samedi 14 octobre 2017

Consécration de la cathédrale de Montréal

Consécration de la cathédrale de Montréal
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Cathédrale de Montréal

Hier soir, en ce 13 mai extraordinaire dont j’ai parlé dans mon dernier blogue, notre archevêque, Mgr Christian Lépine, a consacré notre cathédrale ici à Montréal. Comme je le disais à la fin de mon dernier blogue, il est étrange que ce geste n’ait pas été posé auparavant. Une chose est certaine cependant à mes yeux: jamais, selon moi, la consécration de notre cathédrale n’aurait pu être faite avec plus de dignité, de décorum et de piété. On doit bien sûr tout cela à notre Archevêque qui a préparé ce moment avec soin, d’abord par la prière, notamment grâce au triduum liturgique prévu à cette fin; mais la beauté de la célébration d’hier est aussi due à l’âme artistique de l’abbé Robert Gendreau et à la précision du diacre Benoît Thibault.

Avant que la messe commence, avant même la procession qui accompagne le chant d’entrée, notre archevêque s’est rendu devant l’autel, les prêtres étant derrière lui en file indienne dans l’allée centrale. Nous avons alors chanté le Veni Creator Spiritus, un des chants les plus célèbres et les plus beaux pour invoquer l’Esprit Saint. Ce matin, en début de journée, quelques mots du Veni Creator, me sont venus en tête et dans le cœur, quand j'ai pensé à la célébration d’hier. Dans cette hymne, l’Esprit Saint est appelé:

FONS VIVUS, IGNIS, CARITAS et SPIRITALIS UNCTIO

SOURCE VIVE, FEU, CHARITÉ et ONCTION SPIRITUELLE

FONS VIVUS – SOURCE VIVE:

La liturgie d’hier à rappelé à chaque personne qui y a participé, qu’elle est un membre du Christ depuis son baptême. Le baptême dans l’eau et l’Esprit Saint, nous a incorporés au Christ. Notre archevêque, au moment du rite pénitentiel, a d’abord béni l’eau et par la suite les évêques et quelques prêtres sont allés asperger le peuple. Mais comme tout hier a été fait de façon solennelle et grandiose, Mgr Christian Lépine ne s’est pas contenté de bénir l’eau d’un simple geste de la main; il y a d’abord mis du sel. La prière qui a accompagné ce geste, m’a appris une chose que j’ignorais: ce geste de mettre du sel dans l’eau est un geste posé par le prophète Élisée afin d’assainir les eaux (2 Rois 2, 21). Puisque nous étions une foule de plus de mille personnes, je me demandais comment une grande partie des gens pourraient recevoir quelques gouttes d’eau. Je n’ai pas reçu d’eau sur moi, pour ma part, mais j’ai un peu envié les gens qui ont été aspergés par le nonce apostolique du Canada, Mgr Luigi Bonazzi. En effet, alors que tous les évêques et prêtres qui aspergeaient d’eau l’assemblée, étaient revenus à leur place, il y eut un assez long moment de silence où rien ne se passait, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que Mgr Lépine attendait le retour de Mgr Bonazzi. Celui-ci se faisant un peu trop attendre, Mgr Lépine entama la prière d’ouverture ou collecte. C’est alors que Mgr Bonazzi fit son apparition. J’imagine que de très nombreux fidèles ont été aspergés d’eau par Mgr Bonazzi. Ce qui montre que même dans une très grande assemblée, on peut et on doit prendre le temps de bien faire les choses.


SPIRITALIS UNCTIO  ONCTION SPIRITUELLE      

Deux des gestes les plus impressionnants de la célébration, ont eu lieu sur l’autel même de la cathédrale. Mgr Christian Lépine a oint d’huile l’autel. Oindre est le mot liturgique pour désigner cette action, mais le verbe qui convient le mieux pour décrire la façon dont l’archevêque a posé ce geste, est le verbe « BAIGNER ». Grâce aux multiples télévisions réparties un peu partout dans l’assemblée, tout le monde a pu voir la magnifique façon dont Mgr Lépine a « oint » l’autel. Il a très largement versé de l’huile sur l’autel, la répandant de sa main droite et ne faisant qu’une petite partie de l’autel à la fois. Il a ainsi fait tout le tour de l’autel. Ce fut très impressionnant. Moi qui n’ai pas du tout l’odorat développé, il me semblait sentir l’odeur de l’huile de l’endroit où je me trouvais.

L'huile dans la Bible, est souvent associée à la joie (He 1, 9) et à la guérison (Jc 5, 14). Mais l'huile est aussi associée au combat. Les lutteurs s'enduisent souvent d'huile pour assouplir leurs muscles. 


IGNIS  FEU:

Une fois l’autel enduit d’huile, on y a posé divers contenants contenant je ne sais trop quoi, mais pouvant créer un feu que l’on pouvait voir de loin. Il y avait environ huit de ces contenants. Le feu était vraiment pris sur l’autel. Je me souviendrai toute ma vie de cette image. Comment ne pas penser à ce moment précis à ce que c’est qu’un sacrifice? Le sacrifice est une immolation. Tout doit être consumé en nous pour être offert à Dieu. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance avaient précisément pour but de montrer cela. L’animal immolé sur l’autel était complètement détruit par le feu. De même Jésus sur la croix. Il s’est immolé en entier; le sang et l’eau qui ont coulé de son côté ouvert par la lance, en est la preuve. De même, le chrétien doit s’immoler avec son Maître, pour le salut du monde.

