mercredi 25 mars 2020

2 propositions du pape contre le COVID-19

2 propositions du pape contre le COVID-19
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Le Pape propose deux initiatives de prière contre le coronavirus
Le Pape François appelle tous les chrétiens à s’unir dans la prière contre l’épidémie de coronavirus.

Au terme de la prière de l’Angélus de ce dimanche 22 mars 2020, dans le contexte de l’épidémie de coronavirus, le Pape a appelé à une prière commune de tous les chrétiens en la fête de l’Annonciation, ce 25 mars.

« En ces jours d'épreuve, alors que l'humanité tremble devant la menace de la pandémie, je voudrais proposer à tous les chrétiens d'unir leurs voix au Ciel, a expliqué le Pape. J'invite tous les chefs des Églises et les dirigeants de toutes les communautés chrétiennes, ainsi que tous les chrétiens des différentes confessions, à invoquer le Dieu Très Haut et Tout-Puissant, en récitant en même temps la prière que Jésus Notre Seigneur nous a apprise. J'invite donc tout le monde à réciter le Notre Père mercredi prochain, le 25 mars, à midi. Le jour où de nombreux chrétiens se souviennent de l'annonce à la Vierge Marie de l'incarnation du Verbe, que le Seigneur entende la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité », a expliqué François.
 
Bénédiction Urbi et Orbi ce vendredi

Le Pape a également annoncé qu’il présiderait un temps de prière ce vendredi 27 mars à 18h sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. La Place Saint-Pierre sera vide, mais François invite tout le monde à s’y associer grâce aux médias, car cette célébration sera retransmise à la radio, à la télévision et sur internet. «Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l'indulgence plénière.» Cette initiative est tout à fait exceptionnelle, la bénédiction Urbi et Orbi n’étant normalement prononcée qu’à Noël, à Pâques et lors de l’élection d’un nouveau Souverain pontife.

« À la pandémie du virus nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité pour les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité pour les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires… Notre proximité pour les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles, mais pour notre bien. Notre proximité aux policiers, aux soldats qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route, pour que s’accomplissent les choses que le gouvernement demande de faire pour le bien de nous tous. Proximité à tous », a lancé le Pape, sortant de son texte. (1)


(1)



Le COVID-19 vu par Moustapha Dahleb

Le COVID-19 vu par Moustapha Dahleb
Photo de Moustapha Dhaleb - La plus belle plume Tchadienne.  
Hassan Mahamat Idriss alias Moustapha Dahleb

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, … ce petit machin l’a obtenu (Cessez-le-feu, trêve…).

Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances électorales. ..).

Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ...)

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée…).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. 

Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même 
identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour établir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l’Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre “humanité” dans cette “mondialité” à l’épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants ! (1)

Moustapha Dahleb (2)


(1) https://www.tribunejuive.info/2020/03/22/mustapha-dahleb-lhumanite-effondree-et-la-societe-ebranlee-par-un-petit-machin/

(2) Moustapha Dahleb est le nom d’auteur du Docteur Hassan Mahamat Idriss.


lundi 23 mars 2020

Interpréter la COVID-19

Interpréter la COVID-19

Chers amis, la grande majorité des gens s’entendent pour dire qu’il y a un message dans les événements troublants que nous vivons en ce moment sur toute la planète.

Depuis la crise provoquée par la COVID-19, j’ai plus d’une fois dit que j’étais certain que Dieu voulait nous dire quelque chose par cet événement ou à travers cet événement. Et j’ajoutais ceci : « Mais je ne sais pas ce que Dieu veut nous dire. »

Pourtant, il me semble assez facile maintenant, de savoir ce que Dieu veut nous dire par ce virus planétaire. La réponse à cette quête de sens se trouve très certainement dans la Bible. Et de fait, la Bible nous fournit la réponse. Voici, dans ce blogue quelques éléments de réponse tirés de la Bible :   

1) Évangile selon saint Luc 13, 1-5

« À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »

Qu’est-ce que ces exemples viennent faire dans le cas qui nous préoccupe ?

