dimanche 28 février 2016

Chant: " Living the Mercy of God "

Chant:  “ Living the Mercy of God ”

Bruno Lantéri, 1759 - 1830

Chers lecteurs et lectrices,

Comme vous le savez peut-être, la Congrégation religieuse dont je fais partie, célèbre cette année ses 200 ans d’existence. Elle a été fondée en 1816 par le Vénérable Père Bruno Lantéri. À l’occasion de cette année très importante pour nous, j’ai demandé à monsieur Richard Vidal, auteur-compositeur-interprète de chez nous, de composer un chant en l’honneur du Père Lantéri. Richard a eu la bonté de composer un chant en français, intitulé: « Miséricordieux Bruno Lantéri » (1). Il vient aussi tout juste de terminer un chant en anglais, intitulé: « Living the Mercy of God ». Les paroles de ces deux chants sont tirées des écrits du Père Lantéri. J’aime particulièrement la version anglaise du chant, qui est plus proche des mots mêmes de notre fondateur. Je remercie Richard pour sa très grande générosité et je remercie Dieu de lui avoir donné un tel don pour la musique, pour notre plus grande joie. 

Il convient, selon moi, de reproduire ici un paragraphe que j'ai écrit à propos du chant en français: 

" Je désire attirer votre attention sur les deux premières lignes de la deuxième strophe: 
"If you should fall, a thousand times a day,
A thousand times, BEGIN AGAIN." (Begin Again signifie: Commence à nouveau)

Un Oblat de la Vierge Marie qui lit ces lignes, est immédiatement touché par les mots: " Commence à nouveau ". Ces mots traduisent deux mots latins qui reviennent souvent dans les écrits de notre fondateur: " Nunc coepi ", que l'on devrait traduire par: "Maintenant je commence ". Les mots "nunc coepi " sont peut-être les mots les plus caractéristiques de notre fondateur. Ce n'est pas pour rien que la plus récente et la plus complète biographie du Père Lantéri, écrite par Timothy Gallagher, omv, a pour titre: " Begin Again " ("Commence à nouveau ") (1) Il est très difficile de traduire dans une autre langue que le latin, les mots "nunc coepi ". Il faudrait traduire littéralement: "Maintenant je commence ", mais cela n'est pas très élégant. Il est triste qu'il en soit ainsi car dans la pensée de notre fondateur, celui qui commet une faute, ne devrait même plus, en un sens, se souvenir de sa faute. Pour le Père Lantéri, notre vie est un perpétuel commencement. Un peu comme il en est pour Dieu qui est continuellement dans le moment présent. Lorsqu'on dit: "je commence à nouveau ", cela implique qu'on se réfère au passé. Mais dans la pensée du Père Lantéri, le " nunc coepi " est un réel commencement, sans référence au passé: " Maintenant je commence ! ". Le passé ne devrait même pas effleurer notre esprit car il n'existe plus. Et c'est bien vrai: le passé n'existe pas; seul existe le présent. Le Père Lantéri est en quelque sorte le champion de la spiritualité du moment présent. "


Voici les paroles du chant:

Living the Mercy of God

Living the Mercy of God
Preaching the Mercy of God
He gave new hope to all who believe
Blessed are those who are merciful.   

Leave the past  to the Mercy of God,
And the future, to his divine Providence.
Let nothing trouble you
Not even your own failings.

If you should fall, a thousand times a day,
A thousand times, begin again.
Aware of your weaknesses
Promise God with peace in your heart
To renew your life.

