lundi 6 mars 2017

Le premier péché; la faute originelle (Genèse chapitre 3)

Le premier péché; la faute originelle (Genèse chapitre 3)
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La première lecture biblique proclamée lors du premier dimanche du Carême de l’année A, nous présente le récit du premier péché, tel que raconté par la Bible. Je pense pouvoir dire que ce récit est mon texte préféré de toute la Bible. Il aurait été écrit environ 1000 ans avant la venue de Jésus. Il décrit le premier péché. Et il nous dit des vérités extrêmement importantes sur la condition humaine. La personne qui a écrit ce texte, quoique ayant vécu mille ans avant notre ère, en savait plus sur la condition humaine, que pratiquement tous les romanciers de notre époque et même que la grande majorité des êtres humains qui vivent sur cette terre en 2017. Ce n’est pas rien de dire cela. On se croit bien intelligents, nous les êtres humains du XXIème siècle; et c’est vrai car nous avons des moyens extraordinaires de développer notre intelligence. Mais l’intelligence, livrée à elle-même, ne peut pas percer tous les mystères de la nature. Et elle ne peut en aucun cas percer les mystères « surnaturels ». La science a ses limites, de grandes limites.

Pour nous qui croyons en Dieu, et au Dieu que nous a révélé Jésus Christ, nous avons une vision du monde qui nous vient de notre foi. Cette foi est basée en grande partie sur l’Écriture Sainte. Voici ce que la foi nous dit, grâce au récit du premier péché tel que raconté dans la Bible.

Les deux premiers chapitres de la Genèse, affirment haut et fort que le monde que nous voyons et dans lequel nous vivons, a été créé par Dieu. Et qu’à l’origine, tout était bon. Le mal a été introduit dans le monde par le premier péché. Voici comment un homme ayant vécu 1000 ans avant Jésus, a su expliquer le mal.

À l’origine, le mal n’existait pas. Dieu et l’être humain vivaient en pleine harmonie. Qu’est-ce qui a brisé cette harmonie entre Dieu et l’être humain? Ce fut le premier péché.

Puisque l’être humain a été créé par Dieu, il devra toujours reconnaître sa condition de créature. Il devra reconnaître sa totale dépendance de Dieu pour faire quoi que ce soit. Jésus a confirmé cette vérité quand il a dit: « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).

Pourquoi cet ordre de Dieu: « Vous pouvez manger de tous les arbres, mais non pas de l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal »? Quand nous lisons de façon un peu distraite le récit du premier péché, nous avons l’impression que Dieu défend de manger d’un seul des arbres du jardin; mais de fait, il défend de manger de deux arbres.

Cet ordre de Dieu, était, selon moi le moyen choisi par Dieu pour que l’être humain reconnaisse humblement sa condition de créature et pour qu’il puisse manifester son amour envers Dieu, en obéissant à sa Volonté. Car, nous dit Jésus, « celui qui reçoit mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime » (Jn 14, 21) et encore : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15, 14). D’ailleurs, Adam et Ève perdront l’amitié avec Dieu, précisément en désobéissant à Dieu. L’obéissance, vue si péjorativement de nos jours, est la façon voulue par Dieu pour que sa créature lui prouve son amour, et Lui rende amour pour amour. D’ailleurs, la façon la plus belle et la plus juste de décrire comment Jésus nous a sauvés, est celle-ci: Jésus nous a sauvés par son « obéissance amoureuse », l’obéissance amoureuse qu’il a toujours vouée à son Père, à son Papa, comme Il aimait l’appeler.