Cette immolation est toujours le fruit d'un combat contre le mal et le Mauvais (le diable). Ceux qui seront un jour au ciel, auront mené le bon combat, nous disent l'apôtre Paul (2 Tm 4, 7-8) et le livre de l'Apocalypse (Ap 12, 7-11). Après l'huile, le combat. 

CARITAS – CHARITÉ

Tout hier dans la célébration, respirait la charité. La charité est d’abord et avant tout l’AMOUR que Dieu a pour nous. Mais hier, un peu étrangement, c’était plutôt la charité du peuple de Dieu qui était manifesté et évidente. Tous les gestes posés montraient l’amour des participants envers Dieu, jusqu’à ces échelles ou escabeaux sur roulettes déplacés aux quatre coins de la cathédrale pour permettre de oindre les croix assez haut placées, signes que la cathédrale est consacrée. Et que dire de la patience, de la piété et de la ferveur des milliers de personnes qui ont vécu cet événement qui a quand même duré deux heures et quarante-cinq minutes. Le chant aussi était très beau et solennel. Certaines pièces musicales ont même été composées pour l’occasion.

Oui, l’Esprit Saint Source Vive, Feu, Charité et Onction spirituelle, était au rendez-vous hier en la cathédrale Marie Reine du Monde et Saint Jacques le Majeur.

Il faut aussi souligner l’entrée triomphante au début de la messe de la statue de Notre-Dame de Fatima, mise sur une plateforme portée par quatre personnes, de même que l’entrée tout aussi triomphante des reliques mises sous l’autel, reliques de nos saints Québécois ou Canadiens: Marguerite Bourgeoys, Marguerite d’Youville, Jean-de-Bréboeuf, Gabriel Lallemant, Charles Garnier, saint Frère André, Marie de l’Incarnation et François de Laval. Quelle belle façon de souligner le 375ème anniversaire de la fondation de Montréal!

Pour moi, la cathédrale, à partir de maintenant, n’est plus la même. Il y a un avant la consécration et un après la consécration. Il m’a semblé clairement hier que Dieu venait habiter et prendre possession de son Temple et de son peuple.  

Merci à tous ceux et celles qui ont fait de cette célébration un événement qui restera à jamais gravé dans nos cœurs.







vendredi 13 octobre 2017

13 octobre 2017: JOUR EXTRAORDINAIRE

13 octobre 2017: JOUR EXTRAORDINAIRE
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Le 13 octobre, à Fatima, il a énormément plu. Les gens marchaient dans la boue.

Image associée 
Le miracle du soleil, Fatima, le 13 octobre 1917
Je ne sais pas si cette photo est authentique, mais elle montre ce qui s'est passé: 
en un intant, les vêtements des gens sont devenus complètement secs et la terre asséchée. 
Remarquez les arbres en fond de scène. Les photos semblent vraiment prises au même endroit.

Aujourd'hui est un TRÈS GRAND JOUR pour moi, pour l'Église catholique, pour le diocèse de Montréal et pour le monde entier. Nous célébrons le centième anniversaire de la dernière apparition de la Vierge Marie à Fatima, le 13 octobre 1917. Notre Mère du ciel avait dit aux trois enfants qui ont eu l’insigne honneur de la voir et de l’entendre, qu'à la dernière apparition, elle ferait "un miracle que tous pourront voir pour croire" (paroles prononcées lors de l’apparition du 13 juillet 1917). Cette chère Mère sait très bien s'exprimer; Elle sait qu’on peut être témoin de miracles extraordinaires et fermer les yeux de notre cœur à la Lumière divine. Le 13 octobre 1917, 70,000 personnes ont vu le miracle extraordinaire appelé désormais "le miracle du soleil " (1) et malgré le fait d’avoir vu un miracle aussi éclatant, il semble bien que certains témoins n'ont pas mis leur foi en Dieu et en la Mère de Dieu. C'est cela qui, pour moi, est vraiment INCROYABLE. Une telle incrédulité devant des miracles opérés par Dieu, n'est pas chose nouvelle. Jésus à la fin de sa vie publique, a fait un miracle d'une grandeur et d'une force inouïes et malgré cela, plusieurs témoins n'ont pas cru en sa Personne et en sa divinité. Jésus a ressuscité son ami Lazare qui était mort depuis trois jours. Plusieurs personnes ont vu ce miracle et ont cru en Jésus (Jn 11, 45). Plusieurs personnes en ont entendu parler. L'évangile selon saint Jean nous dit que plusieurs personnes, en entendant parler de ce miracle sont allés chez Lazare pour constater de leurs yeux et voir si cette histoire de résurrection était vraie. Ils ont vu le ressuscité et plusieurs ont cru (Jn 12, 9-11). Même les chefs des prêtres et les pharisiens, les ennemis jurés de Jésus, ont cru au prodige en un sens, puisqu'ils se sont dits " il faut vraiment assassiner ce type car si ça continue comme cela, tout le monde va croire en lui" (paraphrase de Jn 11, 47-53); ils ont cru au prodige, mais pas au miracle, le miracle étant un signe de la divinité de Jésus. 