Over all else, I urge with my whole heart
That you guard against sadness ad discouragement.
Seek always to keep your heart in peace
And to serve God, with holy joy,

Vous pouvez écouter le chant en cliquant sur: Merciful-TIM-27-02.mp3  
Une fois que vous aurez cliqué, vous verrez une icône   apparaître au bas de votre ordinateur à gauche de l'écran, accompagnée des mots suivants: MERCIFUL-TIM-27-02.MP3Cliquez sur ces mots et écoutez le chant. 

chant-misericordieux-pere-lanteri-en

(1) 

Dieu ma joie: Chant: " Miséricordieux Bruno Lantéri "








La révélation du nom de Dieu

La révélation du nom de Dieu

En ce troisième dimanche du Carême, la première lecture de la messe nous présente la rencontre de Moïse avec le Dieu vivant. Voici un extrait de cette lecture: 

« Le Seigneur dit: « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel, vers le lieu où vivent le Cananéen, le Hittite, l’Amorite, le Perizzite, le Hivvite et le Jébuséen. …   Moïse répondit à Dieu: « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai: “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Ils vont me demander quel est son nom; que leur répondrai-je ? » Dieu dit à Moïse: « Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël: “Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS”. » (Exode, chapitre 3)

« Ce récit magnifique est capital pour la foi d’Israël et donc aussi pour la nôtre: c’est la première fois que l’humanité découvrait qu’elle était aimée de Dieu; au point qu’il voit, qu’il entend, qu’il connaît nos souffrances. Seul, le peuple élu pouvait accéder à cette découverte, parce que personne au monde n’y a pensé tout seul, il a fallu la Révélation. C’est sur ce socle, cette conviction désormais inébranlable que s’est construite la foi d’Israël, et donc, encore une fois, la nôtre.

Je ferai deux remarques : tout d’abord, Dieu se révèle en même temps comme le Tout-Autre et comme le Tout-proche; Il est le Tout-Autre, celui qu’on ne peut approcher qu’avec crainte et respect ET en même temps, il est le Tout Proche, celui qui voit la misère de son peuple et lui suscite un libérateur. » (Marie-Noëlle Thabut, commentaires sur les lectures du dimanche)

En ce troisième dimanche du CarêmeCe commentaire de madame Thabut est intéressant car il met devant nos yeux une des difficultés de notre foi: nous sommes en relation avec trois Personnes divines qui sont à la fois la sainteté même, la transcendance même, mais qui sont en même temps les Personnes les plus près de nous, puisqu’Elles habitent en nous. Dans l’épisode de la révélation de Dieu à Moïse, ce dernier est invité à ne pas s’approcher du buisson ardent et à enlever ses sandales, car le lieu qu’il foule est « saint ». D’autre part, Dieu se révèle comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, un Dieu personnel, qui aime communiquer avec ses enfants et qui surtout désire les aider.

La mentalité des chrétiens que nous sommes en 2016, a été forgée par deux civilisations qui ont des points de vue différents: la civilisation du peuple de la Bible et la civilisation grecque. Pour faire court, et ne pas tomber dans les distinctions, disons que la pensée grecque nous aide à comprendre davantage la sainteté de Dieu, la transcendance de Dieu. En d'autres mots, la pensée grecque nous aide à comprendre « l’être de Dieu ». La pensée hébraïque nous aide à voir un Dieu agissant.  

« À cause de son influence décisive sur ce qu'on appelle la civilisation occidentale, on se limitera ici au Dieu de la révélation judéo-chrétienne. Dans l'Ancien Testament, le Dieu d'Israël n'est pas d'abord le Dieu cosmique, auteur de la nature, mais un Dieu agissant, qui intervient dans l'histoire de son peuple pour qu'elle soit histoire du salut, c'est-à-dire à la fois manifestation et accomplissement de son dessein de salut. Dieu est le « trois fois saint », mais il ne révèle son mystère inaccessible qu'à l'occasion de son action pour l'homme: il est le Dieu tourné vers-nous, le Dieu proche. Ce mouvement de communication qui s'origine en Dieu même ne trouvera son aboutissement plénier et définitif que dans le Nouveau Testament où Dieu se révèle en Jésus-Christ comme amour et comme père. » (1)

Jusqu’à tout récemment, j’avais interprété le nom de Dieu « Je suis », à la manière de la pensée grecque. Pour moi, la révélation faite à Moïse mettait en évidence l’être de Dieu, en ce sens que Dieu est l’être par excellence; Celui qui ne dépend d’aucun autre pour être; « Je suis Celui qui est ». Alors que toute créature dépend de Dieu pour exister. Mais désormais, je comprends le nom de Dieu révélé à Moïse, dans le sens hébraïque. Comme le montre très bien le cardinal Kasper dans son livre sur la Miséricorde, le vrai sens du nom divin « Je suis », veut dire « Je suis là pour t’aider, pour te venir en aide ». « Je suis Celui qui est là pour toi ». Voilà, il me semble, le vrai sens biblique du nom de Dieu révélé à Moïse.

