jeudi 30 avril 2015

" Le chapelet vaincra Boko-Haram "

« Le chapelet vaincra Boko-Haram »
Mgr Oliver Dashe Doeme

Vraiment, je ne me reconnais plus. Moi qui ai une énorme suspicion envers les révélations privées, voici que je mets sur mon blogue, en l’espace d’une semaine, le récit de deux révélations privées. À la veille du mois de mai, le mois dédié à la Vierge Marie, je tenais à vous faire connaître la vision qu’a eue un évêque d’Afrique.

Comme je viens de le dire, je suis habituellement très sceptique concernant les « révélations privées », et en particulier vis-à-vis les « apparitions privées ». Je n’accepte, pour ma part, que les apparitions de la Vierge Marie qui ont été approuvées par l’Église. Mais il y a des révélations privées qui, selon moi, méritent notre confiance. Un des éléments qui m’incline à croire ou non à une révélation privée, c’est la personne qui prétend avoir reçu une telle révélation. Cette personne est-elle crédible ou non. Ces jours-ci, une nouvelle circule sur le web comme quoi un évêque Nigérian, Mgr Oliver Dashe Doeme, aurait eu une vision de Jésus qui lui présentait une épée. Quand l’évêque a voulu recevoir l’épée des mains de Jésus, celle-ci s’est transformée en chapelet. Jésus a alors prononcé des paroles qui ont fait comprendre à cet évêque, que la prière du chapelet viendrait à bout de Boko-Haram, cette organisation terroriste islamique qui multiplie les meurtres, en particulier parmi les chrétiens.

Qu’un évêque ait le courage de dire publiquement qu’il a fait une telle expérience, est pour moi un signe très fort de la véracité des faits. Un évêque est tout de même un représentant des Apôtres. Comment pourrions-nous penser qu’un évêque mentirait sur le fait qu’il ait eu une apparition? Certaines personnes jugeront peut-être que cet évêque a manqué de prudence en rendant publique une apparition privée qu’il a vécue. Personnellement, je considère que la prudence, justement, incitait Mgr Dashe à révéler publiquement ce fait. Car plus grand sera le nombre de personnes qui croiront aux dires de cet évêque, et qui prieront la très Sainte Vierge Marie pour la disparition de Boko-Haram, plus la parole de Jésus se réalisera rapidement. J’aime croire qu’en priant mon chapelet, je contribuerai à mettre fin à une secte aussi diabolique que Boko-Haram, qui sème l’émoi et la terreur sur notre planète. Dans l’interview que vous pourrez lire en cliquant sur le lien ci-dessous (1), Mgr Dashe dit qu’il ne voulait pas au début, raconter à qui que ce soit, ce qui lui était arrivé; mais il a senti que l’Esprit Saint le poussait à raconter aux gens la vision qu’il avait eue.

Voici la traduction que je viens de faire de la vidéo que vous pourrez voir en cliquant sur le lien ci-dessous (2) (la vidéo n’existe malheureusement qu’en anglais, à ce que je sache):

« Vers la fin de l’année dernière, j’étais malade. Un soir, j’étais en train de prier dans ma chapelle, devant le Saint-Sacrement exposé. Le Saint Sacrement est exposé 24 heures par jour; nous avons l’adoration perpétuelle. J’étais donc devant le Saint Sacrement, en train de prier le chapelet. Et alors, soudainement (il faut voir le visage de cet évêque quand il prononce ces mots), le Seigneur est apparu et je L’ai vu. C’était Jésus, avec une épée dans sa main. Je lui ai dit en tremblant : « Seigneur, qu’est-ce que cela? » Il n’a rien dit. Il a juste étendu les bras vers moi avec l’épée dans ses mains. J’ai alors aussi étendu mes mains et j’ai reçu l’épée. Dès que j’ai reçu l’épée, elle s’est changée en un chapelet. Et alors, le Seigneur a parlé. Il a dit: « Boko Haram, c’est fini. Boko Haram, c’est fini, Boko Haram, c’est fini ». Il dit cela trois fois et ensuite Il a disparu.

