dimanche 12 octobre 2014

L'enfer

L’enfer
 
Image de l'enfer inspirée par la vision qu'ont eue les
trois enfants à Fatima:  Lucie, Jacinthe et François

Chers amis, je me demande bien quelles pensées ont fait surgir en vous les deux petits mots que je viens de mettre comme titre.

En 31 ans de vie sacerdotale (j’ai été ordonné prêtre en 1983), j'ai peut-être prêché deux ou trois fois sur l'enfer. J'imagine que notre Seigneur Jésus ne doit pas être très fier de moi sur ce point. Il est étonnant que je n'aie pas plus souvent osé parler de l'enfer, car Jésus notre Seigneur en a parlé assez souvent. Il n’a jamais employé le mot "enfer", mais il a décrit cette terrible réalité par des images très fortes. Car il s’agit bel et bien d’une réalité. L’enfer existe, l’enfer est réel et il y a quelqu’un dedans. Nous savons que les mauvais anges, appelés communément les « démons », sont en enfer. Et ils seront en enfer pour l’éternité. Jamais leur enfer ne se terminera. C’est cet aspect d’infini, de durée sans fin qui est si effroyable. On peut endurer un cancer, avec peine il est vrai, mais on sait que la souffrance se terminera un jour. Mais l’enfer ne se terminera jamais, l’enfer sera sans fin. Quel être humain peut imaginer cela, ou penser à cela, sans frémir?

L’argument selon lequel Dieu est trop bon pour permettre que ses chères créatures aillent en enfer, ne tient pas. Il ne tient pas car nous savons par la parole même de Jésus et par l’enseignement constant de l’Église, que les démons sont en enfer et qu’ils y seront toujours. La pensée qu’un jour les démons se retrouveront au ciel, est une hérésie condamnée par l’Église. Le passage le plus fort et le plus clair que nous ayons sur l’enfer dans les évangiles, se trouve en Matthieu 25. Il est alors question du jugement dernier. Jésus nous dit que le roi de l’univers, qui n’est autre que Lui-même, viendra avec ses anges et qu’il jugera toute l’humanité. Il placera les bons à sa droite et les mauvais à sa gauche. Il dira à ceux qui sont à sa droite : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde ». Et Il dira à ceux qui sont à sa gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges ». Que ces paroles de Jésus sont effroyables, n’est-ce pas? Et pourtant, elles ont été prononcées avec amour, par le plus amoureux des enfants des femmes (je n’ose pas écrire « des enfants des hommes » car Jésus n’a pas été conçu par un homme). Jésus nous dit ici le plus grand danger qui menace l’être humain: la séparation éternelle de la personne créée, d’avec son Dieu.

L’existence de l’enfer est tout à fait conciliable avec la bonté de Dieu, l’immense bonté de Dieu. Car Dieu n’envoie personne en enfer. Dieu ne fait que respecter la liberté de sa créature. Un des plus grands cadeaux que Dieu nous ait fait, c’est notre liberté. Et Dieu respectera toujours notre liberté. Si on ne veut pas de Dieu, si on ne veut pas accepter que l’on dépende d’un Créateur et Seigneur, si on n’accepte pas la volonté de Dieu de nous sauver, nous ne serons pas sauvés.

Et le danger que des êtres humains aillent en enfer, est bel et bien réel. Nous avons entendu aujourd’hui dans l’évangile, Jésus nous parler de ce danger. Voyant qu’un des invités n’avait pas la tenue de noces (entendre par là : l’état de grâce), le roi lui dit: «  Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces? » L’autre resta muet. Alors le roi dit aux valets: « Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.» (Mt 22, 11-14)

