mardi 21 avril 2015

Le Seigneur fait bien les choses

Le Seigneur fait bien les choses

L’être humain a souvent tendance à penser que c’est lui qui influence le cours des choses. Or, le grand coordonnateur de l’univers et de nos vies, c’est Dieu. Dieu voit plus loin que nous et Dieu sait tout. Il se sert de la liberté humaine pour gouverner le monde. Voilà tout un mystère: nous demeurons des personnes libres, mais en usant de notre liberté, nous accomplissons le dessein bienveillant de notre Père qui est au cieux.

Si vous lisez régulièrement mon blogue, vous savez que notre paroisse est en train de vivre un processus de revitalisation. Une étape très importante dans la revitalisation de la paroisse, a été franchie hier, lors du troisième dimanche de Pâques. Nous avons inauguré et béni notre nouvelle chapelle d’adoration eucharistique, qui porte le nom de « Chapelle Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus ». Nous sommes convaincus que c’est Jésus Eucharistie qui revitalisera sa paroisse; qui donnera le goût de Le suivre, de Le faire connaître, de L’annoncer et de L’aimer.

Nous avions choisi depuis trois mois la date du 19 avril, pour vivre ce grand événement. Pourquoi avions-nous choisi le 19 avril? Pour aucune raison spécifique. Cela nous donnait un certain temps pour convertir en chapelle, le local que nous avions choisi. Or, sans qu’on y ait pensé, le 19 avril coïncidait avec le troisième dimanche de Pâques. Depuis quelques années, je donne un nom spécial à la troisième semaine de Pâques; je la nomme « la Semaine Eucharistique ». Pourquoi? Parce qu’à la messe de chaque jour de cette semaine, l’évangile qui est proclamé est tiré du discours sur le Pain de Vie que Jésus a prononcé dans la synagogue de Capharnaüm. Je vous encourage à vous unir à l’Église universelle durant la présente semaine, en lisant et en méditant le chapitre 6 de l’évangile selon saint Jean. Je vous invite aussi à lire le blogue que j’ai écrit sur la Semaine Eucharistique. Pour vous diriger vers ce blogue en un clic, veuillez cliquer sur les mots suivants: 
dieumajoie.blogspot.com/2013/04/la-semaine-eucharistique.html 

Comme Dieu fait bien les choses! Nous avons inauguré notre chapelle d’adoration en plein durant la Semaine Eucharistique, la Semaine du Pain de Vie.

À la messe d’hier, un de nos paroissiens, M. Jacques Trottier, a donné un témoignage sur la grâce eucharistique qu’il a reçue, il y a de cela quelques années. Ce témoignage est très touchant. J’espère vous donner l’occasion de lire ce témoignage d’ici quelques jours, sur mon blogue.

La pièce maîtresse de la chapelle, est bien sûr le tabernacle. Ce tabernacle, ainsi que son support en bois, ont été faits par un de nos principaux bénévoles et artistes, M. Pierre Cappuccilli.

Le second élément en importance, dans la chapelle, est l’œuvre d’art qui entoure le tabernacle. Cette œuvre d’art consiste en deux peintures sur bois, réalisées par Sœur Trinh Ta, csc. Cette religieuse est une amie de notre RSE (Répondante au Service à l’Enfance) et artiste elle-même: Mme Anne Marie Forest.

Voici comment Sœur Trinh Ta, décrit les peintures qu’elle a faites pour notre chapelle:

Je vous écris à propos des anges gardiens du cœur.

Quand j'ai commencé à faire des esquisses, on était en plein Carême.
L'ange du côté gauche tient dans sa main droite (dans un geste d'offrande) la couronne d'épines de Jésus et une rose de couleur rose.  Ces objets symbolisent les peines et les joies dans nos vies. Les anges nous invitent de les offrir à Dieu dans la confiance et l'abandon.

L'ange du côté droit est l'ange de l'écoute. Il nous invite à écouter la voix de Dieu manifestée dans les Évangiles. Et c'est cette voix qui nous guide, au-delà des peines et des joies de la vie, à suivre le Christ.

