dimanche 19 février 2017

Richard Borgman converti par la JOIE

Richard Borgman converti par la JOIE
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Richard Borgman est un Américain né à Denver Colorado. Il a enseigné la neurologie à l'université. La complexité du cerveau est un des éléments qui l'a conduit à croire en l'existence de Dieu. Richard et son épouse Danielle sont passés de l’athéisme au protestantisme (il est même devenu « pasteur protestant), puis du protestantisme au catholicisme. Dès qu'ils ont cru en Jésus notre Seigneur, ils se sont lancés dans l'évangélisation; ce qui les a conduits en Afrique et en France. 

Voici les moments qui m’ont particulièrement touché lorsque j’ai regardé la vidéo mise au bas du présent blogue: 

1- À cette émission intitulée Un cœur qui écoute, l’animateur demande à son invité, avant l’enregistrement de l’émission, d’apporter avec lui un texte qu’il aime particulièrement. Richard Borgman a choisi un texte des évangiles: Luc 6, 29-31; 35b-36: « À celui qui te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre, à celui qui prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Alors votre récompense sera grande et vous serez les fils du Dieu Très Haut, car il est bon lui pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Quand j’ai entendu Borgman lire ce texte, j’ai réalisé à quel point l’évangile est rempli d’onction divine, rempli d’Esprit Saint; ces paroles ne pouvaient selon moi qu’être prononcées par quelqu’un qui est Dieu. Les évangiles sont vraiment des Paroles divines, que seul Dieu peut prononcer et vivre pleinement. Je ne suis pas surpris que Richard Borgman ait choisi ce texte car cet homme est avant tout un témoin et un prophète de la Miséricorde. Aujourd’hui en Église, nous entendons à la messe ce que j’appelle le « sommet de l’évangile »: l’amour des ennemis, en saint Matthieu. Or le chapitre 6 de saint Luc que Borgman cite dans la vidéo porte précisément sur l’amour des ennemis. Je suis d'ailleurs étonné que Borgman ait, comme volontairement, omis de citer les passages où Jésus en Luc 6, nous dit explicitement d'aimer nos ennemis.  

2- J’ai beaucoup aimé la façon très personnelle dont Richard Borgman adapte une des paroles les plus fortes et mystérieuses que Jésus ait prononcées. Sur la croix, Jésus a poussé un grand cri et il a dit: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Mc 15, 34). M. Borgman dit que quand à lui, il pose souvent cette question à Dieu: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi ne m’as-tu pas abandonné? »  Comme c’est beau, n’est-ce pas? Après tout ce qu’on fait de mal, comment se fait-il que Dieu ne nous abandonne pas?

3- Il est merveilleux d’entendre de la bouche de Richard Borgman, la façon dont lui-même a été converti au christianisme. Il fut un temps où lui et son épouse n’étaient pas croyants. C’est Danielle son épouse, qui a rencontré Jésus en premier et qui a été littéralement transformée par cette rencontre. Elle est devenue habitée par une joie surnaturelle qui a tellement frappé Richard. Richard Borgman a été converti par la JOIE, la joie de son épouse lorsqu’elle est devenue chrétienne.  

4- L’animateur de l’émission Un cœur qui écoute, pose toujours les trois mêmes questions quand l’émission touche à sa fin. Voici deux de ces questions. Il demande toujours à son invité: « Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui vous dirait : « J’ai envie de rencontrer Dieu, comment dois-je faire ». Je ne vous dit pas ce qu’a répondu Borgman. Je vous laisse l’écouter. Mais je trouve son conseil très judicieux.