« Dans la pensée hébraïque l'Être n'est pas une entité passive, mais dynamique, et signifie " être là concrètement de manière active et efficiente ". Par conséquent la révélation du Nom de Dieu contient une promesse: Je suis " Celui qui est là. Je suis auprès de vous, avec vous dans votre détresse et je vous accompagne sur le chemin. J'entends vos cris et vos plaintes et je vous exauce. »  (2)

Cela a une grande incidence dans nos vies. Si je vis, je ne vis pas pour moi-même. Je suis là pour les autres. Je suis un être de communication. Je vais réaliser mon être en donnant mon aide à autrui.

(1) [PDF]

DIEU - L affirmation de Dieu Prise de vue - Philo

philo.breucker.org/Geffre.Claude_Dieu_Encycl.Univ..pdf


(2) Walter Kasper, La Miséricorde divine. Notion fondamentale de l'Évangile, p. 55.
  

jeudi 25 février 2016

Le cinéma religieux à l'honneur

Le cinéma religieux à l’honneur
Résultats de recherche d'images pour « Risen movie »

Si vous lisez mon blogue de façon régulière, vous savez que j’aime le cinéma. Il existe des milliers de films produits chaque année, mais les films qui paraissent sur les écrans de cinéma sont l’infime minorité. En ce Carême 2016, je suis étonné de voir que sur les écrans de cinéma de la ville de Montréal, quatre films à caractère religieux prendront l’affiche. Cela est très étonnant. Comment se fait-il que dans une société païenne comme la nôtre (il faut quand même appeler les choses par leur nom) autant de films à caractère religieux réussissent à se frayer un chemin sur les écrans de cinéma? J’y vois pour ma part un signe des temps. Si l’être humain se lasse de Dieu, Dieu Lui, ne se lasse jamais de nous poursuivre de son amour. Et Il permet même pour cela, de petits miracles.

Hier, en ma journée de congé, j’ai été voir le film « Risen » (« Ressuscité »). J’ai aimé le film, même si ce n’est pas un chef d’œuvre. Le film commence avec la mort de Jésus et se termine avec l’Ascension. Un tribun Romain ne croit pas à la résurrection de Jésus et est chargé de trouver le corps du Ressuscité. Comme vous pouvez vous en douter, une heureuse surprise l’attend. Joseph Fiennes joue le tribun et Maria Botto tient le rôle de Marie-Madeleine. Ces deux acteurs ont rencontré le pape François le 3 février dernier, lors de l’audience publique, comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

Risen: Joseph Fiennes & Maria Botto attend Pope Francis ...

https://www.youtube.com/watch?v=4VYqLTajVak
4 févr. 2016 - Ajouté par ScreenSlam
Joseph Fiennes and Maria Botto attend Pope Francis weekly general audience in St. Peters Square, Vatican ...


J'ai envoyé mon appréciation de ce film sur le site www.cinemamontreal.com/cinema; la voici: 

J'ai aimé ce film car il montre très bien tout ce qui a été fait pour cacher la résurrection de Jésus, qui est pourtant un fait indéniable. C'est très intéressant qu'un réalisateur ait eu l'inspiration de couvrir ce qui s'est passé durant les quarante jours qui ont suivi la résurrection de Jésus. Pour quiconque a la foi chrétienne, ce film fait du bien à l'âme.
9/10
guy@ 2.3.2016   répondreâge: 50+   8 critiques

Je suis surpris que ce site internet ait laissé passer mon commentaire et l'ait publié car j'affirme quelque chose de très gros, à savoir que la Résurrection de Jésus est un fait indéniable. Ceci me fait dire que madame Ella Lorton, qui est chargée de faire le tri des commentaires, doit être croyante. Ou bien elle est croyante, ou bien elle ne l'a pas vue passer celle-là. 