Je me suis inspirée des couleurs d’Arcabas, artiste bien connu.

La couronne d'épines et la rose ne sont pas encore peintes, mais le geste d'offrande est parlant par lui-même.

Je ne sais pas si j'ai oublié quelque chose...

À vous, bonne fête d'inauguration pour dimanche!

Trinh Ta

 



samedi 18 avril 2015

Admirable Paul VI

Admirable Paul VI

Le grand pape Paul VI a été béatifié par le pape François le 19 octobre dernier. Voici les mots que le pape François a utilisé ce jour-là, pour parler du géant de la chrétienté que fut le pape Paul VI:

« À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante: merci! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église !

Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté: « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105). Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.

Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l’engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnementDocumentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l’Église et en la guidant pour qu’elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue). » (Homélie à la béatification de Paul VI, le 19 octobre 2014)

Personnellement, je considère le pape Paul VI, comme un martyr. On l’a crucifié et calomnié sur la place publique, tout comme son très doux Seigneur.

Je vais vous dire en quoi les papes suscitent particulièrement mon admiration. Les papes que j’ai connus de mon vivant, sont tellement positifs !  Malgré de grandes souffrances personnelles, malgré qu’ils soient au courant bien mieux que nous des maux qui affligent la société et l’Église, ils conservent un regard admiratif et enchanté sur le monde dans lequel ils vivent. Voilà qui ne cesse de m’étonner. Mais je connais très bien la cause de ce regard positif qu’ont les papes. S’ils réussissent à voir le beau dans le monde et dans la création, c’est parce qu’ils ont développé un esprit de prière et de contemplation, qui leur fait voir le monde avec les « yeux de Dieu ». C’est la lumière divine qui les éclaire et qui les guide; et qui leur permet de voir que tout cela est bon (Gn 1, 10).

Je remercie mon confrère Alain Vaillancourt, omv, responsable de la Revue Sainte Rita à Nice, de m’avoir fait connaître le texte de Paul VI dont je citerai quelques extraits ci-dessous. Je vous invite à aller sur le site web mentionné à la fin du présent blogue, pour lire en entier cette méditation extraordinaire du pape Paul VI.

MÉDITATION DE PAUL VI

Dans le numéro daté du 5 août, "L'Osservatore Romano" quotidien a publié un texte inédit de Paul VI intitulé "Pensée sur la mort", précédé d'une note introductive de Don Pasquale Macchi, qui a été le secrétaire particulier du Pape Montini pendant les quinze ans de son Pontificat.

Voici le document en traduction:

Tempus resolutionis meae instat... Voici venu le moment de carguer les voiles (2 Tm 4, 6).

"Certus quod velox est depositio tabernaculi mei" Je suis certain que je devrai bientôt abandonner ma tente (2 P 1, 14). "Finis venit, venit finis" La fin ! La fin arrive.

Ces considérations évidentes sur le caractère précaire de la vie temporelle et sur la venue inévitable et toujours plus proche de sa fin s'imposent. Il ne serait pas sage de s'aveugler devant ce destin inéluctable devant la ruine désastreuse qu'il entraîne avec lui, devant la mystérieuse métamorphose qui ne va pas tarder à s'accomplir dans mon être, devant ce qui se prépare.

L'heure est proche. Depuis quelque temps j'en ai le pressentiment.

Voici: il me plairait, sur la fin, d'être dans la lumière. …  Quant à moi, j'aimerais avoir finalement une notion récapitulative et sage du monde et de la vie: je pense qu'une telle notion devrait s'exprimer en reconnaissance: tout était don, tout était grâce; et comme il était beau le panorama par lequel on a passé; trop beau, tellement qu'on s'en est laissé attirer et charmer, alors qu'il devait paraître comme un signe et une invitation.