Dimanche dernier, à la messe, l'Église nous offrait comme Parole de Dieu l'image de la vigne avec comme première lecture le "chant du bien-aimé à sa vigne" et comme évangile la parabole très dure et très vraie appelée " la parabole des vignerons homicides". Dans la première lecture, tirée du prophète Isaïe, Dieu disait à son peuple: "Dites-moi ce que vous pensez, dites-moi la vérité: pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait? (Is 5, 4) (la vigne étant le peuple de Dieu)? À cette question, chacun de nous ne peut que répondre en toute vérité: "NON SEIGNEUR, TU NE POUVAIS RIEN FAIRE DE PLUS ". 

Aujourd'hui malgré une journée très chargée, je vais aller ce soir en métro à la cathédrale de Montréal, dédiée à Marie Reine du monde, pour participer à la consécration de la cathédrale. Notre archevêque et ses collaborateurs se sont rendus compte dernièrement, que la cathédrale n'avait jamais été " consacrée". Incroyable cela aussi, n’est-ce pas (le mot incroyable n'étant pas très juste ici, mais vous comprenez ce que je veux dire) ? 

J’invite toute personne de bonne volonté où qu’elle soit, qui qu’elle soit et quoi qu’elle vive, de se tourner aujourd’hui vers Notre-Dame de Fatima, de lui adresser un Je vous salue Marie et de lui demander une grâce ou une faveur dont elle a besoin. Il me semble que Marie exaucera en ce jour toutes ces prières.

Merci très Sainte Vierge, pour toutes vos bontés !!!



(1)

Dieu ma joie: 13 octobre 1917 Le miracle du soleil

dieumajoie.blogspot.com/2015/10/13-octobre-1917-le-miracle-du-soleil.html







lundi 9 octobre 2017

Nos vignerons homicides

Nos vignerons homicides
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Hier à la messe, l’Église nous présentait la parabole de Jésus communément appelée la parabole des « vignerons homicides ». J’ai été frappé par l’actualité de cette parabole. Le fait suivant m’a sauté aux yeux : nous avons-nous aussi au Québec en 2017, « nos vignerons homicides ». Voici la parabole de Jésus, pour les gens qui ne la connaîtraient pas:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple:
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine;
il planta une vigne, l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers; mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant: ‘Ils respecteront mon fils.’
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux:
‘Voici l’héritier ! Allons, tuons-le, et nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond: « Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures:
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle.
C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux!

Aussi, je vous le dis: Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »
    – Acclamons la Parole de Dieu tirée de l’évangile selon Matthieu, chapitre 21, versets 33 à 43.


L’évangéliste Matthieu nous dit à qui s’adresse cette parabole; elle s’adresse aux responsables du peuple de Dieu à l’époque de Jésus. Ces gens étaient très bien considérés par le peuple et se considéraient eux-mêmes comme étant des justes, comme voyant les choses et les événements de la bonne façon. Or, à cause précisément de leur orgueil et de leur aveuglement, ils tuaient les véritables envoyés de Dieu: les prophètes. Et ils s’apprêtaient à tuer l’Envoyé de Dieu par excellence: son Fils bien-aimé. Les grands prêtres et les anciens du peuple ont très bien compris que Jésus parlait d’eux et après avoir entendu cette parabole, ils voulaient encore davantage le faire mourir.
Je vais vous partager ce qui constitue pour moi une de mes plus grandes souffrances en tant que prêtre au Québec en 2017. Je célèbre des funérailles depuis des années en tant que curé de paroisse. Mais un élément nouveau est apparu dans le décor: la loi civile injuste et infâme, que nos dirigeants se plaisent à appeler « aide médicale à mourir » ou « mourir dans la dignité » . Au Québec, les médecins ont le droit de tuer impunément leurs patients. Le « serment d’Hippocrate » que tout médecin est censé avoir prononcé un jour, s’est converti de nos jours au Québec (et malheureusement ailleurs aussi) en « serment d’hypocrites ». Car les responsables de la société civile au Québec, laissent entendre qu’ils veulent le bien des individus, mais tout le monde sait très bien que tout comme les vignerons homicides de la parabole, ce qu’ils veulent, c'est l'HÉRITAGE. Ils veulent leurs biens (les biens de ceux qu'ils tuent, c'est-à-dire leur argent) et leur bien à eux et ce bien se nomme "l'argent ou le pouvoir". L'État n'a plus les moyens de laisser les gens vivre leur vie jusqu'au bout. Nos décideurs publics ont alors décidé non seulement de couper dans les services, mais de COUPER DANS LES VIES. Ils veulent ainsi économiser de l’argent pour renflouer leurs coffres. Peu importe ce que peut en penser le MAÎTRE de la vie. 