Je n’ai pas eu besoin d’un prophète pour me donner une explication. C’était clair: avec le chapelet, nous serons capable d’expulser Boko Haram de notre diocèse. Avec l'intervention de la Mère de Jésus, que j’aime tant, et à laquelle je suis si proche, je vais encourager de nombreuses personnes à prier le chapelet et nous allons déloger Boko-Haram. Et c’est exactement ce qui est en train de se produire. La plupart des diocèses où Boko-Haram étaient présents, retrouvent leur liberté et les gens reviennent chez eux. On n’a pas besoin d’autres preuves pour confirmer que le message que j’ai reçu est vrai.

Et comme je l’ai déjà dit: « Ce n’est pas parce que je suis une personne extraordinaire, parce que je suis un merveilleux évêque, que j’ai reçu ce message. Non, cela n’a rien à voir avec ça. Dieu n’a pas envoyé ce message seulement à un de ses serviteurs serviles. Il a envoyé ce message à son peuple, pour que son peuple soit fortifié en ces temps difficiles que nous vivons comme peuple et comme Église. Et c’est exactement ce qui s’est produit. Je veux donc remercier ma Mère, la Bienheureuse Vierge Marie, son Fils et la Trinité. Je ne suis rien. Je suis seulement un pécheur et un serviteur de Dieu. »

Dans l’interview mis au bas du présent article (1) , Mgr Dashe nous apprend que dans son diocèse, situé dans le nord-est du Nigéria, il y avait en 2009, 125,000 catholiques sous sa gouverne. Après une flambée de violence de la part de Boko-Haram, ce groupe islamique extrémiste, il ne reste plus que 50 à 60 milles catholiques dans son diocèse.

Considérations sur la vidéo:
Il est très intéressant que Mgr Dashe nous ait dit les circonstances entourant l’apparition de Notre-Seigneur qu’il dit avoir eue. Il était dans la chapelle, devant le Saint-Sacrement exposé; et il priait le chapelet. Tous ces détails sont fort impressionnants. Je me souviens du temps où j’étais séminariste à Rome, au début des années 80. On nous enseignait à l’époque qu’il ne convenait pas de prier le chapelet devant le Saint-Sacrement exposé. La raison qu’on nous donnait pour justifier une telle consigne, était la suivante: nous devons prier Jésus devant le Saint-Sacrement, et non pas la Vierge Marie. Une telle directive ne tient plus la route, selon moi, aujourd’hui; surtout depuis que le pape Jean-Paul II nous a donné sa magnifique exhortation apostolique sur le rosaire, intitulée: Rosarium Virginis Mariae. Dans cette exhortation apostolique, le pape Jean-Paul II dit clairement  que la prière du rosaire (ou du chapelet), est essentiellement une prière « christoloqique »; il s’agit de contempler le visage et la vie de Jésus, avec les yeux de Marie.

Il faut selon moi beaucoup d’humilité et de courage à Mgr Dashe pour révéler au grand jour, la vison qu’il a eue. Il ne peut être que dangereux de mentionner au vu et au su de tous, et donc de Boko-Haram, quelle est l’arme qui mettra fin à leur existence. De plus, je me doute que ce groupe terroriste, qui a kinappé 276 lycéennes, en 2014, ne sera pas du tout heureux d’apprendre qu’une Femme, la très Sainte Vierge Marie, sera responsable de sa chute.    