Plusieurs personnes, de nos jours, et même parmi les catholiques « pratiquants », croient que tous les êtres humains iront au ciel. Cela me semble très dangereux de croire cela. Si nous sommes convaincus que tous les humains iront au ciel, il n’y a pas beaucoup de raison, selon moi, de nous mortifier et de faire des sacrifices « pour la conversion des pécheurs ». Vous me direz peut-être que c’est scandaleux de penser ainsi car si le chrétien aime vraiment Dieu, il doit vouloir que Dieu ne soit pas offensé. Or c’est en cela que consiste le péché : une offense faite à Dieu. Donc, il serait suffisant pour un chrétien d’offrir des prières à Dieu, ainsi que des sacrifices, pour la conversion des pécheurs, afin que Dieu soit aimé et respecté. C'est vrai que quelqu'un qui croit que personne ne va en enfer, pourrait faire de sacrifices et des prières pour la conversion des pécheurs, afin que Dieu ne soit pas offensé. Mais la Vierge Marie, comme nous le verrons dans un instant, se préoccupe des pécheurs, en particulier du sort possible des pécheurs. Il est sûr que la Mère de Dieu veut avant tout que son Fils ne soit pas offensé; mais Elle veut aussi que tous ses enfants soient sauvés. 

Ce qui est surtout en cause ici, c'est notre conception du salut. Il y a des gens qui semblent croire que Jésus est mort pour tous et que cela signifie que tous seront sauvés par sa mort, quoi qu'ils fassent et quoi qu'ils disent. Mais nous savons pourtant par la Bible et la tradition de l'Église, que le salut automatique n'existe pas. Il faudra toujours que la liberté de l'être humain joue un rôle. Il faut que l'être humain accepte d'être une créature qui a besoin d'être sauvée, pour être sauvé. D'autres personnes croient que Dieu se manifestera d'une façon tellement convaincante à l'heure de la mort, que tous accepteront d'être sauvés. Mais cela n'est pas si sûr. Je crois plutôt que l'être humain qui se ferme chaque jour à Dieu, risque de s'endurcir au point de ne plus désirer dépendre de Dieu et être avec Dieu.  

Pour les personnes qui croient aux apparitions de la Vierge Marie approuvées par l’Église (1), il existe un fait assez troublant, qu’il n’est pas facile d’interpréter, mais qui ne doit pas être ignoré. Notre bonne Mère du ciel, le 13 juillet 1917, a fait voir l’enfer aux trois enfants. Voici un résumé de cette apparition du 13 juillet:

« Comme pour répondre au curé qui doutait des apparitions, ou plutôt qui en donnait la paternité au démon, la Vierge Marie commence la conversation avec Lucie (la plus âgée des trois enfants) en ces termes : 

« C’est moi  …  Je viens du Ciel  … En Enfer il ne peut pas y avoir tant de blancheur … tant de lumière Surtout, il n’y a pas tant de bonté et de douceur … Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « O Jésus, c’est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.  … Vous avez vu l’Enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.  … Quand vous dites le chapelet, dites après chaque dizaine : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. »
(Tiré du site internet suivant : APPARITION A FATIMA apôtres.amour.free.fr/page7/appfatima.htm)

De Jésus, notre Seigneur, nous avons hérité de la plus belle des prières: le Notre Père. De Marie, notre Mère, nous avons hérité de la prière qui semble le plus lui tenir à coeur: « O mon Jésus,  ...  »

Dans ses " Mémoires ", Soeur Lucie décrit comment elle a vu l'enfer, le 13 juillet 1917. Elle a clairement vu qu'il y avait des démons et des personnes humaines en enfer. Leur apparence était d'ailleurs différente. Pour connaître la nature des propos de Soeur Lucie sur ce sujet, veuillez regarder la vidéo suivante: 


  1. L'ENFER, FATIMA - YouTube

    www.youtube.com/watch?v=zPxcnl6h10 févr. 2012 - Ajouté par horroroushell
    L'ENFER, FATIMA À Fatima, la Vierge Bénie Marie disait aux trois ... Dans ses Mémoires, Soeur Lucie décrit la vision d'enfer que Notre Dame  ...

Lucie dira plusieurs années après cet événement, qu’elle serait morte de peur en voyant l’enfer, si la Vierge Marie n'avait pas dit aux enfants, lors de la première apparition, qu’ils iraient tous les trois au ciel. Voici comment s’est passé le début des apparitions:  

« Surpris par cette Apparition, les enfants s'arrêtèrent à environ 1m50 de distance d'Elle. Alors la Dame dit :
- N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.
- D'où venez-vous ?, demanda Lucie.
- Je suis du Ciel, répondit Notre-Dame.
- Et que voulez-vous de moi ?
- Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après je reviendrai encore ici une septième fois.
- Et moi, est-ce que j'irai au Ciel aussi ?, dit l'enfant.
- Oui, tu iras.
- Et Jacinthe ?
- Aussi.
- Et François ?
- Aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets.
 » 
(Tiré du site internet suivant : Notre-Dame de Fatima : chronologie des apparitions
www.fatima.be/fr/fatima/vision/marie.php)