On ne semble pas s’apercevoir que les mots mêmes pour décrire la loi, sont une contradiction dans les termes. Quand on dit « aide médicale à mourir », on insinue que la médecine n’a pas pour but unique d’être au service de la vie, mais qu’elle peut tout aussi bien être au service de la mort. Les soins palliatifs permis et encouragés par l’Église, ne sont pas au service de la mort; ils sont au service de la vie du patient, lui permettant de finir ses jours sans douleur. On ne met pas en oeuvre des actes médicaux pour faire mourir le patient; on les met en oeuvre pour le soulager. La loi civile qui permet désormais l’euthanasie, a pour but littéralement de faire mourir les gens. C'est quand même incroyable qu'on en soit arrivé là.  
Dans ma paroisse, il est assez courant que les personnes qui désirent des funérailles à l’église pour un être cher qui vient de mourir, optent pour une exposition des cendres ou du corps à l’église une heure avant les funérailles. De la sorte, les parents et amis peuvent venir offrir leurs condoléances aux personnes dans le deuil. Je me rends alors auprès de la famille quinze minutes avant les funérailles, pour offrir mes condoléances et avoir un peu de détails sur la personne décédée. Je pose toujours la question suivante aux membres de la famille: « Quelle était, selon vous, la qualité principale de votre mari, ou père, ou mère, dépendamment ? » Cela me permet de connaître un peu le défunt ou la défunte et de pouvoir dire un mot sur lui ou sur elle durant l’homélie. Je pose aussi, autant que possible, la question suivante: « Avait-il (ou elle) la foi ? ». Depuis quelque temps, j’entends comme réponse: « Oui, il était très croyant, il allait à la messe tout le temps quand il était en forme. » Et j’apprends quelques instants plus tard, « par la bande » (indirectement) que la personne décédée a demandé « l’aide médicale à mourir ». Lorsque j’entends ces données tellement contradictoires sur le défunt ou la défunte, les deux bras me tombent et je n’ai plus du tout le goût de célébrer les funérailles. Je les célèbre quand même avec la meilleure volonté dont je suis capable, parce que nos évêques ici au Québec nous demandent de faire cela. Mais, comme je l’ai dit hier durant mon homélie, je préférerais à cause de cela et uniquement pour cette raison, vivre dans l’Ouest canadien, où les évêques demandent aux prêtres de ne pas célébrer de funérailles pour les personnes qui ont demandé « l’aide médicale à mourir ».
Lorsque j’ai été mis au courant pour la première fois de cette prise de position des évêques de l’ouest du pays, je l’ai jugée très sévère, trop sévère même, et pas assez miséricordieuse. Je la juge maintenant tout à fait appropriée pastoralement parlant et tout à fait cohérente. Car cette décision des évêques a pour but de réveiller la conscience des personnes qui se disent catholiques et bons chrétiens, bonnes chrétiennes. Comment peut-on se prétendre bon chrétien et demander à ce qu’on nous tue? Demander à être tué, est très grave. Cela implique la personne qui demande à être tuée, la personne qui tue, les personnes qui seront témoins ou mis au courant de cette décision et qui seront soit d'accord, soit scandalisées. Ce n’est pas un acte banal. C’est un acte qui, normalement, est susceptible de couper la personne qui le pose, de la communion avec Dieu, ce que fait d’ailleurs tout péché grave ou mortel. Comment peut-on poser un geste aussi grave juste avant de mourir et désirer avoir la bénédiction de Dieu sur sa mort lors des funérailles? Il n’y pas grand temps ici, pour la conversion; pas grand temps entre la demande d’être tué et le fait d’être tué. Mais la raison principale, selon moi, pour laquelle les évêques de l’ouest ont pris cette décision, c’est pour réveiller les consciences endormies et chloroformées de leurs fidèles. Si les gens ne semblent plus capables de juger par eux-mêmes de la gravité de leurs actes, ils doivent être guidés et éclairés par leurs pasteurs.
J’espère que vous savez qu’il y une peine d’excommunication pour toute personne qui a recours à l’avortement, pour toute personne qui encourage quelqu’un à avorter et pour toute personne qui pratique un avortement. Pourquoi est-ce que je dis que j’espère que vous savez cela? Je dis cela parce que si vous le savez, vous savez exactement ce que pense l’Église de Jésus Christ sur l’avortement. Pour l’Église de Jésus Christ, pour Dieu, l’avortement n’est pas seulement un crime; c’est un CRIME ABOMINABLE. Il n’y pas d’excommunication pour quelqu’un qui tue un être humain déjà né. Mais il y a une excommunication pour quelqu’un qui tue ou fait tuer un enfant dans le sein de sa mère. L’Église veut ainsi dire comment Dieu voit les choses. Dans certains cas, l’intelligence humaine est tellement enténébrée, mêlée, influencée par les idées de gens qui ne croient pas en Dieu et qui croient que nous ne sommes que de la matière qui disparaîtra totalement ou presque totalement un jour, qu’elle ne voit plus ce qui est GRAVE et même ce qui est TRÈS GRAVE.
Ceci étant dit, la très grande majorité des personnes qui ont recours à l’avortement, ne sont pas excommuniées car elles ne savent pas qu’il y a une peine d’excommunication attachée à ce grave péché. Pour encourir l’excommunication, pour être excommunié, il faut savoir que l’Église a associé la peine de l'excommunication à l'avortement et commettre le péché quand même.
Pour finir, et pour appliquer la pensée exprimée dans la parabole des vignerons homicides, il faut dire ceci clairement et avec force: Toute personne qui tue un être humain, tue le FILS, le Fils étant ici Jésus Christ notre Seigneur, qui a dit:
« Je vous le déclare, et c’est la vérité, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, 40)

Questions pour un partage: 

Note: Avant de partager, s'assurer que la parabole de Jésus a été lue en son entier. 