Le péché:

Avant le premier péché, l’être humain n’était pas sous l’emprise de la « concupiscence » (nous expliquerons ce mot dans un instant); son cœur n’était pas encore « complice du mal ». Pour pécher, il a fallu, qu’il soit tenté de l’extérieur, par quelqu’un d’extérieur à lui. Voilà qu’intervient le diable ou démon. Celui qui a écrit le récit de la « chute originelle », non seulement croyait en Dieu, mais il croyait aussi au diable. La façon dont l'auteur du texte nous présente le premier péché, est selon moi la preuve de l'existence du diable. On voit très bien qu'avant que le "serpent" apparaisse dans le décor, la tentation de pécher, ne semblait même pas être une option pour nos premiers parents. L'obéissance à Dieu était, semble-t-il, quelque chose de facile et d'évident pour Adam et Ève. Il ne leur venait même pas à l'esprit de pouvoir pécher, semble-t-il. Il en est d'ailleurs ainsi aussi de la Vierge Marie, qui n'a jamais été touchée et contaminée par le "péché originel". Notre Mère du ciel n'a jamais commis de péché de sa vie. Quoique créée libre, il semble que Marie n'éprouvait aucun désir et aucune tentation de désobéir à Dieu. Puisque Adam et Ève jouissaient d'une telle harmonie intérieure, il fallait que quelqu'un d'extérieur à eux, les tente, en leur mentant. C'est ce que le diable fit; et c'est la raison pour laquelle, selon moi, ce texte relatant de façon imagée les origines de l'humanité, nous prouve de façon évidente, l'existence du diable. Voilà l’extrême avantage qu’avait l'auteur du texte de la Genèse, sur ses contemporains et sur la grande majorité des hommes et des femmes d’aujourd’hui: il savait qui est l’ennemi numéro un de la race humaine: le diable, le démon, Satan. Quel avantage nous avons, de connaître notre ennemi numéro un. Jésus le connaissait. Et en ce premier dimanche du Carême, Jésus, à peine baptisé et envoyé pour guérir et réconforter, commence par se retirer dans le désert, « POUR ÊTRE TENTÉ PAR LE DIABLE » (évangile d’hier: Mt 4, 1 : « En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable »).

C’est le diable qui a fait pécher nos premiers parents, et c’est le diable qui très souvent nous fait pécher. Le diable a commencé par semer le doute sur la sincérité et l’amour de Dieu pour nos premiers parents. Il a même laisser entendre que le commandement divin n’était pas pour les protéger eux, mais pour se protéger Lui (Dieu). Car s’ils mangeaient du fruit de l’arbre défendu, ils deviendraient comme des dieux, pouvant décider du bien et du mal. Fini alors le devoir d’obéissance. L’être humain se construirait lui-même. Voilà ce qu’a aussi désiré et prétendu être M. Jean-Paul Sartre, le père de « l’existentialisme athée »: un être qui ne dépend de personne et qui se construit selon son propre gré, selon les dicta de sa raison. L’orgueil est donc le premier péché et la racine de tous les péchés. Pour un instant, on veut se croire plus intelligent que Dieu et on agit en contradiction avec sa Volonté.

Voilà aussi la racine du désir de l’être humain de tuer Dieu, ou de nier l’existence de Dieu. L’athéisme s’explique, selon moi par le fait que l’être humain veut être son propre Dieu, et décider par lui-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. Voilà la grande et ultime tentation qui guette l’être humain: se faire l’égal de Dieu, au lieu de reconnaître bien humblement sa condition de créature. L’athéisme n’est donc pas tellement dû à l’intelligence, mais à la volonté.

Le premier péché a entraîné la perte de l’amitié avec Dieu, la perte de l’état de grâce (« ils se rendirent compte qu’ils étaient nus »), ainsi que l’introduction dans l’être humain de la concupiscence, cet état d’extrême faiblesse de notre être face aux demandes légitimes de Dieu, et cette tendance à faire le mal plutôt que le bien. Le péché a aussi introduit dans l’homme la peur de Dieu. L’être humain s’est mis à avoir peur de Dieu: « Ils se cachèrent de Dieu en découvrant qu’ils étaient nus ». Je suis convaincu que tout être humain naît en ce monde avec la peur de Dieu inscrite en lui. Et cela vient manifestement du premier péché. Cette peur de Dieu peut être augmentée en nous par l’éducation janséniste que nous pouvons avoir reçue, ou encore par nos fausses images de Dieu, qui font que nous pouvons douter de sa bonté. Consciemment ou non, il nous arrive de considérer Dieu comme un despote, qui nous demande des choses irrationnelles et contraires à notre bien véritable. Tout cela est le fruit du premier péché. Quel péché ce fut !!!  