Jésus se sert d’événements qui ont eu cours à son époque, pour montrer que la seule urgence en ce monde est de se convertir, c’est-à-dire se tourner vers Dieu et changer ce que nous devons changer dans notre vie, pendant que nous en avons encore le temps. Nous mourrons tous à cause de conditions extérieures. Ou, pour le dire encore plus simplement: nous mourrons tous. Mais la question est de savoir dans quel état nous mourrons. Sommes-nous prêts à rencontrer Dieu? Avons-nous chercher à être « parfaits comme notre Père céleste est parfait », comme nous le demande Jésus : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). 

Les premiers mots que Jésus a prononcés au début de sa vie publique, dans l’évangile selon saint Marc, sont ceux-ci :

« Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 14-15)

Il est facile de percevoir une urgence dans ces tout premiers mots de Jésus. Et la façon de répondre à cette urgence, c’est la CONVERSION.

Il est d’ailleurs très frappant, selon moi, que la COVID-19 frappe le monde entier en plein Carême alors que tous les catholiques ont entendu la voix de Dieu qui leur disait à chacun en particulier, le jour du Mercredi des Cendres : « CONVERTIS-TOI ET CROIS À L’ÉVANGILE ».

Je pense, personnellement, que les premières personnes qui devraient réagir à ce fléau qui nous touche tous, ce sont les chrétiens qui ont entendu cet appel à la conversion il y a de cela quatre semaines, et qui ne se sont pas vraiment mis en mode de conversion. Il est sûr que TOUS ont un urgent BESOIN DE CONVERSION; tous sans exception, mais il y a des personnes qui n’ont pas entendu cet appel résonner en eux depuis des décennies. Ce sont les chrétiens et en particulier les catholiques qui entendent le plus souvent l’appel à la conversion. Et malheureux sommes-nous si nous faisons la sourde oreille à cet appel divin.

2) Évangile selon saint Luc 15, 11-32

La parabole du Père Miséricordieux ou de l’enfant prodigue, comme on l’appelait autrefois, nous éclaire aussi sur ce que nous vivons en ce moment et sur ce que Dieu attend de nous. Le fils cadet de la parabole ressemble beaucoup à l’homme et la femme en Occident, au vingt-et-unième siècle. Il s’agit d’un fils qui veut s’affranchir de la présence paternelle, qui désire à tout prix son autonomie, acquise, dans le cas présent, grâce à l’argent hérité de son père. On devine que l’héritage était assez considérable. Le jeune homme ne pense alors qu’à se divertir de toutes les façons possibles, y compris celles qui feraient rougir de honte sa famille. Or l’argent vint un jour à manquer. Et comble de malheur, une famine s’abattit sur le pays. Un fléau naturel donc, condamna le jeune homme à une vie solitaire et une vie de misère. Un peu comme le fléau de la COVID-19 qui prive les jeunes et les moins jeunes de notre époque de leurs divertissements habituels. Et même si certains jeunes ici à Montréal, ont de l’argent plein les poches, cet argent ne leur sert à rien puisqu’ils ne peuvent pas le dépenser en sorties de tout genre. 

Que fit alors le jeune homme de la parabole? IL ENTRA EN LUI-MÊME et il RÉFLÉCHIT. Lorsque les divertissements font défaut et lorsque la vie semble s’arrêter, nous sommes condamnés à nous arrêter nous aussi et à réfléchir. HEUREUSE CONDAMNATION! Cette pause involontaire a été la planche de salut du jeune homme. Il réalisa alors que cette fuite du foyer paternel ne lui a vraiment pas procuré le bonheur escompté. Au contraire! Il s’est alors dit : « Je retournerai chez mon père et je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. » Voilà ce que notre Père du ciel souhaite de tout son cœur de la part de ses enfants en ce moment dans le monde: UN RETOUR À LA MAISON, UN RETOUR VERS LE PÈRE. Et une reconnaissance que nous avons fait fausse route à cause de nos avidités et de nos convoitises. Je pense personnellement  que si Dieu voyait une telle attitude et un tel repentir dans la majorité des cœurs de ses enfants, le fléau de la COVID-19 disparaîtrait de la circulation assez rapidement et la vie reprendrait peu à peu son cours normal. Nous avons de très beaux exemples de cela dans la Bible. Quand les gens se convertissent massivement à Dieu, notre Père des cieux répand ses bénédictions sur l’humanité. Donc, selon moi, ce n’est pas Dieu qui punit l’humanité par la COVID-19, mais ce bon papa du ciel se réjouirait de voir une grande partie de l’humanité revenir à lui et se repentir de désobéir à ses lois. Voyant cela, son cœur de père serait très probablement touché et Il pourrait mettre fin à la pandémie car Lui il peut tout.