Mais de toute façon, il semble que l'adieu doive être exprimé par un grand et simple acte de reconnaissance, mieux, de gratitude : malgré ses tourments, ses obscurs mystères, ses souffrances, ses faiblesses, la vie terrestre est un fait merveilleux, un prodige toujours original et émouvant un événement digne d'être chanté, un hymne de joie et de gloire: la vie, la vie de l'homme! N'est pas moins digne d'exaltation et d'heureux étonnement le cadre qui environne la vie de l'homme : ce monde immense, mystérieux, magnifique, cet univers aux mille forces, aux mille lois, aux mille beautés, aux mille profondeurs. C'est un panorama enchanteur. On dirait de la prodigalité sans mesure. Et ce regard quasi rétrospectif fait naître le regret de ne pas l'avoir assez admiré ce tableau, de ne pas avoir admiré, comme elles le méritaient, les merveilles de la nature, les surprenantes richesses du macrocosme et du microcosme. Pourquoi ne pas avoir suffisamment étudié exploré, admiré le cadre dans lequel la vie s'est déroulée? Quelle impardonnable distraction, quelle regrettable superficialité! On doit toutefois reconnaître, au moins in extremis, que ce monde "qui per lpsum factum est", qui a été fait par Lui, est merveilleux. Je te salue et te célèbre au moment ultime, oui, avec une immense admiration ; et comme je le disais, avec gratitude: tout est don ; derrière la vie, derrière la nature, l'univers, se trouve la Sagesse; et puis, je le dirai dans ce lumineux adieu (Tu nous l'a révélé, ô Christ Seigneur) il y a l'Amour!

Mais maintenant en ce couchant révélateur, en plus de celle de la dernière lumière du soir, présage de l'éternelle aurore, une autre pensée occupe mon esprit: et c'est l'anxiété de profiter de la onzième heure, la hâte de faire quelque chose d'important avant qu'il ne soit trop tard. Comment réparer les actions mai faites, comment récupérer le temps perdu, comment saisir dans cette dernière possibilité de choisir "l'unum necessarium"?, la seule chose nécessaire?

À la gratitude fait suite le repentir. Au cri de gloire vers Dieu Créateur et Père succède le cri qui invoque miséricorde et pardon. Qu'au moins ceci, je sache le faire: invoquer Ta bonté et confesser avec ma faute Ton infinie capacité de sauver (c’est moi, Guy, qui ai mis ces mots en caractères gras) "Kyrie eleison; Christ eleison; Kyrie eleison". "Seigneur, pitié ; Christ, pitié; Seigneur, pitié".

Maintenant, affleure à la mémoire la pauvre histoire de ma vie, brochée d'une part de nombreux bienfaits extraordinaires, découlant d'une ineffable bonté (c'est elle que j'espère voir un jour et "in eterno cantare"); et d'autre part traversée d'une trame d'actions malheureuses qu'il vaudrait mieux ne pas se rappeler tant elles sont défectueuses, imparfaites, erronées, ignorantes et sottes. "Tu scis insipientiam meam". Dieu, tu connais' ma folie" (Ps 68, 6). Pauvre vie laborieuse, mesquine, étroite, qui a tant besoin de patience, de réparation, d'infinie miséricorde. Je considère toujours comme synthèse suprême celle de saint Augustin: misère et miséricorde. Ma misère, la miséricorde de Dieu. Que je puisse au moins maintenant honorer celui que Tu es, le Dieu de bonté infinie, en invoquant, acceptant, célébrant Ta très douce miséricorde.

Et puis, finalement, un geste de bonne volonté: ne plus regarder en arrière, mais faire volontiers, simplement humblement, fortement le devoir résultant des circonstances en lesquelles je me trouve, comme étant Ta volonté. 


Faire vite. Faire tout. Faire bien. Faire joyeusement: ce que maintenant Tu veux de moi, même si cela dépasse de très loin mes forces et me demande la vie. Finalement, à cette dernière heure.

Je baisse la tête et j'élève l'esprit. Je m'humilie moi et je t'exalte Toi, ô Dieu, "dont la nature est bonté" (Saint Léon). Permets-moi, en cette dernière veillée, de te rendre hommage, à Toi, Dieu vivant et vrai, qui demain seras mon juge, et de te donner le titre que tu désires le plus, le nom que tu préfères: tu es Père.

