Marino Restrepo a recouvré la foi. Depuis ce temps, il essaie de propager la dévotion à l’Enfant-Jésus. Cela me touche, car je suis le curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus à l’extrémité est de l’île de Montréal, à la Pointe-aux-Trembles.

Voici une partie de son témoignage :

En 1997 je suis allé en Colombie pour Noël. Quand j’y suis arrivé, mes sœurs étaient encore en deuil car nous venions de perdre cinq membres de la famille. D’abord ma femme, qui est morte d’un cancer en 1992. Quelques mois plus tard, j’ai perdu mon plus jeune frère dans un accident aux Bahamas. Puis mon père, puis encore un frère, puis ma mère. Tous sont morts en moins de quatre ans.

Malheureusement je croyais en la réincarnation, ce qui – comme vous pouvez l’imaginer – me donnait une idée très différente de la mort. Mes sœurs cependant étaient croyantes et faisaient leur deuil à la manière chrétienne.

Quand j’y suis arrivé, une de mes sœurs était persuadée que ce serait bientôt son tour de mourir – puisqu'elle était malade et qu'après tant de décès rapprochés dans la famille on vient naturellement à se poser la question « A qui le tour ? ». C'était comme-ci un balai était venu balayer la famille. Elle m’a donc demandé de l’accompagner à l’église pour faire la neuvaine de Noël en honneur de l’Enfant Jésus. Cette dévotion catholique, était jadis, très connue dans le monde entier mais ne subsiste aujourd’hui qu’en Amérique Latine et aux Philippines, et depuis que je suis missionnaire j'essaie de la promouvoir. Il s’agit d’une très belle spiritualité que nous révèlent les mystiques de l’Église. C’est une spiritualité très puissante que celle de l’Enfant Jésus.

Mais j’avais quitté l’Église trente-trois années auparavant et je me fichais de l’Église. Je persécutais l’Église. Je me moquais des prêtres et je trouvais les Chrétiens ridicules, arriérés et ringards. C'était à eux d'apprendre les choses formidables que je connaissais. Certains membres de ma famille s’en sortaient bien et réussissaient dans le monde. Je me suis mis à leur suggérer de me suivre dans mes pratiques de divination, des boules de cristal, du tarot etc. Pendant tout ce temps, ma pauvre mère égrenait son chapelet en silence. Plus tard, après ma conversion, j’ai su que pendant toutes ces années, toute ma famille avait prié pour moi. Moi, je me trouvais super « cool » pendant tout ce temps-là ! Je croyais devancer tous ces retardataires ! J’avais tellement à leur apprendre ! Je suis sûr que chaque fois que je retournais en Californie après des vacances passes parmi eux, ils exorcisaient les maisons par lesquelles j’étais passé ! (rire) Car le diable lui-même leur avait rendu visite!
Ce Noël-là, j’ai donc accepté d'accompagner ma sœur à l’église, rien que pour lui faire plaisir. Cela faisait des années et des années que je n’avais pas mis les pieds dans une église. Pour moi, ma foi étant parfaitement syncrétique, l’église était comme n’importe quel lieu où se pratiquait la magie et ressemblait aux autres lieux ou temples que je fréquentais. J’avais perdu la dimension mystique de ma foi, de ma relation personnelle avec Jésus mon Dieu. J’avais perdu tout ce que savais sur le Christianisme. Pour moi, entrer dans une église était donc quelque chose de très différent que pour elle.
 
Le respect religieux de ma soeur m'intimidait, mais je poursuivais ma façon de concevoir les choses. Le prêtre disait : « Celui qui prie cette neuvaine avec foi et dévotion, recevra une grâce de la part de l'Enfant Jésus. » Cela me paraissait séduisant. Je me suis dit que je pourrais peut-être en tirer quelque chose. Voilà ma mentalité ! Chaque foi que je pouvais profiter de quelque chose, j'étais de la partie ! J'agissais toujours dans la perspective de gagner quelque chose – c'est typiquement la nature des gens qui appartiennent au monde.
 