Y a-t-il des personnes de ma parenté ou des amis qui ont demandé "l'aide médicale à mourir". Si oui, comment me suis-je senti face à cela?

Le pape François nous a dit dernièrement que le fait de ne pas prier pour nos dirigeants, est un péché. Est-ce qu'il m'arrive de prier pour nos dirigeants. Si je ne le fais pas, quelle en est la raison?

Pour entendre le pape lui-même nous dire que c'est un péché, regardez cette vidéo: 

Ne pas prier pour les dirigeants est un péché - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=1lOBOTumEB0
18 sept. 2017 - Ajouté par The Vatican - Français
... doivent demander la sagesse pour gouverner et le peuple doit le soutenir par la prière. Ainsi s'est exprimé ...










samedi 7 octobre 2017

Le 7 octobre 2017: Notre-Dame du Rosaire

Le 7 octobre 2017: Notre-Dame du Rosaire
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Le soir est tombé sur Montréal en ce samedi 7 octobre 2017. Il ne reste que trois heures avant la fin de cette magnifique journée. Je tiens cependant à écrire un blogue pour montrer l’importance que revêt la présente journée.

Le 7 octobre 2017 revêt une importance particulière pour quiconque aime la Vierge Marie. Vendredi prochain, le 13 octobre, nous fêterons le centenaire d’une des apparitions les plus sublimes et les plus dramatiques de la Vierge Marie sur notre terre. Le 13 octobre 1917, la Vierge Marie apparaissait pour la sixième et dernière fois aux trois enfants de Fatima: Lucie François et Jacinthe. Elle leur était apparue pour la première fois le 13 mai 1917. Ces apparitions sont donc enclavées entre les deux mois mariaux de l’année: les mois de mai et d’octobre. Le 13 juillet, la belle Dame dit aux enfants: « Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, je vous dirai qui Je suis, ce que Je veux, et Je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire. » Et miracle il y eut en effet le 13 octobre 1917; miracle éclatant que des dizaines de milliers de personnes ont vu et qui fut documenté dans les journaux de l’époque (1). Ce miracle est communément appelé « le miracle du soleil ». Or en ce même jour du 13 octobre 1917, la belle Dame s’est finalement nommée: « Je suis Notre-Dame du Rosaire ».  

Aujourd’hui même, une de nos paroissiennes, madame Angela Sunde, est à Fatima. Elle m’a demandé si je désirais qu’elle rapporte des objets de Fatima. Je lui ai dit d’acheter des chapelets qu’on donnera en cadeau à nos paroissiens. Quel beau cadeau ce sera: un chapelet acheté à Fatima le 7 octobre 2017, en la fête de Notre-Dame du Rosaire, au lieu même où la belle Dame des apparitions s'est attribuée elle-même ce nom tout en faisant un des plus grands miracles de tous les temps.

Aujourd’hui, à l’office des lectures de la Prière du temps présent (ou du « bréviaire », si vous préférez), l’Église offrait à notre méditation un magnifique texte de saint Bernard de Clairvaux, ce grand amant de la Vierge Marie. Saint Bernard, avec sa façon bien à lui, nous montre pourquoi la méditation des mystères du Rosaire sont si précieux, si efficaces et si porteurs de SAGESSE. Voici quelques extraits de ce magnifique texte:

HOMÉLIE DE S. BERNARD « SUR L'AQUEDUC »

Au commencement était le Verbe. Déjà la source jaillissait, mais ce n'était encore qu'à l'intérieur d'elle-même. Et le Verbe était avec Dieu, habitant une lumière vraiment inaccessible. Et le Seigneur disait dès le début : Je forme des projets de paix, non de malheur. Mais il est caché tout au fond de toi, ton projet, et son contenu, nous ne le connaissons pas. Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ?