« Ces terroristes pensent qu’en brûlant nos églises et nos structures, ils détruiront le christianisme. Mais cela n’arrivera jamais », affirme Mgr Dashe. « Cela prendra peut-être quelques mois et même quelques années. Mais à la fin, nous dirons: Boko Haram a disparu ». Il en est même convaincu, « C’est la prière, et surtout celle du rosaire, qui va nous libérer des griffes de ce démon, le démon du terrorisme. »
(Tiré de: C'est le rosaire qui va nous libérer de Boko Haram - Aleteia www.aleteia.org/)

Post scriptum, samedi le 2 mai 2015: Un de mes amis qui est beaucoup plus connaisseur que moi en informatique, a vu la vidéo que j’ai traduite et l’a jugée à ce point importante qu'il a pris le temps de mettre la traduction au bas de la vidéo, en la synchronisant parfaitement avec les paroles de Mgr Dashe. C’est beaucoup plus intéressant ainsi. Voici le résultat de son travail: 

  1. LA FIN DE BOKO HARAM / Vision du Christ qu'a reçu l ...

    www.youtube.com/watch?v=tfllb8Ls2k8
    Il y a 4 heures - Ajouté par Un feu sur la terre
    VERSION SOUS-TITRÉE EN FRANÇAIS / VISITEZ : http://www.unfeusurlaterre.org / Gino Fillion : caméra ...




  1. www.youtube.com/watch?v=83KIv9tlC0Y
    Il y a 3 jours - Ajouté par catholicnewsagency
    Bishop Oliver Dashe Doeme says that he has seen Christ in avision and now knows that the rosary is the key to ridding Nigeriaof the Islamist  ...                                  

vendredi 24 avril 2015

3ème clip: l'épreuve de ma vie

3ème clip: l’épreuve de ma vie
Peinture au sous-sol de la Basilique Ste-Anne de Beaupré

Chers amis, 

Voici le troisième clip filmé par mon ami Gino Fillion. Dans ce clip, je relate l'expérience la plus douloureuse de ma vie, et surtout comment j'en suis sorti. Mystérieusement, dès que Gino eut éteint la caméra et que le clip fut fait, j'ai ressenti une grande joie. Je suis très heureux de vous partager ce témoignage. 

3. Guérison par l'intercession de Saint Joseph et ... - YouTube

www.youtube.com/watch?v=S4x-KBs4Vi4
Il y a 5 heures - Ajouté par Guy Simard, omv
Guérison par l'intercession de Saint Joseph et du Saint Frère André / Guy Simard, omv. Guy Simard, omv. 


Si vous désirez lire ce témoignage, veuillez cliquer sur les mots suivants:  
dieumajoie.blogspot.com/2011/10/le-17-octobre.html

La vraie évangélisation

La vraie évangélisation

Quel titre, n’est pas? À première vue, il peut sembler très présomptueux. J’imagine des lecteurs malveillants en train de se dire: « Qu’est-ce que le Père Guy va encore nous sortir, pour nous inciter à croire qu’il a raison ? »

La vérité est tout autre, à mes yeux. Je crois plutôt que lorsqu’une paroisse se met résolument en processus de discernement et de revitalisation, elle reçoit de grandes lumières du Dieu très saint. Et tout cela commence, selon moi, par la prière. Je suis persuadé que la prière que j’ai composée pour la revitalisation de la paroisse porte de nombreux fruits.

J’ai donné à un de mes blogues écrits cette semaine, le titre suivait: « Le Seigneur fait bien les choses ». J’aurais pu intituler le présent blogue de la façon suivante: « Le Seigneur fait bien les choses, deuxième partie ».

Si vous ne l’avez pas fait, je vous invite à lire mon dernier blogue qui a pour objet le témoignage d’un de mes paroissiens, monsieur Jacques Trottier. C’est ce témoignage qui donnera force à tout ce que vais écrire à l’instant.

Échanges de courriels, suite à la mise sur le web du témoignage de Jacques Trottier :

Cher Jacques, 

Merci beaucoup pour ton témoignage. Je le trouve très beau et interpellant. J'espère vraiment qu'il me conduira à donner plus de temps à Jésus dans l'adoration eucharistique. Je sens que tu dis vrai lorsque tu dis que c'est Jésus le grand Évangélisateur et qu'on doit Lui donner davantage de place dans nos vies. Tu ne le dis pas comme ça, mais c'est ce que tu veux dire. 