Je me suis donc dit que j'allais demander à ce bébé de changer ma vie. Le changement auquel je pensais n'était évidemment pas celui que vous êtes en train de contempler ici et maintenant! (rire) Le changement que vous voyez ici était selon Son idée à Lui! Mon idée était plutôt selon la pensée de ce monde. J'avais un tas de projets terribles ! Je n'ai bien sûr pas dit à ma soeur ce que je demandais sachant très bien ce qu'elle pensait, et j'ai l'ai donc gardé pour moi.

Chaque jour nous allions donc à l'église pour prier la neuvaine à l'Enfant Jésus. Ma soeur me disait : « Prie avec beaucoup de foi ! » et je répondais « Bien sûr! » Mais (rire) elle ne savait pas vraiment ce que j'étais en train de demander.

Aujourd'hui je dis aux gens : « Je sais que vous êtes de bons Catholiques et que vous avez sans doute une bonne collection de neuvaines à prier, mais j'en ai une à vous recommander: la neuvaine à l'Enfant Jésus. Seulement, préparez-vous à Son sens de l'humour !
 
Parce que je vais maintenant vous raconter comment Il m'a répondu et comment Il a changé ma vie.

Vingt-quatre heures après avoir terminé la neuvaine - elle commence le seize décembre et se termine le vingt-quatre à la messe de minuit quand on célèbre la naissance de Jésus - donc vingt-quatre heures après, à minuit, le vingt-cinq décembre, le Seigneur m'a donné la grâce de la neuvaine et Il a changé ma vie.

Je conduisais dans une plantation de café d'un de mes oncles dans ma ville natale. Comme je passais par le portail de son ranch, six hommes, lourdement armés sont sortis de la forêt et m'ont enlevé. Ils ont mis un cache sur ma tête, m'ont attaché les mains derrière le dos, m'ont mis une corde autour de la taille et m'ont conduit dans la jungle. Pendant toute la nuit ils me tiraient en avant et en arrière en me poussant avec leurs armes.

Pour lire la suite, voir:

Son Histoire | Marino Restrepo

www.marinorestrepo.com/fr/son-histoire

A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est ....Plus tard, après ma conversion, j'ai su que pendant toutes ces années, toute  ...




mardi 23 février 2016

Charles Dutoit et Martha Argerich à Montréal

Charles Dutoit et Martha Argerich à Montréal
 

Jeudi dernier, le 18 février 2016, mon frère Luc qui est prêtre diocésain à Québec, est venu entendre jouer Martha Argerich à Montréal, alors que le chef d’orchestre Charles Dutoit faisait un retour dans notre ville après quatorze ans d’absence.   

Mon frère m’a dit que c’était le concert de sa vie; que jamais il n’avait entendu un concert aussi beau.

Nous pouvons, pendant un temps limité, visionner et entendre ce concert gratuitement sur le web. Voici le lien: (je vous conseille d'employer le mode " plein écran " et d'écouter le Bolero de Ravel, joué en rappel)

Charles Dutoit dirige Berlioz, Beethoven, Stravinsky et ... - Like

fr.medici.tv/#!/charles-dutoit-conducts-berlioz-beethoven...ravel...

Après quatorze années d'absence, Charles Dutoit fait son grand retour auprès de l'Orchestre ... Un moment historique à suivre en direct sur medici.tv. Dans le ...






dimanche 21 février 2016

Le Dieu des sorties (2)

Le Dieu des sorties (2)

En ce deuxième dimanche du Carême, comme à chaque année, l’Église nous propose de méditer sur la Transfiguration de Jésus. La transfiguration, c’est essentiellement la divinité de Jésus présente au plus profond de lui, qui se laisse voir au grand jour. La lumière divine du Verbe éternel, cachée durant plus de trente ans, jaillit pendant quelques instants de l’être profond de Jésus et irradie tout son corps, au grand étonnement des trois témoins privilégiés que sont Pierre, Jacques et Jean.

