mardi 9 juillet 2013

Jésus, le fruit de tes entrailles

Jésus, le fruit de tes entrailles

 

Il n’est plus facile aujourd’hui de prier le chapelet en groupe. Il faut d’abord commencer par se mettre d’accord sur les mots à utiliser. Il n’en n’est pas ainsi pour le Notre Père, et c’est tant mieux. Tout le monde, ou presque, connaît le même Notre Père; ce sont les mêmes paroles pour tous. Il est malheureux toutefois qu’il n’en soit pas ainsi pour la prière mariale par excellence : le « Je vous salue Marie ». Chacun semble avoir sa façon de prier le Je vous salue Marie. Certaines différences dans la façon de dire le Je vous salue Marie, me semblent de peu d’importance.  Par exemple, le fait de vouvoyer ou de tutoyer Marie. Je préfère le tutoiement. Depuis que nous avons appris à tutoyer Dieu le Père, je ne vois pas comment on peut être gêné de tutoyer Marie.

 

Mais il y a des façons de dire le « Je vous salue Marie » qui sont moins précises que d’autres, selon moi. Par exemple, le fait de dire : « Et Jésus ton enfant est béni. ». Il me semble que l’emploi du mot « enfant » ici, n’est pas assez précis. Selon moi, en employant ce mot, on passe à côté de quelque chose d’essentiel et de particulier à Marie. Car Jésus a été et est réellement l’enfant de Marie et de Joseph. Il est exact de dire que Jésus est l’enfant de Joseph. Joseph n’est pas le père biologique de Jésus mais il a été son père et Jésus est son enfant. C’est pourquoi Marie s’est adressée ainsi à Jésus demeuré au Temple à l’âge de douze ans : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! Ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. » (Lc 2, 48). Marie savait très bien que Joseph n’était pas le père biologique de Jésus; mais Elle ne craint pas de l’appeler « son père ». Un peu comme un homme qui adopte un enfant est tout à fait en droit d’être appelé son père. Mais Jésus n’est pas le fruit de la chair de Joseph. Par contre, Jésus est le fruit des entrailles de Marie. Jésus est non seulement l’enfant de Marie; Il est aussi le fruit de ses entrailles. C’est par Marie que le Verbe s’est fait chair. Pour moi, dire que Jésus est le fruit des entrailles de Marie, est la meilleure façon d’illustrer que le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14). Dire que Jésus est le fruit des entrailles de Marie, exprime davantage le mystère chrétien que de dire que Jésus est l’enfant de Marie. C’est mon simple point de vue. 

 

Voici comment un site trouvé sur l’internet, explique le fait que l’on puisse dire que Jésus a été et est l’enfant de Joseph :

 

Mission par rapport à l'enfant Jésus

L'enfance de Jésus fut le second dépôt confié à la fidélité de Joseph. Mais à quel titre Jésus lui fut-il confié ? Il faut se souvenir que l'éducation de l'enfant est la fin très spéciale du mariage. Or, dans le mariage de saint Joseph et de la sainte Vierge, l'enfant Jésus fut le fruit de l'union virginale des deux chastes époux, non seulement parce qu'il fut le fruit de la virginité de Marie qui était le dépôt et le bien de saint Joseph, mais encore parce que l'union de Joseph et de Marie était, dans les desseins de Dieu, ordonnée à l'éducation de l'Homme-Dieu. Ce n'est pas assez dire que saint Joseph fut le père « putatif », ou le père « adoptif », ou le père « nourricier » de l'enfant Jésus. Ces appellations, que nous trouvons sans doute sous la plume de plusieurs Pères de l'Église, ne répondent en réalité qu'à une vérité incomplète. Tout ce qui appartient au père, hormis l'acte propre du mariage, appartint à Joseph par rap­port à l'enfant Jésus. C'est la doctrine de saint Jean Chrysostome, In Matth., homél. IV, n. 6, P. G., t. LVII, col. 47, magnifiquement développée par Bossuet, Panégyrique cité, 2° point. Le développement de Bossuet se trouve déjà en raccourci dans saint Thomas d'Aquin, expliquant comment, par une disposition spéciale de la Providence, le bien du mariage entre Joseph et Marie fut vraiment l'enfant Jésus: « L'enfant n'est pas appelé le bien du mariage seulement en tant que, par le mariage, il est mis au monde, mais encore en tant que le mariage est spécialement ordonné à sa naissance et à son éducation. Ainsi Jésus fut le fruit du mariage de Joseph et de Marie, non de la première façon, mais de la seconde. Et cependant, un enfant né d'adultère, et même un enfant adopté, ne saurait être appelé le fruit du mariage de ses parents (supposés ou adoptifs), car, en ce cas, ce mariage n'est pas or­donné par la nature à l'éducation de ces enfants, tandis que le mariage de Joseph et de Marie fut or­donné par Dieu tout spécialement à la naissance et à l'éducation de Jésus. » In IV Sent., l. IV, dist. XXX, q. II, a. 2, ad 4um. Cf. Terrien, La Mère de Dieu, t. II, p. 187-188, note.
Tiré du site internet suivant : Saint Joseph- Salve Regina