5- La dernière question que l’animateur pose à l’invité, est la suivante: « Au jour du jugement, qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise? » Richard répond: « Je veux qu’il me dise qu’il a répondu à ma prière de sauver toute l’humanité. J’ai une petite pensée en moi qui me dit que si toute l’humanité ne va pas au ciel, je n’ai pas envie d'y aller moi non plus. Je ne peux pas imaginer être heureux au ciel pour l’éternité pendant que certains sont dans l’autre direction. Voilà ». Richard Borgman touche ici une question qui, je pense, nous habite tous à un moment ou l’autre de notre vie. En paroisse, j’ai commencé à offrir le parcours « Alpha jeunes » aux jeunes adultes qui recevront le sacrement de la confirmation. Ce parcours consiste en une dizaine de soirées où nous présentons des vidéos que nous regardons en groupe. Ces vidéos sont très bien faites et très vivantes. Chaque vidéo présente trois questions auxquelles nous sommes invités à répondre individuellement devant les autres, si chaque personne le veut, bien sûr. Vers la fin du parcours, une des questions est la suivante: « Si vous rencontriez Dieu, quelle question lui poseriez-vous? » C’est la deuxième fois que je vis le parcours Alpha jeunes. Je me rends compte que mes réponses sont différentes d’une fois à l’autre. Lors de ma deuxième participation au parcours, quand on s’est tourné vers moi pour me poser cette question, j’ai pris du temps avant de répondre et je crois que c’est mon inconscient qui m’a soufflé une question. J’ai répondu: « Je demanderais à Dieu si tout le monde va au ciel. » Je crois sincèrement que c'est mon inconscient ou mon subconscient, qui m'a fait poser cette question. Je crois en l’enfer. Je crois que des démons s’y trouvent et qu’ils seront en ce lieu de damnation pour  l’éternité. Mais il est très difficile de concevoir une éternité sans Dieu, une peine sans fin pour des êtres humains. Cela est dû sûrement à notre pauvre façon de voir, à nous les humains. Il y a tant de mystères pour quiconque croit en Dieu et spécialement en un Dieu qui est AMOUR.

VIDÉO EN FRANÇAIS:

Richard Borgman - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=v1yqXvu_OFY

30 juin 2014 - Ajouté par KTOTV
Devenu pasteur protestant, Richard Borgman est envoyé en mission en Afrique. C'est en 1998 qu'il ... Un ...

VIDÉO EN ANGLAIS:

Richard & Danielle Borgman: Evangelicals Who Became Catholics ...

https://www.youtube.com/watch?v=HJzpJffYzWU

16 janv. 2015 - Ajouté par EWTN
Richard & Danielle Borgman: Evangelicals Who Became Catholics ... They discuss with Marcus their ...





mercredi 15 février 2017

La caractéristique du Nouveau Testament

La caractéristique du Nouveau Testament
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Si j’avais à donner la caractéristique du Nouveau Testament, par rapport à l’Ancien Testament selon la Bible, je dirais que ce qui caractérise le Nouveau Testament, c’est « la mission ». D’abord la mission de deux des trois Personnes divines sur cette terre. L’unique fait de penser à cela, que deux Personnes divines aient été envoyées sur terre, me bouleverse. Le Père a envoyé le Fils; et le Père et le Fils ont envoyé l’Esprit Saint.

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3, 17)

« Celui qui doit vous venir en aide, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26).

Le Dieu du Nouveau Testament est le Dieu des sorties. Le Fils et l’Esprit Saint, tout en demeurant bien sûr au sein de la Trinité, sont sortis vers le monde qu’ils ont créé. Ils ont tous deux été envoyés. Pour être envoyé, il faut quelqu’un qui envoie et quelqu’un qui est envoyé. Dieu le Père a envoyé d’abord son Fils et ensuite l’Esprit Saint.

Dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu avait pour mission de révéler le vrai Dieu par sa seule présence, là où il était. En voyant vivre ce peuple, les autres peuples devaient voir à quel point cette nation était intelligente et avait des mœurs sages: « Quand les peuples entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront: « Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation » (Deutéronome 4, 6). Mais Dieu n’a jamais demandé aux prophètes de l’Ancien Testament d’aller par le monde entier parler du vrai Dieu. Les Israélites (les Juifs) ont toujours témoigné sur place, là où ils étaient, de l’existence et de la bonté du Dieu auquel ils croyaient.

Mais quand Dieu est venu parmi nous, quand Dieu lui-même s’est mis en « mode mission », Il nous a demandé de faire de même: d’aller dans le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle du seul vrai Dieu. C’est ce que nous appelons le « mandat missionnaire » que Jésus nous a confié et que nous retrouvons dans l’évangile de Mathieu, au chapitre 28, versets 18 à 20.