Ce sont les circonstances de la vie, l’agir des humains et les lois de la nature qui font que des drames surviennent. Peut-être bien que les constructeurs de la tour de Siloé n’avaient pas très bien fait leur travail. Mais de fait, il s’agit de ne blâmer ni Dieu ni les autres, mais plutôt de s’examiner soi-même pour voir ce que nous pourrions changer dans notre vie. Il s’agit de prendre conscience à travers tout ce que nous vivons, que le plus important dans la vie est de se CONVERTIR à Dieu; de le connaître, l’aimer et respecter sa création et ses lois. Voilà l’essentiel de la vie sur cette terre et la condition d’une vie heureuse.

LA VIERGE MARIE :

Je suis catholique. Je crois à tous les dogmes que notre sainte Mère l’Église enseigne concernant la Vierge Marie. Je crois aussi que la Mère de Jésus et notre Mère est venue à quelques reprises sur cette terre pour nous encourager à mener une vie de prière, de pénitence et de conversion. Voilà les trois mots qui résument chacune des apparitions de la Vierge Marie sur cette terre : PRIÈRE, PÉNITENCE et CONVERSION.

En 1917, la Vierge Marie est apparue à trois enfants au Portugal, en pleine première guerre mondiale. Elle a prédit que si les gens ne se convertissaient pas, une guerre encore pire aurait lieu. Et ce fut le cas. À peine deux décennies plus tard, le monde entier connaissait une deuxième guerre mondiale, plus meurtrière que la première. Est-ce que c’est Dieu qui punissait ses enfants? Je ne le pense pas. C’était l’être humain qui, à cause de ses convoitises et sa méchanceté, se punissait lui-même. C’est le cœur malade de l’homme qui cause toutes les guerres. La seule chose que Dieu nous demande, c’est de changer notre cœur. C’est aussi la seule chose que notre Mère du ciel nous demande. Mais le « hic » est le suivant : l’être humain ne peut pas changer son cœur tout seul, sans le DIVIN MÉDECIN, JÉSUS CHRIST NOTRE SEIGNEUR.

Tant que la ROYAUTÉ DU CHRIST ne sera pas reconnue, la PAIX, la TRANQUILLITÉ et le BONHEUR ne se répandront pas sur la terre. C’est là le fruit excellent que j’attends de l’épreuve de la COVID-19.

Il y a une hymne dans le bréviaire ou dans le livre de prières intitulé "Prière du temps présent" qui me parle beaucoup cette année. Il s'agit de la première hymne suggérée pour le temps du Carême. La voici pour vous et pour moi: 

Sois fort,…

Sois fort, sois fidèle, Israël
Dieu te mène au désert;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui!
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut par-delà le désert,
Te conduire au repos;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encor vers ta joie!
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.


dimanche 22 mars 2020

Un cadeau de sainte Thérèse

Un cadeau de sainte Thérèse
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En ce dimanche de la JOIE, j'ai reçu un beau cadeau ce matin; un cadeau inattendu. À 7h10, la sonnette de notre demeure a retenti. Je me suis demandé qui cela pouvait bien être. J'ai été répondre. À ma grande surprise, c'était une ancienne paroissienne de Ville-Émard nommée Quyen (une Vietnamienne qui a survécu au « boatpeople »). Quyen est une personne schizophrène. Depuis plusieurs mois elle m'a acheté un cadeau: les oeuvres complètes de ma sainte préférée: sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Cela faisait longtemps qu'elle désirait venir me porter ce cadeau; de fait cela date de ma fête, en octobre dernier. Elle a choisi aujourd'hui pour venir me faire ce très beau cadeau. J'y vois un signe de plus de la bienveillance de Thérèse à mon endroit.