vendredi 5 juillet 2013

Regard

Regard
Une amie vient de m’envoyer le message que voici :
Bonjour Père Guy,
Vous, si sensible au regard, je vous ai déjà dit, je crois, que moi aussi le regard me fascinait…
Je savais qu'un jour, je partagerais avec vous un texte que j'ai écrit il y a 10 ans.
Je ne sais pas pourquoi, mais c'est aujourd'hui que j'ai le goût de le faire.
Vous comprendrez pourquoi le texte d'Isaïe (43, 1-5) me parle. C'est celui que j'ai placé dans "la mosaïque des Paroles de Dieu" à la petite chapelle de l'église Saint-Enfant-Jésus.
Bonne fin de journée!
Christiane

Et voici le texte qu’elle m’a partagé :
REGARD
« Léonard de Vinci termine la grande fresque de l’Eucharistie : la Cène avec Jésus au milieu des Apôtres. Arrive le moment de peindre Judas. Il a du mal à trouver un modèle pour Judas. Il en vient à chercher dans les tavernes et les bouges, un visage qui, par sa laideur, lui permettrait de peindre une figure de traître. Après des mois de recherche infructueuse, un jour enfin, Léonard croit avoir trouvé. Là-bas, dans un coin, il repère un visage, un visage portant sur sa face les stigmates du vice. Léonard s’approche de l’homme et lui demande s’il accepterait de venir dans son atelier, en lui expliquant--  comme on peut le faire à un inconnu— ce qu’il attend de lui. L’homme silencieux regarde fixement Léonard. À la fin, l’homme prend une lanterne et l’approche de son visage et dit : « Léonardo, tu ne me reconnais pas? C’est moi qui ai posé pour toi lorsque tu peignais le visage de Jésus! »
Ça commence comme ça, une histoire qui tout d’un coup déchire le paysage, ouvre les yeux intérieurs. Une histoire qui fait sourire, qui donne le goût de prendre le train, de partir, de faire un petit voyage souple comme un rêve.
On ne sait pas toujours comment on regarde, on regarde sans regarder bien souvent, par habitude, on glisse sur les choses, sur les gens, sur la vie.
Mes amis m’assurent pourtant que mes yeux parlent. Que disent-ils? « Tu as du prix à mes yeux… »?
Mes yeux parlent-ils seulement quand je suis reconnue? Je le sens quand les gens sont là devant moi, en groupe, en foule. Je me sais accueillie, reçue, acceptée. Mais qu’un seul ne me donne pas son regard et je m’inquiète. Je travaille à le conquérir, je n’ai pas l’air d’y penser, mais ce regard-là se met à compter, à prendre toute la place. Jusqu’à ce que je gagne un sourire, une adhésion. Quelquefois la magie ne se produit pas, il se lève et s’en va. C’est la défaite.
Dans sa carte de vœux, mon ami Julien écrit : « Un regard, c’est rapide, précieux, décisif, tragique, doux, violent. Mais un élément relie toutes ces caractéristiques : « nous sommes maître de notre regard. » Je suis ramenée à Léonardo, à son regard qui lui fait voir dans le même homme Judas ou Jésus.
Maître de mon regard. Je peux le changer quand il ne me convient pas, quand il me fait souffrir? Les médecins opèrent maintenant au laser, un rayon qui vient de l’extérieur. On voit mieux, mais le changement est-il profond? Un œil opéré au laser rend-il plus heureux?
Parfois, c’est quand je ferme les yeux que je vois le mieux.
Plus loin que le regard, il y a la source. Trouver à quelle source mon regard est branché. Choisir à quelle source je veux le brancher. C’est la source qui donne sa véritable clarté à mes yeux.
Marie-Madeleine Davy, une auteure que j’aime bien, a de beaux mots pour dire cette quête : « Retour au pays natal », « L’itinéraire du dedans ». On croit entendre un appel. « Je m’appelle moi-même », dit-elle.
Le voyage est déjà commencé depuis longtemps. Plus je m’approche de ma source, plus le regard que je vais montrer aux autres sera révélation de ce que je suis en train de devenir. J’ai soixante-cinq  ans et ce que je deviens, sous mes propres yeux, est beau, est bon.
Parfois, c’est l’ennui. « Qu’est-ce que j’ai, aujourd’hui, je me cherche partout… » Je suis en dehors de moi, je cours à gauche et à droite, je me perds. Parfois, c’est quelque chose d’un peu effrayant, la solitude. Mais la source est calme. Je choisis « l’itinéraire du dedans ». Alors tout est possible. Parce que là, il y a de la place pour plus grand que moi-même.
Voilà ce qui m’habitait  il y a 10 ans !...Tout cela s’est intensifié et j’en suis venue à ME LAISSER REGARDER PLUS SOUVENT par CELUI QUI A DIT : « JE T’AIME, TU AS DU PRIX À MES YEUX… »
Christiane Gagnon