Guy

Voici ce que m’a écrit un de mes meilleurs amis, qui réside à Québec, monsieur Michel Fauteux :

Cher Guy,
 
Merci de me transmettre ce très beau témoignage. Je trouve frappant de voir que Jacques partage la même vision que les cellules paroissiales d'évangélisation: la nouvelle évangélisation doit partir du Christ dans l'Eucharistie. Il faut donc que l'Eucharistie devienne le principe et le fondement de l'évangélisation et du renouvellement des paroisses et des communautés chrétiennes. Le Concile disait que l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne.

Fraternellement,

Michel

Le lundi de Pâques, j’ai été invité à la cabane à sucre chez la famille du  Père Michel Grenier, dans la Beauce. Étaient réunies dans cette « cabane », de nombreuses forces vives de la nouvelle évangélisation au Québec. Vers la fin de la journée, j’ai fait la connaissance de monsieur Edwin Rodriguez, un apôtre laïc qui demeure à Sherbrooke. J’ai invité Edwin à venir me visiter à Montréal. Je lui ai dit qu’une bonne journée pour cela, serait le 19 avril. Quelque temps plus tard, je communique avec Edwin, et je me rends compte qu’Edwin avait retenu mon invitation pour le 19 avril. Dimanche dernier, quand nous avons inauguré notre chapelle d’adoration à la paroisse; et lorsque M. Jacques Trottier a donné son témoignage eucharistique, M. Edwin Rodriguez était là avec nous, et priait avec nous et pour nous. Or M. Rodriquez est le responsable des « cellules paroissiales d’évangélisation » à Sherbrooke. Les cellules d’évangélisation, proposent comme premier moyen d’évangélisation: l’adoration eucharistique. Edwin m’a dit que j’étais dans une situation idéale pour créer des cellules d’évangélisation, vu que nous avons déjà en paroisse, une chapelle d’adoration et que j’ai un blogue. Le blogue est un outil d’enseignement. J’ai appris d’Edwin que le curé responsable de « cellules paroissiales d’évangélisation », a comme tâche d’enseigner.
Je termine par une dernière citation. Dans notre processus de revitalisation de la paroisse, mon bras droit est madame Christiane Gagnon. C’est Christiane, qui, à mes yeux, a fait le plus pour conduire le processus de revitalisation de la paroisse. Elle est à l’origine de l’élaboration du questionnaire que nous avons demandé aux paroissiens de remplir; et elle s’est offerte pour voir à ce que les fruits du questionnaire ne demeurent pas lettre morte, mais ne cessent de progresser. Chistiane, a été touchée dernièrement par une phrase qu’a dite le pape François en décembre dernier, à un grand agent de la nouvelle évangélisation, Don Pier Giorgio Perini. Le pape a dit à ce prêtre: « Père, continuez, continuez avec le feu que vous avez dans le cœur ». Or, Don Pigi, diminutif de Pier Giorgio, est le fondateur des cellules paroissiales d’évangélisation en Europe et président de l’organisme international des cellules paroissiales d’évangélisation (1).
Il y a quelque chose là; c’est évident à mes yeux et à mon cœur.

Voici ce que madame Christiane Gagnon vient de m’écrire, après avoir lu ce blogue :

Titre du message de Christiane : « Je n’en reviens pas ».

Cher Père Guy,

Aujourd'hui même, je pensais vous écrire pour vous parler des cellules paroissiales d'évangélisation.
Je sens que plusieurs équipes de l'Aventure de l'Évangile sont arrivées à autre chose.
La célébration de samedi à Rosemont "Quand la Parole devient Pain" m'a interpellée en ce sens...
Après 3 ans, il y a essoufflement.
J'attendais le bon moment pour vous en parler...
Votre blogue « La vraie évangélisation » m'y invite...
Je pense que nous pourrions démarrer quelques équipes CPE. C'est drôle, car avant de me lancer dans l'Aventure de l'Évangile, c'est aux cellules d'évangélisation que j'avais pensé.
J'aimerais bien vous reparler de ce désir qui est là depuis longtemps.

