dimanche 17 décembre 2017

La supériorité de la femme

La supériorité de la femme
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Note: J'aime cette photo de Marcel Clément qui semble avoir été prise lors de l'interview que vous pourrez visionner. Monsieur Clément semble dire, sans même parler: " Vous ne semblez pas comprendre ce que je viens de dire."

Monsieur Marcel Clément a été un de mes maîtres à penser dans la vie. Cet homme qui possède selon moi une intelligence remarquable, a été aussi un chrétien exemplaire. Il a été le directeur du journal catholique français L’Homme Nouveau pendant plus de trente-cinq ans (de 1962 à 1998). Ce journal a grandement contribué à former mon identité chrétienne alors que j’avais une vingtaine d’années. Je dois aussi en grande partie à Marcel Clément et à son journal, le fait d’être prêtre aujourd’hui. C’est aussi la conviction de mon confrère le Père Gérald Lajeunesse, omv, qui vit dans la même maison que moi ici à Montréal. Gérald m’a dit plus d’une fois, et encore récemment, qu’il ne serait jamais devenu prêtre et Oblat de la Vierge Marie, si ce n’avait été de sa participation aux Béthanies, alors qu’il avait lui aussi une vingtaine d’années. Le mot Béthanie désigne ici une façon d’approfondir notre identité chrétienne. Cette forme d’approfondissement de la vie chrétienne a vu le jour grâce à Marcel Clément. C’est lui qui a proposé un jour dans son journal, de former des Béthanies pour « refaire le tissu social chrétien » (1).  

J’ai visionné ces jours-ci une vidéo qui nous présente une interview qu’a donnée Marcel Clément au cours de l’année internationale de la femme en 1975. À la fin de cette interview, le journaliste demande à monsieur Marcel Clément: "Selon vous qu'est-ce qui va rester de cette année de la femme? "

À cette question, Marcel Clément a répondu ceci: 

"Ah là, vous me demandez d'être prophète et ... je n'ai pas beaucoup de temps. Mais je peux bien vous dire, si cela peut vous intéresser, ce que je souhaite qu'il en reste. Je désirerais qu'on restaure à l'occasion de cette année de la femme, le sens de la supériorité de la femme. Voyez-vous la plus grande sainte, puisque vous m'avez parlé en chrétien, la plus grande sainte, ce n'est pas un homme; c'est Marie, c'est la Sainte Vierge. Et je crois que dans la mesure où l'on retrouve la totalité du don dont une femme est capable, ... la virginité c'est une réserve totale pour un don total à Dieu. Et je crois que si on retrouve la grandeur de la femme dans sa capacité d'aimer qui est tellement plus grande que celle de l'homme ... Il n'y a jamais un homme qui sait ce qu'est un coeur de femme. Quelques fois à travers une mère, une épouse, parfois plus tard. Je crois que si le monde d'aujourd'hui redécouvre la grandeur de la femme, sa pureté, sa noblesse, sa capacité d'amour, la respecte en tant que telle, la retrouve dans sa personne profonde ... Les lois, les réformes, la justice, elles suivront inéluctablement le fait que les hommes retrouveront l'intelligence de ce don inouï qui leur est fait et qui s'appelle les femmes."   

J'ai été heureux d'entendre ces propos de Marcel Clément car cela confirme une intuition que j'ai eue dernièrement. L'été dernier, j'ai participé à Boston à l'assemblée générale de nos confrères OMV des États-Unis. On nous a alors appris que la province américaine avait débloqué des fonds pour engager une dame qui aura pour mission durant l'année à venir, de faire connaître et aimer notre fondateur, le Vénérable Père Bruno Lantéri. Je suis alors intervenu pour dire que je me réjouissais du fait que mes confrères n'avaient pas choisi un homme, mais une femme, pour mener à bien cette mission. Et j'ai donné pour justifier ma position, sensiblement les mêmes arguments que monsieur Marcel Clément. Cet homme m'a peut-être influencé plus que je ne le crois. 

Pour entendre et voir l'interview de Marcel Clément, cliquez sur le lien suivant: 

Marcel Clément - Notre Histoire - notreHistoire.ch

www.notrehistoire.ch/medias/64282

La place de l'homme dans la société, et donc aussi celle de la femme, vue par le journaliste catholique Marcel Clément. Il est interrogé par le journaliste François Dayer pour l'émission A témoin. On s'accroche, nous sommes en 1975! Journaliste: François Dayer . 


Post scriptum: Une de mes paroissiennes, après avoir lu ce blogue m’a envoyé la citation suivante:

''Je pense que les femmes sont folles de croire qu'elles sont égales à l'homme. Elles sont de loin supérieures et le resteront toujours. Car qu'importe ce que tu donnes à la femme, elle en fera toujours quelque chose de mieux.
Si tu lui donnes ton sperme, elle te fera un enfant. Si tu lui donnes une maison, elle te donnera un havre de paix. Si tu lui donnes une épicerie, elle te fera un repas. Si tu lui donnes un sourire, elle te donnera son cœur. Elle saura toujours en mesure de bonifier ce que tu lui donneras.
Alors si tu lui fais une connerie, elle te donnera une tonne de merde.''

- William Golding, auteur et poète (1911-1993)


(1) Dieu ma joie: Les Fraternités Béthanie 

dieumajoie.blogspot.com/2012/11/les-fraternites-bethanie.htm




2 commentaires:

  1. Père Guy je suis désolée de n'être pas entièrement en accord avec vous aujourd’hui, car je ne crois pas que la femme soit ni supérieure ni inférieure à l'homme. Je crois qu''il ont des compétences différentes tout simplement. Exemple: les hommes sont naturellement plus dynamiques dans leur leadership et les femmes qui semblent jouer un rôle plus effacé sont très capables de faire connaître leur opinions et leur buts mais d'une manière plus souple mais non moins efficace. D’ailleurs le contenu de votre article allait dans ce sens.

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    1. Chère Thérèse, merci pour ce commentaire. Je persiste cependant à croire que la femme a hérité de Dieu une capacité d'aimer supérieure à l'homme. Selon moi, elle doit cette supériorité au fait qu'elle puisse être mère. Puisque nous serons jugés sur l'amour, heureuses donc sont les femmes. Je me doute bien que tous ne seront pas d'accord avec moi. Bonne semaine à vous!

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