vendredi 31 mai 2013

À la découverte du pape François

À la découverte du pape François

Le pape que Dieu nous a donné en mars dernier, est un signe pour notre temps. C’est vraiment le pape qu’il nous fallait en ce temps de l’histoire. Plus j’apprends à connaître notre nouveau pape, plus je me rends compte qu’il est l’icône vivante du Christ que Dieu veut mettre aujourd’hui devant nos yeux. Tout comme François d’Assise a été une icône extraordinaire de Jésus pour son époque et pour le futur de l’Église, de même selon moi, en est-il du pape François. Les qualités que le pape François semble apprécier le plus  chez un être humain, sont la douceur et la patience. À une semaine exactement de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus, il fait bon se rappeler que l’unique fois que Jésus a parlé de son cœur, Il nous a dit qu’il était doux et humble (Mt 11, 29).

Je vais vous citer quelques passages du livre écrit sur le cardinal Jorge Bergoglio, intitulé : Je crois en l’homme (Paris, Flammarion, 2013). Ce livre, que j’ai déjà cité sur mon blogue, est une interview qu’un journaliste a faite avec le cardinal Bergoglio lors de ses dernières années comme archevêque de Buenos Aires. Le titre du livre est merveilleux car ce qui m’impressionne le plus en lisant ce livre, c’est à quel point le pape François croit en l’être humain, en sa bonté foncière.

Voici quelques passages du livre :


Comment faire pour avancer vers une culture de la rencontre?

« Pour l’instant, en menant une réflexion en profondeur sur la signification de la culture de la rencontre entre les hommes. Une culture axée autour du principe que l’autre a beaucoup à me donner. Que je dois aller vers autrui dans un esprit d’ouverture et d’écoute, débarrassé de tout préjugé, c’est-à-dire sans penser que, parce qu’il a des idées opposées aux miennes, ou qu’il est athée, il est incapable de m’apporter quoi que ce soit. Ce n’est pas vrai. Toute personne a quelque chose à nous apporter et toute personne peut recevoir quelque chose de nous. » (p. 124)

« Ne voir que ce qu’il y a de négatif, ce qui nous sépare, n’est pas le fait d’un bon catholique. Ce n’est pas ce que veut Jésus. Non seulement ça effraie et ça mutile le message, mais ça implique que l’on refuse d’assumer les choses de la vie, alors que le Christ a tout assumé. On ne rachète que ce qui a été assumé. Si l’on n’assume pas le fait que, dans la société, il y a des personnes qui vivent suivant des critères différents et même opposés aux nôtres, que nous ne les respectons pas et ne prions pas pour elles, jamais elles ne seront rachetées dans notre cœur. » (pp.85-86)

Quelle est, selon vous, la vertu primordiale?

« Eh bien, l’amour, la prise en compte de son prochain, cela grâce à la mansuétude. J’aime tant la douceur! Je demande toujours à Dieu qu’il me donne un cœur tendre. »

Et le pire des péchés?

« Si je considère l’amour comme la vertu suprême, il serait logique que l’on réponde la haine. Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est l’arrogance, le « je me crois supérieur ». Lorsqu’il m’est arrivé d’avoir ce sentiment, j’ai éprouvé une grande honte au fond de moi et j’ai demandé pardon à Dieu, car personne n’échappe à ce genre de travers. » (pp. 139-140)

Peu de temps avant d’être ordonné prêtre, Jorge Bergoglio, a écrit sa « profession de foi ». Il conserve religieusement cette profession de foi dans son bréviaire, sur des pages jaunies par le temps. Voici quelques passages de cette profession de foi :

« Je veux croire en Dieu, le Père, qui m’aime comme un fils, et en Jésus, le Seigneur, qui m’insuffla son Esprit dans ma vie pour me faire sourire et me conduire ainsi vers le règne éternel de la vie.

Je crois en mon histoire, qui fut traversée par le regard d’amour de Dieu et qui, le jour du printemps, le 21 septembre, vint à ma rencontre pour m’inviter à le suivre. (Dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées par rapport au nord)

Je crois que les autres sont bons, et que je dois les aimer sans crainte, et sans jamais les trahir, afin de me trouver en sécurité.

Je crois que je veux aimer beaucoup.

Je crois en la patience de Dieu, accueillante, bonne comme une nuit d’été.

Je crois que papa est au ciel aux côtés du Seigneur.