Voici le mot que je viens d’envoyer à Christiane :

Chère Christiane,

Merci beaucoup pour ce partage. Dès que j'ai commencé à lire votre texte sur le regard, j'ai été ébloui par la citation du début car je venais de lire le matin même cette citation (Leonardo da Vinci qui voit Judas et Jésus dans la même personne) dans le livre de Bernard Bro intitulé " La foi n'est pas ce que vous pensez ". Dans ce livre, publié aux éditions du Cerf, cette histoire se trouve aux pages 54 et 55. J'ai été profondément touché par cette histoire et ce fait. Comme il est puissant ce texte !

Vous m'avez écrit: "Je savais qu'un jour, je partagerais avec vous un texte que j'ai écrit il y a 10 ans. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est aujourd'hui que j'ai le goût de le faire."  Maintenant, vous et moi savons pourquoi. La petite histoire de Léonard de Vinci est le lien recherché ici.

Vous avez raison de dire que moi aussi, je suis attiré par le regard, ébloui par le regard. La plus grande preuve en est mon testament spirituel " Les Yeux de l'Amour ", mis sur You Tube (1) Il y a aussi, bien sûr, le magnifique poème de Sully Prudhomme intitulé "Les Yeux", que j'ai mis sur mon blogue en date du 15 novembre 2012, et que j'ai récité aux funérailles de ma chère maman.

La phrase de Jésus qui me vient à l'esprit après avoir lu votre texte, est celle-ci: " La lampe corps, c'est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ce sera! (Mt 6, 22-23) Cette phrase de Jésus m'a toujours beaucoup impressionné. Tout passe par le regard, mais aussi tout vient du regard. Il nous faut protéger notre regard. Toute impureté qui se jette dans notre regard ou que nous laissons entrer dans notre regard, contamine et obscurcit notre coeur. Je pense que Jésus aurait aussi pu dire: " La lampe du coeur, c'est l'oeil ". C’est pourquoi, comme dit un auteur, il faut « avoir les yeux dans la Tête », signifiant par là que les yeux de notre âme et aussi de notre corps, devraient toujours être fixés sur Jésus, la Tête de l’Église.

Je vous demande bien sérieusement la permission de mettre votre courriel et le message que vous y avez inclus, sur mon blogue. J'aimerais beaucoup laisser votre prénom. Vous serez facilement reconnue par les paroissiens, mais qu'est-ce que cela peut bien faire, n'est-ce pas? Cela ne peut faire que du bien. Au diable la fausse humilité! Ai-je raison?

Votre ami,

Guy, omv

(1) Pour visionner mon testament spirituel sur You Tube, allez sur Google et écrivez : Guy Simard Les Yeux de l’Amour.
  

mardi 2 juillet 2013

Miracle Eucharistique à Buenos Aires

Miracle Eucharistique à Buenos Aires
Le 17 avril dernier, j’écrivais un texte sur ce blogue, intitulé : " La semaine eucharistique ". À la fin de ce texte, je mentionnais un miracle eucharistique extraordinaire qui a eu lieu en Italie, au huitième siècle, et qui persiste jusqu'à nos jours. Ce miracle est communément appelé « Le Miracle de Lanciano ».  Or un miracle similaire a eu lieu en Argentine, à Buenos Aires, en 1996. Notre pape actuel est un témoin privilégié de ce miracle. L’eucharistie étant le plus grand de tous les miracles, il est bien normal, selon moi, que notre Dieu d’infinie bonté, fasse tout son possible pour aider ses enfants à croire à cet admirable mystère. Voici les faits :

"En 1996, lorsque le pape François était évêque auxiliaire du Cardinal Quarracino à Buenos Aires, un miracle eucharistique notoire eut lieu. C'est le pape actuel qui demanda lui-même à ce qu'il soit photographié et qui examina ce fait. Les résultats sont stupéfiants.

Le 18 août 1996, à 19h, le père Alejandro Pezet célébrait la messe dans l'église qui se trouve dans le centre commercial de la ville. Alors qu'il finissait de donner la Sainte Communion, une femme vint lui dire qu'elle avait trouvé une hostie dont on s'était débarrassé au fond de l'église. En allant à l'endroit indiqué, le P. Alejandro vit l'hostie souillée. Comme il ne pouvait pas la consommer, il la plaça dans un petit récipient d'eau qu'il rangea dans le tabernacle de la chapelle du Saint Sacrement.