Quyen n’était pas au courant des dernières consignes concernant les visites à domicile en ces jours pénibles de cloisonnement à cause du COVID-19. Elle a dit que depuis des jours elle reste enfermée dans son appartement, mais que ce matin « ses voix lui disaient de venir me porter mon cadeau ». Vous savez probablement que les personnes schizophrènes entendent souvent des voix. Cela fait partie de leur maladie. Je pense que dans la grande majorité des cas, ces voix ne viennent pas de Dieu. Mais je me plais à penser qu’aujourd’hui Dieu s’est servi de ces voix pour me faire un cadeau très apprécié. Vous jugerez probablement que je suis très naïf, mais peu importe. Une chose est certaine : Dieu se sert de tout pour nous donner des messages et nous prouver son amour de Père.

Une exhortation apostolique du pape Paul VI, intitulée « La joie chrétienne » et écrite en 1975, a marqué ma vie d'homme et de prêtre. Le chapitre IV de cette exhortation a pour titre :  La joie au coeur des saints. Voici quelques extraits de ce chapitre : 

IV — LA JOIE AU CŒUR DES SAINTS

Nous voulons évoquer plus spécialement trois figures, très attachantes aujourd'hui encore pour l'ensemble du peuple chrétien.

Et d'abord le petit pauvre d'Assise, dont nombre de pèlerins de l'Année Sainte s'efforcent de suivre la trace. Ayant tout quitté pour le Seigneur, il retrouve grâce à la sainte pauvreté quelque chose pour ainsi dire de la béatitude originelle, lorsque le monde sortit intact des mains du Créateur. Dans le dénuement le plus extrême, à demi aveugle, il put chanter l'inoubliable Cantique des créatures, la louange de notre frère le Soleil, de la nature entière, devenue pour lui comme transparente et pur miroir de la gloire divine, et même la joie devant la venue de « notre sœur la mort corporelle »: « Heureux ceux qui se seront conformés à vos très saintes volontés... ».

En des temps plus proches de nous, sainte Thérèse de Lisieux nous indique la voie courageuse de l'abandon entre les mains de Dieu à qui elle confie sa petitesse. Ce n'est pourtant pas qu'elle ignore le sentiment de l'absence de Dieu, dont notre siècle fait à sa manière la dure expérience: « Parfois il semble au petit oiseau (auquel elle se compare) ne pas croire qu'il existe autre chose que les nuages qui l'enveloppent...  C'est le moment de la joie parfaite pour le pauvre petit être faible... Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l'invisible lumière qui se dérobe à sa foi ».

Comment enfin ne pas rappeler, image lumineuse pour notre génération, l'exemple du bienheureux Maximilien Kolbe, pur disciple de saint François? Dans les épreuves les plus tragiques qui ensanglantèrent notre époque, il s'offrit volontairement à la mort pour sauver un frère inconnu, et les témoins nous rapportent que, du lieu de souffrances qui était habituellement comme une image de l'enfer, sa paix intérieure, sa sérénité et sa joie firent en quelque sorte, pour ses malheureux compagnons comme pour lui-même, l'antichambre de la vie éternelle.

Comme c'est beau, n'est-ce pas, qu'une sainte reconnue comme une sainte particulièrement joyeuse, envoie une messagère me porter à domicile tous ses écrits en ce dimanche de l’année appelé : « dimanche LAETARE », ou « dimanche de la JOIE » ?

