mercredi 5 octobre 2011

M. Jean-Robert Ouimet: le bon vigneron

M. Jean-Robert Ouimet : le bon vigneron

Depuis quelques dimanches, Jésus nous invite à travailler à Sa vigne. Le grand danger, c’est de vouloir nous considérer comme les propriétaires de la vigne du Seigneur. Nous gérons la création et les biens que Dieu nous prête comme si nous étions les propriétaires. C’est ce que Jésus nous dit dans la parabole des vignerons homicides de dimanche dernier. Les vignerons qui ont reçu la vigne en fermage, ont soudain désiré être les propriétaires de la vigne qui leur était confiée. Pour ce faire, ils étaient prêts à tuer le Fils du Propriétaire afin de devenir les héritiers. Le plus bel exemple du bon vigneron que nous propose Jésus dans l’évangile est selon moi M. Jean-Robert Ouimet. Je remercie le Seigneur d’avoir fait de M. Ouimet un prophète pour le Québec et pour notre temps.

" Je suis privilégié. J’ai étudié beaucoup. J’ai voyagé et j’ai rencontré des gens extraordinaires. Je suis un homme comblé. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je suis allé rencontrer Mère Teresa; je me sentais coupable à mort. Je me disais que je ne réussirais jamais à rentrer au ciel. Jésus me comblait trop. Une femme, 4 enfants : 2 garçons, deux filles. Une flamande aux yeux bleus qui m’endure depuis 44 ans, chef d’entreprise et j’en passe. Ce sont toutes des grâces. Me sentant très coupable, j’ai réussi à rencontrer Mère Teresa et dans ma biographie " TOUT VOUS A ÉTÉ CONFIÉ ", vous pouvez voir l’histoire de façon détaillée. La biographie, c’est une histoire de fou, mais tout ce qui est là est pure vérité. J’ai rencontré Mère Teresa, il y a 26 ans, en 1983. Et, je lui posé ma question : Est-ce que je dois donner tout ce que j’ai? On a tous de l’argent, une certaine richesse, une sécurité alors qu’au Canada, des millions d’humains n’ont pas de travail. Elle me répond : Tu n’as rien à donner, tu n’as rien à toi. Ce n’est pas à toi, tout t’a été prêté. Si tu veux, dit-elle, tu peux gérer pour Dieu, mais c’est mieux avec Dieu. La différence entre les deux, j’ai découvert cela il y a à peine 10 ans. La différence est énorme. Si tu veux faire cela, ajoute-t-elle, il faut que tu suives la hiérarchie de l’Amour du Christ. Ta femme d’abord (alors qu’en 1983, ma femme ne passait pas au premier rang). Après ta femme, ce sont tes 4 enfants, pas avant. Tes enfants ne t’appartiennent pas; ils te sont prêtés. Dieu va te demander ce que tu as fait de ta femme, tes 4 enfants et après les humains avec lesquels tu travailles. Un par un, il va te demander ce que tu as fait avec ces gens-là. Je trouve Dieu, bien correct, là dedans, dit-il. Juste avant que je quitte, Mère Teresa m’a dit ceci : « Mr. Ouimet, even if you want to manage what God has loaned to you, even if you want to that, don’t try. Without praying a lot, you will not be able. » (« M. Ouimet, même si vous désirez administrer ce que Dieu vous a prêté, même si vous voulez faire cela, n’essayez pas. Sans beaucoup prier, vous ne serez pas capable. ») Je savais qu’elle avait raison, il fallait que je prenne une décision. Je suis dans l’avion et je me dis : « Seigneur, je décide de gérer avec Toi. » Je venais de comprendre que je devais gérer avec Dieu; néanmoins Mère Teresa venait de mettre tout mon programme de vie par terre. Elle venait de me dire que sans la prière, je ne réussirais pas. J’ai dit : « Jésus, je sais qu’elle avait raison, et permets-moi de t’informer que j’ai pris ma décision: tous les jours de ma vie, à compter du dimanche 7 février 1983, je vais aller te recevoir à l’Eucharistie. » Je témoigne que 26 ans plus tard, je n’ai jamais manqué une journée sauf par exception. Je n’ai pas de mérites, j’en ai besoin même encore plus aujourd’hui. Si je suis ici ce soir, c’est à cause de cela. C’est cela qui m’a tenu dans la vie. Si ma femme et mes enfants étaient ici, ils vous diraient que je parle moins et que j’écoute plus, et surtout que je les aime plus. Je trouve que pour moi (ce soir, je ne fais aucun enseignement; je vous raconte et vous en faites ce que vous voulez), la fréquentation à l’Eucharistie m’a sauvé. Tous les jours depuis 26 ans, c’est ce qui m’a aidé à aimer plus. "

À la question quelle est la différence entre pour et avec Dieu, il répond :

" Permettez-moi d’être simpliste. D’ailleurs les grandes idées sont souvent simplistes. Gérer pour Dieu. Je suis allé 17 fois en Terre Sainte et pendant ces voyages, j’ai découvert la simplicité de Jésus. C’est mon meilleur Ami. J’ai découvert qu’ils se foutait de mes bêtises, qu’Il voulait se faire appeler Serviteur et non le « boss ». Le jeudi Saint, Il savait que ses « chums » « sacreraient leur camp ». Puis, Il a décidé, avant le repas, de leur laver les pieds. C’est ça la simplicité de Dieu, du Christ. Il ne veut pas que je travaille pour Lui. Si je veux faire cela, il va l’accepter, mais ce qu’Il cherche, c’est vraiment ensemble. Dans l’Eucharistie, c’est Lui qui vient en moi. J’aime l’humilité de Jésus-Christ. Avec Lui, ça marche. C’est vraiment ensemble. Je l’invite même à faire avec Lui les bêtises (mes manques d’amour). Je ne l’associe pas à ma décision d’en faire. Je veux les vivre avec Lui, comme dans une famille. C’est mieux avec Lui que pour Lui. Cette découverte m’a rapproché de Lui. C’est fantastique! Dans toutes mes activités de la vie quotidienne, je les fais avec Lui. Puis, il ne charge pas cher! Je ne lui demande pas que ça aille bien la conférence, ce n’est pas son problème. Je vais faire de mon mieux; on va y aller ensemble. "

Conclusion

En guise de conclusion, monsieur Ouimet nous livre son dernier témoignage.

"Je suis dans les AA et chacun livre différents témoignages. Alors voici : « Quand je me donne la peine de m’ouvrir les yeux et de regarder une fleur, je trouve cela extraordinaire Quand je me donne la peine de regarder la variété de fleurs, je trouve cela extraordinaire. Quand je me donne la peine de regarder la variété d’oiseaux, je trouve cela extraordinaire. Quand je me donne la peine de regarder les nuages, à des différentes périodes, du jour et e de l’année, je trouve cela extraordinaire. Quand je me donne la peine de regarder le visage d’un enfant, je trouve cela extraordinaire. Pour moi, ça me prouve qu’il ya quelqu’un qui a tout fait cela. C’est tellement beau! Pour moi, c’est une preuve scientifiquement irréfutable qu’il y a un Créateur. C’est trop beau pour que ce soit uniquement un ingénieur. C’est trop beau. Après, je fais le lien avec la foi et je suis convaincu que Dieu existe. Je suis convaincu qu’Il ne peut être qu’Amour et Humilité. Je suis convaincu qu’Il n’est pas uniquement Justice; je n’aurais aucune chance d’entrer dans son banquet. C’est fantastique! Il y a maintenant 65 ans que je reçois le sacrement de réconciliation au moins une fois par mois. Un jour, je suis allé voir un prêtre et je lui livre mon problème et lui raconte que je promets et que je retombe tout le temps, mais que je suis prêt à essayer encore.. Le prêtre me répond : « Le Seigneur n’hésite pas à vous pardonner. » J’ai découvert que le Seigneur se fout de mes bêtises. Si je vais à Lui, Il me pardonne toujours. À travers cette expérience, j’ai été capable d’aller voir mes 4 enfants à tour de rôle et de leur demander pardon pour toutes les peines que je leur avais causées. Je ne fais aucun enseignement, pour moi, c’est cela! "

Extraits d’un souper conférence du 28 avril 2009; voir le lien internet suivant :  [PDF]  28 avril 2009 numéro 5 www.agabrossard.ca/bulletins/28avril2009numero5.pdfPages similaires-  


La devise des entreprises qu'il a eu le privilège de diriger et dont la troisième génération se prépare à prendre la relève est : Prier pour gérer en Dieu.

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