Si nous sommes disciples du Christ, nous devons continuellement être en mode mission. Jésus ne cessait jamais de se déplacer pour porter la Bonne Nouvelle aux gens qui ne l’avaient jamais entendue. Quand les gens, après avoir fait connaissance avec Jésus, essayaient de le retenir pour qu’il puisse passer plus de temps avec eux, il leur répondait: « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Lc 4, 43).

Au jour de l’Ascension de Jésus, les apôtres ont reçu le mandat missionnaire, mais ils n’étaient pas capables de le mettre en pratique. Il a fallu le renouveau intérieur opéré par l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte, pour que les disciples se sentent comme poussés hors du Cénacle. Pour que les apôtres et les disciples aient le courage de sortir dans les rues pour témoigner de Jésus Ressuscité, il a fallu le Souffle de Dieu qui venait de faire trembler les murs de la maison où ils étaient. Vous pouvez être sûrs que si les murs de ma maison tremblaient un jour, j’aurais le réflexe de sortir moi aussi.

Nous accueillerons en fin de semaine, en notre paroisse, un Missionnaire d’Afrique, qui nous parlera des Missions de sa Congrégation. C’est toujours impressionnant d’entendre parler un missionnaire. Cela devrait réveiller en nous notre propre fibre missionnaire. Nous avons en plus, à Montréal, cette année, l’occasion de célébrer l’élan missionnaire qui est à l’origine du fait que nous, ici, nous soyons chrétiens. Le 375ème anniversaire de la fondation de Montréal, est une occasion unique de mieux connaître les géants de la foi qui ont traversé l’océan au 17ème siècle pour porter Jésus Christ et son message sur le nouveau continent.

Voici ce que nous ont écrit les évêques du Canada, dans un document récent:

« Lorsque cet ADN missionnaire de l’Église n’est plus présent dans toutes ses cellules et ne contribue plus à la structurer et à la former, elle a alors besoin d’une re-formatio, de retrouver sa forme originale. (p. 7)

Par nature, l’Église, durant son pèlerinage sur terre, est missionnaire, puisqu’elle tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père. » Concile Vatican II Décret sur l’activité missionnaire de l’Église Ad Gentes, no 2. (p. 8)

…  avec le risque de devenir : « Une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures »; avec le risque de se « renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles, alors que, dehors, il y a une multitude affamée. » (EG 49) (p. 8)

Si la réaffectation du patrimoine bâti et la conversion des immeubles représentent un défi de taille, la conversion missionnaire de l’Église, de ses habitudes, de ses pratiques, de ses attitudes et de son style constitue un défi encore plus grand. La conversion des mentalités est exigeante. Elle demande non seulement du temps, mais beaucoup de détachement et une grande disponibilité spirituelle qui nous conduit à accueillir la situation actuelle de nos Églises comme un don et une grâce. (p. 9)

La sortie progressive de ces « temps de chrétienté » et la nécessité devant laquelle nous sommes de repenser la vie des communautés paroissiales nous provoquent à réactiver des pans de notre mémoire ecclésiale. Lors de sa visite à Québec en 1984, contemplant les origines de l’Église d’ici, Jean-Paul II, après avoir évoqué la figure missionnaire de François de Laval, nous rappelait les « nombreux serviteurs et servantes de Dieu » venus « pour construire l’édifice de l’Église » en Nouvelle-France:

« Les Pères Récollets, les Jésuites, les Sulpiciens, les Ursulines avec Marie de l’Incarnation rayonnant son incomparable expérience spirituelle, les Hospitalières de Dieppe entraînées par l’inépuisable charité de Catherine de Saint-Augustin. » Il concluait : « Votre devise est : “Je me souviens”. Il y a vraiment des trésors dans la mémoire de l’Église comme dans la mémoire d’un peuple ! » (Jean-Paul II, Homélie à l’Université Laval, septembre 1984)