La Vierge Marie est donc une excellente pédagogue. Elle ne serait pas allée jusqu’à montrer l’enfer à des enfants, sans leur avoir promis auparavant, qu’eux iraient au ciel. De même devrait-il en être pour nous: si nous parlons de l’enfer à des enfants, nous devrions toujours leur dire qu’il n’y a aucun danger d’aller en enfer si nous aimons Dieu et si nous essayons de lui être fidèles.

J’ai été dernièrement rendre visite à une très bonne amie, nommée Quyen. Quyen est une personne schizophrène. Elle m’a invitée chez elle pour fêter ses quarante ans. Plus jeune, Quyen était la première de sa classe. Elle a même obtenu la médaille du gouverneur général pour ses études. Mais la terrible maladie de la schizophrénie l’a frappée. Quyen est une excellente chrétienne. Elle vit sur le bien-être social et passe ses journées à prier. Tous les jours elle va dans une église pour faire de l’adoration. Quand je lui ai demandé si elle regardait la télévision, elle m’a répondu qu’elle n’avait pas le temps; qu’elle consacre tout son temps à la prière. Et elle jeûne en plus. Cette bonne amie me fait penser à la prophétesse Anne dont nous parle saint Luc (Lc 2, 36-37). Je me suis senti choyé que Quyen m’accorde du temps, en m’invitant chez elle, puisque la majorité de son temps est consacré à Dieu. Il est très clair dans mon esprit, que Quyen prie énormément pour la conversion des pécheurs. C’est en cela que consiste, selon moi, la plus grande charité. Nous sommes tous impressionnés par la charité d’un Père Kolbe, qui a donné sa vie pour quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Mais la plus grande charité, selon moi, consiste à donner sa vie pour sauver les gens du pire danger qui soit: l’enfer.

Jésus a parlé à plusieurs reprises de l'enfer. Il a clairement dit que les êtres humains courent le risque d'aller en enfer. Il a aussi dit qu'à la fin des temps, il séparera les bons des méchants. Il dira aux bons: " Venez les bénis e mon Père; recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde ". Et Il dira aux méchants: " Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges ". Après une telle révélation venant de Dieu, il m'apparaît très téméraire de croire que tous les êtres humains seront sauvés. Croire cela, selon moi, c'est court-circuiter la Révélation et l'enseignement de Jésus et de Marie. 

Saint Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars, a parlé de façon assez terrifiante des chrétiens qui seront damnés. Selon lui, puisque Dieu est juste, les chrétiens qui seront en enfer, souffriront davantage que les païens qui seront en enfer. Pour lire ce que ce saint dit sur ce sujet, veuillez cliquer sur le lien suivant: 
http://www.rosaire-de-marie.fr/sermons-du-saint-cure-d-ars/enfer-des-chretiens.htm.

La religion catholique montre de façon extraordinaire la beauté, la grandeur et la dignité de la personne humaine; elle montre aussi, à l'évidence, le sérieux de la vie humaine sur cette terre. Aucune autre religion, selon moi, ne montre à ce point la grandeur et le sérieux de la condition humaine. 

Le pape François a souvent parlé de l’enfer depuis son élection à la tête de l’Église catholique. Lors d’une rencontre à Rome avec des victimes de la mafia, le pape a dit des paroles pleines de charité et de zèle apostolique. S'adressant aux personnes qui font partie de la mafia, il leur a adressé des paroles très fortes. Voici comment Zenit rapporte ce fait :  
Le pape François n’a pas mâché ses mots, avec ce ton grave qui pèse chacun des mots et qui dit le danger de la peine encourue: « Convertissez-vous, il est encore temps pour ne pas finir en enfer : c’est ce qui vous attend si vous continuez sur cette route. »
Profondément ému, le pape a continué: « Je vous le demande à genoux, c’est pour votre bien. Cette route que vous vivez maintenant ne vous donnera pas le plaisir, elle ne vous donnera pas la joie, elle ne vous donnera pas le bonheur ».
« Vous avez eu un papa et une maman. Pensez à eux. Pleurez un peu et convertissez-vous », a ajouté le pape avant d'inviter l'assemblée à prier avec lui la Vierge Marie. » 