Le message que j’en tire aujourd’hui est celui-ci: Dieu veut, de tout temps se manifester. Il choisit des occasions pour le faire. Et il nous demande à nous, de coopérer à cela. Le pape François ne cesse de nous dire que notre Dieu est un Dieu qui sort, qui se manifeste à l’extérieur; et que les chrétiens ont pour mission de manifester Jésus, de le rendre présent au monde. Aujourd’hui, la première lecture de la messe commence ainsi: « Le Seigneur parlait à Abraham dans une vision. Puis il le fit sortir … » Voilà la vie chrétienne résumée en son essence: le chrétien est celui ou celle qui vit une intimité avec Jésus, qui parle et dialogue avec Lui, et qui ensuite sort.

En notre paroisse, c’est le message que le Seigneur ne cesse de vouloir nous faire comprendre depuis plus d’un an: nous devons résolument nous tourner vers l’évangélisation. L’évangélisation, c’est porter Jésus aux autres.

Le premier et le plus efficace des moyens de porter Jésus aux autres, c’est de permettre à Jésus d’être vu par plusieurs. Et ce moyen, c’est l’adoration eucharistique. Si nous voulons que Jésus se manifeste, il faut commencer par le sortir du tabernacle et le montrer au monde. Il faut donner la chance aux chrétiens de venir voir Jésus directement, sans intermédiaire. Ce qui ressemble le plus à Jésus transfiguré sur la montagne, c'est Jésus présent dans l'Eucharistie. Jésus est là avec son corps glorieux et lumineux. Nous avons un trésor caché dans le tabernacle et nous ne le sortons presque jamais. Si l’Église permet que le Saint-Sacrement soit conservé dans un endroit précis qui se nomme le tabernacle, c’est d’abord et avant tout pour que les personnes malades qui ne peuvent pas se déplacer, puissent recevoir chez eux le Corps et le Sang de Jésus, leur Sauveur. Mais la deuxième raison pour laquelle l’Église demande de conserver l’Eucharistie, c’est pour permettre l’adoration eucharistique.

Je viens de lire la courte autobiographie d’un prêtre de Montréal, l’abbé Gilbert Chabot, décédé le 28 décembre dernier, à l'âge de 85 ans. Gilbert Chabot était policier avant de devenir prêtre. Vous pouvez lire cette courte autobiographie sur l’internet, gratuitement en PDF. J’ai mis le lien au bas du présent blogue (1). Aux pages 23 et 24, Gilbert Chabot raconte qu’une fois devenu prêtre, il a été nommé vicaire dans la paroisse Saint-Georges, à Montréal. Le curé lui a dit que puisqu’il avait été policier, il pourrait peut-être faire quelque chose pour un de ses paroissiens qui est policier et qui ne s'est pas confessé depuis cinquante ans. L’abbé Chabot se rendit plusieurs fois auprès de son confrère policier et il l’a souvent invité à recevoir le sacrement de la réconciliation. Mais à chaque fois, le policier a refusé catégoriquement. Jusqu’au jour où le policier tomba gravement malade et s’approchait de la mort. L’épouse de ce policier savait que son mari était à l’article de la mort et elle a téléphoné à l’abbé Chabot pour que celui-ci lui puisse venir le confesser. L’abbé Chabot répondit à cette femme que c’était peine perdue; qu’il avait essayé en vain plusieurs fois. Mais la dame a tellement insisté que l’abbé Chabot, fâché, a accepté de se rendre au chevet du policier mourant. Mais cette fois-là, il s’est dit que ce serait la bonne fois. Il est alors allé au tabernacle pour chercher l’Eucharistie. Il a mis une hostie dans une custode et s'est rendu auprès du mourant. Il essaya de nouveau en vain de convaincre le policier de se confesser, en lui laissant entendre qu’il n’avait plus grand temps à vivre. Mais le policier rétorqua qu’il n’était pas si malade que cela. Alors l’abbé Chabot dit au policier que s’il refusait aujourd’hui son invitation, c’est Jésus Lui-même qu’il refusait puisque Jésus était là avec eux dans cette pièce. L’abbé Chabot sort alors la custode de sa poche, l’ouvre, et montre l'hostie au policier. En l’espace de quelques secondes, le policier accepte de se confesser. Et l’abbé Chabot de dire: j’ai tout essayé pendant des mois pour que ce policier se confesse et il a suffi d’un regard posé sur l'Eucharistie pour que le policier accepte de se confesser. Voilà ce qui se passe lorsqu’on donne aux gens l’occasion de voir, de regarder et contempler le Seigneur de gloire, le Seigneur Ressuscité, dans le sacrement de son Amour qu’est l’Eucharistie.

