mercredi 4 juillet 2018

4 juillet 1925: mort de Pier Giorgio Frassati


4 juillet 1925: mort de Pier Giorgio Frassati
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Traduction: "C'est beau de vivre en autant que de l'autre côté il y a notre vraie Vie, autrement, qui pourrait porter le poids de cette existence?"     Pier Giorgio Frassati

Aujourd’hui, nous faisons mémoire de la mort de mon saint préféré: Pier Giorgio Frassati. Si vous n’êtes pas un ou une habitué(e) de mon blogue et que vous désirez savoir ce que je pense de Pier Giorgio, allez sur un moteur de recherche et écrivez Dieu ma joie Pier Giorgio Frassativous pourrez alors avoir accès à plusieurs blogues que j’ai écrits sur ce jeune Bienheureux. Il n’a pas encore été canonisé, mais dans mon esprit, il est clair qu’il est entré directement au ciel le jour où il a fermé les yeux pour la dernière fois sur cette terre.

Il a dit que le jour de sa mort serait le plus beau jour de sa vie. Comme j’aimerais qu’il en soit ainsi aussi pour moi et pour nous tous! Pour cela, il faut préparer sa mort, et la préparer minutieusement.

« Un jour, à un ami qui lui avait demandé ce qu’il aurait voulu faire après ses études, il répondit : « Je ne le sais pas; prêtre non, parce que c’est une mission trop grande et je n’en suis pas digne; le mariage, non. L’unique solution serait que le Seigneur me prenne avec Lui. » …  « Le jour de ma mort sera le plus beau jour de ma vie », avait-il dit à un ami. Ce jour arriva le 4 juillet 1925. (1)

L’Association Pier Giorgio Frassati, dans sa newsletter des mois de juin et juillet, a mis le texte ci-dessous que Pier Giorgio a écrit trois semaines avant sa mort.

Turin le 15 juin 1925: « Très cher, je suis en train d’attendre le jour où je pourrai m’armer d’une volonté qui me donnera la force de mettre un terme à ma dernière fatigue; puisque désormais je suis près de recueillir ce que j’ai semé. Hélas, les journées passent et au lieu de noter en moi quelque indice d’amélioration, je vois en moi la Bête qui persiste dans sa lutte et qui vainc l’Esprit. Je vois uniquement dans la prière de mes amis la puissante aide qui me permettra de reprendre avec vigueur le dessus sur mon animalité et c’est pour cela que je me confie spécialement à tes prières. » (2)

Après avoir cité ce texte, on retrouve cette note dans la Newsletter:

« Si aujourd’hui le message secret de ces paroles est on ne peut plus clair, à l’époque, à peu de jours de sa mort, personne ne les a accueillies pour ce qu’elles signifiaient vraiment. Tous ignoraient ce que la Divine Providence avait prévu. »

BIENHEUREUX PIER GIORGIO FRASSATI, PRIE POUR NOUS !


(1) Beato Piergiorgio Frassati - Santi e Beati

www.santiebeati.it › Sezione P

(2) Associazione Pier Giorgio Frassati Torino – mai vivacchiare ma Vivere

https://associazionepiergiorgiofrassati.wordpress.com/

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Newsletter maggio 2018 · maggio 19, 2018 Associazione Pier Giorgio Frassati TorinoLascia un  



lundi 2 juillet 2018

La télévision: un trou dans le mur

 La télévision: un trou dans le mur
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« La télévision, c’est comme faire un trou dans le mur. Toutes sortes de choses entrent chez nous, sur l’écran, que nous n’aurions jamais permis d’entrer par la porte. »  
 Albert Bergmann

L'étranger 

Quelques années avant ma naissance, mon père connut un étranger 
récemment arrivé dans notre village.
Depuis le début, mon père fut subjugué par ce personnage, si bien que
nous en arrivâmes à l'inviter à demeurer chez nous.