Le lundi 26 août, ouvrant le tabernacle, il vit à sa grande stupéfaction que l'Hostie était devenue une substance sanglante. Il en informa Mgr Jorge Bergoglio qui donna des instructions afin que l'Hostie soit photographiée de façon professionnelle. Les photos, prises le 6 septembre, montrent clairement que l'Hostie, qui était devenue un fragment de chair sanglante, avait beaucoup grossi en taille. Pendant plusieurs années l'Hostie demeura dans le tabernacle, toute l'affaire étant gardée secrète. Comme l'Hostie ne souffrait d'aucune décomposition visible, Mgr Bergoglio décida de la faire analyser scientifiquement.

Le 5 octobre 1999, en la présence des représentants de Mgr Bergoglio devenu archevêque, le Dr Castanon préleva un échantillon du fragment sanglant et l'envoya à New York pour analyse. Comme il ne voulait pas influencer les résultats de l'examen, il décida de cacher à l'équipe de scientifiques l'origine de l'échantillon. L'un de ces scientifiques était le réputé cardiologue et pathologiste médico-légal, le Dr Frederic Zugiba. Il détermina que la substance analysée était de la véritable chair et du vrai sang contenant de l'ADN humain. Il déclara que :

« La matière analysée est un fragment du muscle du cœur qui se trouve dans la paroi du ventricule gauche, près des valves. Ce muscle est responsable de la contraction du cœur. On doit se rappeler que le ventricule gauche du cœur agit comme une pompe qui envoie le sang à travers tout le corps. Le muscle cardiaque est dans un état d'inflammation et contient un nombre important de globules blancs. Ceci indique que le cœur était vivant au moment où l'échantillon a été prélevé. J'affirme que le cœur était vivant étant donné que les globules blancs meurent en dehors d'un organisme vivant. Ils ont besoin d'un organisme vivant pour les maintenir. Donc, leur présence indique que le cœur était vivant quand l'échantillon a été prélevé. Par ailleurs, ces globules blancs avaient pénétré les tissus, ce qui indique d'autant plus que le cœur avait été soumis à un stress intense, comme si son propriétaire avait été battu sévèrement au niveau de la poitrine. »

Deux Australiens, le journaliste Mike Willesee et le juriste Ron Tesoriero, furent les témoins de ces tests. Connaissant l'origine de l'échantillon, ils étaient sidérés par la déclaration du Dr Zugiba. Mike Willesee demanda au scientifique combien de temps les globules blancs auraient pu rester vivants s'ils provenaient de tissus humains conservés dans de l'eau. Le Dr Zugiba lui répondit qu'ils auraient cessé d'exister au bout de quelques minutes. Le journaliste révéla alors au docteur que la substance d'où provenait l'échantillon avait d'abord été conservée dans de l'eau ordinaire pendant un mois et qu'ensuite, pendant trois ans, elle avait été conservée dans un récipient d'eau déminéralisée, et c'est seulement après ce temps qu'un échantillon avait été prélevé pour analyse. Le Dr Zugiba était très embarrassé pour prendre ce fait en considération. Il déclara qu'il n'y avait aucun moyen d'expliquer ce fait scientifiquement. Aussi le Dr Zugiba demanda-t-il :

« Vous devez m'expliquer une chose : si cet échantillon provient d'une personne morte, alors comment se peut-il que pendant que je l'examinais, les cellules de l'échantillon étaient en mouvement et pulsaient ? Si ce cœur provient de quelqu'un qui est mort en 1996, comment peut-il être toujours en vie ? »

Alors seulement Mike Willesee révéla au Dr Zugiba que l'échantillon analysé provenait d'une Hostie consacrée (du pain blanc sans levain) qui s'était mystérieusement transformée en de la chair humaine sanglante. Ahuri par cette information, le Dr Zugiba répondit :

« Comment et pourquoi une Hostie consacrée peut changer son caractère et devenir de la chair et du sang humains vivants, cela restera un inexplicable mystère pour la science - un mystère totalement au-delà de sa compétence. »

Ensuite le Dr Ricardo Castanon Gomez prit des dispositions pour que les rapports du laboratoire établis à la suite du miracle de Buenos Aires soient comparés à ceux élaborés après le miracle de Lanciano, encore une fois sans révéler l'origine des échantillons de test. Les experts qui procédèrent à cette comparaison conclurent que les deux rapports des laboratoires avaient analysé des échantillons de tests provenant de la même personne. Ils signalèrent encore que les deux échantillons révélaient un sang de type « AB » positif. Ce sang porte les caractéristiques d'un homme qui est né et qui a vécu au Moyen Orient.

Seule la foi dans l'extraordinaire action de Dieu donne la réponse raisonnable ! Dieu veut que nous soyons conscients qu'Il est vraiment présent dans le mystère de l'Eucharistie. Le miracle eucharistique de Buenos Aires est un signe extraordinaire attesté par la science. A travers lui Jésus désire réveiller en nous une foi vivante en Sa Présence Réelle dans l'Eucharistie, réelle et non pas symbolique. C'est seulement avec les yeux de la foi et non pas avec nos yeux humains, que nous Le voyons sous l'apparence du pain et du vin consacrés. 