La conclusion de cette histoire est celle-ci: Quand allons-nous nous décider à sortir Jésus de son tabernacle, pour le montrer aux gens, aux personnes qui ont le droit de venir passer du temps avec Lui?

Dans sa courte autobiographie, l’abbé Chabot nous révèle que c’est devant le Saint-Sacrement exposé qu’il a senti l’appel à devenir prêtre. Cette fois-ci, je vais citer mot à mot l’abbé Chabot:    

« Les Quarante-Heures mises à part, les hommes se réunissaient à la basilique Notre-Dame dans la chapelle du Sacré-Cœur de Jésus. À tous les jeudis soirs, c’était le ralliement central. Tous les hommes étaient là, et moi aussi j’y étais bien fidèlement. C’est un jeudi soir, dans la Chapelle du Sacré-Cœur de Jésus où assis avec des confrères dans le dernier banc, j’attendais l’aumônier. Le prêtre s’est amené, a posé Jésus dans l’Ostensoir et au moment même où il L’a placé dans l’Ostensoir: Il m’a vu et je L’ai vu! « Par ta lumière, nous voyons la lumière » (Ps 36, 10). Il m’a saisi radicalement. Je me suis écroulé sur mon banc et j’ai pleuré comme un enfant. Imaginez la scène, un policier qui s’écroule sur son banc et pleure entouré d’hommes. Tous se demandent: Que se passe-t-il? Est-il malade? Que lui arrive-t-il? Je n’ai jamais oublié cette saisie du Christ et c’est à cet instant précis que j’ai compris intérieurement et d’une façon éternelle que le Christ est vivant, que le Christ est agissant, que Jésus est là comme nulle part ailleurs, en même temps j’ai compris par une grâce intérieure, ceci: PRÊTRE.

Comprendre cela, c’est assez pour vous assommer. Vous restez là, sans être capable de bouger. Cette emprise du Christ a duré presque une journée et demie. Après la cérémonie, les gens me parlaient, j’entendais bien ce qu’ils me disaient mais je ne comprenais pas. Je n’étais pas là, je ne saisissais rien.

À la suite de cette rencontre, ma mère à la maison me trouvait bien distrait. Elle me disait: « Je te parle, tu ne réponds pas. » C’est seulement le lendemain après-midi que j’ai fini par revenir sur terre, que les personnes, les choses ont repris de leur consistance. » (pp. 16 et 17)



Abbé Gilbert Chabot  1930 - 2015

Dans deux semaines environ, ce seront les vingt-quatre heures pour le Seigneur, demandées par le pape François. C’est la troisième année qu’il nous demande cela. Le vendredi 4 mars, nous serons invités à garder l’église ouverte durant vingt-quatre heures, pour permettre aux gens de venir prier le Seigneur. Nous en profiterons pour vivre l’adoration perpétuelle dans la chapelle que nous avons inaugurée il y a un peu moins d’un an, dans le but que nos paroissiens puissent avoir accès à l’eucharistie, au sacrement de l’Amour par excellence. Dans la pensée du pape, les vingt-quatre heures pour le Seigneur sont surtout l’occasion de permettre aux baptisés de se réconcilier avec Dieu en recevant le sacrement de la réconciliation. Le présent Jubilé de la Miséricorde est une occasion merveilleuse de goûter la Miséricorde divine. Voici comment le pape François a décrit les premières vingt-quatre heures pour le Seigneur, en 2014 :