Au moment où nous ne pouvons plus vivre des assurances que procurait la prospérité trompeuse des « temps de chrétienté », il nous faut retisser les liens avec la période missionnaire qui a marqué notre Église, alors que tout était à inventer et à créer:

« La mémoire des missionnaires nous soutient au moment où nous faisons l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Évangile. Leur exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi. Ce sont des témoignages féconds qui engendrent la vie! » (Pape François, Homélie, 12 octobre 2014). » (Les évêques du Canada, Le tournant missionnaire des communautés chrétiennes. Devenir une « Église en sortie » à la suite de La Joie de l’Évangile, janvier 2016)  

POUR RÉALISER LA CONVERSION MISSIONNAIRE

Pistes pour l’action: 

Ranimer chez les personnes baptisées la mémoire missionnaire qui a  marqué nos Églises à leur naissance et au cours de leur développement.

Faire prendre conscience à tous les membres du Peuple de Dieu que les Églises du Québec vivent aujourd’hui dans un contexte missionnaire.


Questions: Dans cet enseignement, quelles sont les phrases qui m’ont le plus frappé(e) et pourquoi? Parmi les saints et les bienheureux du Canada quel est celui ou celle qui me touche le plus et pourquoi ?

Annexe: Connaissez-vous nos modèles chrétiens du Canada, dont la plupart ont vécu au Québec?

 

Saints et Saintes

Les martyrs canadiens—Ils ont vécu au Canada entre 1625 et 1649. Ils sont au nombre de huit, dont six prêtres jésuites :

Isaac Jogues (1608-1646)
Antoine Daniel (1600-1648)
Jean de Brébeuf (1593-1649)
Gabriel Lalemant (1610-1649)
Charles Garnier (1606-1649)
Noël Chabanel (1613-1649)
un novice jésuite, René Goupil (1608-1642)
et un laïc, Jean de La Lande (160?-1646)

Ils ont été canonisés le 29 juin 1930
Célébration liturgique : le 26 septembre au Canada; le 19 octobre dans l'Église universelle
Marguerite Bourgeoys (1620-1700)
Cofondatrice de Montréal
Fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame
Canonisée le 31 octobre 1982
Célébration liturgique : le 12 janvier

François de Laval (1623-1708)
Premier évêque de Québec
Béatifié le 22 juin 1980
Canonisée le 3 avril 2014 
Célébration liturgique : le 6 mai

Frère André (Alfred Bessette) (1845-1937)
Religieux de la Congrégation de Sainte-Croix
Bâtisseur de l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, Montréal
Béatifié le 23 mai 1982
Canonisé le 17 octobre 2010 
Célébration liturgique : le 6 janvier

Marguerite d'Youville (1701-1771)
Fondatrice des Soeurs de la Charité, dites « Soeurs Grises »
Canonisée le 9 décembre 1990
Célébration liturgique : le 16 octobre

Marie de l'Incarnation (1599-1672)
Fondatrice des Ursulines à Québec
Béatifiée le 22 juin 1980
Canonisée le 3 avril 2014
Célébration liturgique : le 30 avril

Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque
Béatifiée le 22 juin 1980
Canonisée le 21 octobre 2012
Célébration liturgique : le 17 avril

Bienheureux et Bienheureuses

André Grasset (1758-1792), sulpicien
Né à Montréal
Martyrisé à Paris le 2 septembre 1792 durant la Révolution française
Béatifié le 17 octobre 1926

Marie-Rose Durocher (1811-1849)
Fondatrice des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie
Béatifiée le 23 mai 1982
Célébration liturgique : le 6 octobre

Marie-Léonie Paradis (1840-1912)
Fondatrice des Petites Soeurs de la Sainte-Famille
Béatifiée
à Montréal le 11 septembre 1984
Célébration liturgique : le 4 mai

Louis-Zéphirin Moreau (1824-1901)
Quatrième évêque de Saint-Hyacinthe
Béatifié le 10 mai 1987
Célébration liturgique : le 24 mai

Frédéric Janssoone (1838-1916), franciscain
Béatifié le 25 septembre 1988
Célébration liturgique : le 5 août