C'est pourquoi le projet de paix est descendu dans une œuvre de paix : Le Verbe s'est fait chair, et il habite dès lors en nous. Il habite à coup sûr dans nos cœurs par la foi, il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, et il descend jusque dans notre imagination elle-même. Auparavant, en effet, quelle idée l'homme pouvait-il se faire de Dieu, sinon peut-être celle d'une idole qu'avait fabriquée son cœur ? C'est que Dieu était incompréhensible et inaccessible, invisible et parfaitement irreprésentable. Mais maintenant il a voulu qu'on puisse le comprendre, il a voulu qu'on puisse le voir, il a voulu qu'on puisse le saisir par la pensée.
De quelle manière? demandes-tu. Sans nul doute en étant couché dans une crèche, en reposant sur le sein de la Vierge, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit à prier ; non moins qu'en étant cloué à la croix, en devenant livide dans la mort, libre parmi les morts et régnant sur l'enfer ; enfin en ressuscitant le troisième jour, en montrant aux Apôtres la marque des clous, signes de sa victoire, et pour finir en regagnant devant eux les secrets du ciel.
De tous ces événements, en est-il un qui ne susciterait pas en nous une pensée vraie, fervente, sainte ? Que je pense à l'un d'entre eux, n'importe lequel, c'est à Dieu que je pense, et à travers tout cela, il est, lui, mon Dieu. Méditer ces événements, c'est la sagesse même, je l'ai dit, et j'estime que l'intelligence avisée consiste à faire remonter en soi le souvenir que l'on garde de leur douceur, une douceur comme celle des amandes que produisit avec abondance le bâton du prêtre Aaron, la douceur que Marie puisa largement dans les hauteurs, pour la reverser sur nous.

Prière du pape François à Fatima, le 12 mai 2017 :

Le pape François a commencé son pèlerinage à Fatima au Portugal, ce vendredi 12 mai 2017, par une prière mariale à la Petite chapelle des apparitions du sanctuaire. Le Saint-Père a composé un texte très personnel, véritable hymne à la Vierge Marie, que nous reproduisons ici en intégralité.

Salut Reine,
Bienheureuse Vierge de Fatima,
Dame au Cœur immaculé,
refuge et chemin qui conduit à Dieu !
Pèlerin de la Lumière qui nous vient de tes mains,
je rends grâce à Dieu le Père qui, en tout temps et en tout lieu, agit dans l’histoire humaine ;
pèlerin de la Paix qu’en ce lieu tu annonces,
je loue le Christ, notre paix, et pour le monde je demande la concorde entre tous les peuples ;
pèlerin de l’Espérance que l’Esprit anime,
je me veux prophète et messager pour laver les pieds à tous les hommes, à la même table qui nous unit.
Salut, Mère de Miséricorde,
Dame au manteau blanc!
En ce lieu où, il y a cent ans,
tu as montré à tous les desseins de la Miséricorde de notre Dieu,
je regarde ton manteau de lumière,
et, en tant qu’évêque vêtu de blanc,
je me souviens de tous ceux qui,
vêtus de la pureté baptismale,
veulent vivre en Dieu
et prient les mystères du Christ pour obtenir la paix.
Salut, vie et douceur,
Salut, notre espérance,
Ô Vierge pèlerine, ô Reine universelle !
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les joies de l’être humain
lorsqu’il est en pèlerinage vers la Patrie céleste.
Au plus profond de ton être,
en ton Cœur Immaculé,
vois les douleurs de la famille humaine
qui gémit et pleure dans cette vallée de larmes.
Au plus profond de ton être, en ton Cœur Immaculé,
orne-nous de la splendeur de tous les joyaux de ta couronne
et fais de nous des pèlerins comme tu as été pèlerine.
Par ton sourire virginal
affermis la joie de l’Église du Christ
Par ton regard de douceur,
renforce l’espérance des enfants de Dieu.
Par les mains orantes que tu élèves vers le Seigneur,
unis tous les hommes dans une unique famille humaine.
Ô clémente, ô pieuse,
Ô douce Vierge Marie,
Reine du Rosaire de Fatima!
Fais-nous suivre l’exemple des bienheureux François et Jacinthe,
et de tous ceux qui témoignent du message de l’Évangile.
Nous parcourrons, ainsi, toutes les routes,
nous serons pèlerins sur tous les chemins,
nous abattrons tous les murs
et nous vaincrons toutes les frontières,
en allant vers toutes les périphéries,
en y révélant la justice et la paix de Dieu.
Nous serons, dans la joie de l’Évangile, une Église vêtue de blanc, de la pureté blanchie dans le sang de l’Agneau versé aujourd’hui encore dans toutes les guerres qui détruisent le monde dans lequel nous vivons.
Et ainsi nous serons, comme Toi, une image de la colonne lumineuse qui éclaire les chemins du monde, en montrant à tous que Dieu existe,
que Dieu est présent,
que Dieu habite au milieu de son peuple,
hier, aujourd’hui et pour toute l’éternité.
Salut, Mère du Seigneur,
Vierge Marie, Reine du Rosaire de Fatima !
Bénie entre toutes les femmes,
tu es l’image de l’Église vêtue de la lumière pascale,
tu es l’honneur de notre peuple,
tu es le triomphe sur l’assaut du mal.
Prophétie de l’Amour miséricordieux du Père,
Maîtresse de l’Annonce de la Bonne Nouvelle du Fils,
Signe du Feu ardent de l’Esprit Saint,
enseigne-nous, dans cette vallée de joies et de douleurs,
les vérités éternelles que le Père révèle aux tout-petits.
Montre-nous la force de ton manteau protecteur.
En ton Cœur Immaculé,
Sois le refuge des pécheurs
et le chemin qui conduit à Dieu.
Uni à mes frères,
dans la Foi, dans l’Espérance et dans l’Amour, je me confie à Toi.
Uni à mes frères, par Toi,
je me consacre à Dieu, ô Vierge du Rosaire de Fatima.
Et finalement, enveloppé dans la Lumière qui nous vient de tes mains, je rendrai gloire au Seigneur pour les siècles des siècles.
Amen!  (2)


(1) Dieu ma joie: 13 octobre 1917 Le miracle du soleil

dieumajoie.blogspot.com/2015/10/13-octobre-1917-le-miracle-du-soleil.htm

(2) L'émouvante prière du pape François à la Vierge de Fatima - Aleteia

https://fr.aleteia.org/.../découvrez-l'émouvante-prière-du-pape-François-à-la-Vierge

jeudi 5 octobre 2017

La Parole de Dieu de ce jour

La Parole de Dieu de ce jour
 Résultats de recherche d'images pour « la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux »
Les lectures de la messe d’aujourd’hui, en ce jeudi de la 26ème semaine du temps ordinaire, année impaire, me semblent particulièrement importantes pour notre communauté paroissiale. La première lecture nous présente un peuple affamé d’entendre la Parole de Dieu et particulièrement touché en l’entendant proclamée et expliquée. Du lever du jour jusqu’à midi, des hommes, des femmes et des enfants se nourrissent de la Parole de Dieu comme d’un bon Pain venu du ciel.

Je ne puis m’empêcher de faire un lien avec L’Aventure de l’Évangile que nous avons mis en place en notre paroisse depuis déjà cinq ans et qui permet à des baptisés de voir à quel point la Parole de Dieu guide et éclaire leur vie.
PREMIÈRE LECTURE
« Esdras ouvrit le livre de la Loi, il bénit le Seigneur, et tout le peuple répondit : Amen ! Amen ! » (Ne 8, 1-4a.5-6.7b-12)
Lecture du livre de Néhémie
En ces jours-là,
    tout le peuple se rassembla comme un seul homme
sur la place située devant la porte des Eaux.
On demanda au scribe Esdras
d’apporter le livre de la loi de Moïse,
que le Seigneur avait prescrite à Israël.
    Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée,
composée des hommes, des femmes,
et de tous les enfants en âge de comprendre.
C’était le premier jour du septième mois.
    Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux,
fit la lecture dans le livre,
depuis le lever du jour jusqu’à midi,
en présence des hommes, des femmes,
et de tous les enfants en âge de comprendre :
tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.
    Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois,
construite tout exprès.
    Esdras ouvrit le livre ;
tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée.
Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
    Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand,
et tout le peuple, levant les mains, répondit :
« Amen ! Amen ! »
Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur,
le visage contre terre.
    Les lévites expliquaient la Loi au peuple,
pendant que le peuple demeurait debout sur place.
    Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu,
puis les lévites traduisaient, donnaient le sens,
et l’on pouvait comprendre.

    Néhémie le gouverneur,
Esdras qui était prêtre et scribe,
et les lévites qui donnaient les explications,
dirent à tout le peuple :
« Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu !
Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! »
Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
    Esdras leur dit encore :
« Allez, mangez des viandes savoureuses,
buvez des boissons aromatisées,
et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt.
Car ce jour est consacré à notre Dieu !
Ne vous affligez pas :
la joie du Seigneur est votre rempart ! »
    Les lévites calmaient tout le peuple en disant :
« Cessez de pleurer, car ce jour est saint.
Ne vous affligez pas ! »
    Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire,
envoyer des parts à ceux qui n’avaient rien de prêt,
et se livrer à de grandes réjouissances ;
en effet, ils avaient compris
les paroles qu’on leur avait fait entendre.

            – Parole du Seigneur.

L’évangile d’aujourd’hui, pour sa part, nous montre des laïcs engagés dans l’évangélisation et la mission. Jésus appelle 72 disciples, tous des laïcs semble-t-il, et les envoie deux par deux dans les localités où Lui-même devait se rendre par la suite. C’est à eux que Jésus adresse ces paroles de vie:

« La moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson ».

Ce n’est pas ici aux apôtres que Jésus adresse cette demande, mais aux disciples, au laïcs qui croient en Lui. Ces disciples engagés sont priés de demander à Dieu d’envoyer d’autres disciples à sa MOISSON.

L’évangéliste Luc m’apparaît ici comme étant l’évangéliste des laïcs. N’est-il pas, parmi les quatre évangélistes, celui qui nous parle le plus souvent des femmes et de leur rôle dans l’entourage et le ministère de Jésus? Ce texte tombe « pile » alors que nos paroissiens sont invités à s’impliquer davantage dans l’évangélisation, grâce aux Cellules Paroissiales d’Évangélisation et L’École Saint-André.
ÉVANGILE
« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12)
Alléluia. Alléluia. 
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,
parmi les disciples
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
“Paix à cette maison.”
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
    Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
    “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.”
    Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.




mercredi 4 octobre 2017

"Session Emmaüs" donnée chez nous

« Session Emmaüs » donnée chez nous

Le dessin ci-dessous représente Jésus Ressuscité faisant route avec les « disciples d’Emmaüs ». 
Résultats de recherche d'images pour « Les disciples d'Emmaüs »