« Vendredi et samedi prochains, nous vivrons un moment pénitentiel spécial, appelé « 24 heures pour le Seigneur ». Il commencera vendredi après-midi, par la célébration dans la basilique vaticane, puis dans la soirée et pendant la nuit, des églises du centre de Rome seront ouvertes pour la prière et pour les confessions. Ce sera — on peut l’appeler ainsi — ce sera la fête du pardon, qui aura lieu aussi dans de nombreux diocèses et de nombreuses paroisses du monde. Le pardon que le Seigneur nous donne doit être fêté, comme l’a fait le père de la parabole du fils prodigue, qui, lorsque son fils est revenu chez lui, a fait la fête, en oubliant tous ses péchés. Ce sera la fête du pardon. » (2)

Comme il est beau et bon que le pape nous rappelle que le pardon est une fête. C’est une fête pour Dieu de nous pardonner; ce devrait aussi être une fête pour nous de nous laisser réconcilier avec Dieu. Le pape a choisi de vivre les vingt-quatre heures pour le Seigneur lors de la fin de semaine du dimanche appelé: Laetare (mot latin signifiant « se réjouir »). Le quatrième dimanche du Carême, est à chaque année le dimanche de la « joie ». Le prêtre peut en ce dimanche porter des vêtements roses. L’Église veut en ce dimanche, associée la couleur violette du Carême à la couleur blanche de Pâques; ce qui donne la couleur rose. C’est un peu comme si l’Église montrait son ardent désir d’arriver à la joie de Pâques. Le pape François a probablement volontairement choisi le dimanche de la joie pour fêter en même temps la joie du pardon, la joie de la réconciliation.

(1) [PDF]

Témoignage d’un policier devenu prêtre - Missa

www.missa.org/gc_040209.pdf

duire le témoignage que l'abbé Gilbert Chabot donne sur l'histoire de sa vocation au ..... désir d'entrer au service de la Police même si je n'avais pas beaucoup.

(2) 

Angélus, 23 mars 2014 | François

https://w2.vatican.va/.../angelus/2014/.../papa-francesco_angelus_20140...

23 mars 2014 - ANGÉLUS. Place Saint-Pierre IIIe Dimanche de Carême, 23 mars 2014.... moment pénitentiel spécial, appelé « 24 heures pour le Seigneur ».



mardi 16 février 2016

Des nouvelles d'Archer

Des nouvelles d’Archer
 
                              Archer Senft

Si vous lisez régulièrement mon blogue, j’imagine que vous avez entendu parler d’Archer Senft, ce jeune de 17 ans qui, à la suite d’un saut dans l’océan au New-Jersey, est paralysé du haut de la poitrine jusqu’aux pieds. La mère d’Archer, Louise, connaît les Oblats de la Vierge Marie et est au courant que notre fondateur a besoin d’un miracle pour être béatifié. Elle demande un miracle à Dieu pour Archer, par l’intercession du Père Bruno Lantéri, le fondateur de notre Congrégation religieuse. Cette dame a fait connaître notre fondateur dans les médias à Baltimore, son lieu de résidence, en particulier au moyen de la télévision. Elle encourage toute personne à prier Dieu par l’intercession de Bruno Lantéri, pour la guérison miraculeuse de son garçon.

Je me suis joint à cette cause et je fais prier mes paroissiens à cette fin. Je vous ai aussi invités, chers lecteurs et lectrices, à vous joindre à cette cause. Je vous remercie si vous l'avez fait. Si vous ne l'avez pas fait, il est encore temps d'y adhérer. Vous trouverez, dans le dernier lien mis ci-dessous, la prière que j'ai composée pour la guérison d'Archer. 

Après six mois de séjours dans trois hôpitaux, Archer est finalement retourné chez lui le 4 février dernier. La condition physique d’Archer fait des progrès étonnants qui n’étaient pas prévus par les médecins.

