vendredi 12 janvier 2018

Sainte Marguerite Bourgeoys

Sainte Marguerite Bourgeoys
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Portraits de Marguerite Bourgeoys, Ville-Marie (Montréal), Nouvelle-France (Québec), 1700. Musée Marguerite-Bourgeoys. 

Portrait de gauche: Peu après le décès de Marguerite Bourgeoys, Pierre Le Ber réalise ce tableau qui représente le seul portait authentique de la fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame.

Portrait de droite: L'œuvre de Pierre Le Ber connaît de nombreuses modifications entre le milieu du XIXe siècle et le début du XXe, dont un surpeint majeur exécuté pour adoucir l'esthétique qui ne correspond pas aux critères de l'époque. La restauration du tableau effectuée en 1963 et en 1964 permet de mettre à jour l'œuvre originale datant de 1700. 

(Tiré de: Portraits de Marguerite Bourgeoys | Croire et vouloir ww.archivesvirtuelles-cnd.org)

Aujourd’hui l’Église du Canada célèbre la mémoire de sainte Marguerite Bourgeoys, fondatrice des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame. Marguerite a quitté la France à l'âge de 33 ans pour venir vivre au Canada à la demande de Sieur Paul Chomedey de Maisonneuve, l'un des deux fondateurs de la ville de Montréal (l'autre fondateur, ou plutôt fondatrice, étant Jeanne Mance), qui désirait une institutrice et une éducatrice pour la colonie naissante. Marguerite a entrepris le périlleux voyage en bateau qui l'a conduite en Amérique, avec comme seul bagage, un sac qu'elle transportait sous son bras, mais habitée par une immense charité et une confiance inébranlable en la Providence divine. 

Parmi les saints et saintes du Canada, sainte Marguerite Bourgeoys est ma préférée. Le bréviaire ou "La prière du temps présent", nous présente en ce jour, comme deuxième lecture de l’office des lectures, le « testament spirituel de sainte Marguerite Bourgeoys ». Ayant moi-même écrit mon testament spirituel, il y a de cela quelques années (1), je suis heureux de savoir que Marguerite Bourgeoys a aussi eu cette très bonne idée de composer son testament spirituel. Je vous partage aujourd'hui ce document. Vous verrez à quel point la Vierge Marie occupe une place centrale dans la spiritualité de Marguerite.  

DU TESTAMENT SPIRITUEL DE

SAINTE MARGUERITE BOURGEOYS

 