Chers amis, voici l’annonce qui paraîtra dans notre prochain « Semainier paroissial »:

Aujourd’hui (mardi le 3 octobre 2017), la première lecture à la messe, nous présentait un extrait du livre de Zacharie. Une phrase a attiré mon attention:  

« En ces jours-là, dix hommes de toute langue et de toute nation
saisiront un Juif par son vêtement et lui diront :
« Nous voulons aller avec vous,
car nous avons appris que Dieu est avec vous. » (Za 8, 23)

Ce texte est très beau; il nous montre ce que devrait être un chrétien, ce que devrait être tout baptisé. Les gens, en voyant vivre un disciple de Jésus, devraient en quelque sorte s’accrocher à lui et lui demander de se joindre à nous les chrétiens, pour qu’ils puissent connaître et aimer Jésus à leur tour. Voilà le témoignage que tout chrétien doit rendre à Jésus. Nous devons devenir des « chrétiens contagieux ». Heureuse contagion que celle-là !

Nous vivrons en paroisse un moment extraordinaire à mes yeux pour devenir contagieux. Une session de l’École Saint-André sera donnée ici-même à la fin du présent mois: la session Emmaüs (voir ci-dessous: INFOS SESSION EMMAÜS). Quelle chance nous avons de pouvoir bénéficier d’une équipe qui a de l’expérience dans ce genre d’animation! Si vous participez à cet événement, vous verrez à quel point la Parole de Dieu et l’amour fraternel peuvent transformer une personne; et cette personne risque fort bien d’être vous.

Je prie Dieu de vous inspirer de vous inscrire à cette session extraordinaire.

Votre curé,

P. Guy Simard, omv

L’École Saint-André a été fondée par José Prado Flores en 1980. José Prado Flores est selon moi un des plus grands prophètes de notre temps. C’est un laïc mexicain, père de quatre enfants. L’École Saint-André a comme caractéristique d’être une façon d’évangéliser faite par des laïcs, pour des laïcs (essentiellement pour des laïcs). Cela fait donc 37 ans que cette école existe et je vivrai à la fin du présent mois, ma première session, session appelée: « Emmaüs ». Nous vivrons à notre façon l’expérience que deux des amis de Jésus ont vécu il y a 2000 ans. Depuis un an environ, je n’en reviens pas de constater à quel point je suis en retard dans le domaine de l’évangélisation. Des moyens auraient facilement pu être à ma disposition depuis longtemps et je les ignorais. Quelle bêtise! Il est grand temps de reprendre le temps perdu.  

BIENVENUE À TOUS ! Pas seulement à nos paroissiens. J’aimerais beaucoup que des gens d’autres paroisses participent à cette session, pour que l’École Saint-André soit davantage connue au Québec et ailleurs. Car cette école est vraiment un FRUIT DE L’ESPRIT. 

José Prado Flores : "La nouvelle évangélisation, un match de football ...

www.ktotv.com/.../jose-prado-flores-l-evangelisation-un-match-de-...
24 oct. 2012 - Ajouté par KTOTV
José Prado Flores : "L'évangélisation, un match de football" / Flash ... José Prado Flores est le ...

Voici le témoignage qu'il a donné à Québec en 2008, lors
du Congrès Eucharistique International (CEI:

Témoignage : M. José H. Prado Flores - KTO

www.ktotv.com/video/00039974/temoignage- 
21 juin 2008 - Ajouté par KTOTV
Témoignage : MJosé HPrado Flores / CEI Québec ... temoignage-m-jose-h-prado-flores ...


INFOS SESSION EMMAÜS  

LlEU : Église St-Marcel 1630, boul. Saint-Jean-Baptiste Montréal, QC H1B 4A4

HORAIRE DE LA SESSION:

Vendredi 27 octobre : 19h à 21h (accueil 18h15) ** L’accueil débute à 8h30 **
Samedi, 28 octobre : 9h à 16h
Dimanche, 29 octobre : 9h à 16h30

COÛT: 45 $ Modalité de paiement: Chèque à l’ordre de : « École Évangélisation St-André de Joliette » ou argent comptant. Un dépôt de 20 $ est demandé lors de l’inscription. Dîners, collations et matériel seront fournis.

Apporter votre Bible - Hébergement possible

INSCRIPTION et INFORMATION : Denis Côté, au 450 654-6557 ou à l’adresse courriel suivante: cote.rancourt@gmail.com
Site Facebook : EESA de Joliette  

Pour vous inscrire, veuillez compléter et découper le coupon ci-dessous et le présenter avec le montant du dépôt soit au bureau de notre paroisse ou à  Denis Côté. Le bureau de la paroisse est situé à l'église St-Marcel dont l'adresse figure ci-dessus.   

Découper ici- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- - - - 
FORMULAIRE D’INSCRIPTION SESSION EMMAÜS
ÉGLISE ST-MARCEL – 27-28-29 OCT 2017

NOM : ____________________________________

PRÉNOM :_________________________________

TÉLÉ/CEL : _________________________________

A l’usage de l’équipe : Reçu le : ___________ Paiement : _________________