Voici ma traduction d’un message reçu aujourd’hui. L’auteur du message est une très bonne amie de la famille Senft :

« Archer a quitté le Centre de réhabilitation Kennedy Krieger plus tôt ce mois-ci. Il n’a plus besoin du ventilateur qui l’aidait à respirer; ce qui est étonnant car le Shepherd Center d’Atlanta avait donné son congé à Archer parce que les médecins de cet hôpital ne croyaient pas qu’il puisse un jour se passer d’un ventilateur. Cela était dû à 22 ou 23 bulles dans un des poumons d’Archer. Archer peut aussi mouvoir ses biceps, ce qui est aussi un progrès étonnant pour quelqu’un qui a subi la rupture du disque intervertébral C5. Vous pouvez voir, ci-dessous, un clip que la télé WJZ de Baltimore a mis sur les ondes hier, le 15 février 2016, et qui présente Archer retournant à la maison. Cette vidéo ne mentionne pas le Vénérable Bruno Lantéri, mais vous aurez l’opportunité de voir Archer et de l’entendre parler. »

Vidéo montrant Archer de retour à la maison (cela prendra quelques secondes avant de voir la vidéo): 

Community Rallies Around 'Archer Strong' McDonogh Student

baltimore.cbslocal.com/.../community-rallies-around-...



Voir aussi les blogues suivants:

Dieu ma joie: Prions le Père Lantéri pour Archer

dieumajoie.blogspot.com/2015/.../prions-le-pere-lanteri-pour-archer.htm...


Dieu ma joie: Pour la béatification de notre fondateur


dieumajoie.blogspot.com/.../pour-la-beatification-de-notre-fondateur.ht...


lundi 15 février 2016

Réflexions sur le Carême 2016

Réflexions sur le Carême 2016

Chers amis,

Je vous souhaite un très beau Carême. Ce Carême 2016 est très spécial à mes yeux. Il est vraiment une bénédiction de Dieu. L’année que nous vivons est tout simplement extraordinaire. Ce Jubilé de la Miséricorde voulu par notre cher pape François, est un événement unique dans l’histoire de l’Église. À ma connaissance, jamais l’Église n’a vécu une telle année de grâce, une année qui a un tel focus, une telle finalité: connaître en profondeur la première Personne de la Sainte Trinité, en ce qu’Elle a de plus beau, de plus grand, de plus mystérieux: sa MISÉRICORDE INFINIE. Laissons-nous attirer par le Père, en cette année de grâce. Demandons-Lui d’expérimenter au plus profond de nous sa MISÉRICORDE. Si nous voulons toucher les autres, il faut absolument se laisser toucher par Dieu. J’ai mis ces jours-ci sur mon blogue un merveilleux texte de Charles Péguy sur la Sainte Vierge. Péguy dit ceci, en parlant de la Vierge Marie: « À celle qui est infiniment touchante. Parce qu’aussi elle est infiniment touchée ».

 

Le premier jour du Carême, le Mercredi des Cendres, à chaque année, Jésus nous invite à nous tourner ver le Père. Jésus nous invite à faire dans le secret des actes de miséricorde (désignés par le mot: aumône), des actes de piété (désignés par le mot: prière) et des actes de pénitence (désignés par le mot: jeûne).

 

« Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites: ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6, 2-6)

 

