Saint Frère André, quel beau coeur !
Le coeur du saint Frère André est exposé à l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal
En ce 7 janvier, l'Église universelle célèbre la mémoire du Saint Frère André, ou Saint André Bessette. Le Saint Frère André, né Alfred Bessette, est le premier québécois ou canadien à être canonisé. C'est lui qui a choisi André comme prénom lorsque vint le temps de sa profession religieuse. Pour quelle raison ? Par gratitude envers le curé de sa paroisse, l'abbé André Provençal qui l'avait recommandé aux religieux de Sainte-Croix.
Jusqu'à aujourd'hui, 7 janvier 2025, je ne puis pas dire que j'étais beaucoup attiré par le coeur physique du saint Frère André que l'on peut voir lorsque nous allons à l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal. J'ai plutôt toujours trouvé un peu étrange l'ostension de ce coeur.
Ce matin, après avoir présidé la messe en l'honneur de ce grand saint de chez nous, j'ai été passer quelque temps dans notre Chapelle d'adoration eucharistique Carlo Acutis qui se trouve dans la sacristie de l'église. Or, en pensant à l'extraordinaire vie de prière de ce petit homme considéré comme un géant, et en contemplant en imagination les journées interminables que ce saint passait à recevoir des gens, à prier pour eux et à leur obtenir souvent des guérisons par l'intercession de Saint-Joseph, cette pensée est montée dans mon coeur : "QUEL BEAU COEUR !" Oui cet homme avait un très beau coeur, un coeur tout donné à Dieu qu'il priait souvent durant de longues heures la nuit et tout donné à ses frères et soeurs en humanité touchés par la souffrance. Et la souffrance, Alfred Bessette a connu ce que c'était.
Orphelin de père à l'âge de neuf ans et orphelin de mère à l'âge de 12 ans, Alfred n'a pas eu la vie facile.
"Sans argent ni instruction, petit et malingre, il travaille comme garçon de ferme chez son oncle et touche à divers métiers : apprenti cordonnier, boulanger, ferblantier, forgeron. Sa mauvaise santé l'oblige à abandonner ces métiers. Il émigre en Nouvelle-Angleterre vers l'âge de 18 ans, et trouve du travail dans les usines de textile. Alfred revient au Canada en 1867 (NDLR : il a alors 22 ans) et trois ans plus tard, il entre dans la Congrégation de Sainte-Croix " (1) Le fait qu'il ait été admis dans la Congrégation de Sainte-Croix (dont le charisme principal est l'enseignement) alors qu'il savait à peine écrire son nom, est pour moi le premier miracle dont il a été l'objet.
Ce qui me frappe le plus dans la vie de saint André Bessette, c'est sa vie de prière.
"L'histoire d'Alfred Bessette est celle d'un homme de prière. L'abbé André Provençal, qui l'avait recommandé aux religieux de Sainte-Croix, avait été témoin, dans son église paroissiale, de la piété du jeune homme. Il avait dit à Alfred, qui hésitait à se présenter au noviciat à cause de son ignorance, qu'il n'était pas nécessaire de savoir lire ou écrire pour prier. Il avait déclaré, dans sa lettre de recommandation : "Je vous envoie un saint." C'est l'esprit de prière d'Alfred qui finira par vaincre les réticences de ses supérieurs. Le maître des novices était convaincu que s'il devenait incapable de travailler, il saurait très bien prier et enseigner par l'exemple." (1) Le saint Frère André a toujours eu une santé fragile.
"C'est la prière qui est au coeur de son activité de thaumaturge. Il prie avec les malades, les fait prier, et les invite à se réconcilier avec Dieu. Il passe des parties de la nuit à prier. Il médite la passion du Christ qu'il reconnaît dans les personnes souffrantes qui se présentent à lui. Comme Moïse sur la montagne, il passe des heures à intercéder pour ceux et celles qui se confient à sa prière, au pied du crucifix et devant le Saint-Sacrement. C'est là qu'il trouve pour lui-même le courage, la patience et la sérénité pour poursuivre son oeuvre d'accueil." (1)
Le saint Frère André a obtenu beaucoup de miracles par l'intercession de saint Joseph. Mais aux gens qui venaient le consulter, il disait : "Ne cherchez pas à vous faire enlever les épreuves, demandez plutôt à Dieu la grâce de bien les supporter." Il est clair que telle était sa prière pour lui-même. Et les épreuves, il en a eu beaucoup en communauté et au Collège dont il était le portier. Quand il a commencé à obtenir des miracles, on n'y croyait pas.
Tout cela pour dire que maintenant je suis fier que l'on puisse avoir devant les yeux le coeur de ce grand saint. Le coeur est un symbole très puissant. En contemplant le coeur du saint Frère André, nous essayons d'imaginer tout l'amour qu'il y avait dans ce petit homme (il mesurait environ 5 pieds 2 pouces ou 1,60 mètre) : son amour et sa confiance indéfectibles en Dieu et sa tendresse pour toute personne en détresse.
Nous savons que Jean de Brébeuf, un des huit martyrs canadiens, ètait lui, d'une très grande taille et d'un très grand courage.
"Lui-même se comparait, en jouant sur son nom, au « vrai bœuf » de labour, fait pour défricher le sol et tracer son rude sillon. Ce qui ne l’empêcha point d’être de la lignée des purs contemplatifs !" (2)
Or les Iroquois, après l'avoir torturé, ont mangé son coeur dans le but d'obtenir un peu de son courage. Pour eux, le coeur ne semblait pas n'être qu'un symbole.
Il arrive même qu'une partie du Coeur physique de Jésus soit offert à notre contemplation. Du moins, c'est ce que je crois. C'est le cas à Lanciano en Italie où est conservé un miracle eucharistique datant du huitième siècle.
Photo prise par moi lors de mon passage à Lanciano en 2024
L'hostie changée en chair nous montre une partie du myocarde
Si Jésus a permis dans sa bonté que nous puissions contempler une partie de son coeur physique, je ne vois pas comment on pourrait s'objecter à ce que le coeur d'un de ses disciples et amis soit exposé à nos yeux.
Nous avons très peu de films d'époque nous montrant le saint Frère André. La vidéo ci-dessous, que j'ai filmée avec mon iPad à partir d'une vidéo trouvée sur la toile (le "web"), nous montre le Frère André marchant d'un pas décidé. On dit que la façon de marcher de quelqu'un peut nous révéler un trait de sa personnalité. Dans cette vidéo, le Frère André semble être une personne très décidée et qui n'a pas de temps à perdre.
J'ai eu l'insigne honneur de bénéficier d'un miracle grâce à l'intercession de Saint Joseph et du saint Frère André. Je témoigne de cette grâce dans un des premiers blogues que j'ai écrits en 2011. Il est facile de retracer ce blogue en consultant les archives mises au haut du blogue à droite. Il s'agit de descendre le curseur jusqu'à l'année 2011 et aller au mois d'octobre.
J'ai fait le travail pour vous et voici le lien pour ce blogue:
Je témoigne aussi de ce miracle sur une vidéo mise sur YouTube :
VISITEZ LE BLOG : http://dieumajoie.blogspot.ca / VISITEZ : http://www.unfeusurlaterre.org - site de l'organisme Qéhélata (Québec) qui a ...
YouTube · Guy Simard, omv · 24 avr. 2015
(1)
ROBINNE, Joseph, S.J., L’Apôtre au coeur mangé, Jean de Brébeuf, Paris, Éditions Saint-Paul, 1949. 300 p.
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