Je fais comparaison du collège des Apôtres avec la Congrégation, à une étoile qui est au firmament et un brin de neige qui tombe en forme d’étoile et qui se fond à la moindre chaleur, et je dis que Notre Seigneur, voulant instruire tout le monde de sa doctrine et de son Évangile, a choisi des hommes grossiers et peu estimés des gens du monde. La Sainte Vierge, ayant reçu de Dieu le domaine de la Nouvelle-France, par les prières qui lui ont été faites par les personnes qui ont été les premières, par sa divine bonté, elle a eu dessein de faire instruire des petites filles en bonnes chrétiennes, pour en faire ensuite de bonnes mères de famille et, pour cela, a choisi de pauvres filles sans esprit, sans conduite, sans talent et sans biens.
Les Apôtres ont été envoyés, au nom de Notre Seigneur, et ils ont fait des merveilles. Les filles de la Congrégation sont envoyées faire école, sous la protection de la sainte Vierge, et elles apprennent aux filles comme si elles étaient bien savantes.
Les Apôtres vont sans bourse ni double robe. Les filles de la Congrégation vont faire l’école sans aucune assurance de leur vie et le moins de hardes qu’elles peuvent.
Les apôtres se sont confiés en Dieu (qui) les a nourris où il n’y avait point de vivres. Les filles de la Congrégation laissent le soin de leurs besoins entre les mains de la Très Sainte Vierge et elles ne manquent jamais du nécessaire.
Les apôtres ont été infidèles en quittant Notre Seigneur, au temps de sa passion, et ont eu besoin du Saint-Esprit pour les fortifier. Les filles de la Congrégation sont timides et lentes à se perfectionner, et elles ont besoin du secours de la très Sainte Vierge pour obtenir le divin Esprit, pour les encourager.
Les apôtres ont été dans tous les quartiers du monde. Les filles de la Congrégation sont prêtes d’aller dans tous les lieux de ce pays où elles seront envoyées.
Les apôtres ont donné leur vie, leurs travaux et tout ce qu’ils pouvaient prétendre au monde, pour faire connaître Dieu. Les filles de la Congrégation abandonnent leur santé, leur satisfaction et leur repos, pour l’instruction des filles à la vie chrétienne et aux bonnes mœurs.
Les apôtres ont attendu le Saint-Esprit en prière et retraite. Les filles de la Congrégation doivent aimer leur chambre après leurs instructions, pour obtenir les grâces du Saint-Esprit.
Les apôtres travaillaient même les nuits pour gagner leur vie et n’être à charge de personne. Les filles de la Congrégation travaillent pour les mêmes fins.
Les apôtres n’ont jamais repris ce qu’ils ont une fois quitté. Les filles de la Congrégation ne retournent jamais à leurs biens quand elles les ont quittés et en laissent la disposition à leur Supérieure.
On demande aux apôtres s’ils boiraient bien le calice. On demande aux filles de la Congrégation si elles peuvent embrasser la pauvreté et le mépris.
Les apôtres instruisaient gratis et, pour cela, ils se contentaient de peu et se privaient de tout. Les filles de la Congrégation sont pauvrement partout.
Les apôtres ont prêché l’Évangile. Les filles de la Congrégation le doivent enseigner en suivant ses maximes et montrer bon exemple de modestie, de prudence et humilité.  

RÉPONS

R/   Ta parole, Seigneur, est lumière dans la nuit.
Vers qui pouvons-nous aller, Seigneur ?
Toi seul nous conduis au Royaume.
Heureux qui suit jusqu’au bout
le chemin que tu lui traces.
Heureux qui médite en son cœur
les voies mystérieuses de l’amour.

ORAISON

Seigneur Dieu, tu as appelé sainte Marguerite Bourgeoys à quitter son pays, au nom de sa foi, pour former la jeunesse à la vie chrétienne ; fais qu’à son exemple et à sa prière, nous puissions, par nos paroles et notre conduite, proclamer, sur toutes les routes qui mènent à toi, la présence et l’amour du Verbe incarné. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.  (2)


(1) Dieu ma joie: Mon testament spirituel

dieumajoie.blogspot.com/2012/11/mon-testament-spirituel_8.html

(2) AELF — Office des lectures — 12 janvier 2018 www.aelf.org/2018-01-12/




mercredi 10 janvier 2018

Nouvelle évangélisation: DU FEU

Nouvelle évangélisation: DU FEU
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Le Père Jean-Jacques Duten


NE GARDE PAS SA GLOIRE POUR TOI! TU POURRAIS LA PERDRE ...

https://www.youtube.com/watch?v=V0eHKqxpeWw
Il y a 3 jours - Ajouté par LA DIVINE VOLONTÉ - Pères Jean-Jacques et Dominique
L'ÉPIPHANIE. Par pure grâce une étoile nous a guidé un jour vers le Christ. Nous n'avons rien mérité. Nous avons ...

mardi 9 janvier 2018

Film: " Paul apôtre du Christ "

Film: «  Paul apôtre du Christ »
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James Faulkner, à droite, dans le rôle de saint Paul et 
Jim Caviezel, à gauche, dans le rôle de saint Luc. 


Un très beau film prendra l’affiche sur les écrans de cinéma à l’approche de Pâques. Le réalisateur Andrew Hyatt a mis tout son talent pour nous montrer l’amour, la résilience et le courage des premiers chrétiens. J'ai bien hâte de voir ce film. Et vous ????

Paul, Apostle of Christ: The Heart of the Story - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=ZaK-lbhhx_M
22 déc. 2017 - Ajouté par AFFIRM Films
Paul, Apostle of Christ: The Heart of the Story In Theaters March 2018 http://www.paulmovie.com Facebook ...




Homélie du pape François, Épiphanie 2018

Homélie du pape François, Épiphanie 2018


HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique Vaticane
Samedi, 6 janvier 2018

Trois gestes des Mages orientent notre marche à la rencontre du Seigneur qui se manifeste aujourd’hui comme lumière et salut pour tous les peuples. Les Mages voient l’étoile, ils marchent et ils offrent des présents.

Voir l’étoile. C’est le point de départ. Mais pourquoi, pourrions-nous nous demander, seuls les Mages ont-ils vu l’étoile ? Peut-être parce que peu nombreux sont ceux qui avaient levé le regard vers le ciel. Souvent, en effet, dans la vie on se contente de regarder vers le sol : la santé, un peu d’argent et quelques divertissements suffisent. Et je me demande : nous, savons-nous encore lever le regard vers le ciel ? Savons-nous rêver, désirer Dieu, attendre sa nouveauté ; ou bien nous laissons-nous emporter par la vie comme un rameau sec au vent ? Les Mages ne se sont pas contentés de vivoter, de surnager. Ils ont eu l’intuition que, pour vivre vraiment, il faut un but élevé et pour cela il faut avoir le regard levé.

Mais nous pourrions nous demander encore, pourquoi, parmi ceux qui levaient le regard vers le ciel, beaucoup d’autres n’ont pas suivi cette étoile, « son étoile » (Mt 2,2) ? Peut-être parce que ce n’était pas une étoile voyante, qui brillait plus que les autres. C’était une étoile – dit l’Evangile – que les Mages avaient vu « se lever » (v 2.9). L’étoile de Jésus n’aveugle pas, elle n’étourdit pas, mais elle invite doucement. Nous pouvons nous demander quelle étoile nous choisissons dans la vie. Il y a les étoiles éblouissantes qui créent des émotions fortes mais qui n’orientent pas la marche. Il en est ainsi du succès, de l’argent, de la carrière, des honneurs, des plaisirs recherchés comme but de l’existence. Ce sont des météores : ils brillent un peu mais ils tombent vite et leur lueur disparaît. Ce sont des étoiles filantes qui désorientent au lieu d’orienter. L’étoile du Seigneur, au contraire, n’est pas toujours fulgurante, mais toujours présente ; elle est douce : elle te prend par la main dans la vie, elle t’accompagne. Elle ne promet pas de récompenses matérielles, mais elle assure la paix et donne, comme aux Mages, « une très grande joie » (Mt 2, 10). Mais elle demande de marcher.

Marcher, la deuxième action des Mages, est essentielle pour trouver Jésus. Son étoile, en effet, demande la décision de se mettre en route, la fatigue quotidienne de la marche ; elle demande de se libérer des poids inutiles et des fastes encombrants qui entravent, et d’accepter les imprévus qui apparaissent sur la carte de la vie tranquille. Jésus se laisse trouver par qui le cherche, mais pour le chercher il faut bouger, sortir. Ne pas attendre ; risquer. Ne pas rester immobile ; avancer. Jésus est exigeant : il propose à celui qui le cherche de quitter le fauteuil du confort mondain et les tiédeurs rassurantes de nos cheminées. Suivre Jésus n’est pas un protocole poli à respecter mais un exode à vivre. Dieu qui a libéré son peuple à travers la route de l’exode, et qui a appelé de nouveaux peuples à suivre son étoile, donne la liberté et distribue la joie toujours et seulement en chemin. En d’autres termes, pour trouver Jésus il faut abandonner la peur de se mettre en jeu, la satisfaction de se sentir arrivé, la paresse de ne plus rien demander à la vie. Il faut risquer, simplement pour rencontrer un Enfant. Mais cela en vaut immensément la peine, car en trouvant cet Enfant, en découvrant sa tendresse et son amour, nous nous retrouvons nous-mêmes.

Se mettre en chemin n’est pas facile. L’Evangile nous le montre à travers divers personnages. Il y a Hérode, troublé par la peur que la naissance d’un roi menace son pouvoir. Par conséquent il organise des rencontres et envoie les autres recueillir des informations ; mais lui ne bouge pas, il reste enfermé dans son palais. « Tout Jérusalem » (v. 3) aussi a peur : peur de la nouveauté de Dieu. Elle préfère que tout reste comme avant – “ on a toujours fait ainsi ”-et personne n’a le courage d’aller. Plus subtile est la tentation des prêtres et des scribes. Ils connaissent le lieu exact et l’indiquent à Hérode, en citant l’ancienne prophétie. Ils savent mais ne font pas un pas vers Bethléem. Ce peut être la tentation de celui qui est croyant depuis longtemps : il disserte sur la foi, comme d’une chose qu’il sait déjà mais il ne se met pas en jeu personnellement pour le Seigneur. On parle mais on ne prie pas ; on se lamente mais on ne fait pas de bien. Les Mages, en revanche, parlent peu et marchent beaucoup. Bien qu’ignorants des vérités de foi, ils ont le désir et ils sont en chemin, comme le montrent les verbes de l’Evangile : « venus pour se prosterner » (v. 2), « ils partirent ; entrés ils se prosternèrent ; ils regagnèrent leurs pays » (v. 9.11.12) : toujours en mouvement.

Offrir. Arrivés à Jésus, après un long voyage, les Mages font comme lui : ils donnent. Jésus est là pour offrir sa vie, eux offrent leurs biens précieux : or, encens et myrrhe. L’Evangile se réalise quand le chemin de la vie parvient au don. Donner gratuitement, pour le Seigneur, sans s’attendre à quelque chose en retour : voilà le signe certain d’avoir trouvé Jésus qui dit : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Faire le bien sans calcul, même si personne nous le demande, même si l’on n’y gagne rien, même si cela ne nous fait pas plaisir. Dieu désire cela. Lui, se faisant petit pour nous, nous demande d’offrir quelque chose pour ses frères les plus petits. Qui sont-ils ? Ils sont justement ceux qui n’ont rien à rendre, comme celui qui se trouve dans le besoin, l’affamé, l’étranger, le prisonnier, le pauvre (cf. Mt 25, 31-46). Offrir un don gratuit à Jésus c’est soigner un malade, donner du temps à une personne difficile, aider quelqu’un qui ne présente pas d’intérêt, offrir le pardon à qui nous a offensé. Ce sont des dons gratuits, ils ne peuvent pas manquer dans la vie chrétienne. Autrement, nous rappelle Jésus, si nous aimons ceux qui nous aiment, nous faisons comme les païens (cf. Mt 5, 46-47). Regardons nos mains, souvent vides d’amour, et essayons aujourd’hui de penser à un don gratuit, sans contrepartie, que nous pouvons offrir. Il sera apprécié du Seigneur. Et demandons-lui : “Seigneur, fais-moi redécouvrir la joie de donner”.

Chers frères et sœurs, faisons comme les Mages: lever la tête, marcher, et offrir des dons gratuits.







dimanche 7 janvier 2018

Épiphanie 2018

Épiphanie 2018
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Nous célébrons en cette fin de semaine, la solennité de l’Épiphanie du Seigneur. C’est une fête grandiose qui nous apprend que ce Jésus né dans une grotte ou une étable à Bethléem, est le Sauveur du MONDE ENTIER. Quelle vérité extraordinaire! L’ENFANT DIEU qui va grandir à Nazareth, est le SAUVEUR de l’humanité entière. Jésus, par sa MORT et sa RÉSURRECTION, a sauvé tous les justes qui ont vécu avant sa venue et tous les justes qui viendront après LUI.