(1) Les apparitions de la Vierge Marie sur notre terre, ne sont pas des dogmes de foi. Nous ne sommes pas tenus, en un sens, d’y croire. Mais il est téméraire et anormal, selon moi, pour un catholique de ne pas y croire. 


lundi 6 octobre 2014

Sagesse divine

 Sagesse divine

Voici quelques pensées mises sur internet au moyen d'un diaporama, qui pourraient très bien nous être dites par Dieu lui-même. Dieu ne nous parle pas seulement par la Bible; Il nous parle de multiples façons. Et le disciple de Jésus possède normalement en lui ce que l’Église appelle le « sensus fidei », cette capacité qui est comme innée et naturelle pour discerner ce qui est vrai et conforme à la pensée de Dieu et de l’Église. (1)

Pour voir le diaporama, veuillez cliquer sur les mots suivants:  Cliquez ici pour voir le PPS

(Pour voir le diaporama, il se peut que vous ayez à cliquer sur le lien qui apparaîtra au bas de votre écran, à votre gauche)

 (1) Sensus fidei :            
· On entend par « sensus fidei » une capacité, donnée par l’Esprit Saint au croyant, de percevoir la vérité de la foi et de discerner ce qui lui est contraire.
Plus largement, c’est un charisme de tous les membres de l’Eglise, qui leur permet de reconnaître l’objet de la foi, de le confesser et d’en vivre en vérité. Ce sens subjectif dérive d’un sens objectif plus ancien : il s’agit là de ce que tient l’Eglise. Mais, parce que l’ecclesia constitue un sujet vivant, l’objectivité de la foi n’est pas sans l’intériorité du croyant à qui sa communion avec l’Eglise garantit un sens intime de ce qu’il croit. (Gilbert Narcisse, dans le Dictionnaire Critique de théologie de Lacoste)

· C’est un don surnaturel (LG) qui vient de l’ES. Il appartient à tous les fidèles dans leur ensemble et chacun particulièrement, des évêques aux laïcs. Il agit comme un instinctus veritatis  en matière de foi et morale, négativement quand il reconnaît une erreur, et positivement quand il perçoit plus profondément la vérité de la foi, et l’applique à son existence.

Son fondement théologique dépend de la constitution de l’Eglise, mue par l’Esprit. C’est donc une participation des fidèles (chacun selon son charisme) au don du Christ à son Eglise, à son munus prophétique. Il est formé par l’Esprit saint,
- soit par la prédication du Magistère ( grâce externe visible )
- soit par son action interne et immédiate dans le cœur des fidèles.     
                                     
Il confère alors aux fidèles une perspicacité, une capacité d’intuition et un sens de discernement de la vérité.
Il est donc directement lié à la Parole de Dieu écrite ou transmise, comme à son objet propre : transmise, enseignée, écoutée, comprise, vécue.  Il offre alors aux fidèles une infaillibilité in credendo.
Il est guidé par le Magistère de l’Eglise, qui le confirme, l’alimente, l’écoute, le démontre, le fait fructifier.
Le Magistère peut alors l’invoquer pour appuyer ses affirmations. (l’infaillibilité in credendo des fidèles suscite l’infaillibilité in docendo du Magistère). (Dario Vitali. Article cité en annexe)

(Tiré du site internet suivant :  Sensus Fidei - l'essentiel dogmatique
www.dogmatique.net/FS%20-%20%20le%20%20Sensus%20Fidei%20.doc )

dimanche 5 octobre 2014

" Pouvais-je faire plus pour ma vigne? " (Dieu)

« Pouvais-je faire plus pour ma vigne ? » (Dieu)
 
En ce 27ème dimanche du temps ordinaire, l’évangile nous présente la parabole des « vignerons homicides ». Pour le troisième dimanche de suite, Jésus invente une parabole qu’il adresse spécifiquement aux autorités religieuses ou morales de son temps, pour les réveiller et tâcher de susciter en eux la foi. Car ces gens refusent le témoignage de Jésus et ne croient pas en sa Personne. Ils iront même jusqu’à le tuer, pour le faire taire. Jésus leur montre aujourd’hui qu’Il est très conscient de ce danger et que cela ne saurait l’arrêter d’annoncer le Royaume de Dieu accompli en sa Personne.

