vendredi 31 juillet 2026

Départ

 Départ

Je termine aujourd'hui mes vacances estivales. Dieu a permis que la nature exprime magnifiquement mes sentiments alors que je retourne en paroisse pour une nouvelle année pastorale. C'est la première fois depuis des années que je me sens comme ceci : je suis dans la brume et je ne sais pas à quoi m'attendre car nous devrons faire les choses autrement en paroisse pour mieux réaliser notre mission de "faire des disciples" du plus grand MAÎTRE qui soit : notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Je suis donc fébrile et un peu agité intérieurement. 



Je sais toutefois que mon doux Seigneur m'invite à la confiance. Il me le dit tellement souvent dans les évangiles et de différentes façons. Je lui dis donc, avec les apôtres: "Seigneur, augmente en moi la foi " (Lc 17, 5).

Une heure plus tard : 


Avec le temps, on voit plus clair. 

Ajout fait le lendemain, 1er août :

Ce que j'ai vécu hier matin et qui est décrit ci-dessus, était beaucoup plus profond que ce qu'il en paraissait. Après avoir écrit le blogue ci-dessus, j'ai prié les laudes (la prière du matin dans le bréviaire) et dès le début, je me suis mis à pleurer. J'ai beaucoup pleuré. Je reprenais la prière et je pleurais à nouveau. J'ai demandé à Dieu quelle était la raison de ces pleurs. Et la réponse que j'ai reçue est celle-ci : je pleurais parce que je prends de plus en plus conscience que Dieu n'est pas aimé. 

Il est intéressant que j'aie reçu cette grâce un 31 juillet alors que toute l'Église célèbre la mémoire de saint Ignace de Loyola qui est si important pour notre fondateur. le Père Bruno Lantéri. Demain, premier août, l'Église universelle célèbre la mémoire d'un autre saint très important pour le Père Lantéri : saint Alphonse de Liguori. J'ai fait un blogue aujourd'hui sur ce grand saint. Vous pourrez le lire si vous le désirez. 

Ce que j'ai vécu hier est aussi intéressant pour la raison suivante : saint Ignace de Loyola est en quelque sorte le "champion du discernement". Il a appris à l'Église entière que pour discerner la volonté de Dieu, il est important de considérer nos mouvements intérieurs, c'est-à-dire ce qui se passe dans notre coeur : nos émotions telles que la tristesse, la joie, le dégoût, etc. L'impression d'être dans la brume, d'être fébrile et agité que je ressentais hier, étaient un chemin de discernement. Le chrétien et la chrétienne doivent être très près de leurs émotions. 



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