Catherine de Saint-Augustin (1632-1668)
Fondatrice de l'Hôtel-Dieu de Québec
Béatifiée le 23 avril 1989
Célébration liturgique : le 8 mai

Dina Bélanger (1897-1929)
Religieuse de Jésus-Marie, Sillery
Béatifiée le 20 mars 1993
Célébration liturgique : le 4 septembre

Marie-Anne Blondin (1809-1890)
Fondatrice des Soeurs de Sainte-Anne
Béatifiée le 29 avril 2001
Célébration liturgique : le 18 avril

Émilie Tavernier-Gamelin (1800-1851)
Fondatrice des Soeurs de la Providence
Béatifiée
le 7 octobre 2001
Célébration liturgique : le 24 septembre

Élisabeth Turgeon (1840-1881)
Fondatrice des Soeurs du Saint-Rosaire, Rimouski
Béatifiée le 26 avril 2015
Célébration liturgique : le 17 août

Vénérables

Vital Grandin (1829-1902)
Oblat de Marie-Immaculée
Évêque de Saint-Albert, Alberta
Reconnu vénérable le 15 décembre 1966

Élisabeth Bergeron (1851-1936)
Fondatrice des Soeurs de Saint-Joseph, Saint-Hyacinthe
Reconnue vénérable le 12 janvier 1996

Alfred Pampalon (1867-1896), rédemptoriste
Reconnu vénérable le 14 mai 1991

Délia Tétreault (1865-1941)
Fondatrice des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Reconnue vénérable le 18 décembre 1997

Jérôme Le Royer de la Dauversière (1597-1659), laïc
Fondateur de Montréal et des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph
Reconnu vénérable le 6 juillet 2007

Marie Fitzbach (1806-1885)
Fondatrice des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec
Reconnue vénérable le 28 juin 2012

Marcelle Mallet (1805-1871)
Fondatrice des Soeurs de la Charité de Québec
Reconnue vénérable le 27 janvier 2014

Jeanne Mance (1606-1673), laïque
Cofondatrice de Montréal
fondatrice de l'Hôtel-Dieu
Reconnue vénérable le 10 novembre 2014

William Gagnon (1905-1972), Frère
Membre de l'Ordre hospitalier de
Saint-Jean-de-Dieu, à Montréal
Reconnu vénérable le 16 décembre 2015

 

Liste établie par Pierre Dufresne à l'aide de la documentation fournie par :
Le Comité des Fondateurs de l'Église au Canada,
1460 boul. Crémazie Est, Montréal, Qc  H2E 1A2
Tél. : (514) 374-5981 ou (514) 270-5922
Téléc. : (514) 273-1277

Tiré du site internet indiqué ci-dessous, où vous pourrez trouver une courte biographie sur chacun d’eux:

Diocèse d'Edmundston - Les saints de chez nous

www.diocese-edmundston.ca/fr/histoire_saints.html






dimanche 12 février 2017

La sérénité du pape François

La sérénité du pape François
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« Le catholique ne doit pas avoir peur de la mer ouverte; il ne doit pas rechercher le repaire des ports sûrs. Par-dessus tout, vous, en tant que Jésuites, évitez de vous agripper à des certitudes et à des sécurités. Le Seigneur nous appelle à sortir en mission, et à aller au large, et non pas à aller à la retraite et à être des gardiens de certitudes. En allant au large, on rencontre des tempêtes et il peut y avoir un vent contraire. Toutefois, le saint voyage se fait toujours en compagnie de Jésus qui dit aux siens: « Courage, c’est moi, n’ayez pas peur. (Mt 14, 27)».  (Discours du pape aux Jésuites, à l’occasion de la sortie du quatre millième exemplaire de la revue Civiltà cattolica, le 9 février 2017)

Le pape a rencontré 140 supérieurs généraux de congrégations religieuses masculines, au Vatican, le 25 novembre 2016, dans le cadre de la 88e Assemblée générale de l’Union des supérieurs généraux (USG). L’intégralité de l’échange de trois heures, qui était resté privé, a été publiée par La Civiltà cattolica le 11 février 2017, dans le 4000e numéro de la revue jésuite. Voici quelques bribes tirées du colloque du pape François avec les supérieurs des ordres religieux, tel que transcrit par le Père Antonio Spadaro, s.j. :

Question: Saint Père, votre mission à l’intérieur de l’Église, n’est pas facile. Malgré les défis, les tensions, les oppositions, vous nous offrez le témoignage d’un homme serein, d’un homme en paix. Quelle est la source de votre sérénité? D’où vient cette confiance qui vous inspire et qui peut aussi soutenir notre mission? À nous qui sommes appelés à être des guides religieux, que nous suggérez-vous pour faire notre devoir avec responsabilité et dans la paix?