Note: Au début de ce blogue, vous avez la photo du livre que m'a donné Quyen en cadeau. C'est un livre de 1599 pages. Je n'ose pas vous dire le prix de ce livre. Quyen tout en étant très pauvre, est d'une générosité extraordinaire. Oui, " HEUREUX, VOUS LES PAUVRES " (Évangile selon saint Luc, chapitre 6, verset 20)


samedi 21 mars 2020

LA JOIE RÈGNE CHEZ LES OBLATS DE LA VIERGE MARIE

LA JOIE RÈGNE CHEZ LES OBLATS DE 
LA VIERGE MARIE
Pères Oblats de la Vierge Marie, à Montréal

Nous vivons en ce moment une catastrophe planétaire. Comment conserver l’espérance ? Pour les chrétiens, la réponse est simple : NOTRE ESPÉRANCE, C’EST LE SEIGNEUR :

« Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse. » (Psaume 70, verset 5)

« Prenez appui sur le Seigneur, à jamais, sur lui, le Seigneur, le Roc éternel. » (Isaïe 26, 4)

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage; espère le Seigneur. » (Psaume 26, 14)


Nous sommes entrés depuis quelques heures dans le dimanche de la JOIE, le dimanche de la mi-Carême appelé « LAETARE » verbe latin qui signifie « SE RÉJOUIR » en raison des tout premiers mots de la messe qui sont les suivants : « Réjouissez-vous… » (Isaïe 66, 10). Jésus, lors du dernier repas qu'il a pris avec ses apôtres, nous a laissé sa JOIE en héritage: "Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et votre joie soit parfaite " (Jn 15, 11) Et Notre Seigneur a même ajouté ceci: "... et votre joie, personne ne vous l'enlèvera" (Jn 16, 22). Je suis sûr que l'on peut dire que "rien ni personne" ne pourra nous enlever cette joie qui vient du Ressuscité et qui nous est communiqué par l'Esprit Saint.
  
Je pense que les vidéos que vous verrez sur ce blogue témoignent bien de la joie qui habite le coeur des disciples de Jésus. 

Contexte de la première vidéo: Les dimanches soirs, les six Oblats de la Vierge Marie du Canada se réunissent avec deux ou trois prêtres diocésains pour vivre ce que nous appelons une « Cellule Sacerdotale ». Il s'agit d'un moment de louange au Seigneur, de partage et d'enseignement. La première vidéo mise ci-dessous a été filmée dimanche soir dernier. Je remercie mon confrère la Père John Wykes, omv, qui a mis la vidéo sur YouTube. Il est possible d'agrandir l'image de la vidéo en cliquant sur le carré à l'extrême droite, au bas de la vidéo.  

Il y a 3 jours - Téléversé par OMV Internazionale
Voici une petite vidéo qui a été filmée hier lors du troisième dimanche du Carême. Chaque dimanche soir, nous ...


Paroles du chant: voir au bas du blogue. 

Nos confrères Aloysius (qui filme la vidéo) et Stanley (qui joue du tam-tam), originaires du Nigéria, sont arrivés au Canada le 9 novembre dernier. Ils nous ont apporté un vent de fraîcheur qui coïncidait, comme par hasard, à une de nos premières bordées de neige. Avoir parmi nous deux missionnaires en provenance de ce qu'on appelle "LES JEUNES ÉGLISES", est tout un cadeau pour nous. Le peuple africain est un peuple très joyeux. Je remercie Stanley et Aloysius de nous avoir apporté cette joie qui augmente indéniablement la nôtre. 

Contexte de la deuxième vidéo: Aloysius et Stanley ont prononcé leurs voeux perpétuels au Nigéria.  Diverses parties de la célébration ont été filmées et mises sur YouTube.  

16 févr. 2016 - Téléversé par John Peter Idio
... Jeremiah Irabor, and Stanley Okonkwo made their perpetual profession of vows in the Congregation of ...


Chant : « Esprit de Dieu, Esprit de vie »

Esprit de Dieu, souffle de vie
Esprit de Dieu, souffle de feu
Esprit de Dieu, consolateur
Tu nous sanctifies.

1. Viens, Esprit, viens en nos coeurs
Viens, Esprit, nous visiter.
Viens, Esprit, nous vivifier,
Viens, nous t'attendons.

2. Viens, Esprit de Sainteté
Viens, Esprit de vérité.
Viens, Esprit de charité,
Viens, nous t'attendons.

3. Viens, Esprit, nous rassembler
Viens, Esprit, nous embraser
Viens, Esprit, nous recréer
Viens, nous t'attendons.

Paroles et musique : Communauté de l'Emmanuel (J.-M. Morin / P. et V. Mugnier)
© 1982, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris