Pier Giorgio Frassati, modèle de priant
Pier Giorgio faisant de l'adoration eucharistique dans une église de Turin.
Scène tirée du film-documentaire intitulé "Verso l'alto".
Aujourd'hui, en ce 4 juillet 2026, nous commémorons l'entrée au ciel du jeune saint qu'est Pier Giorgio Frassati. Il est décédé le 4 juillet 1925, à l'âge de 24 ans. Pier Giorgio a été canonisé (NDLR : a été déclaré saint) le 7 septembre dernier, en même temps que saint Carlo Acutis, mort en 2006, à l'âge de 15 ans. Tous les deux sont à mes yeux de TRÈS GRANDS SAINTS. Quels cadeaux pour notre époque !
On dit souvent que "la prière est l'oxygène de l'âme". C'est une très belle expression mais on n'en tire pas souvent les conséquences nécessaires. C'est une des graves lacunes que nous faisons de nos jours lorsque nous initions des enfants et des jeunes à la vie chrétienne. Nous leur donnons des notions, mais nous ne nous intéressons guère à leur vie de prière. Nous devrions leur demander régulièrement s'ils prient et comment ils prient. L'éducation à la prière est plus essentielle que jamais.
Pier Giorgio, modèle de priant :
Pier Giorgio était un modèle de priant. Il participait tous les jours à l'eucharistie. Il passait des heures et souvent des nuits entières en adoration devant le Saint Sacrement. Et au lever du jour il allait escalader les hautes montagnes d'Italie. Ce jeune homme était un athlète extraordinaire, ce qui rend tellement étonnante et mystérieuse sa mort rapide alors que tous ses muscles l'ont lâché. Il est mort en six jours d'une poliomyélite foudroyante. Il était aussi un très grand amoureux de la Vierge Marie et priait tous les jours le chapelet ; et souvent plus d'une fois par jour.
Voici un extrait du livre écrit par Cristina Siccardi :
" Il n'est pas rare que le jeune homme arrive en retard à l'heure des repas, surtout à cause de ses engagements caritatifs. Il présente des excuses, prend place à table et, régulièrement, arrive le reproche maternel : "Toujours la tête en l'air, il se rappelle de la messe mais pas de l'heure des repas." Il ne lève pas la tête et consomme en silence sa propre souffrance.
Sa mère, préoccupée comme son père par les exercices de dévotion continuels de son fils, décide de faire intervenir don Tito Zambelli (NDLR : un prêtre), un réfugié vénitien établi à Pollone, qui accepte la tâche de parler à Pier Giorgio afin qu'il arrête de dire tant de chapelets, surtout la nuit. La récitation du rosaire, selon la coutume familiale, était réservée à la vigile des saints. Il n'est pas bon d'exagérer, c'est assez peu élégant et surtout "dangereux". À la question : "Est-il vrai Pier Giorgio que lorsque tu es dans ta chambre, tu pries pendant longtemps ?", le jeune homme ne répond d'abord pas. Puis, face à l'insistance du prêtre : "Ta mère ma l'a dit. Eh bien, tu lui fais de la peine, tu te lèves la nuit...", il affirme : "Mais j'ai tant de prières è dire." "Et qui te l'a imposé ?" "Personne. Je dois les dire." (Cristina Siccardi, Pier Giorgio Frassati, Groue Elidia 2025, pp. 327-328)
Le chapelet est peut-être la prière la plus facile à introduire régulièrement dans la vie d'un chrétien ou une chrétienne. Et cette prière christologique (1) et mariale, porte beaucoup de fruits. J'en sais quelque chose,

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire