samedi 11 avril 2026

Le Sacré-Coeur est à l'honneur

 Le Sacré-Coeur est à l'honneur 

L'image ci-dessus est tirée du film "Sacré-Coeur" qui est encore à l'affiche dans des cinémas à Montréal, à Repentigny et dans d'autres salles au Québec. C'est à mes yeux la scène la plus impressionnante du film et la plus géniale au point de vue technique : Jésus ouvre son vêtement et laisse voir à sainte Marguerite-Marie son coeur brûlant d'amour. Cette scène est montrée en partie dans la vidéo ci-dessous. À mettre idéalement en mode plein écran.   


Je remercie le Seigneur de permettre que ce merveilleux film soit encore à l'affiche pour une troisième semaine. C'est vraiment extraordinaire. Encouragez des gens à aller voir le film. C'est une belle façon d'évangéliser. Ce n'est pas compliqué à faire et ça peut produire de très beaux fruits.  

Depuis la tombée du jour, le Sacré-Coeur est à l'honneur. Les apparitions du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie sont la grande révélation de l'Amour divin au 17ème siècle. Or les apparitions de Jésus à sainte Faustine sont la grande révélation de l'Amour divin au 20ème siècle.    

À la dernière grande apparition du Sacré-Coeur à sainte Marguerite-Marie, en 1675, Jésus a demandé que soit instituée une grande fête de son Sacré-Coeur pour toute l'Église. Cette fête sera définitivement instituée par le pape Pie IX en 1856. 

Soeur Faustine a aussi eu des apparitions du Christ. La plus connue est celle du 22 février 1931. Durant cette apparition, Jésus a demandé que soit instituée une fête en l'honneur de la Miséricorde divine. Cette fête a lieu le dimanche après Pâques. NOUS VIVONS EN CE MOMENT CETTE FÊTE DEPUIS LA TOMBÉE DU JOUR. 

Apparition de Jésus à sainte Faustine, le 22 février 1931

Cette apparition du Christ à sœur Faustine est certainement la plus connue de toutes. En effet, c’est à cette occasion que Jésus est apparue en robe blanche, la main droite levée en signe de bénédiction et l’autre au niveau de son cœur, tenant son vêtement. Il est blessé, et deux grands rayons, l’un rouge et l’autre blanc, représentants l’eau et le sang, sortent de son cœur. Il lui ordonne alors de commander un tableau le représentant ainsi, avec, au bas du tableau, une inscription disant “Jésus, j’ai confiance en Toi”. Jésus-Christ lui demande également d’établir la fête de la Divine Miséricorde dans le monde entier. Elle prit très à cœur cette mission et devint ainsi l’apôtre de la Divine Miséricorde. (1) 

Le pape Jean-Paul II, lorsqu'il a canonisé Soeur Faustine le dimanche après Pâques de l'an 2000, a institué officiellement la fête de la Miséridorde divine pour l'Église universelle. 

Cette peinture est celle qui est fidèle aux recommandations faites par Jésus

Faustine venait indiquer au peintre comment elle voyait le Christ, rectifiant tous les détails. Le regard baissé : « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la croix » (PJ, 326), avait confié Jésus. La lumière la plus intense vient du cœur. La lumière sur le front qui indique la présence du Père. La position des pieds montre que Jésus vient vers celui qui le contemple. La main droite bénit doucement. Les deux rayons rouge et lumineux qui jaillissent du coeur sont « inséparables »: « Ces deux rayons indiquent le sang et l’eau: le rayon pâle signifie l’eau, qui justifie les âmes; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes. Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon Coeur, agonisant sur la Croix, fut ouvert par la lance. (…) Heureux celui qui vivra dans leur ombre » (PJ 299). Mais le résultat, que l’on trouve si beau aujourd’hui, fait pleurer Faustine : « A un certain moment, quand j’étais chez ce peintre chargé de peindre ce tableau, j’ai vu qu’il n’était pas aussi beau que l’est Jésus – j’en ai été beaucoup peinée, mais j’ai caché ma déception profondément dans mon cœur. (…) La mère supérieure resta en ville pour diverses affaires, moi je suis revenue seule à la maison. Je suis allée aussitôt à la chapelle où j’ai beaucoup pleuré. J’ai dit au Seigneur: ‘Qui te peindra aussi beau que tu l’es? » Soudain j’ai entendu ces paroles: ‘Ce n’est ni dans la beauté des couleurs, ni dans celle du coup de pinceau que réside la grandeur de ce tableau, mais dans ma grâce’ » (PJ 313). (1) 

Je crois qu'on peut dire que l'apparition de Jésus à Soeur Faustine le 22 février 1931, est une nouvelle façon de considérer et d'honorer le Sacré-Coeur. Le Coeur de Jésus n'est pas visible, tout comme c'était le cas sur la croix. Mais de son Coeur sortent le sang et l'eau, symboles de la vie de l'Église communiquée par les sacrements. Les deux sacrements qui sont symbolisés par les rayons rouges et blancs sont les sacrements par excellence de la vie divine : le baptême et l'eucharistie. Mais ces deux sacrements sont aussi des sacrements qui lavent l'âme de ses péchés et qui, ce faisant, agissent comme des canaux de la Miséricorde divine. La main droite de Jésus est en train de bénir, mais elle fait aussi le geste du prêtre qui pardonne les péchés. On pourrait presque dire que cette main symbolise l'Esprit Saint qui est donné par le Ressuscité aux apôtres pour la rémission des péchés, comme on le voit dans l'évangile de ce dimanche. L'Esprit Saint, l'eau et le sang sont d'ailleurs clairement nommés dans la prière d'ouverture de la messe (la collecte) de ce dimanche, en l'honneur de la Miséricorde divine  

Oraison

Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales ; augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés.


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