En ce trois juillet 2013, alors que l'Église entière célèbre la fête de l'apôtre Thomas, demandons à Dieu d'augmenter notre foi en l'Eucharistie et remercions Le de nous donner au long des âges, des signes de la présence réelle de Jésus dans le Saint-Sacrement.  

Pour ceux et celles parmi vous qui comprennent l'espagnol ou l'anglais, vous pouvez aussi visionner la vidéo suivante, dans laquelle le docteur Castanon commente le miracle.  

Scientific Proof of a Eucharistic Miracle in Buenos Aires - YouTube

www.youtube.com/watch?v=gC7RPJC4uDA‎ 19 juin 2013 - 
Amazing. Spread the video . The flesh of the heart is from the same person in Lanciano
and in Buenos Aires ...


lundi 24 juin 2013

Mes livres disponibles chez Amazon

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Bonjour à vous !
Je viens de découvrir que l'on peut se procurer mon premier livre au Canada sur Amazon.ca. Voir la référence au bas du présent message.
Mon deuxième livre, qui comporte la grande majorité des textes mis sur mon blogue d’octobre 2012 à juin 2013, est maintenant disponible en ligne chez Amazon.
En France : sur Amazon.fr
Détails sur le produit

Dieu ma joie - Deuxième partie: Blogue de l'auteur sur différents aspects de la vie chrétienne de Guy Simard (14 juin 2013)

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Dieu ma joie - Deuxième partie: Blogue de l'auteur sur différents aspects de la vie chrétienne di Guy Simard (14 giu. 2013)

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Dieu Ma Joie (Jan 29 2013)

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lundi 17 juin 2013

Deuxième livre

 Deuxième livre

Voici de quoi aura l'air mon second livre: voir le lien en couleur, ci-dessous.  
Pour le voir en un peu plus gros, veuillez cliquer sur le petit garçon qui s'émerveille d'un pissenlit. Cette page couverture est en lien direct avec la couverture du premier livre qui représentait un champ de pissenlits surplombé de deux arcs-en-ciel.
 

  


mercredi 12 juin 2013

Anniversaires

 Anniversaires

Aujourd’hui, 12 juin 2013, est un jour très important pour moi. J’ai été ordonné prêtre il y a trente ans, par le pape Jean-Paul II à Rome. Ce 12 juin 1983 a marqué ma destinée à jamais. Il y a deux ans exactement, le 12 juin 2011, je commençais à écrire mon blogue sur internet. Suite à cet événement, deux livres ont vu le jour (1). Je ne remercierai jamais assez les Éditions Croix du Salut d’avoir mis en livre les deux premières années de mon blogue. Aujourd’hui, en quelque sorte, je boucle la boucle. Que notre Dieu, trois fois Saint, et notre aimante Mère du ciel, la Bienheureuse Vierge Marie, soient éternellement loués et remerciés pour leurs insignes faveurs et bienfaits!

(1)   Le manuscrit du deuxième livre, qui sera intitulé : « Dieu ma joie – Deuxième partie », part aujourd’hui même pour l’Allemagne, afin d’être mis sous presse. Il devrait être disponible en ligne chez Amazon d’ici un mois. Il comprendra les textes mis sur mon blogue entre octobre 2012 et juin 2013.



 

samedi 8 juin 2013

Fête du Sacré-Coeur

Fête du Sacré-Cœur
 
Sacré-Coeur de Jésus - Parc des Chapelains - Paray-le-Monial 

Hier, le 7 juin 2013, l’Église entière fêtait le Sacré-Cœur de Jésus. En cette Solennité du Sacré-Cœur, j’ai eu l’immense privilège de présider la messe solennelle au Sanctuaire de la Réparation au Sacré-Cœur qui se trouve tout près de chez moi, à Montréal, à l’extrême est de la ville. Au moment de l’homélie, j’ai partagé quelques unes des réflexions suivantes.

La dévotion au Sacré-Cœur est la dévotion par excellence. Nous avons tous et toutes, je pense, « nos dévotions ». Il y a des saints qui nous attirent plus que d’autres. Mais la dévotion qui dépasse toutes les autres est la dévotion au Cœur de Jésus. Pourquoi ? Parce qu'en Jésus, "habite la plénitude de la divinité" (Col 2, 9), comme nous le dit si bien saint Paul. Toutes les grâces viennent de Dieu. Si je prie la Sainte Vierge, c’est pour qu’elle m’obtienne des grâces de Dieu. Mais quand je prie le Sacré-Cœur, je prie Dieu en sa source.