J'aimerais beaucoup parler de CPE avec vous quand vous aurez le temps...Si on veut débuter avec un ou deux groupes en septembre ou en décembre (début année jubilaire de la miséricorde) c'est assez urgent d'en parler.  

Merci pour vos 3 derniers blogues!

Parler d'évangélisation, c'est passionnant!

Merci !

J'irai à la Chapelle de l'adoration pour continuer à ruminer tout cela devant notre Maître.

Christiane

(1) 

Cellules paroissiales d'évangélisation : le feu dans les ...

www.zenit.org/.../cellules-paroissiales-d-evangelisation-le-feu-dans-les-c...

15 déc. 2014 - Le pape François a reçu en privé Don Pier Giorgio Perini, fondateur des... Nommé curé de Sant-Eustorgio à Milan en 1977, don Pigi s'est  .



jeudi 23 avril 2015

Témoignage eucharistique de Jacques Trottier

Témoignage eucharistique de Jacques Trottier
Avant-propos: Dimanche dernier, le 19 avril 2015, nous avons inauguré une chapelle d’adoration eucharistique dans notre paroisse. Ce lieu saint porte le nom de Chapelle Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. C’est un de mes paroissiens, monsieur Jacques Trottier, qui a eu l’idée de doter notre paroisse d’une chapelle d’adoration eucharistique. Le jour même où Jacques est venu me faire part de ce projet, je l’ai conduit dans une de nos trois églises, pour lui montrer le lieu qui pourrait être utilisé à cette fin. Trois mois environ après cette rencontre, le lieu en question a été pratiquement refait à neuf, pour y accueillir Jésus Eucharistie. La chapelle est maintenant disponible pour accueillir les adorateurs et adoratrices. Le Seigneur a déjà commencé à attirer des gens vers le Sacrement de son Amour. Le jour de l’inauguration de la chapelle, j’ai cédé à Jacques le temps de l’homélie, pour qu’il livre à nos paroissiens, son témoignage sur la grâce eucharistique qu’il a reçue de Dieu, il y a de cela neuf ans. Voici son témoignage:
« Le 9 janvier 2006, le Seigneur m’a fait cadeau d’une très belle grâce qui a changé non seulement ma foi, mais toute ma vie.  Pour bien comprendre cette grâce, il est important de voir certains faits l’ayant précédé, l’événement lui-même et les conséquences dans ma vie. 
Au mois d’août 2005, étant à l’emploi du diocèse de Trois-Rivières, on m’offre d’assurer la responsabilité de la liturgie.  J’hésite car mon expérience liturgique s’est vécue auprès de jeunes du secondaire.  En effet, auparavant  j’étais agent de pastorale en milieu scolaire pendant près de vingt ans.  Donc, j’avais  expérimenté une liturgie d’évangélisation centrée sur les jeunes et une culture religieuse loin de ce qui se vit en paroisse. Malgré cela, on pense que je peux faire un bon travail, alors j’accepte.
Le mois suivant, j’apprends qu’il y aura un Congrès eucharistique international à Québec en 2008.  Sur le coup, j’ai une réaction plutôt critique.  Il me semblait qu’un rassemblement autour de la Parole de Dieu ou sur la nouvelle évangélisation aurait été plus pertinent.  Comme par hasard, quelques semaines plus tard, mon évêque me demande de prendre la responsabilité de la délégation diocésaine pour ce Congrès.  Encore là, j’ai accepté le défi malgré les réserves que je portais vis-à-vis ce projet.
Finalement, un peu avant les vacances de Noël, on me demande, avec une collègue, d’organiser une journée de ressourcement pour l’équipe de travail. Il était coutume de vivre un tel rassemblement en début d’année nouvelle.  Au cours de ces rencontres, on vivait de beaux partages autour de la Parole de Dieu.  Mais, cette fois-ci, j’avais vraiment le goût de proposer à l’équipe une liturgie eucharistique.  Après quelques hésitations, voir réticences, ils ont accepté que nous terminions notre journée par une messe.
C’est au cours de cette célébration eucharistique que j’ai vécu une expérience spirituelle, un cadeau de Dieu extraordinaire.
Au cours de la célébration, au moment de la consécration, j’ai été saisi par le Seigneur.  Tout est devenu noir, je ne voyais plus personne, ni n’entendait quoi que ce soit.
À ce moment-là, j’ai vu le Christ vêtu d’une tunique blanche et drapé de rouge.  Puis, je l’entendis prononcer les paroles de la prière de consécration : «Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous».
J’ai réalisé à ce moment que c’était bel et bien le Christ que je voyais et entendais.  Après un instant, j’entendis à nouveau le célébrant prononcer la suite de la prière de consécration.  Le Christ disparut et je revis tout le monde autour de moi.
J’ai porté cette expérience dans le silence de mon cœur de nombreux mois, me demandant ce que le Seigneur attendait de moi. Au fil du temps, une passion pour l’eucharistie s’incrusta en mon âme. J’étais émerveillé par tout ce que je découvrais sur l’eucharistie, je goûtais immensément  la prière eucharistique et tout ce qui concerne la messe.  Une passion et une joie s’étaient installées dans mon être.
Cela a nécessairement eu des répercussions dans mon travail en pastorale liturgique. De fait, je parlais régulièrement, sinon constamment, de la Présence réelle du Seigneur dans l’eucharistie et dans nos vies.  Une eucharistie est vraiment une rencontre avec le Christ.
Cet événement, qui n’a duré que quelques secondes, a bouleversé ma foi et ma vie. Je me suis mis à fréquenter de plus en plus régulièrement l’eucharistie, plusieurs fois par semaine.  L’adoration eucharistique s’invita également car le Seigneur mis sur ma route des personnes  qui avaient eu la grâce de découvrir la richesse de l’adoration eucharistique. Avec elles, je chemine depuis la tenue du Congrès eucharistique de 2008.  Nous nous sommes donné un nom, le «Groupe Don de Dieu» en souvenir de la thématique du congrès.  Nous nous rencontrons à tous les mois pour célébrer et adorer le Seigneur présent dans l’eucharistie.
Pour partager notre expérience eucharistique aux autres, nous organisons à chaque année une journée de ressourcement sur l’eucharistie.  Nous appelons cette activité «Journée Don de Dieu».
Avec ces personnes, j’ai également redécouvert une manière de travailler en Église. Comme au jour de la Pentecôte, les disciples se tenaient en prière avec Marie. Ce n’est que par la suite que l’Esprit descendit sur eux et les envoya en mission.  Travailler pour le Royaume de Dieu implique de prendre beaucoup de temps devant le Seigneur, se laisser travailler par Lui. Vivre cette expérience en Église pour ensuite discerner ensemble les signes de l’Esprit.
Le Christ eucharistique est devenu le centre de mon engagement en Église. Je crois que c’est en lui donnant réellement et concrètement plus de place que la nouvelle évangélisation se fera.  Pour beaucoup de personnes, ce discours peut paraître déconnecté de la réalité. Découvrir la grandeur, la puissance et la richesse de l’action du Christ eucharistique change tout. Le Christ est réellement présent et agissant  pour le salut du monde.
L’eucharistie m’a permis de redécouvrir la place de l’Église  dans son projet d’amour. J’aurais le goût de dire que le Seigneur sollicite et supplie notre collaboration dans l’édification du Royaume. Il pourrait régner sans notre participation, mais il choisit de s’engager avec nous, de faire de nous ses partenaires. Souvent, au cours des eucharisties, j’aurais aimé revoir le Christ.  Mais celui-ci m’a fait comprendre qu’Il veut passer par le prêtre pour se donner à nous. Il veut se servir de tous les baptisés pour se donner aux autres.  Avoir la foi que Jésus va passer  par nos frères et sœurs, n’est-ce pas un magnifique cadeau?
Le Christ eucharistique est réellement présent et désire vivre une communion intense avec chacun de nous.  Il attend seulement que nous lui ouvrions notre cœur, que nous lui donnions un peu de notre temps, entre autre, à l’eucharistie et à l’adoration eucharistique. Au moment de la communion, je prends toujours un temps de silence pour laisser jaillir de mon cœur une prière. Habituellement, les mots qui me viennent sont: Merci Seigneur! »
Jacques Trottier

Une inspiration ?

Une inspiration ?
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" À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle " (Jn 6, 68)

Chers amis, je vous ai déjà dit que ce blogue est une réelle grâce pour moi. Jamais je n’aurais cru, il y a quatre ans, que j’aurais un blogue et que ce blogue serait aussi important pour moi et pour les gens que j’aime, ou que je ne connais pas personnellement pour le moment. Ma joie est de croire qu’un jour, je rencontrerai au ciel, les gens qui ont eu la bienveillance et la charité de me lire.

Ce blogue me fait vivre; me donne de l’énergie. Quand je mets à écrire, les idées viennent à mon esprit avec une grande clarté et je réussis à les exprimer facilement et, je l’espère, dans un langage compréhensible par tous. Je suis souvent surpris par la grâce, car en écrivant, me viennent des  idées auxquelles je n’avais jamais pensé.

Aujourd’hui, étant donné la semaine extraordinaire que nous vivons, semaine à laquelle j’ai donné un jour le nom de « Semaine Eucharistique », j’ai décidé de vous confier l’inspiration la plus grande et la plus profonde que je crois avoir reçue depuis quatre ans, soit depuis le début de l’existence de ce blogue.

Cette inspiration a pour objet les paroles de Jésus, en saint Jean, chapitre 6. Aujourd’hui, dans l’évangile proclamé à la messe quotidienne, nous arrivons à un moment très critique du discours de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm. Les dernières paroles de Jésus, dans l’évangile d’aujourd’hui, sont les suivantes : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour que le monde ait la vie » (Jn 6, 51). À partir de ce moment, tout va basculer. Les gens qui, en grand nombre écoutaient et suivaient Jésus, vont l’abandonner, vu la dureté et l’étrangeté de la phrase à peine citée.

Voici l’inspiration que je crois avoir reçue de l’Esprit Saint, il y a deux ans, le 17 avril 2013: je suis convaincu, pour ma part, que Jésus n’aurait jamais institué l’Eucharistie, le soir du Jeudi Saint, si au moins une personne n’avait pas cru au discours qu’Il a prononcé dans la synagogue de Capharnaüm, le jour où Il a annoncé qu’Il donnerait sa chair à manger. Dieu peut avoir les plus grands rêves pour l’humanité, mais ces rêves ne prendront pas chair, ne se réaliseront pas s’il n’y a aucune adhésion de l’être humain; si l’être humain ne donne pas son consentement aux rêves de Dieu; si la personne humaine n’a pas foi dans les projets de Dieu. Heureusement qu’il y a deux mille ans, une personne, en l’occurrence Pierre, le chef des apôtres, a eu foi dans le désir et la volonté de Jésus de se donner un jour en nourriture, car sans cela, selon moi, nous n’aurions jamais connu et reçu l’Eucharistie.Vous pourrez lire, ci-dessous, comment j’exprimais cette vérité, sur mon blogue du 17 avril 2013.

Mise en contexte: Jésus multiplie les pains pour cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants. C’est l’euphorie générale. On désire le faire roi sur le champ. Jésus réalise le danger que ses disciples se méprennent sur sa véritable mission. Au coucher du soleil, il renvoie la foule chez elle et les apôtres sur l’autre rive.