Les trois derniers dimanches nous invitent à nous interroger sur nos sentiments et nos attitudes envers ceux et celles qui sont fermés au message de Jésus et qui ne veulent pas croire en sa divinité. J’ai l’étrange impression que beaucoup de nos concitoyens refusent de croire par « peur de se faire avoir ». Il me semble que beaucoup de gens ne croient pas en Jésus car ils trouvent l’évangile « trop beau pour être vrai », « trop extraordinaire pour être crédible ». Que Dieu se soit fait homme, c’est pour plusieurs, impensable. Or pourtant, cela est vrai et 2.2 milliards d’être humains sur cette terre, croient cela en 2014 (voir les statistiques émises en 2012) (1) . Pour moi, le seul fait que tant de gens croient que Jésus est Dieu, est déjà un signe très fort de la vérité de l’Évangile.

Avons-nous le souci de faire tout ce que nous pouvons pour aider les gens à croire à l’Évangile? Et en tout premier lieu, prions-nous pour la conversion des gens? En ce mois d’octobre, le mois du rosaire, sortons notre chapelet et prions-le. Écoutons le message et le désir de la Mère de Dieu, qui nous a invités à tant de reprises, à prier le chapelet tous les jours, pour « la conversion des pécheurs ».

La première lecture à la messe d’aujourd’hui, nous présente le chant du bien-aimé à sa vigne. Dans ce chant, Dieu le Père nous montre toute l’attention et le soin qu’il porte à sa vigne, qui représente le peuple d’Israël, son peuple. Et Dieu de dire : « Pouvais-je faire plus pour ma vigne? » (Is 5, 4). Quelle question troublante et touchante! À cette question, nous ne pouvons que répondre humblement : « Non, Dieu, tu ne pouvais absolument pas faire plus pour nous prouver ton amour. Surtout depuis que tu nous as donné ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur. »  

J’ai reçu hier une vidéo d’une amie. Vous pourrez visionner la vidéo dans un instant. On y voit madame Ana Julie Torres s’approcher de la cage d’un lion, l’appeler et se faire embrasser pour le roi de la jungle. Il semble que certains détails que nous retrouvons parfois dans la description de cette vidéo, soient inexacts. Voici ce qui semble être la réalité : madame Torres est venu en aide à un lion qui était très maltraité et mal nourri dans un cirque. Elle a acquis ce lion et en a pris soin. Ce lion, nommé Jupiter, est maintenant très robuste (il pèse 550 livres) et il vit en cage dans un refuge pour animaux. Ce refuge, que madame Torres refuse d’appeler un zoo, n’est certes pas l’endroit idéal comme lieu d’habitat pour des animaux sauvages, mais c’est mieux que l’endroit où vivaient précédemment les animaux qui s’y trouvent.

Ce qui me frappe et m’impressionne dans cette vidéo, c’est l’amour et l’affection que porte un lion à celle qui lui a en quelque sorte sauvé la vie. Et nous, êtres humains, comment se fait-il que nous ne soyons pas davantage reconnaissants et amoureux de Celui qui nous a sauvés, au prix de son sang?



  1. Lion Kisses Rescuer - YouTube

    www.youtube.com/watch?v=fjneCDf7Zx8

    6 déc. 2007 - Ajouté par phpvijay
    THIS WOMAN IN THE VIDEO FOUND THIS LION INJURED IN THE FOREST READY TO DIE. SHE TOOK THE ...


jeudi 2 octobre 2014

Bienheureuse Laura Vicuna

Bienheureuse Laura Vicuna
5 avril 1891 - 22janvier 1904
Résultats de recherche d'images pour « Laura Vicuna »

Dimanche prochain, je vais baptiser une de mes paroissiennes, âgée de trois mois. Ses parents, Charby et Francisco ont choisi de donner le nom de Laura à leur fille. Je viens tout juste de les rencontrer pour préparer le baptême. Je baptise très rarement, car j’ai un diacre qui accomplit ce ministère à merveille depuis des années dans notre paroisse. Mais puisque je connais bien Francisco et Charby, les ayant accompagnés dans leur formation chrétienne, j’ai accepté de baptiser Laura.

J’ai appris ce soir, de la bouche de la jeune maman, pourquoi elle avait choisi le nom de Laura pour sa fille. La future baptisée porte le nom de Laura en l’honneur de la Bienheureuse Laura Vicuna, morte à l’âge de douze ans et neuf mois. Je n’avais jamais entendu parler de cette bienheureuse avant aujourd’hui. Je remercie Charby, Francisco et Miyola (la future marraine de Laura) de m’avoir fait connaître une jeune bienheureuse qui constitue un réel modèle pour la jeunesse. Laura Vicuna a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, lors de sa visite pastorale à Turin, le samedi 3 septembre 1988. Voici un extrait de l’homélie que le pape a prononcée ce jour-là :

« Le dernier jour de sa vie, quelques heures avant de mourir, Laura demanda à sa mère de s’approcher et elle lui révéla son grand secret : « Oui, maman, je suis en train de mourir …  Je l’ai moi-même demandé à Jésus et j’ai été exaucée. Cela fait presque deux ans que j’ai offert ma vie à Jésus pour ton salut, pour la grâce de ton retour. Maman, avant de mourir, je n’aurai pas la joie de te voir repentie? »

Devant cette révélation sereine et confiante, l’âme de la mère eut un sursaut : jamais elle n’aurait pu imaginer autant d’amour chez sa fille! Et troublée ("effrayée" est le mot employé par le pape: "spaventata") en prenant connaissance de la souffrance que sa fille avait acceptée pour elle, elle lui promit de se convertir et de se confesser. Ce qu’elle fit promptement et sincèrement. La mission de la jeune Laura était désormais achevée! Elle pouvait maintenant entrer dans le bonheur de son Seigneur!

Que la figure suave de la bienheureuse Laura, gloire très pure de l’Argentine et du Chili, suscite un engagement spirituel renouvelé chez ces deux nobles nations, et qu’elle enseigne à tous que, avec l’aide de la grâce, on peut triompher sur le mal; qu'elle nous enseigne aussi que l’idéal d’innocence et d’amour, même s’il est dénigré et offensé, ne pourra en dernier lieu que resplendir et illuminer les cœurs. 

Le rite de la « béatification » qu’avec tant de joie et de solennité nous sommes en train de célébrer en ce lieu où a pris naissance une histoire de sainteté, - lieu justement surnommé « la colline des béatitudes de la jeunesse » - doit aussi nous faire réfléchir sur l’importance de la famille pour l’éducation des enfants, et sur le droit que ceux-ci ont de vivre dans une famille normale, qui soit un lieu d’amour réciproque et de formation humaine et chrétienne. C’est un rappel pour la société moderne afin qu’elle soit toujours plus respectueuse de l’institution familiale et de l’éducation des jeunes. Que la bienheureuse Laura Vicuna vous illumine tous, vous les jeunes, et qu’elle vous inspire et vous soutienne toujours, vous les Filles de Marie Auxiliatrice, qui avez été ses éducatrices. 

…  Voici que « le monde passe avec sa concupiscence; mais qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours » (1 Jn 2, 17)

La nouvelle bienheureuse Laura Vicuna a appris dans la Famille Salésienne à faire la volonté de Dieu. Elle l’a appris du Christ, par l’intermédiaire de cette communauté religieuse qui lui a montré la voie de la sainteté.