Le fondement biblique de la dévotion au Sacré-Cœur : L’origine de la dévotion au Sacré-Cœur se trouve dans l’évangile de saint Jean. Il est normal que ce soit saint Jean, le disciple bien aimé, qui soit à l’origine de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. Saint Jean n’est-il pas l’auteur biblique qui nous dit le plus clairement que « Dieu est Amour »? N'est-il pas aussi l'apôtre qui a posé sa tête sur la poitrine de Jésus, lors de la dernière Cène? Je suis d’accord avec certains papes qui disent qu’à cette occasion, le disciple bien-aimé a dû entendre le cœur de Jésus qui battait spécialement d’amour au moment où Il allait livrer son corps et son sang en nourriture. Le fondement biblique de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus se trouve au chapitre 19 de saint Jean, verset 34, alors que le disciple bien-aimé nous relate l’épisode de la transfixion du côté de Jésus sur la croix. Saint Jean nous dit qu’un soldat, pour s’assurer que Jésus était mort, lui perça le côté au moyen de sa lance, et qu’il en sortit du sang et de l’eau :

« Quand il eut pris du vinaigre, Jésus dit : « C’est achevé » et, inclinant la tête, il remit l’esprit. Comme c’était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat – car ce sabbat était un grand jour –, demandèrent à Pilate qu’on leur brisât les jambes et qu’on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage - son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai - pour que vous aussi vous croyiez. Cela arriva afin que l’Écriture fût accomplie : « Pas un os ne lui sera brisé » Et une autre Écriture dit encore : Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. »  (Jn 19, 30-37)

Certains auteurs et exégètes considèrent ce passage comme étant le sommet de l’évangile de Jean. Pour montrer l’importance de ce passage, on note que Jean cite deux fois les Écritures; il cite deux prophéties de l’Ancien Testament. Saint Jean, contrairement à saint Mathieu, cite rarement l’ancien Testament; il ne le fait que dans des moments très solennels. Or, ici, pour le fait historique de la transfixion du côté de Jésus, il le fait à deux reprises. De plus, une fois qu’il a raconté le fait, il en remet en quelque sorte, pour dire qu’il a très bien vu ce qui s’était passé et que Jésus sait qu’il dit vrai. Saint Jean ne pouvait pas nous montrer davantage à quel point cet épisode était important pour lui.

Or l’Église, pas son Magistère autorisé, nous dit comment interpréter ce fait : non seulement le côté de Jésus a été percé et ouvert, mais aussi son cœur. De nombreux papes, ont insisté sur ce point. Le cœur de Jésus, sur la croix, a été ouvert par la lance du centurion romain, pour que nous entrions plus avant dans l’amour de Dieu. Il n’y a rien d'étonnant à savoir que le cœur de Jésus ait été transpercé, car nous n’avons qu’à jeter un coup d’œil sur le « pilum » (la lance) du soldat romain, cette arme redoutable. De plus, le centurion était au pied de la croix. On peut imaginer la violence avec laquelle la lance est entrée dans le côté de Jésus. Heureusement que Jésus était mort! Nous savons que la plaie de Jésus au côté était très large et profonde par un autre épisode des évangiles : l’apparition de Jésus ressuscité à Thomas. Jésus invite Thomas à mettre ses doigts dans la marque des clous et à mettre sa main dans son côté.

J’ai appris ces jours-ci le nom que la tradition de l’Église donne au centurion romain qui a posé ce geste. Il s’appelait Longinus; Longin en français. On le considère même comme un saint. Il est vrai qu’il a fait une très belle confession de foi au pied de la croix : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu » (Mc 15, 39) . J’ai été ordonné prêtre à Rome, dans la basilique Saint Pierre de Rome, par le pape Jean-Paul II. Nous étions 71 à être ordonnés par le pape. Quand j’étais à genoux sur le parvis de Saint-Pierre de Rome, au pied de l’autel, savez-vous ce que j’avais juste derrière moi? Une énorme statue de saint Longin : une statue de 4 mètres 40 cm de haut. Et cette statue n’a pas été faite par n’importe qui; elle a été sculptée par le Bernin lui-même (Le Bernin est l'artiste qui a fait le  fameux baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome, qui recouvre l’autel et qui est constitué d’immenses colonnes en spirale, et qui a fait la sculpture de la chaire de Pierre, qui se trouve derrière l’autel, sur le mur du fond, avec la colombe représentant l’Esprit-Saint, mise en évidence dans une forme ovale remplie de lumière dorée). Allez voir cette statue sur internet. J’ai appris ces détails seulement ces jours-ci, alors que je faisais des recherches sur le Sacré-Coeur. La statue représente saint Longin la lance à la main et dans une attitude d’une grande fierté, comme s’il se disait : « C’est moi qui ai ouvert le cœur de notre Maître ».