Voici une petite histoire qui m’a fait me rappeler de l’éducation religieuse que j’ai reçue:

DIEU ET LES BISCUITS:

Une petite histoire du Père Jésuite Anthony De Mello m’a fait beaucoup de bien en ce sens. L’histoire a pour nom : Dieu et les biscuits. Je vais la raconter en mes mots et la développer un peu car l’histoire originale est très courte.

Une femme nommée Jeanne avait un petit garçon nommé Oscar. Jeanne venait à peine de faire des biscuits. Les biscuits étaient encore tout chauds et étaient déposés sur la table de la cuisine. Pendant que Jeanne s’absente quelques instants de la cuisine, Oscar passe par la cuisine, voit les biscuits et en prend deux. La mère de retour dans la cuisine, voit que deux biscuits ont disparu et devine ce qui s’est passé. Elle fait venir Oscar devant elle et lui fait un interrogatoire en règle :

« Oscar, savais-tu que Dieu était présent dans la cuisine quand tu as volé ces biscuits? »(je sais que le verbe « voler » est pas mal fort dans le cas présent, mais madame était très fâchée). Oscar répond : « Oui ! »  La mère : « Et savais-tu que Dieu te regardait tout le temps? » Oscar répond : « Oui ! » Et la mère de demander à l’enfant : « Et qu’est-ce que tu penses que Dieu te disait? » Oscar répond :« Dieu m’a dit : « Y’a personne ici à part nous deux, prends-en deux! »

Cette petite histoire est tout simplement magnifique et très riche d’enseignement. On voit nettement que la mère et l’enfant n’ont pas du tout la même image de Dieu. La mère a de Dieu l’image d’un guetteur, d’un surveillant. C’est l’image que j’ai reçu de Dieu étant enfant : Dieu te guette. Ici à Montréal, dans une société bilingue, on dirait : Dieu te « watch ». D’ailleurs je me souviens très bien de l’œil de Dieu qui était reproduit dans notre livre d’enseignement religieux quand j’étais tout petit et je me souviens surtout de l’interprétation que je donnais à cet œil qui me regardait tout le temps. Oscar quant à lui, avait l’idée d’un Dieu qui veut notre bien, qui veut notre bonheur. Les biscuits qui sortaient du four ne pouvaient être meilleurs qu’à ce moment là. Il était donc tout à fait normal que Dieu inspire au petit Oscar d’en manger sur le champ. Voilà deux personnes guidées par leur image de Dieu.

L’abbé Jacques Leclercq a dit un jour cette phrase merveilleuse : « Dieu ne nous surveille pas; Dieu veille sur nous. » Comme cette phrase est magnifique !!!  Surveiller ou veiller sur. « Watcher » ou « prendre soin de ». 
(Tiré de: Dieu ma joie: Dieu sur le réfrigérateur dieumajoie.blogspot.com)

Pour ce qui est de l’existence du diable, voici deux liens qui nous rapportent les paroles de deux de nos plus récents papes :

ALLOCUTION DU PAPE PAUL VI… 1972 - elogofioupiou

elogofioupiou.over-blog.com/2016/01/allocution-du-pape-paul-vi-1972.html

Angélus, 17 février 2002 | Jean Paul II

https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/angelus/2002/.../hf_jp-ii_ang_20020217.ht...




dimanche 5 mars 2017

Une Montréalaise répond à M. Joseph Facal

Une Montréalaise répond à M. Joseph Facal

Je ne suis pas le seul à m’être indigné des propos tenus par M. Joseph Facal, dans sa chronique du 25 février dernier. Voici ce que lui a écrit une concitoyenne: Mme Solange Viau. Solange est une très bonne catholique. Elle est très articulée et ne se gêne pas pour défendre notre sainte religion. Ayant lu mon texte sur la chronique de M. Joseph Facal (voir le précédent blogue), elle m'a envoyé la lettre qu'elle a écrite à ce chroniqueur suite à l'article intitulé: PEUPLE À GENOUXJe suis dans l'admiration devant l'énergie et le savoir-faire qu'a déployés Mme Viau pour répondre à ce chroniqueur athée. Voilà pourquoi je vous partage son texte, après, bien sûr, avoir obtenu la permission de Mme Viau de mettre son écrit sur mon blogue. 

Lasalle, le 25 février 2017
M. Joseph Facal

OBJET:  VOTRE CHRONIQUE  « PEUPLE À GENOUX »

Bonjour!

Habituellement, j’apprécie vos chroniques mais cette fois-ci, j’ai trouvé que vous manquiez d’objectivité.  En voici les raisons :

1-   En ce qui concerne la probabilité que Dieu existe, sachez qu’Einstein y croyait ainsi que bien d’autres grands savants (1).

2-   Si vous prenez le temps d’étudier les événements de Lourdes en France en 1858, de Fatima au Portugal en 1917, de l’image 3D gravée de manière encore inexplicable sur le St-Suaire, image qui correspond aux récits évangéliques de la passion et la mort de Jésus-Christ, ainsi que l’image de la Vierge Marie et la conservation inexplicable du tablier sur lequel l’image de Notre-Dame de-Guadeloupe est miraculeusement apparue au Mexique en 1531, vous pourrez constater que la science ne peut expliquer ces phénomènes et que toute personne qui s’attarde à analyser ces signes en profondeur a bien des raisons de croire qu’ils sont d’origine divine avec un message important, plutôt que de croire qu’ils sont insignifiants.

3-   Si vous étiez tenté de porter un jour un t-shirt avec le slogan « On tue beaucoup au nom de la religion », pour être honnête, n’oubliez pas d’ajouter en-dessous:  « mais on tue infiniment plus au nom de l’athéisme ».  En effet, il y a eu les dizaines de millions de victimes d’Hitler, de Staline, de Lénine, de Mao et tant d’autres dictateurs athées. Tout cela sans compter les 3 millions d’enfants à naître tués violemment dans le ventre de leurs propres mères, au Canada, depuis la croisade de l’athée Henry Morgentaler.  Et il y a eu 60 millions d’enfants avortés aux États-Unis depuis 1973.  Il y a près de 50 millions d’enfants avortés par année dans le monde.  On tue beaucoup au nom du libre-choix…

4-   Certes, M. Facal, des personnes portent des signes religieux que je trouve moi aussi agaçants et dérangeants.  Personnellement, si j’allais vivre dans un pays musulman, je ne me promènerais pas avec une croix de 6 pouces par 3 pouces dans le cou.  Je considère qu’il faut s’ajuster aux cultures où l’on vit pour ne pas choquer les gens inutilement.  Toutefois, bien des femmes manquent ici de modestie et ce n’est pas plus respectueux pour les autres concitoyens (surtout dans les milieux de travail).  Mais cela est un fait dont on ne parle jamais.