L'étranger accepta et depuis lors il fit partie de la famille.
Moi je grandissais, je n'ai jamais demandé d'où il venait, tout me
paraissait évident. Mes parents étaient enseignants : ma maman m'apprit ce qu'était le bien
et ce qu'était le mal et mon père m'apprit l'obéissance.

Mais l'étranger c'était un conteur, un enjôleur. Il nous maintenait pendant des heures,
fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes.
Il avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l'histoire ou les sciences. 
Il connaissait tout du passé, du présent, il aurait presque pu parler du futur !
Il fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois.
Il me faisait rire et il me faisait pleurer.

L'étranger n'arrêtait jamais de parler, ça ne dérangeait pas ma Maman.
Parfois elle se levait, sans prévenir, pendant que  nous continuions à boire ses paroles.
Je pense qu'en réalité, elle partait à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité. 
(Maintenant je me demande si elle n'espérait pas avec impatience qu'il s'en aille) 
Mon père avait ses convictions morales, mais l'étranger ne semblait pas en être concerné.
Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, 
s'y seraient permis. Ce n'était pas le cas de l'étranger qui se permettait tout, offusquant mon père 
et faisant rougir ma maman.

Mon père nous avait totalement interdit l'alcool.
Lui, l'étranger il nous incitait à en boire souvent.
Il nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives,
et que pipes et cigares faisaient distingué. Il parlait librement (peut-être trop) du sexe.
Ses commentaires étaient évidents, suggestifs, et souvent dévergondés.

Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées
par cet étranger pendant mon adolescence.
Nous le critiquions, il ne faisait aucun cas de la valeur de mes
parents, et malgré cela, il était toujours là !

Cinquante ans sont passés depuis notre départ du foyer paternel.
Et depuis lors beaucoup de choses ont changé: nous n'avons plus cette
fascination. Il n'empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents, vous le
retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu'un vienne écouter ses
parlottes ou lui consacrer son temps libre....

Voulez-vous connaître son nom?
Nous, nous l'appelons ....... Téléviseur ! 



NDLR: J'ignore qui est l'auteur de ce texte génial. 

Il ne s’agit pas ici de jeter à la poubelle notre téléviseur, mais de savoir en user. Il est évident pour moi que la chrétienté au Québec s’est effritée sous l’influence de téléromans comme ceux de madame Lise Payette et d'émissions comme celles animées par madame Jeannette Bertrand. Ces dames sont souvent adulées et considérées comme les libératrices du Québec moderne, mais elles ont plutôt créé de nouveaux esclavages, dont le pire de tous: l’esclavage du péché.

Jésus a dit: « Amen, amen, je vous le dis: qui commet le péché est esclave du péché » (Jn 8,34).

Et l'auteur de la Lettre aux Hébreux nous dit: « Ainsi donc, nous aussi, entourés de cette immense nuée de témoins, et débarrassés de tout ce qui nous alourdit – en particulier du péché qui nous entrave si bien – » (Hb 12, 1). 

Ce qui est dit ici de la télévision, vaut bien sûr encore plus pour ce qui est de l’internet. 

Postscriptum: 

Une amie paroissienne a réagi à ce blogue en exprimant son désaccord avec mon point de vue. Voici des extraits de son message: 

Bonjour Père Guy,

Au lieu de mettre mon commentaire sur votre blog je préfère vous le faire parvenir en privé en raison du fait que je suis en désaccord avec vous.

Croyez-vous vraiment qu'un romancier ou un auteur de téléroman invente une ou des histoires de toute pièce pour influencer les auditeurs ou les lecteurs. Victor Hugo aurait voulu influencer avec « Les Misérables » Flaubert avec  « Madame Bovary » et les auteurs de « Unité 9 » et de « District 31 » veulent influencer et inciter les auditeurs à agir comme les personnages de ces téléromans. 

Est-ce que cela ne serait pas plutôt que ces auteurs décrivent et créent des histoires qui relatent fort bien la réalité. …

Alors pour ce qui concerne Lise Payette et Jeannette Bertrand elles ont simplement écrit des histoires ou décrit des situations, je ne les tiens nullement responsables du comportement ni des agissements des Québécois.

J'espère ne pas vous avoir vexé en ne partageant pas votre opinion.

Voici la réponse que je lui ai envoyée :

Chère …, 

Merci pour ce commentaire. De grâce ne vous privez pas de mettre des commentaires sur mon blogue quand vous êtes en désaccord avec moi. Un blogue c'est fait normalement pour cela : discuter. Or on discute peu quand on est d'accord avec une personne. 

Je suis d'accord avec vous pour dire que la grande majorité des romans et des téléromans sont de la fiction (1) et n'ont pas pour but d'influencer la société. Mais il est clair pour moi que l'émission "L'Amour avec un grand A" et les téléromans de Lise Payette avaient ce but. D'ailleurs, je me souviens vaguement que ces deux dames aient dit cela. Et je me souviens du jour où Guy A. Lepage a invité à son émission madame Jeannette Bertrand, l'a vantée publiquement pour avoir fait progresser la société québécoise et la nomma pour cela "la grande (ou une des grandes) dame du Québec". 

Votre message me fera mettre cette distinction sur mon blogue. Et j'essaierai de prouver mes dires. 

Je vous souhaite une très belle et bonne journée   ... au frais si possible !

Guy, omv

J'ai fait ce que j'ai dit à cette dame que je ferais: j'ai cherché à étayer mes dires. Voici le fruit de ma recherche et de ma réflexion: 

Je pense que quiconque connaît un tant soit peu madame Jeannette Bertrand et a visionné à quelques reprises son émission télévisée intitulée « L’Amour avec un grand A », sait que madame Bertrand a utilisé ce programme de télévision pour faire évoluer la pensée des Québécois. Faire évoluer dans quel sens? Dans le sens de la pensée de madame Bertrand elle-même, pour qui toutes les religions assujettissent la femme. Ce n’était certes pas la morale chrétienne qui était la source d’inspiration des histoires présentées à L’Amour avec un grand A.  D’ailleurs, madame Bertrand a dit assez récemment que pour elle, toutes les religions sont « humaines » et servent à rabaisser les femmes » : « Les hommes ont fondé des religions, et toutes ces religions faites par les hommes ne sont là que pour rabaisser les femmes. » (2) Il ne faudrait surtout pas croire que madame Bertrand considère la religion catholique comme étant d'inspiration divine, contrairement aux autres religions. Non, dans son esprit, "toutes les religions sont purement humaines ". 

Dire que madame Payette, en composant sa trilogie de téléromans (La bonne aventure, Les dames de cœur et Un signe de feu) avait pour but de faire évoluer la pensée des gens ainsi que la société, est peut-être, à première vue plus difficile à prouver. Mais quiconque connaît un tant soit peu madame Payette, sait que c'est le cas. Pour prouver cela, je cite trois sources: 

Premièrement, une étude de madame Véronique Nguyên-Duy, qui montre avec justesse, je crois, que les téléromans québécois, à la différence par exemple des téléromans américains, ont eu pour but d'influencer la société. Cela est surtout vrai, selon moi, des téléromans de madame Payette. Voir le lien ci-dessous, surtout la page 147. (3)

Deuxièmement: Un texte de la journaliste Emmanuelle Plante qui montre que le téléroman La bonne aventure, était très audacieux pour l'époque (1982). On retrouve dans cet article la citation suivante de madame Payette: « Ainsi, la fiction devenait tout aussi percutante, sinon plus dans certains cas, que les années en politique. » Il est très facile pour moi d'interpréter cette phrase, connaissant madame Payette. Selon moi, elle veut dire clairement que par le téléroman, on peut parvenir à faire changer une société plus efficacement que par la poliique. Et que dire de cette phrase de madame Christiane Pasquier : «Des femmes me parlent encore de La Bonne Aventure, du bien que ça leur a fait, explique Christiane Pasquier. Madame Payette a fait beaucoup pour l’émancipation des femmes, Janette Bertrand aussi. Mais il y a encore des choses pas réglées. » (4)

Enfin, je termine par un article qui nous montre le peu d'estime que madame Payette a de la religion catholique. Voici des extraits de ce texte: 

« Le crucifix va quitter le mur de l’Assemblée nationale, ce qui est justice. Il ira reposer ailleurs avec les honneurs qu’on voudra bien lui rendre. Mais pensez un moment à ce qu’on va faire des Sainte-Julie, Saint-Cuthbert, Sainte-Adèle, Saint-Faustin, Saint-Jérôme, Saint-Césaire, Sainte-Agathe, Sainte-Flavie, Saint-Sauveur, Saint-Paul, Saint-Gabriel ou Saint-Prosper ?
Même chose dans nos villes : la rue Sainte-Catherine, la rue Notre-Dame, la rue Saint-Laurent et le fleuve du même nom ? Si ça ne vous frappe pas comme ostentatoire, je me demande ce que ça vous prend.
Soumis à l’Église ou soumis aux conquérants, le résultat est semblable: la rue Sherbrooke, la rue Wellington, la rue Wolfe, la rue Victoria, la rue Atwater…
Comment se surprendre que les Québécois, 400 ans plus tard, se demandent encore qui ils sont et qu’elle est leur véritable identité.
Se pourrait-il que nous soyons le seul peuple au monde à vivre au milieu des symboles du catholicisme sans pousser un peu plus loin notre désir de libération ? » (5)
Madame Payette me fait penser à un de mes oncles qui habitaient à Montréal. Un jour, me promenant avec lui dans la ville de Québec, il s'est montré très agressé par le fait que plusieurs rues étaient nommées en l'honneur des saints. 
Madame Payette dit ne pas se surprendre du fait que les Québécois se demandent quelle est leur identité. Ce que je comprends de son article, c'est que cette chère dame veut se construire une identité comme nation qui fait fi de l'histoire, qui fait table rase de l'histoire. Jamais l'identité d'une nation n'est née d'une génération spontanée. Si madame Payette veut une nation à l'image de sa pensée et de son credo qu'il soit athée ou quoi que ce soit d'autre, il faudra qu'elle déniche un endroit vierge sur cette planète, qu'elle aille y habiter avec des personnes qu'elle aura elle-même endoctrinées et qu'elle donne ainsi naissance à un peuple tout à fait nouveau. Je me réjouis à la pensée que ce lieu ne pourra qu'être que très très loin d'ici. 

(1) 
Ici le mot « fiction » n’est pas synonyme de « science -fiction », mais a plutôt le sens d’une
création littéraire qui peut être ou ne pas être collée à la réalité.
https://ici.radio-canada.ca › ... › La charte des valeurs, entre division et inclusion





(3) Le téléroman et la volonté d'une télévision originale

https://www.erudit.org/livre/cefan/1999-1/000541co.pdf




(4) La vraie bonne aventure | Le Journal de Montréal

www.journaldemontreal.com/2013/06/20/la-vraie-bonne-aventure


(5) Quand la réalité frappe en plein front | Le Devoir

https://www.ledevoir.com › Opinion › Chroniques


dimanche 1 juillet 2018

C'est magique !

C’est magique ! ..

BEST Magic Show in the world - Genius Rubik's Cube ... - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=PFA-RmV_wG0

29 sept. 2016 - Téléversé par Len Ken
Steven Brundage Magic Page: https://www.facebook.com/BrundageMagic His Facebook: https://www.facebook ...

Le magicien de la vidéo ci-dessous est un joueur professionnel de football américain qui joue pour les Philadelphia Eagles : Jon Dorenbos. C'est assez incroyable d'avoir autant de talents. 

BEST Magic Show in the world - BEST Magician America's Got Talent ...

https://www.youtube.com/watch?v=DRsvWR48pbw

11 sept. 2016 - Téléversé par Len Ken
SUBCRIBE Len Ken Channel: http://bit.ly/2fhpDdd ➤ About Len Ken: The Compilation TV Show Worldwide: The ...

Jon Dorenbos
Date et lieu de naissance : 21 juillet 1980 (Âge: 37 ans), Humble, Texas, États-Unis
Taille : 1,83 m
Épouses : Annalise Dale (m. 2017), Julie Dorenbos (m. 2010–2015)
Numéro : 46 (Eagles de Philadelphie / Long snapper), 46 (Saints de La Nouvelle-Orléans / Long snapper)


" Dieu n'a pas fait la mort " (Sg 1, 13)

« Dieu n’a pas fait la mort » (Sg 1, 13)

En ce treizième dimanche du temps ordinaire de l'année B, l'Église nous présente comme première lecture à la messe, un magnifique texte du Livre de la Sagesse. Les premiers mots de la lecture sont ceux-ci; Dieu n'a pas fait la mort ". Comme elle est belle cette phrase et comme il est important d'entendre la Parole de Dieu nous dire cela! 


Voir le blogue que j'ai écrit sur ce sujet il y a trois ans: 

Dieu ma joie: Dieu n'a pas fait la mort

dieumajoie.blogspot.com/2015/06/dieu-na-pas-fait-la-mort.html



« Ô Canada », hymne très chrétien


« Ô Canada », hymne très chrétien
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Nous vivons aujourd’hui la fête du Canada. Je suis très Québécois, mais je suis aussi Canadien. Je souhaite à tous les Canadiens une fête digne des gens qui ont fondé ce pays. Le Canada a des racines chrétiennes profondes. On aura beau vouloir couper l’arbre de la foi chrétienne en notre pays, ses racines seront toujours là et fleuriront en quelque manière car la destinée de notre pays a été confiée dès l’origine à la Vierge Marie et à Saint Joseph.

À la Vierge Marie :

« La Vierge est à l'origine même de la Nouvelle-France. Avec une modification, Marie pourrait reprendre cette parole du livre de la Sagesse: « La Nouvelle-France m'a possédée au commencement de ses voies, avant ses œuvres les plus anciennes. » D'abord parce que le nouveau pays est fils de France, ensuite parce que son découvreur a apporté l'image de la Vierge et a parlé d'elle aux solitudes du Nouveau Monde. A sa deuxième entrée dans le fleuve Saint-Laurent, Jacques Cartier longe l'île d'Anticosti le 15 août et lui laisse le nom de l'Assomption. C'est aussi mettre sous le patronage de Marie son exploration de la vallée laurentienne. Cartier, de plus, signale dans ses relations que son équipage assiste fidèlement à la messe les dimanches et les jours de fêtes de la Sainte Vierge. Mais le fait saillant de la dévotion de Cartier envers Marie se passe à Québec. Il s'agit de conjurer la maladie du scorbut qui ravage l'équipage. Français à qui les routes mariales sont familières, Cartier et ses gens vont en procession à une image de la Vierge attachée à un arbre, en chantant les litanies de Notre-Dame. Ils y chantent la messe, au milieu d'un décor aux couleurs mariales: le firmament et la neige. Le troisième acte est le vœu d'un pèlerinage à Notre-Dame de Roc-Amadour. Beau nom aux résonances fortes et douces comme la foi bretonne. Et la petite troupe est sauvée. « Si Cartier et les siens avaient péri, la France aurait peut-être renoncé à ses explorations américaines et alors jamais le XVIIe siècle canadien n'aurait écrit la splendeur d'une épopée mariale » Qui soutient « l'effort persévérant » d'un Champlain, si ce n'est sa foi et sa confiance en Marie ? Après le fiasco de vingt années de courage, c'est à Notre-Dame que Champlain redemande la Nouvelle-France. « Médiatrice de bienfaits », elle le sera aussi de ses actions de grâces. Lorsque Champlain revoit le Canada, qu'il aime comme une mère son enfant, il élève, à Celle qui perdit un jour son Fils, un temple sous le titre de Notre-Dame de Recouvrance. Cette chapelle sera le premier sanctuaire paroissial où l'on priera Marie en NouvelleFrance. A sa mort, Champlain fera de Notre-Dame de Recouvrance « l'héritière de ses biens ». A « l'habitation », l'Angélus se récite trois fois par jour au son de la cloche, comme dans une maison religieuse. Les premiers messagers du royaume de Dieu en NouvelleFrance, les Récollets et les Jésuites, dédient leurs résidences et leurs chapelles à Notre-Dame des Anges. Les Jésuites — qui reviennent seuls en 1632 — mettent la divine Médiatrice au premier plan après Dieu dans leur vie et celle de leurs ouailles. Leurs terres de Québec portent les noms de Notre-Dame des Anges, de Bon Secours, des Neiges. Notre-Dame de Recouvrance, qu'ils desservent, prend en 1636 le titre de l'Immaculée-Conception, privilège qui est spécialement cher à la Compagnie de Jésus. » (1)  

NDLR: Voilà pour la ville de Québec; or la ville de Montréal aussi a été mise dès le début sous le patronage et la protection de la Vierge Marie, puisqu'à l'origine, la ville portait le nom de Ville-Marie

À Saint Joseph :

« La dévotion à la Sainte Famille a pris une nouvelle ampleur en Nouvelle-France après l'arrivée des premiers colons, lance-t-il. Les fondateurs de Montréal avaient désigné saint Joseph comme le protecteur de cette nouvelle colonie française. Plus tard, les Pères récollets [NDLR : une branche réformée des franciscains qui a vu le jour en France au XVIe siècle et qui a débarqué en Nouvelle-France en 1615] le proclament saint patron de la Nouvelle-France. » Cette dévotion du Canada français à saint Joseph explique d'ailleurs que le prénom de Joseph soit encore aujourd'hui donné à un grand nombre de nouveau-nés dans la Belle Province.  Yasmine  BERTHOU, Montréal (2)

Notre hymne national est très chrétien en langue française; ce qui n’est pas le cas en langue anglaise. Voilà une « différence nationale » qui me plaît beaucoup.

Ô Canada
Paroles originales en français, écrites par Adolphe-Basile Routhier en 1880.

Ô Canada! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux!
Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protègera nos foyers et nos droits.
Protègera nos foyers et nos droits.

Versets additionnels :

Sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant,
Le Canadien grandit en espérant.
Il est né d’une race fière,
Béni fut son berceau.
Le ciel a marqué sa carrière
Dans ce monde nouveau.
Toujours guidé par sa lumière,
Il gardera l’honneur de son drapeau,
Il gardera l’honneur de son drapeau.

De son patron, précurseur du vrai Dieu,
Il porte au front l’auréole de feu.
Ennemi de la tyrannie
Mais plein de loyauté.
Il veut garder dans l’harmonie,
Sa fière liberté;
Et par l’effort de son génie,
Sur notre sol asseoir la vérité.
Sur notre sol asseoir la vérité.

Amour sacré du trône et de l’autel,
Remplis nos cœurs de ton souffle immortel!
Parmi les races étrangères,
Notre guide est la loi;
Sachons être un peuple de frères,
Sous le joug de la foi.
Et répétons, comme nos pères
Le cri vainqueur : Pour le Christ et le roi,
Le cri vainqueur : Pour le Christ et le roi.


(1) [PDF]

La Vierge en Nouvelle-France - Collections

collections.banq.qc.ca/bitstream/52327/2240992/1/74957.pdf


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