vendredi 28 septembre 2018

Prions pour les prêtres


Prions pour les prêtres

Chers amis, la journée d’hier du 27 septembre 2018, revêt pour moi une importance exceptionnelle. Le blogue que vous lisez présentement, je désirais le mettre en ligne hier, vu l’importance que j'accorde à la journée du 27 septembre 2018. Je me suis couché après minuit hier parce que j’ai cherché pendant des heures le moyen de vous faire entendre le magnifique chant de mon ami Richard Vidal, intitulé « Pourquoi Thérèse ? ». Jusqu’à maintenant, je réussissais assez facilement à transférer sur mon blogue un chant que j’ai dans mes dossiers, mais depuis que Google a changé des choses dans son site « Google sites », je ne suis plus capable de faire cette opération. Et c’est très dommage car le blogue que vous lisez en ce moment était écrit hier mais n’ayant pas pu trouver le moyen de vous faire entendre le chant, j’ai enlevé ce blogue de la toile (du web) à minuit moins cinq, déçu de ne pas avoir réussi à vous faire entendre « Pourquoi Thérèse ? ». Ce matin, je me reprends en quelque sorte, en reproduisant le blogue que j’avais écrit pour vous hier. Je le laisse tel que je l’avais écrit, en espérant que je trouverai bientôt le moyen de vous faire entendre le chant de Richard Vidal. Voici le blogue mis en ligne hier et enlevé de la toile (du web) à minuit moins cinq.    

Chers amis, ce 27 septembre 2018 revêt pour moi une importance exceptionnelle. Aujourd’hui en France, ont été célébrées et vécues les funérailles de l’abbé Jean-Baptiste Sèbe (âgé de 38 ans), qui s’est malheureusement enlevé la vie le 18 septembre dernier.

Aujourd’hui, 27 septembre 2018, l’Église universelle célèbre la mémoire de saint Vincent de Paul, un des grands saints de l’histoire de l’Église, un homme si plein de compassion pour la souffrance du pauvre. Et ne sommes-nous pas TOUS PAUVRES, chers amis. Saint Vincent de Paul a aussi été le fondateur des Prêtres de la Mission, tant était importante pour lui la formation des prêtres. La prière d’ouverture de la messe d’hier était la suivante:

« Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d’un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu’il a aimé et pratiquer ce qu’il a enseigné. »

Dans cette prière, nous demandons à Dieu d’aimer ce que Vincent de Paul a aimé. Il a aimé le sacerdoce, il a aimé les prêtres. Aimons nos prêtres et prions pour eux.

Aujourd’hui, en ce 27 septembre 2018, mon bon ami Richard Vidal, auteur-compositeur-interprète de chants religieux, chantait pour la première fois en public son chant intitulé « Pourquoi Thérèse? ». Ce chant, Richard l’a chanté aujourd’hui dans le Sanctuaire Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à Beauport, en banlieue de la ville de Québec pour la messe annuelle du Mouvement des Marguerites, mouvement qui a pour but de prier pour les prêtres.

Tout cela, pour moi, n’est pas le fruit du hasard. Tout cela, mystérieusement, est pour moi un appel pressant de Dieu et de sa Providence, qui nous demande de prier avec ardeur et amour pour les prêtres du monde entier. Nous insistons beaucoup depuis des années sur les scandales causés par les prêtres. Cela a eu pour effet d’endurcir le cœur de plusieurs personnes face au sacerdoce et aux représentants de Jésus. Mais l’endurcissement du cœur n’est jamais porteur de vie et de fécondité. Si la colère (toutefois légitime dans bien des cas) pouvait être remplacée par la prière et la prière pour les prêtres, sûrement que moins de drames se produiraient.

Je ne veux pas que le drame vécu en France ces jours-ci soit en vain. Pour moi, il est clair que le jeune abbé Jean-Baptiste Sèbe a joui de l’intercession de Thérèse de l’Enfant-Jésus et de saint Vincent de Paul avant de mourir. Tout ces jours-ci me fait croire cela. 