5-    Vous dites que vous foutez la paix aux croyants et que vous désirez qu’on vous foute la paix.  M. Facal, analysez les mœurs de notre société et vous verrez que le poids des croyants est très faible en comparaison avec celui des athées. Et cela n’est pas surprenant car la grande majorité des chroniqueurs et des journalistes des grands médias sont comme vous athées ou agnostiques et ne se gênent pas pour faire savoir publiquement qu’ils le sont, pour critiquer les religions et imposer leurs points de vue (R. Martineau, B. Dutrizac, P. Lagacé, I. Maréchal et presque tous les chroniqueurs du journal La Presse). Ils ont le crachoir et nous on se fait constamment arrosés!  N’est-ce pas étrange cette concentration des athées dans les médias?  N’y aurait-il pas un agenda caché? Quand la plainte d’un seul citoyen suffit à empêcher des personnes élues démocratiquement de réciter une courte prière avant une assemblée, quand une seule plainte suffit pour enlever un crucifix d’un hôpital, témoin de la foi de nos fondateurs et nos ancêtres, moi aussi j’aurais envie de dire: « Les athées, foutez-nous la paix, respirez par le nez, laissez-nous un peu de place et respectez-nous s.v.p. vous aussi! »

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

Solange Viau,  Montréal    


(1) N.D.L.R.  Contrairement à Mme Viau, je ne pense pas qu'Einstein croyait en Dieu. Il aurait dit qu'il croyait au Dieu de Spinoza, mais plus nombreuses sont ses phrases qui nient l'existence de Dieu. Mais Mme Viau a tout à fait raison de dire que de nombreux savants, et parmi les plus illustres, croyaient en Dieu. À preuve, la vidéo ci-dessous (dans cette vidéo, on semble dire qu'Einstein était croyant, mais je ne le pense pas; du moins, il ne croyait pas en un Dieu personnel):


Des savants parlent de Dieu - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=ig5rjCk_HWI


3 sept. 2011 - Ajouté par Veraciter
Des savants parlent de Dieu : — Johannes KEPLER (1571-1630), ... Alessandro VOLTA (1745-1827), qui ...

Voir aussi: 


Quand 25 savants illustres confessent leur foi en Dieu - Sciences ...

fr.aleteia.org/2014/06/21/quand-25-savants-illustres-confessent-leur-foi-en-dieu/

21 juin 2014 - Johannes Kepler (1571-1630), un des plus grands astronomes : " Que Dieu est grand ! Grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie !





jeudi 2 mars 2017

Réponse à M. Joseph Facal

Réponse à M. Joseph Facal
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Monsieur Joseph Facal est un ex-homme politique qui présentement est chroniqueur au Journal de Montréal. Le 25 février dernier, M. Facal a une fois de plus affirmé haut et fort son athéisme et essayé de discréditer les croyants en Dieu.

J’ai donné comme titre à ce blogue « Réponse à M. Joseph Facal ». Je n’ai pas envoyé le présent blogue à M. Facal. Cela ne donnerait rien et je déteste perdre mon temps. Pourquoi dis-je cela? Parce que, selon moi, l'athéisme n'est pas une question d'intelligence, mais de volonté. La très grande majorité du temps (pour ne pas dire "toujours"), la personne athée ne croit pas parce qu'elle ne veut pas croire. Elle ne veut pas d'un Dieu duquel elle dépendrait et auquel elle devrait obéir. C'est l'histoire du premier péché, tel qu'il est décrit dans les premières pages de la Bible, qui se répète. Ce blogue chers amis, il est  destiné, à vous. Je veux seulement mettre en lumière certains points. 

D'abord, voici une grande partie de l'article de M. Facal:  

PEUPLE, À GENOUX !
Dans nos débats sur la religion, une dimension m’agace particulièrement.
On ne peut prouver l’existence de Dieu. Mais on ne peut pas non plus prouver son inexistence.
Il faut donc poser l’affaire en termes de probabilités.
À mon avis, les probabilités que Dieu existe sont extraordinairement faibles. Je suis donc, si je puis dire, athée à 99,9 %.
Honnêtement, vous pensez sérieusement que Marie a été fécondée par le Saint-Esprit?

Raison
Pour ma part, quand un chauffard ivre fauche une jeune­­ fille innocente, j’ai beaucoup de peine à croire qu’un Dieu infiniment bon veille sur nous.
Quand un enfant vient au monde lourdement handicapé, j’ai de la misère à y voir un plan divin dont le merveilleux sens caché me sera révélé un jour.
L’origine de l’univers et l’évolution des espèces me semblent parfaitement explicables par la science, sans nul besoin­­ d’y introduire des hypothèses surnaturelles.
Si quelqu’un préfère croire à une divinité, c’est son affaire.
Mais que l’on ne me présente pas cela comme une vertu particulière et supérieure devant laquelle je devrais me taire ou me prosterner.
On veut nous inculquer qu’il serait «irrespectueux», «intolérant», «fermé» de soumettre la religion à l’examen de la raison critique, de la logique, de la science.
Je dis non. Demander des preuves n’est pas une ferme­ture dogmatique, mais une saine prudence.
La science et la religion ne sont pas deux doctrines équivalentes parmi lesquelles on peut choisir. La première se prouve, pas la deuxième.
La prière peut faire du bien, mais elle ne guérit pas. La médecine, oui, souvent.
Il n’est pas vrai non plus que la morale ne peut se vivre que dans la religion.
Si je fous la paix aux croyants, est-il déraisonnable de demander­­ que ceux-ci me la foutent à moi et vivent leur foi dans l’intimité et la discrétion?
Apparemment, oui.  (1)

La première chose que je veux mettre en lumière, c’est le manque de civisme et de respect de ce cher monsieur. Jetez un coup d’œil aux phrases que j’ai mises en rouge. Y voyez-vous une contradiction? Ce cher monsieur fait tout pour discréditer les croyants et ensuite il ose dire qu’il leur fout la paix. Il veut faire passer les chrétiens pour des « nonos », des arriérés mentaux parce qu’ils croient à la réalité de l’Incarnation, au fait que Jésus Christ est Dieu précisément parce que le sein de la Vierge Marie a été fécondé par une Personne Divine (le Saint-Esprit) et non par un homme. M. Facal, je crois cela et un milliard d’êtres humains en 2017, croient cela. Merci de nous considérer comme des débiles. Si j’étais propriétaire du Journal de Montréal, je vous mettrais à la porte pour avoir si peu de considération envers plusieurs de vos concitoyens. D'après les statistiques mondiales, il y aurait 2.2 milliards de chrétiens dans le monde en ce moment. Donc 2.2 milliards de personnes qui croient que Jésus est né d'une Vierge, par l'opération du Saint-Esprit. Personnellement, j'ai de la difficulté à accorder ma confiance aux statistiques. Peut-être qu'on considère les Québécois comme majoritairement chrétiens dans ces statistiques. Mais je pense qu'on peut affirmer sans l'ombre d'un doute, qu'il y a un milliard de chrétiens sur la planète. Le nombre d'athées est sûrement beaucoup moins élevé. Pour quelqu'un qui est minoritaire dans le domaine des croyances (car un athée croit que Dieu n'existe pas, mais il ne peut pas le savoir), je trouve M. Facal très frondeur. 

Pour moi, il est évident que Dieu existe. Je ne puis même pas dire que je crois en Dieu, puisque l’existence de Dieu est ÉVIDENTE à mes yeux. L’ordre extraordinaire qu’il y a dans l’univers, est pour moi une preuve que Dieu existe. Si on peut envoyer une fusée sur   une planète éloignée de la terre et savoir à la seconde près le moment où elle se posera sur la dite planète, cela veut dire qu’il existe un ordre extraordinaire dans l’univers. Un extra-terrestre qui arriverait à Manhattan et qui dirait que ce qu’il voit de ses yeux est dû au hasard, serait manifestement dans l'erreur. L'ordre inscrit dans l'art et la technologie, révèle l'intelligence humaine. Or certains organes du corps humain (dont l’œil) sont encore plus complexes et ordonnés que Manhattan. Qui dit ordre, dit intelligence. L'ordre inscrit dans la nature, révèle Dieu. Saint Paul, dans la Bible, dit clairement que quiconque a le coeur pur, devrait voir d'évidence que Dieu existe, uniquement en contemplant la nature (voir sa Lettre aux Romains, chapitre 1, versets 18 à 22). 

