dimanche 8 janvier 2012

Épiphanie 2012

Épiphanie 2012 :

Nous célébrons aujourd’hui l’Épiphanie 2012. Le mot épiphanie est un mot d’origine grecque qui veut dire « manifestation ». Dieu se manifeste aujourd’hui comme le sauveur de tous. Aux bergers, il s’était manifesté par des anges, comme le sauveur d’Israël. Aujourd’hui, il se manifeste aux sages venus d’Orient, au moyen d’une étoile. C’est la logique de Dieu de se manifester. Dieu aime à se manifester.
On dirait parfois que Dieu joue à la cachette avec nous; qu’Il se plaît à se cacher. Personnellement, je crois qu’Il se plaît à se manifester. Mais pour percevoir les manifestations de Dieu, il faut souvent avoir un cœur pur et un cœur humble. Je ne sais pas si les bergers dans les champs près de Béthléem avaient un cœur pur; on dit souvent que les bergers de l’époque avaient mauvaise réputation. Mais je suis certain qu’ils avaient un cœur humble. Quant aux sages venus d’Orient, je ne serais pas du tout surpris qu’ils aient eu un cœur à la fois pur et humble.
L’Épiphanie est pour moi une fête emblématique, une fête inclusive, une fête genre. J’aime à célébrer aujourd’hui toutes les manifestations de Dieu dans ma vie et dans la vie de tous les enfants de Dieu.
Je veux remercier le Seigneur d’avoir permis que quelques fois durant ma vie, et même plusieurs fois, j’aie été un ange pour mes frères et sœurs humains, ou une étoile pour eux. Un ange pour les aider, les secourir; ou une étoile pour les guider. Et je suis sûr que toute personne qui me lit présentement, a été un jour ou l’autre un ange de Dieu pour quelqu’un, une étoile dans la vie de quelqu’un; et même plusieurs fois.
Ces jours-ci, Dieu nous a envoyé un ange : il se nomme Benjamin Breedlove. Ce jeune homme de 18 ans est mort le jour de Noël. Quelques jours avant sa mort, il a voulu raconter au monde entier son histoire, l’histoire de sa vie. Il l’a fait au moyen de petits cartons qu’il mettait devant nos yeux. Depuis qu’il était tout jeune, il a eu de sévères problèmes au cœur. Trois fois il a déjoué la mort; trois fois il a failli mourir. Sur ses petits cartons, il nous décrit les expériences qui ont eu lieu à plus d’une reprise à l’approche de la mort; en particulier l’expérience d’une lumière différente de toutes les lumières, une lumière qui apportait une paix à nulle autre pareille. Et Ben termine sa deuxième vidéo en nous demandant si nous, nous croyons aux anges ou à Dieu? Et il répond : « Moi oui ».
J’ai été voir sur un site internet les réactions de ceux et celles qui ont vu et lu le témoignage de Benjamin. La grande majorité des personnes qui s’expriment, s’adressent à Benjamin comme s’il était encore vivant en ce monde et lui disent qu’elles croient tout à fait à ce qu’il dit et à ses expériences à l’approche de la mort. Benjamin est pour moi un ange que le Seigneur nous a envoyé à la veille de Noël. Il faut que vous alliez voir ses deux dernières vidéos. Vous trouverez le site sur mon précédent message, sur le blogue. Benjamin littéralement « rayonne » sur les vidéos; spécialement lorsqu’il sourit, mais aussi lorsqu’il devient triste. La première phrase de la Parole de Dieu d’aujourd’hui était tirée du prophète Isaïe et disait : « Debout, Jérusalem, resplendis : elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » Voilà le message essentiel de la fête de l’Épiphanie : « Debout, Guy (daigne aussi mettre ton prénom), resplendis »; « debout, Guy, rayonne ».
Ces jours-ci, une bonne amie me faisait part de ce qu’elle a vécu dernièrement. Cette amie est religieuse. Elle vit dans un couvent. Dans ce couvent, une des religieuses ne va vraiment pas bien depuis quelque temps. Elle est malade et complètement désorientée. On a dû lui dire qu’elle devait déménager et s’en aller à l’infirmerie générale. Cette pauvre religieuse n’accepte pas du tout cette décision. Le matin du départ, elle était dans sa chambre, très agitée et la responsable était incapable de lui faire entendre raison. Mon amie religieuse passait à cet instant dans le corridor. La responsable s’adresse alors à mon amie et lui dit : "Jeanne (non fictif ; par respect j’ai changé son prénom) ne veut pas partir;  je ne sais pas quoi faire."  Vite j'ai fait un regard dans mon coeur et j'ai dit au Seigneur de m'accompagner. Je suis entrée dans la chambre, j'ai vu son regard un peu en colère, j'ai mis mes deux mains sur ses épaules et lui ai parlé très doucement en lui disant: " Ne regarde plus ce qui reste dans la chambre et qui t'inquiète, J'y verrai.  Descends; tes deux compagnes t’attendent en bas. J’irai te voir à l’infirmerie." Elle m'a regardée et m'a dit: " Tes deux mains sont comme celles d'un ange et cela me calme. Alors, bonjour et à bientôt."  L'autre soeur n'en revenait pas..."
Comme ce témoignage est beau ! Ce qui me frappe surtout, c’est le geste accompagné de la parole. D’abord le geste. Ces deux mains posées sur la personne troublée ont eu l’effet d’un baume. C’est le toucher qui touche le plus. « Élémentaire mon cher Watson », me direz-vous! C’est vrai que comme lapalissade, on ne peut guère faire mieux. Mais tous connaissent la vertu bénéfique du toucher; les enfants plus que tous. Quoi de mieux pour apaiser un enfant que de le faire reposer sur le sein de sa mère ! Jésus se plaisait à guérir par le toucher et par la parole.
Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous d’être une « épiphanie » pour les autres, de « manifester » de plus en plus la bonté de Dieu à vos semblables. Debout, resplendissons !


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