Réponse: Quelle est la source de ma sérénité? Non, je ne prends pas de calmants. Les Italiens donnent un beau conseil : pour vivre en paix, il faut un sain « je-m’en-foutisme ». Je n’ai aucun problème à dire que ce que je suis en train de vivre, est une expérience complètement neuves pour moi. À Buenos Aires, j’admets que j’étais plus anxieux. Je me sentais plus tendu et préoccupé. En somme, je n’étais pas comme en ce moment. J’ai vécu une expérience très particulière de paix profonde à partir du moment où j’ai été élu pape. Et cette expérience ne me quitte plus. Je vis en paix. Je ne peux pas l’expliquer.

Je ne prévoyais pas du tout être élu pape. Au moment de l’élection, j’ai simplement dit: « Seigneur, allons de l’avant! ». J’ai ressenti la paix, et cette paix n’est jamais partie.

Dans les Congrégations générales, on parlait des problèmes du Vatican, on parlait de réformes. Tous voulaient ces réformes. Il y a de la corruption au Vatican. Mais moi, je suis en paix. Si j’ai un problème, j’écris un billet à Saint Joseph et je le mets sous une statue que j’ai dans ma chambre; c’est la statue de Saint Joseph qui dort (1). Et désormais, Saint Joseph dort sur un matelas de billets. C’est pour cela que je dors bien; c’est une grâce de Dieu. Je dors toujours six heures. Et je prie. Je prie à ma façon. J’aime tellement le bréviaire que je ne le laisse jamais. La Messe tous les jours. Le chapelet … Quand je prie, je prends toujours la Bible. Et la paix augmente. Je ne sais pas si c’est cela mon secret. … Ma paix est un cadeau du Seigneur. Je lui demande de ne jamais me l’enlever. » (2)

Je suis tellement heureux de savoir que notre bon pape François est toujours en paix, malgré les difficultés et le problèmes auxquels il fait face à chaque jour. Maintenant je comprends que lorsqu’il nous demande de prier pour lui (demande qu’il ne cesse de nous faire), il nous demande en fait de prier pour que le Seigneur lui conserve cette paix qu’il a en lui depuis le jours où il est devenu « Papa Francesco ».   

(1) Les paragraphes qui suivent, sont tirés du blogue suivant: 

Dieu ma joie: " Reposez-vous un peu " (Jésus)

dieumajoie.blogspot.com/2015/07/un-peu-jesus-arcabas-le-songe-de-joseph.html 

Le pape nous présente Saint Joseph comme modèle de celui qui se repose dans le Seigneur. Le pape fait remarquer que l’on voit souvent Joseph dormir, dans les Saintes Écritures. Et le pape souligne à juste titre que Joseph est souvent éclairé pas Dieu sur ce qu’il doit faire, pendant son sommeil. Voilà une vérité essentielle à connaître, pour nous chrétiens: Dieu révèle son plan d’amour sur nous, quand nous sommes au repos. J’expérimente cette vérité à chaque jour dans ma vie. Et le pape d’exhorter les familles à prendre chaque jour un moment de « repos dans le Seigneur », précisément pour connaître la Volonté de Dieu dans leurs vies. Et la confidence que fait le pape sur l’image qu’il a mise sur son bureau, image représentant Saint-Joseph qui dort, est tout simplement savoureuse. Quand le pape a un problème difficile à régler, il le confie à Joseph qui dort, sachant que c’est à ce moment que Joseph est souvent éclairé.