Monsieur Facal ne peut expliquer le mal, mais peut-il expliquer le beau et le bien?

Je dirais ceci:

Supposons que je suis une personne athée. Supposons qu’étant athée, je décide de lire au moins cinq vies de saints ou de saintes, de préférence parmi les saints les plus connus. Après ma lecture, je réalise que ces personnes ont fait des choses vraiment extraordinaires; pas seulement des choses très bonnes et admirables, mais des choses vraiment extraordinaires, qu’il est pratiquement impossible d’expliquer humainement parlant. Par exemple, je lis que saint Maximilien Kolbe durant la deuxième guerre mondiale, a accepté de prendre la place d'un condamné à mort qu'il ne connaissait même pas, et lui a ainsi sauvé la vie. Pris de compassion pour l'homme qui avait été choisi par les nazis pour mourir de faim dans un "bunker" souterrain à Auschwitz, Kolbe a imité Jésus et a donné sa vie par amour pour cet homme. 

En lisant ces vies de saints ou de saintes, je verrais de façon évidente que ces vies ont aussi rendu le monde meilleur autour d’eux, que leurs vies a été un réel plus pour l’humanité. Je me dirais peut-être que tout cela est dû à la capacité de la religion de produire une substance chimique dans le cerveau qui fait en sorte qu’un être humain devient à ce point bon, à ce point aimant et à ce point CHARITABLE (comme disent les naïfs chrétiens). Si j’étais vraiment intelligent, je désirerais être chrétien et je désirerais que le plus de monde possible dans notre société, deviennent saints. J’aurais au moins ce désir d’être chrétien et même d’être saint.

Ici s’arrête la supposition. L’histoire supposée de l’expérience qu’aurait faite cette personne athée, est terminée. Mais voici ma conclusion en tant que chrétien. Si par miracle un athée faisait ce que je dis et lisait cinq vies de saints ou de saintes et qu’à la fin, il désirait être chrétien, Dieu lui infuserait sûrement la « substance » nécessaire pour le devenir. C’est mon plus cher souhait.

Quant à la phrase suivante: « La prière ne guérit pas », il suffit de lire le miracle qui sera très probablement utilisé pour procéder à la canonisation du jeune adulte Pier Giorgio Frassati (3), pour nous convaincre du contraire. Il est vrai en un sens, que la prière ne guérit pas. Dieu seul guérit. Mais il est clair que M. Facal a voulu insinuer que Dieu ne guérit pas en réponse à nos prières, puisque Dieu n'existe pas selon lui. Mais tout cela est nié par les faits. Des hommes et des femmes de science qui se disent athées, ont examiné les miracles qui ont eu lieu, par exemple, à Lourdes, et en sont venus à la conclusion qu'il est impossible d'expliquer par la raison et par la science les guérisons extraordinaires qu'ils ont étudiées. S'il n'y a aucune possibilité que la nature ait pu guérir les personnes, la cause est sûrement surnaturelle. Voir à ce sujet, le témoignage d'une femme médecin athée (4)


(1) Joseph Facal Peuple, à genoux! - Le Journal de Montréal

www.journaldemontreal.com/2017/02/25/peuple-a-genoux

(2) 2,2 milliards de chrétiens | International - La Presse

www.lapresse.ca › International

(3)



GIORGIO: A Modern-Day Miracle Story - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=S4JPnDZWQoo
2 déc. 2015 - Ajouté par FrassatiUSA
You will be inspired by this powerful story of Kevin Becker's incredible recovery from a coma and life ...   