Le fondement biblique de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, nous montre une fois de plus, que la foi  catholique repose sur deux sources : les Saintes Écritures et la Tradition de l’Église. Comme catholiques, nous croyons que seul le Magistère autorisé de l’Église, peut nous permettre de comprendre certains passages des divines Écritures.
Plaie contre plaie : De toute éternité, Dieu a voulu que le cœur de Jésus soit ouvert sur la croix. La plaie du côté de Jésus est très importante pour notre vie spirituelle. Pourquoi Dieu le Père a-t-il voulu cette faille dans le corps de Jésus? C’est pour que nous recevions de sa plénitude; pour que nous recevions la grâce qu’Il possède en plénitude. « En lui habite corporellement, toute la plénitude de la divinité » (Col 2, 9)  Et, « de sa plénitude, nous avons tous reçus » (Jn 1, 16).

Je viens souvent ici au Sanctuaire de la Réparation. Mon confesseur est ici. Je viens souvent y recevoir le sacrement de la réconciliation. Un jour, je suis venu pendant une eucharistie et c’était le Père Manuel qui présidait. J’ai écouté son homélie et c’est de sa bouche que j’ai entendu pour la première fois l’histoire suivante :

« En Chine, un porteur d’eau possédait deux grosses cruches, chacune d’elle pendante aux extrémités d’une solide perche qu’il portait sur ses épaules. L’une des cruches était fêlée, tandis que l’autre était parfaite et livrait toujours une pleine portion d’eau.

À la fin de la longue marche du ruisseau à la maison, la cruche fêlée arrivait toujours à moitié pleine. Tout se passa ainsi, jour après jour, pendant deux années entières où le porteur livrait seulement une cruche et demi d’eau à sa maison. Évidemment, la cruche qui était sans faille se montrait très fière de son travail parfaitement accompli. Mais la pauvre cruche fêlée était honteuse de son imperfection, et misérable du fait qu’elle ne pouvait accomplir que la moitié de ce qu’elle était supposée produire.

Après ces deux années de ce qu’elle percevait comme étant une faillite totale de sa part, un jour, près du ruisseau, elle s’adressa au porteur d’eau : « J’ai honte de moi-même, à cause de cette fêlure à mon côté qui laisse fuir l’eau tout au long du parcours lors de notre retour à votre demeure. » Le porteur d’adressa à la cruche : « As-tu remarqué qu’il y avait des fleurs seulement de ton côté du sentier, et qu’il n’y en avait aucune du côté de l’autre cruche? C’est que j’ai toujours été conscient de ta fêlure, et j’ai répandu des semences de fleurs seulement de ton côté du sentier. À chaque jour, tu les as arrosées. Durant ces deux années, j’ai pu cueillir ces jolies fleurs pour décorer notre table. Si tu n’avais pas été comme tu es, nous n’aurions jamais eu cette beauté qui a égayée notre maison. »

Cette petite histoire est très intéressante et très révélatrice. Nos fêlures sont notre chance. Étant des êtres imparfaits, c’est par nos fêlures que Dieu peut entrer. La plaie de Jésus révèle sa plénitude. Le plein de sa divinité peut se déverser en nous grâce à la faille de son côté et de son Coeur. Nos failles à nous, ne révèlent pas notre plénitude, mais nos manques. Mais par ces failles, nos manques peuvent être remplis par Dieu, peuvent être comblés par Dieu. Cela me fait penser à une autre image : ces avions qui font le plein d’essence dans les airs. Comme vous le savez, il arrive que certains avions fassent le plein d’essence en plein vol : un  avion rempli d’essence, vient se brancher, se coller sur un autre avion qui est pratiquement vide en carburant, pour le remplir. Je sais que cette comparaison est boiteuse car Dieu, Lui, ne perd rien de sa plénitude en nous la donnant. Il y a une chanson de Charles Aznavour, intitulée « Les Plaisirs démodés », qui dit ceci : « Dansons, joue contre joue ». En cette solennité du Sacré Cœur, je paraphraserais ces mots en disant : « Marchons avec Dieu, plaie contre plaie. »

Redécouvrons la beauté et la valeur de la réparation : Le lieu dans lequel nous sommes réunis ce soir, se nomme le Sanctuaire de la Réparation. Je sais qu’en 2013, certaines personne considèrent que cette façon de nommer le Sanctuaire, est quelque peu démodée. Certaines gens considèrent cette appellation comme étant un peu « vieux jeu ». C’est vrai que le mot réparation ne résonne pas de façon joyeuse à nos oreilles et à notre esprit. La réparation suppose quelque chose de négatif. Si notre automobile a besoin de réparation, c’est que quelque chose ne va pas. Réparer quelque chose, n’est jamais bien drôle. Mais selon moi, la réparation que nous sommes invités à faire au Sacré-Cœur de Jésus, est quelque chose de merveilleux et d’indispensable. Il ne faudrait surtout pas, selon moi, éliminer la « réparation au Sacré-Cœur », de notre vie et de notre vocabulaire. Le pape Pie XI a d’ailleurs écrit une encyclique en 1928 (Miserentissimus Redemptor), où il parle abondamment de la réparation que l’on devrait faire au Sacré-Cœur pour toutes les offenses que nous Lui infligeons.  