« Les Saintes Écritures parlent rarement de saint Joseph, mais quand elles le font, nous le trouvons souvent en train de se reposer, avec un ange qui lui révèle en songe la volonté de Dieu. Dans le passage de l’Évangile que nous venons d’écouter, nous trouvons Joseph en train de se reposer non pas une fois, mais deux fois. Le repos de Joseph lui a révélé la volonté de Dieu.

Se reposer dans le Seigneur. Le repos est bien nécessaire à la santé de nos esprits et de nos corps, et pourtant souvent il est difficile d’y parvenir, à cause des nombreuses exigences qui pèsent sur nous. Le repos est aussi essentiel pour notre santé spirituelle; ainsi nous pouvons écouter la voix de Dieu et comprendre ce qu’il nous demande.

Pour écouter et accepter l’appel de Dieu, pour préparer une maison à Jésus, vous devez être en mesure de vous reposer dans le Seigneur. Vous devez trouver le temps, chaque jour, de vous reposer dans le Seigneur pour prier. Prier c’est reposer en Dieu. Mais vous pourriez me dire: Saint-Père, nous le savons; je voudrais prier, mais il y a tant de travail à accomplir! Je dois prendre soin de mes enfants; j’ai les travaux de la maison; je suis trop fatigué même pour bien dormir. C’est vrai. Cela pourrait être vrai, mais si nous ne prions pas, nous ne connaîtrons jamais la chose la plus importante de toutes: la volonté de Dieu pour nous. Et dans toute notre activité, nos occupations, avec notre prière nous accomplirons toute chose.

Je voudrais aussi vous dire une chose personnelle. J’aime beaucoup saint Joseph parce c’est un homme fort et silencieux. Et sur mon bureau j’ai une image de saint Joseph en train de dormir; et en dormant il prend soin de l’Église! Oui, il peut le faire, nous le savons. Et quand j’ai un problème, une difficulté, j’écris un billet et je le mets sous saint Joseph, pour qu’il le rêve. Cela veut dire: qu’il prie pour ce problème!

N’oubliez pas Jésus qui dort! N’oubliez pas saint Joseph qui dort! Jésus a dormi sous la protection de Joseph. N’oubliez pas le repos de la famille et la prière. N’oubliez pas de prier pour la famille. Priez souvent et portez les fruits de votre prière dans le monde, que tous puissent connaître Jésus-Christ et son amour miséricordieux. S’il vous plaît, «dormez» aussi pour moi, priez aussi pour moi, j’ai vraiment besoin de vos prières et je compte toujours sur elles! » (3) 

(2) Papa Francesco: «Sì, c'è corruzione in Vaticano. Ma sono in pace, non ...

www.corriere.it/.../papa-francesco-si-c-corruzione-vaticano-ma-no...

https://w2.vatican.va/.../2015/.../papa-francesco_20150116_srilanka-filip..

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Arcabas, "Le songe de Joseph"








"Le sermon sur la montagne" (Jésus)

« Le sermon sur la montagne »  (Jésus)
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Nous continuons aujourd’hui la lecture du Sermon sur la montagne, que l'on retrouve dans les chapitres 5, 6 et 7 de l'évangile selon saint Matthieu. Cela fait trois dimanches que nous sommes dans ce sermon. Je vous invite à le lire chez vous, à vous en nourrir et à le méditer. Jésus nous parle de la conduite morale. Et il ne mâche pas ses mots. Il ne fait pas dans la dentelle, comme on dit parfois. Nous les prêtres de l’an 2000, nous faisons souvent dans la dentelle quand nous parlons de la morale. Nous avons tellement peur de heurter les gens. Nous savons que le discours de Jésus et de l’Église va à l’encontre de la pensée ambiante. Or nous avons tellement peur de déplaire, d’être ridiculiser ou de je ne sais quoi, qu’on préfère éviter le sujet ou l’édulcorer. Les dernières paroles de Jésus dans l’évangile qui est proclamé aujourd’hui en Église, sont celles-ci: « Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais (le Mauvais ici, c’est le démon» (Mt 5, 37). Il est malheureux que nous ayons parfois peur de proclamer la vérité alors que Jésus a dit: "La vérité nous rendra libres " (Jn 8, 32).