"Nihil enim nobis nasci profuit, misi redimi profuisset". Cela ne nous aurait, en fait, rien valu de naître, si cela n'avait pas servi à être sauvés (c’est moi, Guy, qui ai mis ces mots en caractères gras). C'est cela la découverte de l'éloge pascal et le critère d'évaluation de toute chose concernant l'existence humaine et son véritable et unique destin qui ne saurait être déterminé qu'en se référant au Christ: "o mira circa nos tuae pietatis dignatio!", ô merveilleuse pitié de ton amour pour nous! Merveille des merveilles, le mystère de notre vie dans le Christ. Ici la foi, ici l'espérance, ici l'amour chantent la naissance et célèbrent les funérailles de l'homme. Je crois, j'espére, j'aime, en Ton nom, ô Seigneur.

Et puis, je me demande encore: pourquoi m'as tu appelé, moi, pourquoi m'as tu choisi? Si inepte, si réfractaire, si pauvre d'esprit et de cœur? Je le sais: "quae stulta sunt mundi eligit Deus... ut non glorietur omnis caro in conspectu ejus". Dieu a Choisi ce qu'il y a de faible dans le monde... afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant lui" (1 Co 1, 27-28).

Mon élection indique deux choses: ma petitesse; Ta liberté, miséricordieuse et puissante. Et celle-ci ne s'est pas arrêtée, même devant mes infidélités, devant ma misère, devant ma capacité de Te trahir: "Deus meus, Deus meus, audebo dicere... in quodam aestasis tripudio de Te praesumendo dicam : nisi quia Deus es, injustus esser, quia peccavimus graviter... et Tu placatus es. Nos Te provocamus ad iram. Tu autem conducis nos ad misericordiam !" Mon Dieu, mon Dieu, j'oserai dire... dans une allégresse extatique je dirai de Toi avec présomption: si tu n'étais pas Dieu, tu serais injuste, parce que nous avons péché gravement... et Tu t'apaises. Nous te poussons à la colère, et Toi, par contre, tu nous conduis à la miséricorde ! (PL 40, 1150).

C'est pourquoi je prie le Seigneur qu'il "m'accorde la grâce de faire de ma mort prochaine un don d'amour à l'Église. Je peux dire que je l'ai toujours aimée ; "ce fut cet amour pour elle qui m'arracha à mon étroit et sauvage égoïsme et me conduisit à son service; c'est pour elle, et pour nul autre qu'il me semble avoir vécu. Mais je voudrais que l'Église le sache; et que j'aie la force de le lui dire, comme une confidence du cœur qu'on n'a le courage de faire qu'aux derniers moments de la vie. Je voudrais, enfin, la comprendre tout entière, dans son histoire, dans son dessein divin, dans son destin final, dans sa composition complexe, totale et unitaire, dans sa consistance humaine et imparfaite, dans ses malheurs et ses souffrances, dans les faiblesses et les misères d'un si grand nombre de ses fils, dans ses aspects moins sympathiques et dans son effort permanent de fidélité, d'amour, de perfection et de charité.

Corps mystique du Christ. Je voudrais l'embrasser, la saluer, l'aimer en chaque être qui la compose, en chaque évêque et prêtre qui l'assiste et la guide, dans toute âme qui la vit et la glorifie; la bénir. Mais aussi parce que je ne la quitte pas, que je n'en sors pas, mais que je m'unis et me confonds plus et mieux avec elle : la mort est un progrès dans la communion des Saints.

Hommes, comprenez-moi; je vous aime tous dans l'effusion de l'Esprit-Saint auquel moi, ministre, je devais vous faire participer. C'est ainsi que je vous considère, c'est ainsi que je vous salue, ainsi que je vous bénis Tous. Et vous qui m'êtes plus proches, plus cordialement. La paix soit avec vous! Et à l'Église, à laquelle je dois tout et qui fut mienne, que dirai-je? Que les bénédictions de Dieu soient sur toi; aie conscience de ta nature et de ta mission ; aie le sens des véritables et profonds besoins de l'humanité; et marche, pauvre, c'est-à-dire libre, forte et amoureuse vers le Christ.   
        .
Amen. Le Seigneur vient. Amen.

(Tiré du site internet suivant: 

Méditations de Paul VI - Pensée sur la mort

https://w2.vatican.va/.../paul-vi/.../hf_p-vi_spe_19780806_meditazione-..)

Une amie nommée Marie-France, a envoyé ces lignes écrites par Paul VI, à sa sœur Margo. Voici ce que Margo lui a répondu :

Chère Marie-France,
Je suis bouleversée par ce que je viens de lire.
C’est tellement beau, ça donne le goût de devenir meilleure.
Il y a  tellement de bonté exprimée dans ces paroles qu’on peut presque entrevoir Jésus.
Je t’en reparlerai.  Pour le moment MERCI ET BONNE NUIT.

Margo


  



Amazing !

Amazing !

Bonjour à vous !

Je m’excuse d’avoir employé un mot de langue anglaise comme titre de ce blogue. Mais le mot « amazing » est selon moi beaucoup plus fort que le mot « étonnant ». De plus, il convenait d’utiliser un mot anglais pour décrire la vidéo que vous pourrez voir dans un instant, qui présente un moment de l’émission Britain’s Got Talent.  Il me fait toujours plaisir de recevoir de la part de mes amis, des vidéos de ce genre d’émission, car je sais que je serai étonné et amusé. La vidéo qui suit, ne fait pas exception à la règle.

Vous y verrez M. Marc Métral, un parisien, et sa chienne Miss Wendy.

Mme Amanda Holden, une des juges, dit à M. Marc Métral  qu’il vient de réaliser un rêve de Simon, le juge le plus controversé sur le panel de Britain’s Got Talent.  Elle nous apprend que cela fait neuf ans que Simon rêve de voir un chien miauler ou chanter. « Et vous venez de lui faire voir ces deux choses », ajoute-t-elle. Amanda dit à M. Métral: « Vous venez de passer à l’histoire de la télévision ». Simon manifeste son admiration envers le numéro, et demande à M. Métral: « Comment la chienne sait-elle les mots? ». Et Marc Métral lui répond: « Elle est très intelligente ». Un autre juge dit: « Je n’oublierai jamais ce numéro. »

Enjoy !


  1. Marc Métral and his talking dog Wendy wow the judges ...

    www.youtube.com/watch?v=1inR2b7PS5M
    Il y a 7 jours - Ajouté par Britain's Got Talent
    See more from Britain's Got Talent at http://itv.com/talent The Judges are left open-mouthed when Marc ...

mercredi 15 avril 2015

L'exemple des premiers chrétiens

L’exemple des premiers chrétiens
    

Hier, lors du mardi de la deuxième semaine de Pâques, la première lecture à la messe, était tirée des Actes des Apôtres. La lecture disait ceci :

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun. Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit: « homme du réconfort ». Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres. » (Actes, 4, 32-37)

J’ai souvent entendu et lu ce texte. Ce qui m'a toujours le plus frappé dans ce texte, c'est le fait que les premiers chrétiens avaient un seul coeur et une seule âme. Quelle belle expression l'évangéliste Luc a trouvée pour exprimer l'harmonie et la cohésion qui existait parmi les premiers chrétiens. Cet amour fraternel était la condition exprimée par Jésus, pour que le règne de Dieu progresse et se répande dans le monde. Mais aujourd'hui, en cette année 2015, ce qui me frappe le plus dans le texte des Actes des Apôtres cité ci-dessus, c'est le rapport que les premiers chrétiens entretenaient avec l'argent. Ceux qui avaient de l'argent, ne le gardaient pas pour eux-mêmes, mais le mettaient à la disposition de tous, surtout des plus nécessiteux. Quel contraste avec la mentalité moderne! La grande majorité des catholiques, à ce qu'il me semble, n'ont pas du tout cette libre attitude face à l'argent. Certains catholiques sont très pointilleux et frileux quant au montant d'argent qu'ils sont prêts à débourser pour leur communauté chrétienne. Or la communauté chrétienne, de nos jours, c'est essentiellement la paroisse.  

Je pense que plusieurs catholiques de nos jours, considèrent qu’il ne leur appartient pas de donner beaucoup de leur argent pour faire vivre une paroisse de plus en plus désertée par les personnes baptisées. Pourquoi les personnes qui fréquentent l’église paroissiale, devraient-elles porter à elles seules le lourd fardeau de maintenir en santé des bâtiments vétustes et très peu fréquentés? C’est bien sûr une question qu’il est légitime de se poser.  

Mais il y a une autre question qui mérite d’être posée: sachant très bien que la grande majorité des catholiques québécois, vivent très peu leur vie de baptisés, du moins telle que l’entend l’Église, est-ce que les catholiques qui fréquentent l’église paroissiale, font suffisamment leur part pour tenir leur église ouverte? Le mot dîme fait référence au dixième du salaire, ou au dixième du revenu. Nous savons que certaines sectes réussissent à obtenir cela de leurs membres. Comment cela se fait-il? J’imagine que le pouvoir de persuasion de certains leaders à l’allure de gourous, y est pour quelque chose. Mais je pense aussi que plusieurs personnes faisant partie de sectes, sont davantage convaincues de la valeur du salut auquel elles croient. La question fondamentale à se poser, est celle-ci: « Est-ce que le Royaume des cieux à instaurer ici-bas, est la chose la plus importante dans ma vie? » Si je réponds par l’affirmative à cette question, je dois en déduire les conséquences dans ma vie et dans mon rapport à l’argent.

En écrivant ce blogue, je ne prêche pas pour ma paroisse. Tant mieux si certains de mes paroissiens et paroissiennes, lisent ce blogue et se laissent interpeller par lui. Mais mon désir est que tout catholique réfléchisse à cette question, et y réponde au mieux dans sa vie.





samedi 11 avril 2015

Dieu de Miséricorde infinie

Dieu de Miséricorde infinie
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12 avril 2015: Dimanche de la Miséricorde divine.

Depuis le grand jubilé de l’an 2000, le dimanche qui suit le grand jour de Pâques, se nomme le dimanche de la Miséricorde divine. Nous devons ce fait au Sacré Cœur de Jésus, à Sœur Faustine (la première sainte de l’an 2000, canonisée le 30 avril 2000) et à saint Jean-Paul II. La prière d’ouverture à la messe du présent dimanche, commence ainsi : « Dieu de Miséricorde infinie ». Voilà ce sur quoi je nous invite à méditer en ce jour: à l’infinie Miséricorde de Dieu : une Miséricorde sans fin, une Miséricorde sans fond.

Deux textes me portent à penser aujourd’hui à l’infinie Miséricorde de Dieu. Le premier texte me vient de notre cher pape François, quelques jours à peine après son élection comme successeur de Pierre. Dimanche le 17 mars 2013, le pape disait ceci juste avant de réciter l’Angelus:

« Je me souviens, à peine devenu évêque, en l’année 1992, est arrivée à Buenos Aires la Vierge de Fatima et l’on a fait une grande messe pour les malades. Je suis allé confesser, lors de cette messe. Et presque à la fin de la messe, je me suis levé, je devais administrer une confirmation. Est venue à moi une femme âgée, humble, très humble, elle avait plus de quatre-vingts ans. Je l’ai regardée et je lui ai dit: « Grand-mère — parce que chez nous, nous appelons ainsi les personnes âgées: grand-mère — vous voulez vous confesser? ». « Oui !», m’a-t-elle dit. « Mais si vous n’avez pas péché... ». Et elle m’a dit: « Nous avons tous péché... ! ». « Mais peut-être le Seigneur ne les pardonne pas... ». « Le Seigneur pardonne tout!», m’a-t-elle dit : sûre d’elle. « Mais comment le savez-vous, vous, Madame?». « Si le Seigneur ne pardonnait pas tout, le monde n’existerait pas ». Il m’est venue l’envie de lui demander : « Dites-moi, Madame, vous avez étudié à la Grégorienne? », parce que cela est la sagesse que donne l’Esprit Saint; la sagesse intérieure vers la miséricorde de Dieu. N’oublions pas cette parole: Dieu ne se fatigue jamais de nous pardonner, jamais! « Eh, mon père, quel est le problème? ». Eh, le problème est que nous, nous nous fatiguons ! Nous ne voulons pas ! Nous nous fatiguons de demander pardon ! Lui ne se fatigue pas de pardonner, mais nous, parfois, nous nous fatiguons de demander pardon. Ne nous fatiguons jamais, ne nous fatiguons jamais ! Lui est le Père plein d’amour qui toujours pardonne, qui a ce cœur de miséricorde pour nous tous. Et nous aussi apprenons à être miséricordieux avec tous. Invoquons l’intercession de la Vierge qui a eu entre ses bras la Miséricorde de Dieu fait homme. À présent prions tous ensemble l’Angélus»  (Angelus du 17 mars 2013)

Le deuxième texte est tiré d’un film de Denys Arcand. Denys Arcand est un des cinéastes québécois les plus connus. Il écrit normalement les scénarios de ses films. Quoique fasciné par la personne de Jésus, Denys Arcand n’a pas la foi catholique, du moins à ce que je sache. Or nous, chrétiens, savons que l’Esprit Saint souffle où Il veut (Jn 3, 8; dans ce texte, Jésus dit que le vent souffle où il veut; mais le vent et l’Esprit sont souvent interchangeables dans la Bible). Il arrive même que des opposants à l’Évangile, disent des vérités et des prophéties malgré eux. Ce fut le cas par exemple de Caïphe le grand prêtre, qui souhaitait la mort de Jésus et qui a tout de même fait une très belle prophétie lorsqu'il a dit: « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière. Or cela, il ne le dit pas de lui-même ; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation » (Jn 11, 50 - 51).

Dans une scène du film Les Invasions barbares de Denys Arcand, le personnage principal, nommé Rémy, est dans sa chambre d’hôpital et condamné à une mort certaine. Une religieuse nommée Constance Lazure, vient le visiter régulièrement. Un jour, Rémy profite du passage de Sœur Constance dans sa chambre, pour cracher son venin contre la religion catholique qui serait responsable, selon ses dires, du meurtre de cent cinquante millions d’Indiens, en Amérique du Sud, au 16ème siècle. Et en Amérique du Nord, les Français, les Anglais, les Hollandais et les Américains auraient tué cinquante millions d’Indiens. Cela fait en tout deux cents millions d’Indiens tués, avec l’approbation ou le concours de l’Église, selon les dires du personnage principal du film. Et Rémy de terminer en disant une phrase semblable à celle-ci: « Et vous, ma sœur, après tout cela, vous croyez en Dieu; vous croyez en l'existence de Dieu? » Vous trouverez ci-dessous, une vidéo qui rapporte une partie de la conversation entre Rémy et Soeur Constance. Malheureusement, la conversation n'est pas reproduite en entier. On y retrouve pas la question de Rémy que je viens de citer, concernant l'existence de Dieu et la réplique magnifique de Soeur Consatnce que je citerai dans un instant de mémoire et à l'aide d'un texte que j'ai lu aujourd'hui,  


  1. Invasions barbares Denys Arcand histoire de l ... - YouTube

    www.youtube.com/watch?v=RBO4dEfqw-M

    22 juil. 2011 - Ajouté par Louis Lawrence
    Rémy (interprété par Rémy Girard) évoque l'histoire cruelle de l'humanité à travers le génocide des Amérindiens.
Sœur Constance écoute patiemment et sans broncher Rémy déblatérer son venin contre  l’Église et contre Dieu. Quand le malade en colère a fini de s’emporter et d’accuser Dieu, la sœur lui répond avec douceur: « Si ce que vous dites est vrai, alors, à plus forte raison, il faut que Quelqu’un existe qui puisse pardonner tout cela. »

Cette réponse de Soeur Constance, est vraiment admirable. J'aime le début de sa réponse: « Si ce que vous dites est vrai, … »   Encore faut-il commencer par vérifier si toutes les informations données par Rémy, sont vraies.