Lorsque j’étais à Rome, sur le point de devenir prêtre, j’ai fait une retraite avec le Père Giorgio Bettan, jésuite. Ce Père jésuite a grandement contribué à me faire aimer le Sacré-Cœur de Jésus. Cela n’est pas étonnant car Jésus lui-même a donné comme mission spécifique aux Jésuites, de faire connaître et aimer la dévotion à son Cœur Sacré. Jésus a confié cette mission à saint Claude de la Colombière, jésuite. Ce saint était le confesseur de sainte Marguerite-Marie Alacoque, à laquelle Jésus est apparue, au dix-septième siècle. Pour nous faire comprendre un peu en quoi consiste la réparation au Sacré-Cœur, le Père Bettan a inventé cette petite histoire : supposons une famille constituée d’une mère et de ses deux fils. Les trois sont à table, pour le dîner. Soudain, le plus jeune des garçons fait une violente colère envers sa mère, prend le bol de soupe qui est devant lui, le lance au visage de sa bonne maman, et sort de la cuisine. Pendant que la  pauvre maman a le visage plein de liquide chaud, le plus âgé des garçons demeure impassible à sa place et continue de manger sa soupe, comme si de rien n’était. Que pensera la mère? Nous pouvons être presque assurés qu’elle excusera facilement son plus jeune fils. Elle se dira : je ne sais pas ce qui lui a pris; il doit vivre des choses difficiles. Mais cette pauvre maman ne pourra pas s’expliquer le comportement de son fils plus âgé. Comment se fait-il qu’il soit demeuré impassible devant un tel geste? Comment se fait-il qu’il ne se soit pas levé pour essuyer le visage de sa mère et la consoler? Je pense que vous me voyez venir; comment pouvons-nous demeurer impassibles devant toutes les offenses et les injures que nous infligeons si souvent à Jésus, et devant toutes les offenses que Lui infligent les êtres humains? À Sainte Marguerite-Marie Alacoque, Jésus a dit clairement à quel point cette indifférence des enfants de Dieu à son égard, le faisait souffrir :

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.   …  Si tu savais combien je suis altéré de me faire aimer des hommes, tu n’épargnerais rien pour cela. J’ai soif, je brûle du désir d’être aimé.  »  

La réparation est un geste d’amour; la réparation est le fait de quelqu’un qui expérimente avec une immense gratitude le fait d’être aimé de Dieu. Le plus bel exemple de réparation se trouve, selon moi, dans l’évangile de Luc. Zachée le publicain, haï de ses compatriotes juifs à cause de sa profession, expérimente un jour l’amour immense, gratuit et inconditionnel que Jésus a pour lui. Dans sa joie et sa gratitude, il organise un repas festif en l’honneur de Jésus et lui fait cette confidence et cette promesse : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j’ai extorqué quelque chose à quelqu’un, je lui rendrai le quadruple. » (Lc 19, 8)  Voilà de l’amour! Voilà de la gratitude! Voilà de la réparation!

Il y a quatre ans environ, notre pape actuel, notre cher pape François, alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, a donné une interview à un journaliste argentin. Cette interview est devenue un livre intitulé : « Je crois en l’homme », publié aux Éditions Flammarion. Dans la deuxième partie du livre, le cardinal Bergoglio parle à plusieurs reprises de la réparation, de la nécessité de réparer le mal que nous commettons. Voici un extrait de ce livre :

 « Il faut bénir le passé par le repentir, le pardon et la réparation. Il faut associer le pardon aux deux autres attitudes. Si l’on m’a fait quelque mal, je dois pardonner, mais le pardon ne touchera autrui que s’il se repent et répare sa faute. … À travers l’histoire des saints, dans les grands entretiens, apparaît cette célèbre expression « pleurer les péchés », pour traduire une attitude très chrétienne: pleurer pour le mal commis, qui implique le repentir et le désir de réparation. » (Le pape François, Je crois en l’homme, Paris, Flammarion, 2013, pp. 158-159) Je considère pour ma part que ces paroles prononcées par un futur pape, sont très importantes et devraient grandement contribuer à redonner à la réparation ses titres de noblesse.

Chers amis, si un jour, je vous rencontre dans la rue, ne soyez pas surpris si je vous pose la question suivante : « Vous êtes-vous rendus à la Réparation? » Vous devrez alors comprendre que je ne parle pas d’un lieu physique, que je ne parle pas du Sanctuaire de la Réparation, mais bel et bien d’une merveilleuse attitude spirituelle. Vous comprendrez que je vous demande : « Êtes-vous parvenus à un degré suffisant d’amour envers Jésus, qui fait en sorte que vous désirez réparer le mal que vous Lui infligez et que tant de gens Lui infligent? ».  

Amen !