Voir aussi l'article ci-dessous tiré du site Aleteia
(pour une traduction du texte, cliquez sur les mots: Traduire cette page mis ci-dessous)


Miraculous recovery attributed to Blessed Pier Giorgio Frassati - Aleteia

aleteia.org/.../miraculous-recovery-attributed-to-blessed-pier-giorg...Traduire cette page

 

(4)

Une femme médecin athée confirme la réalité de 1 400 miracles ...

fr.aleteia.org/2015/.../une-femme-medecin-athee-confirme-la-realite-de-1-400-miracl..


Carême 2017

Carême 2017 

Chers amis,

Je vous souhaite un SAINT ET FRUCTUEUX CARÊME 2017,

Voici mon homélie d’hier, en ce début du Carême.



mercredi 1 mars 2017

"L'aide médicale à mourir "

" L’aide médicale à mourir " 

En Église, nous avons commencé l’année 2017 de façon extraordinaire et providentielle. Devant les changements que vit la société civile, ici au Québec, Dieu nous a une fois de plus éclairés par sa Parole. Nous entendons parfois dire que Jésus dans les évangiles, ne parle pas beaucoup de morale. Une telle façon de voir est très étonnante. Jésus n’a cessé de nous dire comment nous comporter si nous voulons vraiment être ses disciples.

Pour les lectures de la Parole de Dieu des dimanches de l’an 2017, nous sommes dans ce que nous appelons l’année A. Les lectures du dimanche sont réparties sur un cycle de trois ans: l’année A, l’année B et l’année C. Les Paroles de Dieu que nous avons entendues depuis un mois, ne reviendront donc que dans trois ans. Or, comme Dieu fait bien les choses! En ce début d’année 2017, nous avions absolument besoin d’entendre les lectures de la Parole de Dieu que l’Église nous a offertes depuis un mois.

Depuis quatre semaines, aux messes dominicales, nous avons entendu des extraits du « discours sur la montagne », en saint Matthieu, chapitres 5 à 7. Ce discours sur la montagne est d’une importance capitale pour connaître la pensée de Dieu sur diverses situations morales. Jésus nous a parlé de la colère, de l’adultère, de l’amour des ennemis, etc. Sa pensée en matière morale, est tellement élevée, que nous sommes portés à penser qu’elle n’est pas faite pour nous pauvres êtres humains, et, par-dessus le marché, êtres humains pécheurs.

Or voici que dimanche dernier, la liturgie nous a présenté les Paroles de Dieu les plus réconfortantes qui soient. Ces paroles sont, selon moi, le message le plus important à entendre pour nous, gens du XXIème siècle.

Voici la première lecture de dimanche dernier:  
« Jérusalem disait: « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas – dit le Seigneur. (Isaïe 49, 14-15

Et dans l’évangile Jésus nous invitait à mettre toute notre confiance en notre Papa du ciel; à ne jamais nous faire de souci. Vous me direz: « Facile à dire, mais pas facile à faire ». Je vous répondrais que oui, mais Dieu nous a promis son aide, et nous devons le croire quand Il nous parle:

« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci? Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi? Ne vous faites donc pas tant de souci; ne dites pas: “Qu’allons-nous manger ?” ou bien: “Qu’allons-nous boire?” ou encore: “Avec quoi nous habiller?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain: demain aura souci de lui-même; à chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 24-34).
Quelles paroles extraordinaires à entendre en ce début d’année 2017! Cette invitation à mettre notre confiance en ce papa du ciel que Jésus nous a fait connaître, est le plus beau message que nous puissions recevoir; et combien important!

J’ai profité de cette Parole extraordinaire de Dieu, pour parler d’un sujet brûlant d’actualité ces jours-ci au Québec: l’aide médicale à mourir. Pour entendre une partie de mon homélie de dimanche dernier, veuillez cliquer sur la vidéo ci-dessous.