Dans quelques jours, sortira un film sur l'enfance de Jésus: "The Young Messiah" ("Le jeune Messie"). Je ne vois vraiment pas de quoi on parlera dans ce film, mais cette sortie cinématographique est quand même étonnante. 

Ensuite arrivera un film basé sur un fait réel. Les producteurs du film Heaven Is For Real, dont j'ai déjà parlé sur ce blogue (voir Dieu ma joie: " Le ciel existe vraiment "), lancent un autre film du même genre, intitulé: "Miracles From Heaven". L'actrice Jennifer Garner qui joue un des rôles principaux dans le film, a avoué que grâce au tournage de ce film, elle s'est rapprochée de la pratique religieuse et va désormais à l'église méthodiste le dimanche avec ses trois enfants. 

Viendra ensuite sur nos écrans le film "God's Not Dead" ("Dieu n'est pas mort"), qui raconte l'histoire d'un jeune collégien américain qui tient tête à son professeur de philosophie qui demande à ses étudiants de signer une déclaration à l'effet que Dieu n'existe pas.  

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mercredi 24 février 2016

Marino Restrepo et l'Enfant-Jésus

Marino Restrepo et l’Enfant-Jésus
 Marino Restrepo devant une statue de l'Enfant-Jésus

Marino Restrepo a été kidnappé par des rebelles Colombiens, à la fin du jour de Noël 1997. Il venait tout juste de terminer une neuvaine à l’Enfant-Jésus, neuvaine en laquelle il ne croyait pas, mais qu’il a faite au cas où cela lui rapporterait quelque chose. Étrangement, c’est grâce au fait d’avoir été enlevé par des brigands en 1997 au terme du jour de Noël, que Marino Restrepo a recouvré la foi. Depuis ce temps, il essaie de propager la dévotion à l’Enfant-Jésus. Cela me touche, car je suis le curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus à l’extrémité est de l’île de Montréal, à la Pointe-aux-Trembles.

Voici une partie de son témoignage :

En 1997 je suis allé en Colombie pour Noël. Quand j’y suis arrivé, mes sœurs étaient encore en deuil car nous venions de perdre cinq membres de la famille. D’abord ma femme, qui est morte d’un cancer en 1992. Quelques mois plus tard, j’ai perdu mon plus jeune frère dans un accident aux Bahamas. Puis mon père, puis encore un frère, puis ma mère. Tous sont morts en moins de quatre ans.

Malheureusement je croyais en la réincarnation, ce qui – comme vous pouvez l’imaginer – me donnait une idée très différente de la mort. Mes sœurs cependant étaient croyantes et faisaient leur deuil à la manière chrétienne.

Quand j’y suis arrivé, une de mes sœurs était persuadée que ce serait bientôt son tour de mourir – puisqu'elle était malade et qu'après tant de décès rapprochés dans la famille on vient naturellement à se poser la question « A qui le tour ? ». C'était comme-ci un balai était venu balayer la famille. Elle m’a donc demandé de l’accompagner à l’église pour faire la neuvaine de Noël en honneur de l’Enfant Jésus. Cette dévotion catholique, était jadis, très connue dans le monde entier mais ne subsiste aujourd’hui qu’en Amérique Latine et aux Philippines, et depuis que je suis missionnaire j'essaie de la promouvoir. Il s’agit d’une très belle spiritualité que nous révèlent les mystiques de l’Église. C’est une spiritualité très puissante que celle de l’Enfant Jésus.