Je crois que le père Duarte (le prêtre qui le confessa le 21 septembre 1953) est aussi là-haut, intercédant pour mon sacerdoce.

Je crois en Marie, ma mère, qui m’aime et qui jamais ne me laissera seul. » (pp. 146-147)



dimanche 26 mai 2013

La Sainte Trinité: modèle de vie

La Sainte Trinité : modèle de vie

Le Père est représenté ici par la main qui crée l’univers, entourée des mots Abba (papa) 
et des lettres YHWH. Le Fils est représenté par l’agneau et l’Esprit Saint par la colombe. 
Aujourd’hui, en ce 26 mai 2013, nous avons la joie de fêter Dieu; de fêter notre Dieu, de fêter le Dieu de tous. Qu’on le veuille ou non, il n’y a qu’un seul Dieu. Il ne peut pas y avoir plusieurs dieux. Or, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, ce Dieu veut certainement se faire connaître, se révéler tel qu’Il est. Ce Dieu désire certainement être connu. D’où la Révélation, d’où la Bible, la Parole de Dieu. Plusieurs personnes de nos jours pensent ainsi et disent ceci : « Peu importe le Dieu auquel on croit; l’important, c’est de croire en Dieu ». Si nous sommes d’accord avec les premières phrases du présent texte, nous ne pouvons admettre et accepter une telle façon de voir. Dieu, le vrai Dieu, désire se faire connaître pour ce qu’Il est et si nous croyons avoir la foi au vrai Dieu, nous avons la douce et enthousiasmante mission de Le faire connaître : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » (Mt 28, 19)
Lorsqu’arrive la solennité d’aujourd’hui, la fête de la très sainte Trinité, me vient à l’esprit un des textes les plus forts que j’aie mis sur mon blogue jusqu’à maintenant, à mon humble avis tout au moins: La leçon du lépreux (en date du 17 septembre 2011). Ce lépreux vivant en Afrique, remercie Dieu de tout son cœur pour tout ce que lui a apporté la vie; et même pour la terrible maladie de la lèpre. Devenu aveugle, n’ayant plus ni mains ni pieds et devant se traîner sur ses genoux (qu’il avait couverts de bouts de chambre à air) pour se déplacer, cet homme admirable priait ainsi : « Je te remercie Dieu, même pour cette maladie car sans elle, j’aurais probablement été riche, mais je n’aurais jamais abouti ici à la léproserie et par conséquent, je ne t’aurais jamais connu, toi le vrai Dieu. Or te connaître vaut mieux que tout le reste » (cité de mémoire). N’est-ce pas que ce témoignage nous oblige à un sérieux examen de notre échelle des valeurs?
Toute la Bible nous dit que Dieu est « unique »; que Dieu est l’Unique. Mais il a fallu la Révélation pleine et entière, telle que manifestée en Jésus Christ, pour savoir que Dieu est aussi « trois ». Il y a trois Personnes en Dieu; trois Personnes en ce Dieu unique : un seul Dieu en trois Personnes. Il fallait que Jésus nous révèle cela, si nous voulions comprendre un jour à sa juste valeur ces trois mots de saint Jean : « Dieu est Amour ». Ces trois mots révèlent l’essence même du Dieu des chrétiens : Dieu est Amour. L’amour suppose l’altérité; l’amour suppose l’autre. Or le Père n’est pas le Fils et le Fils n’est pas l’Esprit Saint; l’Esprit Saint n’est ni le Père, ni le Fils. De toute éternité, il y a de l’amour en Dieu; de toute éternité Dieu est Amour. Ceci m’emmène à développer un peu le titre du présent texte : la Sainte Trinité, modèle de vie. Comment Dieu est-il Amour? Certaines phrases de l’évangile d’aujourd’hui nous l’indiquent.
« Tout ce qui appartient au Père, est à moi » (Jn 16, 15). Comment ne pas penser ici à ce que saint Luc nous dit de la première communauté des chrétiens, dans les Actes des Apôtres : « La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était en commun. » (Actes 4, 32) Notre Dieu est donc le modèle parfait du partage et du don de soi. Voilà qui nous devons imiter.
Jésus, dans l’évangile d’aujourd’hui, en parlant de l’Esprit Saint, nous dit ceci : « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu’il aura entendu.  … Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » Cette phrase de Jésus et beaucoup d’autres phrases similaires dans les évangiles, à propos des relations entre Jésus et son Père, nous montrent la grande « dépendance » que vivent les Personnes divines les unes par rapport aux autres. J’irais même jusqu’à dire, la grande « soumission » que vivent les Personnes divines entre elles. Voilà deux mots qui résonnent très mal aux oreilles de l’homme moderne : les mots « dépendance » et « soumission ». Nous ne voulons pas dépendre des autres; nous ne voulons pas être « soumis » aux autres. Or Dieu, notre modèle de vie, nous donnent l’exemple de Personnes qui se plaisent à dépendre en tout l’Une de l’Autre, qui se plaisent à être soumises à l’Autre. Jésus a été durant toute sa vie sur terre, dans un état de totale dépendance du Père; Il a vécu une soumission absolue à la volonté de son Père. Il était même soumis à Marie et à Joseph (Lc 2, 51). Voilà le véritable amour.
Enfin, l’amour, dans son essence même, est fécond : il donne la vie, il se répand. L’amour entre les Personnes divines est fécond; il se répand même en dehors des Personnes divines, à travers la création du cosmos et de l’être humain. Quand je vis l’enquête prénuptiale en vue d’un mariage, j’aime beaucoup mettre les futurs époux devant leur obligation d’être féconds, c’est-à-dire de désirer avoir des enfants, mais aussi de désirer s’engager non seulement dans leur foyer, mais aussi dans la société et dans la communauté chrétienne, pour plus d’amour, de justice et de paix. L’amour se doit de se répandre; l’amour se doit d’être fécond.
Voilà en quoi, selon moi, la très sainte Trinité, est un modèle de vie.  