Pourquoi faire ces choses dans le secret? Certainement par humilité. Mais aussi et surtout pour nous habituer à vivre chaque instant de nos vies sous le regard de Dieu, et non pas des hommes. Tout ce que je fais, Dieu le voit. Dieu le Père est un papa qui veille continuellement sur ses enfants et qui les regarde avec amour. Non seulement Dieu voit tout ce que je fais, mais tout ce que je fais de bien, sera récompensé par Lui. C’est une façon pour Lui, de me manifester son Amour, sa Bonté et sa Bienveillance. C’est très rare, à mon humble avis, que nous osons aujourd’hui penser à notre relation à Dieu en termes de récompense. On insiste beaucoup aujourd’hui sur le fait qu’on doive servir Dieu en toute gratuité, sans rien exiger en retour. C'est vrai, et c'est très beau. Mais Dieu nous dit dans sa Parole, qu'il récompensera toutes nos bonnes actions. On ne peut pas empêche Dieu de donner et de se donner. Nous savons très bien qu’une personne qui aime beaucoup donner aux autres, mais qui a beaucoup de difficulté à recevoir, a un problème. Et ce problème a certainement comme cause l’orgueil. L’orgueil dans la Bible consiste précisément dans le fait de ne pas recevoir de Dieu, mais de faire à notre tête, selon nos caprices et nos instincts. Tel fut l’origine du tout premier péché. Durant notre vie, nous devons apprendre à donner, mais nous devons aussi apprendre à recevoir. 

 

La Parole de Dieu et la vie chrétienne, sont pleines de paradoxe, de choses qui ne semblent pas devoir aller ensemble. Saint Paul parle souvent de façon paradoxale: il se considère comme celui qui, parmi les apôtres, a travaillé le plus fort dans la vigne du Seigneur, et aussi comme le dernier des apôtres.

 

Il est vrai qu’il est beau de travailler gratuitement pour Dieu, de ne rien désirer en retour. Mais il est beau aussi de considérer notre Père du ciel comme quelqu’un qui veut sans cesse nous faire du bien, nous donner des cadeaux. Quel père terrestre n’aime pas donner des cadeaux à ses enfants? Jésus dirait probablement : « Combien plus votre Père céleste … »

 

Jésus aujourd’hui nous invite à la joie, à la joie de savoir que notre Père du ciel voit toutes nos bonnes actions et qu’Il les récompense toutes. Comment? Lui seul le sait. « Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 42)

 

Dans l’évangile du début Carême, Jésus ne nous invite pas à la gratuité, mais à faire les choses à la vue de Dieu seulement, et non à la vue des hommes. Quand nous faisons le bien, nous sommes souvent heureux, je pense, d’être vus des hommes, d’être vus par d’autres. Nous ne sommes peut-être pas tous comme les gens dont parle Jésus dans l’évangile que nous commentons en ce moment, et qui faisaient tout, semble-t-il, pour être vus des autres. Mais il nous arrive à nous aussi, je pense, d’agir un peu dans le but d’être vus par autrui. Si je fais le bien pour être vu des autres et que de fait, les autres me voient faire le bien, alors mon but est atteint; j’ai eu ma récompense, comme le dit si bien Jésus. Je travaillais pour un but et j’ai atteint ce but.

 

Or Jésus nous invite à la foi et à l’espérance. Il ne nous dit pas comment notre Père du ciel nous récompensera, ni quand Il nous récompensera. Il nous dit simplement qu’il le fera: « Ton père voit ce que tu fais en secret : Il te le revaudra. »

 

Ce qui est intéressant ici, c’est que Jésus ne nous dit pas quand le Père va nous récompenser. Souvent Jésus nous invite à espérer « au bout », comme on dit, car Il nous invite à attendre la récompense à la fin des temps. Ça c’est loin; ça c’est exigeant. Ça ça demande de l’espérance. Plus la récompense est éloignée, plus il nous faut d’espérance:

 

« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » (Mt 5, 11-12)


Mais dans l’évangile que  nous commentons en ce moment, Jésus ne nous dit pas quand notre Père du ciel nous le rendra. Nous sommes donc tout à fait en droit d’espérer qu’Il nous fera bientôt un cadeau.





jeudi 11 février 2016

Péguy et la Vierge Marie

Péguy et la Vierge Marie

  

Chers amis, si vous êtes des habitués de mon blogue, vous aurez peut-être trouvé étrange que je sois si silencieux depuis quelques jours. Il y a bien sûr des raisons à cela, mais il ne serait pas d’une grande utilité de vous exposer ces raisons.