Voici, presque en primeur, le chant de Richard Vidal: " Pourquoi Thérèse ? " La première phrase du chant m'impressionne beaucoup: "Pourquoi Thérèse, as-tu tant désiré prier pour les prêtres? " À quinze ans, Thérèse est allée à Rome accompagnée par son cher papa, pour demander au pape une dispense pour entrer au Carmel à un si jeune âge. Durant ce voyage, Thérèse a été très déçue de l'attitude et des façons de faire des prêtres qu'elle a rencontrés durant ce voyage. Qu'a fait Thérèse de cette déception? Elle a converti sa déception en intercession. Elle a choisi la vie de Carmélite spécialement dans le but de prier pour les prêtres. Oui, Thérèse a vu les prêtres "dans leur faiblesse", comme le dit la première strophe du chant de Richard Vidal, mais elle les a vus aussi au cours de sa vie "dans leur tendresse " (deuxième strophe du chant). 

J'ai le chant de Richard Vidal dans mon ordinateur, en MP3. J'aurais bien aimé vous faire entendre ce merveilleux chant, mais je suis incapable de l'intégrer au présent blogue. 


Voici, ci-dessous, un texte intéressant qui montre pourquoi Thérèse a tant désiré prier pour les prêtres: toute jeune, elle les voyait de façon idéalisée, contemplant en eux la grandeur de leur fonction de représentants du Christ; avec les années, elle les verra faibles et pécheurs, contemplant en eux leur humanité et leur appartenance au peuple des pécheurs. 

« Le 2 septembre 1890, au carmel de Lisieux, sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, dix-sept ans et demi, sort de clôture pour se présenter au supérieur du monastère, afin de passer l’examen canonique précédant sa profession solennelle. A la question du prêtre lui demandant sa motivation, elle répond : « Je suis venue [au Carmel] pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres » (Ms A, 69 v°).
     Ce « surtout » mérite attention. Pour en arriver là Thérèse Martin (1873-1897) a vécu toute une évolution.
     L’idée qu’on se faisait des prêtres dans sa famille était très élevée. L’enfant ne les avait vus qu’à l’autel, au confessionnal et au catéchisme dans son école tenue par des Bénédictines.
     Avait-elle jamais vu un prêtre invité à déjeuner aux Buissonnets ?
     Aussi, ces hommes séparés, signes du Sacré, elle les considérait comme des anges. Quant à son aînée, Céline, elle dira qu’elle les considérait « comme des dieux » ![1]
     D’où la réflexion de Thérèse (à sept ans), se préparant à sa première confession à l’abbé Ducellier, trente ans, vicaire à la Cathédrale Saint Pierre, sa paroisse : « Je lui dirai que je l’aime ! » Sa sœur Marie qui la préparait à cet acte important l’en dissuada.
   Mais la logique de la petite fille s’avérait rigoureuse : puisqu’on lui disait que l’abbé représentait Jésus lui pardonnant ses péchés, elle aimait Jésus et donc l’abbé Ducellier. Il fallait le lui dire !
  
« J’AI COMPRIS MA VOCATION EN ITALIE »
             