Une recherche sur internet permet de douter des propos émis par Rémy, dans le film de Denys Arcand :

"Beaucoup croient au "génocide" des Indiens d'Amérique par les Français, les Anglais, les Espagnols et, plus tard, les Américains. Mais ce n'est pas du tout avalisé par les historiens. Des massacres furent commis par les deux camps, mais ce sont bien les épidémies qui ont sonné le glas des Indiens d'Amérique.  …  La chute démographique des Indiens d'Amérique est due aux épidémies, la plus connue étant celle de la variole. Comme l'ont écrit les spécialistes des Indiens et auteurs des Indiens des plaines Yves Berger et Daniel Dubois, on ne peut nommer "génocide" le fait qu'une population ait été détruite par une pandémie (une pandémie qui a également touché les Blancs, huit millions d'Européens et Asiatiques tués par la variole pendant que les tribus, bien moins nombreuses, étaient contaminées). " (1) 

Voilà une preuve de plus qu'on ne doit pas accepter comme vrai, tout ce qu'on entend dans les médias, et en particulier au cinéma. Les chiffres et les statistiques employés pour confirmer des dires, nous font souvent croire à la vérité des propos exprimés. Mais c'est souvent un piège tendu à la vérité. 

Il n'en demeure pas moins que la réplique de Soeur Constance, dans le film Les Invasions barbares, est à mes yeux une des plus belles répliques que j’aie entendues au cinéma. Et elle vient d’un cinéaste incroyant, agnostique ou athée.

Ces deux exemples peuvent nous servir de tremplin pour méditer sur l’infinie Miséricorde de Dieu

(1)http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-chute-demographique-des-indiens-32322

Post scriptum: J'ai envoyé ce matin ce blogue à mon confrère québécois Patrice Véraquin, omv, qui habite et travaille dans notre maison à Nice. Lors d'une de ses vacances au pays, j'avais été avec lui voir le film Les Invasions barbares dans une salle de cinéma à Montréal. Voici ce qu'il vient de me répondre:   


Merci, Guy.

C’est vrai. Les injustices jamais reconnues de ce monde sont bien une preuve que Dieu existe. Sinon ce monde serait vraiment absurde et inacceptable.
Vive la juste et infinie miséricorde de Dieu !
Bon dimanche,
Patrice

Ce que dit Patrice, m'a fait penser à un texte que j'ai lu hier, à propos du film de Denys Arcand. L'auteur, nommé Gérald Allard, écrivait ceci: 


"Qu’il y ait du mal dans le monde et même dans le monde de la foi n’est pas une preuve contre la foi: Arcand le sait et le dit. Il fallait quelqu’un de son envergure pour montrer simplement que la rationalisation, voire la raison, ne peut rien contre l’expérience de la révélation. Le personnage qu’il a créé, sœur Constance Lazure (quel autre nom bien choisi!), est une preuve s’il en fallait qu’Arcand a l’esprit plus ouvert que la plupart de ceux qui ne pardonnent pas. Autre preuve de l’ouverture d’esprit du réalisateur, l’ange du pardon, sœur Constance, rétablit le lien entre le père et le fils — “ Dites-lui que vous l’aimez. Dites-le-lui; touchez-le ”, suggère-t-elle à Sébastien. Car si Stéphane (Stéphane Rousseau, qui joue le rôle de Sébastien; NDLR) et Rémy réussissent à se dire des mots d’amour, c’est sans doute grâce à l’intercession de la sœur plutôt que de la mère et de l’épouse. Mais leur pardon réciproque n’est pas religieux. Il est fondé sur le besoin d’être aimé de l’un et de l’autre, sur la pitié du fils pour le père et sur l’angoisse de Rémy."

(Tiré de: Gérald Allard, Variations sur des thèmes invasifs : article - Revue Argument
www.revueargument.ca/)