 

En ce 11 février, nous nous rappelons la première apparition de Notre-Dame à Lourdes, en 1858. En 1992, le pape Jean-Paul II a fait du 11 février la « journée mondiale des malades ». Depuis plus de 150 ans, la Vierge Marie vient au secours des millions de pèlerins qui viennent la prier et demander son secours maternel, au pied des Pyrénées, à Lourdes. Il était donc logique et normal de faire de la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades.

 

En cette journée mariale, je désirais honorer à ma façon la Mère de Dieu et notre Mère. J’ai décidé de le faire en citant un merveilleux texte de Charles Péguy sur la Vierge Marie. Dans l’œuvre admirable de Péguy, intitulée « Le porche du mystère de la deuxième vertu », Péguy s’exprime ainsi:

 

« Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas.   … Et où il faut monter, monter encore, monter toujours, toujours plus haut, aller encore. Jusqu’à la dernière sainteté, la dernière pureté, la dernière beauté, le patronage dernier.  …

 

Alors il faut prendre son courage à deux mains. Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout.

 

Être hardi. Une fois. S’adresser hardiment à celle qui est infiniment belle. Parce qu’aussi elle est infiniment bonne.

 

À celle qui intercède. La seule qui puisse parler avec l’autorité d’une mère.

 

S’adresser hardiment à celle qui est infiniment pure. Parce qu’aussi elle est infiniment douce.

 

À celle qui est infiniment noble. Parce qu’aussi elle est infiniment courtoise. Infiniment accueillante. Accueillante comme le prêtre qui au seuil de l’église, va au-devant du nouveau-né jusqu’au seuil. Au jour de son baptême. Pour l’introduire dans la maison de Dieu.

 

À celle qui est infiniment riche. Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre.

 

À celle qui est infiniment haute. Parce qu’aussi elle est infiniment descendante.

 

À celle qui est infiniment grande. Parce qu’aussi elle est infiniment petite. Infiniment humble. Une jeune mère.

 

À celle qui est infiniment jeune. Parce qu’aussi elle est infiniment mère.

 

À celle qui est infiniment droite. Parce qu’aussi elle est infiniment penchée.

 

À celle qui est infiniment joyeuse. Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse.

 

Septante et sept fois septante fois douloureuse.

À celle qui est infiniment touchante. Parce qu’aussi elle est infiniment touchée.

 

À celle qui est toute Grandeur et toute Foi. Parce qu’aussi elle est toute Charité.

 

À celle qui est toute Foi et toute Charité. Parce qu’aussi elle est toute Espérance. » (1)

 

 

(1) Charles Péguy, Le porche du mystère de la deuxième vertu, dans Péguy Oeuvres poétiques complètes, Éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, pp. 566 -569.

 


 

samedi 6 février 2016

Vous n'en croirez pas vos yeux et vos oreilles


Vous n’en croirez pas vos yeux et vos oreilles 
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http://fr.aleteia.org/2016/02/02/laissez-vous-emouvoir-par-cet-enfant/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=topnews_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

Si quelqu'un parmi vous peut m'indiquer qui est ce jeune prodige, j'en serais très heureux. 


La prochaine vidéo nous montre une jeune québécoise qui participe en ce moment à l'émission de Radio-Canada, intitulée " Virtuose ", animée par Grégory Charles. 

Janaya Lo, Fantaisie-Impromptu Op. 66 by F. Chopin ...

https://www.youtube.com/watch?v=uQ8m2aiimZM
8 juin 2015 - Ajouté par Jj Lo
Janaya Lo, student of Dr. Andrea Botticelli, performance June 7, 2015 at the Mazzoleni Hall - Royal ...


Et si vous avez du temps, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur ceci, qui est pas mal non plus.

5 ans et déjà prodige du piano - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=owh-saFuvhU
28 août 2012 - Ajouté par Buzz Land
... Board of the Royal Schools of Music) PIANO Grade5 - Flood Time et Air. ... Une jeune surdouée de la guitare électrique à 8 ans seulement!