samedi 3 octobre 2015

La Vierge Marie, modèle des disciples-missionnaires

La Vierge Marie, modèle
des disciples-missionnaires
 
Marie visite Élisabeth, Lc 1, 39-56

Comme nous le savons tous, le pape François nous incite à l’action missionnaire. C’est la caractéristique principale, selon moi, de son pontificat, jusqu’à maintenant tout au moins. Notre pape actuel ne cesse de dire que le chrétien doit témoigner au grand jour de sa foi; qu’il ne peut rester enfermer entre quatre murs et se considérer simplement comme un disciple du Maître par excellence qu’est Notre Seigneur Jésus-Christ. Le disciple, pour être vraiment disciple, doit sortir annoncer Jésus mort et ressuscité. À cette fin, le pape a même inventé une nouvelle expression; quand il parle des chrétiens, il parle des « disciples-missionnaires » (voir: Disciples-missionnaires).

La première « disciple-missionnaire » a été la Vierge Marie. Dès qu’elle a reçu Jésus en son sein, elle est allée le porter aux autres. Voici ce que dit le pape François à ce sujet:

« Nous tournons maintenant notre regard vers la Mère céleste, la Vierge Marie. Ces jours-ci, Jésus vous a répété avec insistance l’invitation à être ses disciples missionnaires ; vous avez écouté la voix du Bon Pasteur qui vous a appelés par votre nom et vous avez reconnu la voix qui vous appelait (cf. Jn 10, 4).  …

La Vierge Immaculée intercède pour nous au ciel comme une bonne mère qui garde ses enfants. Marie nous enseigne par son existence ce que signifie être disciple missionnaire. Chaque fois que nous prions l’Angelus, nous faisons mémoire de l’événement qui a changé pour toujours l’histoire des hommes. Quand l’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle deviendrait la Mère de Jésus, du Sauveur, elle, même sans comprendre la pleine signification de cet appel, s’est confiée à Dieu, elle a répondu: « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Mais immédiatement après qu’a-t-elle fait ? Après avoir reçu la grâce d’être la Mère du Verbe incarné, elle n’a pas gardé pour elle ce don; elle s’est sentie responsable, et elle est partie, elle est sortie de sa maison et est allée en hâte pour aider sa parente Élisabeth, qui avait besoin de soutien (cf. Lc 1, 38-39); elle a posé un geste d’amour, de charité et de service concret, en portant Jésus qui était dans son sein. Et ce geste elle l’a fait en hâte!

Voilà, chers amis, notre modèle. Celle qui a reçu le don le plus précieux de la part de Dieu, comme premier geste de réponse va servir et porter Jésus. Demandons à la Vierge de nous aider nous aussi à donner la joie du Christ à nos proches, à nos compagnons, à nos amis, à tous. N’ayez jamais peur d’être généreux avec le Christ. Cela en vaut la peine ! Sortir et aller avec courage et générosité, pour que tout homme et toute femme puisse rencontrer le Seigneur. » (Pape François, Angelus du 28 juillet 2013)

Alors que notre paroisse s’apprête à entrer dans le processus d’évangélisation qui a pour nom « les Cellules Paroissiales d’Évangélisation », chaque membre de notre communauté sera invité à devenir un évangélisateur, une évangélisatrice. Et cela commencera par ce que les CPÉ (Cellules Paroissiales d’Évangélisation) appellent l’OIKOS. Le mot « oikos » est un mot grec qui signifie « maison ». Nous sommes invités à évangéliser en premier lieu, les gens de notre maison, c'est-à dire les gens qui sont le plus près de nous. La Vierge Marie, dès qu’elle a reçu Jésus en elle, est allée évangéliser sa cousine Élisabeth. Et comment l’a-t-elle évangélisée? D’abord et avant tout en lui rendant service. C’est en rendant service à nos proches, avec amour et générosité, que nous préparerons leurs cœurs à recevoir Jésus. Voilà la première étape de l’évangélisation, selon les CPÉ.



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