« Qui aime  …  demeure dans la lumière » (1 Jn 2, 10)  (Homélie de Jean-Paul II, à la béatification de Laura Vicuna; traduit de l’italien par Guy Simard, omv)


Et voici un résumé de la vie de Laura Vicuna, que je viens de trouver sur internet : 

Laura del Carmen Vicuna naît à Santiago du Chili en 1891. Son père est un militaire, plein de bonté et d’une grande valeur. Sa mère, d’une famille pauvre, s’appelle Mercedes Pino ; elle est une jeune femme éveillée, capable de se débrouiller dans la vie. Peu après la naissance de Laura, le père, avec sa famille, doit se déplacer de Santiago à Temuco sur les hauteurs des Andes, alors minuscule village, aujourd’hui grande ville chilienne. Le papa meurt peu après d’une pneumonie foudroyante, alors qu’une seconde fille, Amanda, vient de naître ; Laura n’a que deux ans. Pour vivre, la mère, couturière, ouvre, en plus, un petit magasin de mercerie. Mais, après avoir été dévalisée, elle passe la frontière de l’autre côté des Andes avec ses deux filles, espérant y faire des affaires et elle arrive sur le territoire argentin de Neuquen, dans la localité de Chapelco, à une quinzaine de kilomètres du village de Junin des Andes. À l’époque, la région, peuplée d’Indiens, vient d’être ‘pacifiée’ et beaucoup d’immigrés arrivent ; mais ce milieu d’aventuriers est bien peu moral. Mercedes échoue finalement dans l’estancia de Quilquihué, vaste domaine concédé par l’État à Manuel Mora, lui aussi d’origine chilienne. C’est un gaucho brutal (N’a-t-il pas marqué au fer rouge comme pour les bêtes son ex-compagne avant de la chasser ?) Mercedes s’engage chez lui comme domestique, mais en fait, elle devient sa ‘chose’. Mora la brutalise. Elle s’en plaint mais elle n’a pas la possibilité d’aller ailleurs.

À la même époque, les Salésiens, audacieux missionnaires, viennent de parvenir en Argentine. Et peu après suivent des Salésiennes (ou Filles de Marie-Auxiliatrice fondées, avec don Bosco, par sainte Marie-DominiqueMazarello 2 (+1881). Elles viennent d’arriver à Junin des Andes, en janvier 1899, et là, près de l’école des Salésiens, elles fondent une école de filles qui commence dès le mois de mars avec dix-neuf élèves. Leur nombre croîtra rapidement. L’année suivante, en janvier 1900, Mercedes y envoie ses deux filles, Laura et Amanda. C’est Manuel Mora qui paye la pension, mais son but n’est pas altruiste ; il veut donner cette éducation à Laura pour en faire sa femme, car il la préfère à sa mère.(À cette époque, beaucoup de filles se marient très jeunes.) Dans cette école, avec de jeunes institutrices animées de la ferveur des débuts, Laura est d’emblée très heureuse, malgré la souffrance d’être séparée de sa mère. La supérieure, Mère Piai, seule religieuse professe, témoigne dans son testament en 1922 : «Dès les premiers jours au collège, on remarquait chez Laura un jugement supérieur à son âge, et une véritable inclination à la piété. Son cœur innocent ne trouvait la paix et la quiétude qu’en Dieu, et sa dévotion, bien qu’il s’agisse d’une petite fille, était sérieuse, sans affectation ni aucune exagération. Réalisant d'emblée que j’avais en face de moi une créature aussi exceptionnelle, j’eus comme un sentiment de peur, et je me demandai si je ne risquais pas de ruiner l’œuvre du Seigneur en elle. C’est pourquoi je la confiai particulièrement à donCrestanello, (l’aumônier salésien) qui plus que moi dut avoir l’intuition immédiate du trésor de cette âme angélique, puisqu’il ne se limita pas à en admirer la beauté, mais qu’il l’instruisit pendant 4 ans avec une sagesse spirituelle et une paternité salésienne.» Un évènement marquera la vie de Laura. Il est ainsi relaté par Sœur Azocar: «Je me souviens que la première fois que j’ai expliqué le sacrement du mariage, Laura s’est évanouie, sans doute parce qu’elle comprit à mes paroles que sa maman était en état de péché mortel aussi longtemps qu’elle resterait chez ce monsieur. En ce temps-là à Junin, une seule famille vivait conformément à la volonté de Dieu.» Dès lors, Laura multiplie prières et pénitences pour sa maman. Elle fait sa première communion le 2 juin 1901 avec une grande ferveur ; elle écrit les résolutions suivantes : “1. Je veux, mon Jésus, t’aimer et te servir durant toute ma vie ; pour cela je t’offre toute mon âme, tout mon cœur et tout mon être. - 2. Je préfère mourir plutôt que de t’offenser par le péché ; je veux donc m‘éloigner de tout ce qui pourrait me séparer de toi. - 3. Je promets de faire tout mon possible, même de grands sacrifices, afin que tu sois toujours plus connu et aimé, et afin de réparer les offenses que, tous les jours, t’infligent les hommes qui ne t’aiment pas, spécialement celles que tu reçois de ceux qui me sont proches. - Oh, mon Dieu, accorde-moi une vie d’amour, de mortification et de sacrifice ! » Mais sa grande joie est assombrie en voyant que sa mère, présente à la cérémonie, ne communie pas. Elle a dix ans et désormais, sa piété et sa perfection s’affirment encore davantage. Le 12 décembre de la même année, en la fête de l’Immaculée Conception, elle a la joie d’être admise comme ‘Fille de Marie’. Elle porte ce ruban bleu qui figure sur son portrait.