L’Épiphanie, pour moi, c’est la fête de ceux qui en apparence sont loin du vrai Dieu, mais qui ont le cœur et les yeux ouverts sur les signes que Dieu leur donne de son existence et de sa Présence. Voilà ce que représentent pour moi les mages venus de l’Orient, guidés par une étoile. Qu’était en fait cette étoile? C’était Dieu qui leur faisait signe. Comme le dit si bien le théologien orthodoxe Olivier Clément: « La foi, c’est Dieu qui cherche l’homme ». « Mais je voudrais tenter de parler de Lui. Comment Il nous cherche. Comment Il m'a cherché, trouvé » (Olivier Clément, l'Autre Soleil, Stock).

Mais la plupart du temps, pour que la rencontre ait lieu entre ce Dieu qui nous cherche et l’être humain qui est amoureusement recherché par son Créateur, il faut que l’être humain soit lui aussi en mode recherche. Il faut souvent que l’être humain se place devant l’alternative suivante: ou bien Dieu n’existe pas et l’homme va vers son néant, ce qui implique que la vie n’a aucun sens, ou bien Dieu existe et donne un sens à tout, même à la souffrance et à la mort; et surtout à la mort. De nombreux humains se sont posés ainsi la question fondamentale de leur existence et l’ont résolue. Mais quelle différence entre celui qui base sa vie sur le néant et l’absurde et celui qui se sait infiniment aimé d’un Dieu qui l’a toujours voulu et aimé, aimé éternellement.

L’Épiphanie, c’est la fêter des chercheurs de Dieu qui trouvent leur Dieu dans un enfant qui est le Sauveur du monde. Oui, c’est la fête des CHERCHEURS DE DIEU. C’est pour cette raison que lors de la solennité de l’Épiphanie de l’année 2013, j’ai écrit un blogue intitulé: RECHERCHÉ: CHERCHEURS DE DIEU (1).

Deux témoins: Guillaume William Hue et Olivier Clément. 

Guillaume William Hue :

Je vous ai parlé dans mes blogues du 31 décembre 2017 et du 1er janvier 2018, de ce jeune homme que je trouve extraordinairement lucide et conséquent. Voir son témoignage sur vidéo (2) . Guillaume dit avoir été éduqué dans la religion catholique. Enfant, il était intéressé par la question de Dieu, jusqu’à ce qu’il pose une question à son enseignante de catéchèse qui n’a pas voulu répondre à sa question. À partir de ce jour, Guillaume a décidé que Dieu n’existait pas et il a arrêté d’aller au catéchisme.

« Et pour moi, dit Guillaume, le fait que Dieu n’existait pas, cela voulait clairement dire qu’il n’y avait rien après la mort. Cette conclusion-là, plus tard, quand j’ai été adolescent, ça m’a poussé à être confronté à une idée qui m’a hantée pendant des années ensuite. Cette pensée, c’était que ma vie n’avait aucun sens; que je ne construisais rien durant cette vie. En tout cas rien qui avait du sens puisque j’allais mourir. Et à coté de cela, les perpectives d’avenir qu’on me proposait, me semblaient complètement absurdes et surtout déconnectées de la réalité dont je faisais l’expérience. C’est-à-dire qu’on me disait de travailler, de me marier, de mener une vie honnête, de fonder une famille et puis de mourir. Et cela me semblait complètement affolant comme fin. C’est-à-dire que la perspective de la mort, pour moi, cela discréditait complètement tous les projets que l’on pouvait me proposer, puisque À QUOI BON AU FINAL. Ce furent les cinq années les plus difficiles de ma vie. Car c’est une chose que de se poser la question du sens de sa vie, mais de ne trouver aucune réponse satisfaisante à cette question là, c’est vraiment INSUPPORTABLE.  Et pour moi, cela a été source d’une si grande détresse intérieure, que au bout d’un moment j’ai fini par commettre l’erreur qu’à mon avis tous ceux qui se posent la question du sens de leur vie finissent par commettre un jour ou l’autre inévitablement, qui est de chercher à faire disparaître cette question-là, à l’oublier. Et pour cela, pour oublier la question du sens, le monde propose une multitude d’anesthésiants. » 

Grâce au témoignage silencieux en quelque sorte d’un prêtre qui rayonnait la joie, Guillaume s’est remis à lire la Bible et grâce à la Parole de Dieu, il a fait la rencontre du Dieu vivant. « Jamais avant, je n’avais entendu ou lu des paroles comme celles que prononce Jésus dans la Bible ». Pour en savoir plus sur sa conversion, voir la vidéo mise ci-dessous.

Olivier Clément:

Olivier Clément est un théologien orthodoxe qui a grandi dans un milieu totalement athée. Voici une partie de son témoignage:

« Pendant mon enfance, je vivais dans un milieu athée où personne ne parlait jamais de Dieu ni du Christ. Et quand on meurt ? ai-je demandé. Et l'on m'a répondu : C'est le néant. Pourtant les visages me hantaient... D'où venaient-ils, d'où venait la lumière qui les habitait, qui parfois illuminait un regard ? Dans un visage, dans un regard, je devinais quelque chose d'immense faisant irruption dans la matière. Les visages, les regards, n'étaient-ils que des fleurs de la terre ? Mais quel soleil les avait fait éclore ? Un jour, j'étais adolescent, j'avais marché tout l'après-midi au bord de la mer. C'était l'hiver et dans le ciel infiniment désert se levaient les premières étoiles. Peut-être étaient-elles mortes depuis des milliers, des millions d'années, mais leur lumière me parvenait encore. Bientôt je serai mort moi aussi, et un peu plus tard — car devant le néant plus encore que devant Dieu les millénaires sont comme des jours — un peu plus tard toute la terre serait morte et les étoiles mortes brilleraient toujours. Glacé, le cœur glacé, je suis monté dans le car qui devait me ramener en ville. J'avais résolu de me tuer. Pourquoi attendre, pourquoi laisser encore le néant m'envahir comme une torture ? Qu'il me prenne tout de suite tout entier. Alors j'ai senti qu'on me regardait. C'était une petite fille de quatre ou cinq ans. Ses yeux étaient pleins d'amitié. Elle a souri. Et j'ai compris que la lumière d'un regard — l'océan intérieur des yeux — était plus vaste que le néant piqueté d'étoiles, et qu'il y avait une promesse, et qu'il fallait vivre. » (3)

Le témoignage de Guillaume et d’Olivier Clément montrent selon moi à l’évidence que la conséquence logique à l’athéisme, est le suicide et le meurtre (par meurtre, j’entends ici « l’euthanasie »). Albert Camus, un des athées les plus fameux du XXème siècle, dans son ouvrage intitulé "Le mythe de Sisyphe " a très bien vu que la conséquence logique de l'athéisme, est le suicide. Mais ne voulant pas prôner le suicide, il encourage ses lecteurs à "vivre courageusement l'absurde"; ce qui me semble être l'absurdité par excellence. Pour Camus, vivre courageusement l'absurde, c'est aussi se révolter contre lui. Mais se révolter contre l'absurde, qu'est-ce que ça donne en bout de ligne?  

Heureusement que ce ne sont pas tous les athées qui ont la clairvoyance et la lucidité d’un Guillaume ou d’un Olivier Clément. En cela, je vois une fois de plus la Bonté et la Miséricorde de Dieu, qui permet que des gens qui se disent athées, trouvent quand même quelque raison de vivre. Ainsi les athées n’abrègent pas tous leurs jours en commettant l’irréparable et, en prolongeant ainsi leur existence terrestre, on peut espérer qu'ils rencontrent un jour Dieu.  

HEUREUSE SOLENNITÉ DE L’ÉPIPHANIE À TOUS !!!! 