« Pouvez-vous imaginer le nombre d’heures que cela a dû prendre à Jésus pour disperser une foule aussi enthousiaste? Et la fatigue qui a dû s’installer dans le corps et le cœur de Jésus, lorsque le calme fut revenu? Et pourtant, nous savons, grâce à l’évangile, que cette nuit-là, Jésus n’a pas dormi de la nuit. Il a prié toute la nuit, comme il le faisait souvent lorsqu’un événement d’une grande importance allait se passer le lendemain. Il nous est facile, pour nous aujourd’hui, de connaître l’objet de sa prière, cette nuit-là. Jésus priait pour le discours de sa vie, le discours peut-être le plus important de sa vie, qu’il allait livrer le lendemain, dans la synagogue de Capharnaüm : le discours sur le pain de vie. Il allait alors annoncer très clairement aux gens, qu’il donnerait un jour sa chair à manger et son sang à boire. Il savait très bien que les gens auraient beaucoup de difficulté à croire cela. Il savait qu’Il devrait être très clair sur le sujet, que les gens devraient vraiment comprendre qu’il donnerait son corps et son sang en nourriture. Cette nuit-là, Jésus a prié son Père pour trouver les mots qu’il fallait pour convaincre; cette nuit-là, Jésus a préparé le discours de sa vie.

Durant la veille de la nuit, Jésus à surtout prié pour la foi de ses apôtres. Il était clair dans son esprit qu’au moins les apôtres devraient croire à ce mystère, ce mystère que l’Église proclame à chaque messe comme étant « le mystère de la foi » (« Proclamons le mystère de la foi », disons-nous, immédiatement après la consécration du pain et du vin). Nous savons quel a été le fruit de sa prière. La grande majorité des gens qui le suivaient depuis un an et demi environ, ont laissé tomber Jésus, ont cessé de Le suivre, suite au discours sur le pain de vie car on jugeait ses propos trop durs, trop durs à croire. La situation a été si dramatique que Jésus s’est retourné vers ses apôtres et leur a demandé : « Allez-vous, vous aussi, me laisser tomber, en raison de ce mystère »? Ce ne sont pas les paroles exactes de Jésus, mais c’est clairement leur sens. Et Simon Pierre de répondre : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle? » Quelle belle réponse de foi! Nous l’entendons à chaque année, le samedi de la troisième semaine de Pâques. Voilà le grand fruit de la prière nocturne de Jésus : le chef de son Église, celui qui peu de temps auparavant avait proclamé sa foi au « Christ, le Fils du Dieu vivant », venait d’adhérer au plus grand de tous les mystères. La foi de l’Église était sauve; l’Église pourrait naître un jour.

Jésus était prêt à perdre tous ses amis, à n’avoir plus aucun disciple, pourvu qu’Il puisse exprimer son désir de se donner un jour en nourriture pour le salut du monde. Mais si personne n’avait cru à ce désir et à cette volonté, Jésus n’aurait jamais pu passer à l’acte et livrer le plus grand de tous ses cadeaux à l’humanité: l'eucharistie. On voit ici, une fois de plus, le rôle de l’être humain dans le plan de la Rédemption. Dieu fait sa part, sa grande part, pour le salut du monde, mais l’être humain aura toujours à donner une réponse de foi. Il en va, selon moi, du mystère de l'eucharistie, comme du mystère de l'Incarnation. Si la Vierge Marie n'avait pas cru à la volonté de Dieu de s'incarner; et si elle n'avait pas donné son assentiment à cette volonté, Dieu ne se serait jamais fait homme. De même, selon ce je crois comprendre, si aucun être humain n'avait cru au désir et à la volonté de Dieu de se donner un jour en nourriture, Jésus n'aurait jamais institué l'eucharistie. Remercions l’Esprit Saint pour ce qu’Il a fait dans le coeur de saint Pierre ce jour-là, à Capharnaüm, en Galilée, là où Jésus était Roi! » (Extrait tiré de: Dieu ma joie: La semaine eucharistique dieumajoie.blogspot.com/)