Quand vient le temps des vacances, Laura souhaiterait rester chez les Sœurs où elle reçoit l’eucharistie et tant d’autres grâces, mais les Sœurs partent à ce moment-là. Sa maison étant devenue un danger pour elle, elle obtient de son confesseur, dans le but de défendre son innocence, la permission de porter un cilice. En effet, elle doit résister avec un courage au-dessus de son âge à deux agressions de Mora, la deuxième en public. Vexé d’avoir été vaincu par une fillette devant tout le monde, celui-ci déclare qu’il ne paiera plus la pension. Laura ne se tient pas pour battue et prenant courageusement les choses en main, elle envoie une amie plaider pour elle, et les Sœurs décident de l’accepter gratuitement.

Lors de sa confirmation, le 29 mars 1902, elle a la douleur de ne pas voir sa maman assister à la cérémonie. Elle a onze ans, elle demande d’entrer comme religieuse. Mais on lui refuse l’entrée au postulat. Elle demande alors à faire des vœux privés ; son confesseur, le Père Crestanello, l’y autorise et la prépare avec soin. Entendant un jour dans l’Évangile qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis, Laura offre sa vie au Seigneur pour le salut de sa maman. Alors qu’elle était en bonne santé, elle tombe rapidement malade, frappée de diverses maladies, notamment de phtisie à une époque de grand froid. Sa mère la soigne à Junin des Andes dans une pauvre maisonnette acquise pour la circonstance, non loin du collège ; mais celui-ci est fermé pendant l’absence des Sœurs et du Père, ce qui constitue une grande souffrance pour Laura. Elle se sent seule. Furieux que Mercedes ait quitté l’hacienda, Mora vient à Junin avec l’intention d’y passer la nuit. Après avoir cruellement frappé sa mère liée à un poteau, il rejoint Laura et la malmène. Morte de frayeur mais victorieuse, Laura se recouche et désormais ne se relèvera plus. Quelques heures avant de mourir, elle appelle sa maman près d’elle. Celle-ci, comprenant que c’était le moment suprême, s’exclame : «Ma fille, ma fille ! Tu vas me laisser ?» – «Oui, maman, je vais mourir. C’est moi qui l’ai demandé à Jésus et j’ai été exaucée. Il y a presque deux ans que je lui ai offert ma vie pour ton salut, pour la grâce de ton retour. Maman, je n’aurai pas la joie de voir ton repentir avant que je ne meure?» Bouleversée, sa maman promet : «Demain matin, j’irai à l’église avec Amanda et je me confesserai». Laura cherche des yeux le prêtre présent (qui remplace le Père Crestanello) et lui dit : «Père, ma mère en cet instant promet d’abandonner cet homme ; soyez témoin de sa promesse !» Puis elle ajoute: «Merci Jésus, merci Marie ! Maintenant je meurs contente !» C’est avec ces mots qu’elle expire, le 22 janvier 1904 à 6 heures du soir. À son enterrement, beaucoup de ses amies sont là et tout le village l’accompagne. Elle est revêtue de ses habits de ‘Fille de Marie’ avec le ruban et la ceinture bleues qu’elle avait reçus vingt-six mois auparavant avec tant de joie. Elle avait douze ans et neuf mois.

(Tiré du site internet suivant:

Bienheureuse Laure VICUÑA www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0301.htm)