Nous les prêtres, nous avons grandement peur de parler de sexualité, même à nos paroissiens. La preuve de cela est faite dans la vidéo mise au bas du présent blogue. Cette vidéo amateur, prise ce matin à la messe dominicale, montre un Guy Simard qui se "dandine" pas mal, signe évident du malaise que j'avais à aborder des questions d'ordre sexuel. Mais le gouvernement, lui, n’a pas peur de parler de sexualité même aux enfants de la maternelle et du primaire. Le nouveau cours sur la sexualité concocté par des fonctionnaires dont on ne sait rien, ne peut qu’inquiéter tout croyant en Dieu et en l’Église.  

« La connaissance des choses du sexe est trop importante pour être facultative, aux yeux du ministère de l'Éducation. Au même titre que le français et les mathématiques, l'éducation sexuelle sera donc obligatoire pour tous, de la maternelle à la cinquième secondaire dans les écoles du Québec, sans égard aux convictions religieuses et valeurs des parents issus de différentes communautés.
La Presse canadienne
Aucune exemption ne sera tolérée.
Dans un premier temps, un projet pilote d'éducation sexuelle, qui démarre dans quelques jours, dès la rentrée scolaire, dans une quinzaine d'écoles, durera deux ans. Ce programme, dont bénéficieront 8200 élèves, devrait par la suite être intégré au curriculum des élèves dès 2017.
Mais on sait déjà que ce programme est loin de faire l'unanimité, comme en font foi divers documents obtenus par La Presse Canadienne et une série d'entrevues menées sur le sujet au cours des dernières semaines.
Qu'il s'agisse du caractère obligatoire du cours, du manque de formation des enseignants, de l'absence de consultation du milieu ou de l'approche pédagogique retenue par le ministère de l'Éducation, les sujets de controverse ne manqueront pas au cours des prochains mois.
Et que cela leur plaise ou non, les parents plus frileux en matière de sexualité devront se faire à l'idée que leurs enfants vont entendre parler des manifestations de la puberté, voire des différentes pratiques sexuelles, pendant un cours sur la règle de trois ou un autre sur l'accord des participes passés.
« Pour l'instant, aucune exemption n'est prévue », a indiqué un porte-parole du ministère, Pascal Ouellet. (1)

LOUISE LEDUC
La Presse
C'est ce mois-ci qu'est implanté le projet-pilote d'éducation sexuelle dans 15 écoles du Québec (12 écoles publiques, trois écoles privées), qui s'étendra sur deux ans. Le ministère de l'Éducation vient de dévoiler ce que le programme contient. Aperçu et réactions.
En première année, les élèves seront exposés aux stéréotypes sexuels - dans les jeux, les métiers, etc. Ils apprendront aussi à reconnaître les situations d'agression sexuelle et à s'en protéger (par exemple en criant ou en disant non) et à les dénoncer s'ils en sont victimes.
À la fin de la 2e année, les enfants sauront le nom et la fonction des organes sexuels et ils apprendront comment se fait un bébé. On leur parlera aussi d'hygiène personnelle, de pudeur et de la diversité des sentiments qu'ils peuvent éprouver envers des gens de leur entourage.
En 3e année, on reviendra sur les différentes formes d'agression sexuelle (exposition forcée à du matériel pornographique, exhibitionnisme, contact sexuel) et on discutera «des représentations stéréotypées de la féminité et de la masculinité».
En 4e année, on parlera de puberté et d'inégalité entre les sexes. On abordera en outre la question de la différence entre camaraderie et amour.
En 5e année, on traitera encore de la prévention des agressions sexuelles, en insistant sur les stratégies des agresseurs et sur l'importance d'être prudent sur le web. Il sera aussi question d'hormones, de désir sexuel et de masturbation.
En 6e année, les discussions tourneront autour du sexisme, de la diversité sexuelle, d'éveil amoureux et sexuel. (2)

Homélie du Père Guy Simard, omv, dimanche le 12 février 2017

(2) Éducation sexuelle à l'école: des questions soulevées | Louise Leduc ...

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