Mais j’avais quitté l’Église trente-trois années auparavant et je me fichais de l’Église. Je persécutais l’Église. Je me moquais des prêtres et je trouvais les Chrétiens ridicules, arriérés et ringards. C'était à eux d'apprendre les choses formidables que je connaissais. Certains membres de ma famille s’en sortaient bien et réussissaient dans le monde. Je me suis mis à leur suggérer de me suivre dans mes pratiques de divination, des boules de cristal, du tarot etc. Pendant tout ce temps, ma pauvre mère égrenait son chapelet en silence. Plus tard, après ma conversion, j’ai su que pendant toutes ces années, toute ma famille avait prié pour moi. Moi, je me trouvais super « cool » pendant tout ce temps-là ! Je croyais devancer tous ces retardataires ! J’avais tellement à leur apprendre ! Je suis sûr que chaque fois que je retournais en Californie après des vacances passes parmi eux, ils exorcisaient les maisons par lesquelles j’étais passé ! (rire) Car le diable lui-même leur avait rendu visite!
Ce Noël-là, j’ai donc accepté d'accompagner ma sœur à l’église, rien que pour lui faire plaisir. Cela faisait des années et des années que je n’avais pas mis les pieds dans une église. Pour moi, ma foi étant parfaitement syncrétique, l’église était comme n’importe quel lieu où se pratiquait la magie et ressemblait aux autres lieux ou temples que je fréquentais. J’avais perdu la dimension mystique de ma foi, de ma relation personnelle avec Jésus mon Dieu. J’avais perdu tout ce que savais sur le Christianisme. Pour moi, entrer dans une église était donc quelque chose de très différent que pour elle.
 
Le respect religieux de ma soeur m'intimidait, mais je poursuivais ma façon de concevoir les choses. Le prêtre disait : « Celui qui prie cette neuvaine avec foi et dévotion, recevra une grâce de la part de l'Enfant Jésus. » Cela me paraissait séduisant. Je me suis dit que je pourrais peut-être en tirer quelque chose. Voilà ma mentalité ! Chaque foi que je pouvais profiter de quelque chose, j'étais de la partie ! J'agissais toujours dans la perspective de gagner quelque chose – c'est typiquement la nature des gens qui appartiennent au monde.
 
Je me suis donc dit que j'allais demander à ce bébé de changer ma vie. Le changement auquel je pensais n'était évidemment pas celui que vous êtes en train de contempler ici et maintenant! (rire) Le changement que vous voyez ici était selon Son idée à Lui! Mon idée était plutôt selon la pensée de ce monde. J'avais un tas de projets terribles ! Je n'ai bien sûr pas dit à ma soeur ce que je demandais sachant très bien ce qu'elle pensait, et j'ai l'ai donc gardé pour moi.

Chaque jour nous allions donc à l'église pour prier la neuvaine à l'Enfant Jésus. Ma soeur me disait : « Prie avec beaucoup de foi ! » et je répondais « Bien sûr! » Mais (rire) elle ne savait pas vraiment ce que j'étais en train de demander.

Aujourd'hui je dis aux gens : « Je sais que vous êtes de bons Catholiques et que vous avez sans doute une bonne collection de neuvaines à prier, mais j'en ai une à vous recommander: la neuvaine à l'Enfant Jésus. Seulement, préparez-vous à Son sens de l'humour !
 
Parce que je vais maintenant vous raconter comment Il m'a répondu et comment Il a changé ma vie.

Vingt-quatre heures après avoir terminé la neuvaine - elle commence le seize décembre et se termine le vingt-quatre à la messe de minuit quand on célèbre la naissance de Jésus - donc vingt-quatre heures après, à minuit, le vingt-cinq décembre, le Seigneur m'a donné la grâce de la neuvaine et Il a changé ma vie.

Je conduisais dans une plantation de café d'un de mes oncles dans ma ville natale. Comme je passais par le portail de son ranch, six hommes, lourdement armés sont sortis de la forêt et m'ont enlevé. Ils ont mis un cache sur ma tête, m'ont attaché les mains derrière le dos, m'ont mis une corde autour de la taille et m'ont conduit dans la jungle. Pendant toute la nuit ils me tiraient en avant et en arrière en me poussant avec leurs armes.

Pour lire la suite, voir:

Son Histoire | Marino Restrepo

www.marinorestrepo.com/fr/son-histoire

A ce récit, d'un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent : " Maître, c'est ....Plus tard, après ma conversion, j'ai su que pendant toutes ces années, toute  ...