     Thérèse savait qu’une des raisons de la Réforme carmélitaine opérée par sa Mère Teresa de Jésus d’Avila au XVI° siècle espagnol, était de prier pour les prêtres, les missionnaires, les théologiens. La Madre avait expérimenté assez tôt combien les prêtres ont besoin de prières[5].
     Thérèse ne comprenait pas qu’il faille prier pour des « anges ». Mais la voilà partie en pèlerinage vers Rome. Sur les 197 pèlerins, on compte 75 prêtres des diocèses de Bayeux-Lisieux et de Coutances. Pendant presque un mois (7 novembre-2 décembre 1887), elle va vivre au quotidien avec eux.
     « N'ayant jamais vécu dans leur intimité, je ne pouvais comprendre le but principal de la réforme du Carmel. Prier pour les pécheurs me ravissait, mais prier pour les âmes des prêtres, que je croyais plus pures que le cristal, me semblait étonnant !...
     Ah ! j'ai compris ma vocation en Italie, ce n'était pas aller chercher trop loin une si utile connaissance...
     Pendant un mois j'ai vécu avec beaucoup de saints prêtres et j'ai vu que, si leur sublime dignité les élève au-dessus des anges, ils n'en sont pas moins des hommes faibles et fragiles... Si de saints prêtres que Jésus appelle dans son Evangile : « Le sel de la terre » montrent dans leur conduite qu'ils ont un extrême besoin de prières, que faut-il dire de ceux qui sont tièdes ? Jésus n'a-t-Il pas dit encore : « Si le sel vient à s'affadir, avec quoi l'assaisonnera-t-on ? »
     O ma Mère ! qu'elle est belle la vocation ayant pour but de conserver le sel destiné aux âmes ! Cette vocation est celle du Carmel, puisque l'unique fin de nos prières et de nos sacrifices est d'être l'apôtre des apôtres, priant pour eux pendant qu'ils évangélisent les âmes par leurs paroles et surtout par leurs exemples... » (Ms A, 56 r°)
     Texte fondamental à scruter de près.
     Ne cherchons pas ce qui a pu la choquer. Tout simplement elle a constaté que les prêtres sont des hommes ayant leurs défauts, leurs travers, leurs petites manies. Elle les avait idéalisés ; elle les voit maintenant tels qu’ils sont. Elle tombe de haut.
     Dès lors, tout au long des neuf années qu’elle vivra au carmel, sa prière pour les prêtres sera sa priorité. Sa correspondance reste ponctuée par de nombreuses exclamations de celle qui se veut « apôtre des apôtres. »[6]

PRIER POUR LES PRÊTRES

     On ne peut nier une certaine déception vis à vis des prêtres rencontrés. Aucune critique personnalisée mais cette jeune femme qui a donné sa vie à Jésus avec passion, son « Unique Amour », son « Bien-Aimé », son « Epoux », son « Ami »[7], etc. a du mal à concevoir que des prêtres soient « tièdes ».
     « Vivons pour les âmes… soyons apôtres… sauvons surtout [on retrouve le mot] les âmes des Prêtres, ces âmes devraient être plus transparentes que le cristal… Hélas ! Combien de mauvais prêtres, des prêtres qui ne sont pas assez saints… Prions, souffrons pour eux… » (LT 94, 14/7/1889). « Ah ! prions pour les prêtres. Chaque jour montre combien les amis de Jésus sont rares… » (LT 122, 14/10/1890).
     Sur son lit de mort, elle confiera à sœur Agnès de Jésus : « Oh ! que le bon Dieu est peu aimé sur la terre ! Même des prêtres et des religieuses ! » (CJ 7.8.2)


La Prière du Cardinal George William Mundelein « Dieu tout-puissant et éternel, ayez pitié de Vos prêtres » :

« Dieu tout-puissant et éternel, daignez regarder le Visage de votre Christ, l'éternel Souverain Prêtre et par amour pour Lui, ayez pitié de Vos prêtres. Souvenez-Vous, Ô Dieu miséricordieux, qu'ils ne sont que de faibles et fragiles créatures. Maintenez vivant en eux le feu de votre Amour. Gardez-les près de Vous pour que l'ennemi ne prévale pas contre eux et pour qu'ils ne soient jamais indignes de leur sublime vocation. Ô Jésus ! Je Vous prie pour vos prêtres fidèles et fervents ; pour vos prêtres tièdes et infidèles ; pour vos prêtres qui travaillent proches de nous ou dans les missions lointaines ; pour vos prêtres qui subissent la tentation ; pour vos prêtres qui souffrent de la solitude et du délaissement ; pour vos jeunes prêtres, pour vos prêtres âgés ; pour vos prêtres infirmes ; pour vos prêtres agonisants ; pour les âmes de vos prêtres qui souffrent dans le purgatoire. Mais surtout, je Vous recommande les prêtres qui me sont les plus chers ; le prêtre qui m'a baptisé, celui qui m'a absout de mes péchés ; les prêtres aux messes desquels j'ai assisté et qui m'ont donné votre Corps et votre Sang dans le Sainte Communion ; les prêtres qui m'ont enseigné et instruit, m'ont encouragé et conseillé ; tous les prêtres auxquels me lie une dette de gratitude. Ô Jésus ! Gardez-les près de votre Cœur et accordez-leur d'abondantes bénédictions pour le temps et pour l'éternité. Ainsi-soit-il » 

Cardinal George William Mundelein (1872-1939)


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