Homélie de la solennité de l'Épiphanie 2018

(1)  Dieu ma joie: Recherché: chercheurs de Dieu
dieumajoie.blogspot.com/2013/01/recherche-chercheurs-de-dieu.html

https://www.youtube.com/watch?v=eyW-HfVjZ_o

23 déc. 2016 - Ajouté par Guillaume - Est-ce que Dieu existe ?
Sur cette chaine, je parle de la question la plus importante : Est-ce que Dieu existe ? Dans cette vidéo, je ...


www.aasm.ch/pages/echos/ESM084016.pdf 




lundi 1 janvier 2018

Un cadeau de la Vierge Marie

Un cadeau de la Vierge Marie 


Chers amis, je viens de recevoir de mon confrère John Wykes, omv, le film qu’il a réalisé sur notre fondateur, le Père Bruno Lantéri. Quand je dis que John a "réalisé " le film, je veux dire que c'est lui qui a accepté la responsabilité de mener à bien ce projet. John a confié la "réalisation proprement dite du film " à un de ses amis cinéastes. John, quant à lui, a été co-producteur, directeur, narrateur et éditeur du film.   

C’est la première fois que le film est mis à la disposition du grand public. Il est évident pour moi que le fait de recevoir ce film un premier janvier, est une marque de la bienveillance maternelle de la Vierge Marie envers ses Oblats, le premier janvier étant la Solennité de Marie Mère de Dieu dans l'Église catholique. Le Père Lantéri a toujours dit que la véritable fondatrice de notre Congrégation religieuse est la Vierge Marie. Connaissant les dix premières années d'existence de notre Congrégation, je n'ai aucune difficulté à croire que la Mère de Dieu est notre fondatrice. 

Cela fait plus d’un an que j’attends ce grand jour. Il a fallu attendre tout ce temps dans le but de permettre à ce film-documentaire, d’être mis au programme de divers festivals cinématographiques à travers le monde. Le film a gagné cinq prix lors de ces festivals, dont le prix du meilleur documentaire.

Malheureusement, il n’y a pas pour l’instant de traduction française. Vous trouverez ci-dessous trois versions du film: une version en italien, une version en anglais et une version en espagnol. Pour la version en anglais c’est le Père John Wykes lui-même qui est le narrateur. John a gagné un prix pour sa narration lors d'un festival. Il n'existe malheureusement pour le moment aucune version en français. 

Si vous visionnez ce film-documentaire et si en plus, vous regardez la vidéo ci-dessous en date du 30 juillet 2017, vous comprendrez pourquoi je suis un Oblat de la Vierge Marie et pourquoi j'ai un blogue.  


ENJOY !


 

 





2018

2018
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Cher lecteur, chère lectrice,

Je te souhaite une année SAINTE, HEUREUSE ET FRUCTUEUSE ANNÉE 2018 !

L’année commence pour nous catholiques, sous le patronage et la protection de MARIE MÈRE DE DIEU. Le premier janvier, nous vivons la solennité de Marie Mère de Dieu. C’est la seule fête mariale que nous, au Canada, nous avons conservée comme « fête de précepte », même si je n’aime pas tellement cette expression. Comme il fait bon être catholique! Nous savons grâce à Jésus que nous avons non seulement un PAPA (« ABBA » dans la langue de Jésus : deux B au lieu de deux P) dans le ciel, mais aussi une maman. La maman est toujours la femme des commencements. La vie commence avec et grâce à une mère. Il est donc normal qu’une année commence avec notre Mère à tous. Que Marie Mère de Dieu vous protège, vous accompagne et vous guide tout au long de l’année 2018.

Que vous souhaiter d’autre? Le souhait primordial à adresser à tout baptisé, c’est la sainteté. Le jour de notre baptême, nous avons reçu en germe, pour ainsi dire, la SAINTETÉ DE DIEU, et toute notre vie consiste à nous purifier dans et par l’AMOUR, pour arriver au ciel notre patrie, SAINTS ET IMMACULÉS COMME NOTRE MÈRE DU CIEL:

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ. Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. » (Ephésiens 1, 3-4).
J’ai terminé l’année 2017 en compagnie de Guillaume William Hue. Je suis heureux de commencer 2018 également en sa compagnie. Voici son appel à la sainteté :

Prendre de bonnes résolutions. - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=dCm4xzKH66s
Il y a 5 jours - Ajouté par Guillaume - Est-ce que Dieu existe ?
Evangile selon saint Matthieu chapitre 5 verset 48: "Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est ...