dimanche 19 mai 2013

Pentecôte 2013

Pentecôte 2013 :
Chers amis,
Je vous souhaite une fructueuse Pentecôte 2013 !!! Je sais très bien que la fête de l’année la plus importante pour nous les chrétiens, est « Pâques ». Comme le dit si bien saint Paul, si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine, la foi chrétienne ne mène à rien. Mais la fête qui me réjouit le plus et me fait le plus de bien depuis un an ou deux, c’est la solennité de la Pentecôte. C’est le jour de la Pentecôte qui a transformé en profondeur les apôtres et les disciples de Jésus. Après la résurrection de Jésus, les disciples sont demeurés quarante neuf jours enfermés dans le cénacle, à se réjouir de la résurrection de Jésus, bien sûr, mais aussi à trembler de peur. Aucun d’entre eux n’avait le courage de sortir dans les rues pour annoncer que Jésus était bel et bien ressuscité. Il fallait la force d’en haut, l’Esprit Saint, la troisième Personne de la Trinité, pour mener à leur achèvement l'œuvre du Père et du Fils.
Demandons à l’Esprit Saint de chasser la peur de nos cœurs. Je suis de plus en plus convaincu que l’être humain naît en ce monde avec la peur de Dieu. Cette peur date de loin; elle date du premier péché. Dès que le premier péché fut commis, la peur s’est installée dans le cœur de l’homme et de la femme. Et cela prend souvent toute une vie pour nous débarrasser de cette peur. C’est précisément le rôle de l’Esprit Saint de chasser la peur de nos cœurs : « Vous n’avez pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la peur; vous avez reçu un Esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba! Père! » (Rom 8, 15)
Parlant de peur, voici un fait étonnant : le " mouvement charismatique " qui a vu le jour dans l’Église catholique en 1967, a toujours fait l’objet de grands soupçons et de grandes peurs chez un bon nombre de catholiques. Je ne suis pas impliqué personnellement dans ce mouvement, et je constate que même en moi, il y a de grandes résistances envers ce mouvement ecclésial. C’est pourquoi, j’aime avoir devant les yeux le témoignage de personnes telles que le Père Raniero Cantalamessa et madame Georgette Blaquière, qui ont été profondément touchés par ce mouvement et qui y ont toujours adhéré et œuvré.
Aujourd’hui, dans une heure environ, je vivrai la Pentecôte avec ma communauté chrétienne réunie pour l’eucharistie dominicale. Je ferai quelque chose de nouveau. Au moment de l’homélie, je vais préparer mes paroissiens à vivre une expérience de Pentecôte. Car la Pentecôte est essentiellement une « expérience ». Dans une heure, nous remplirons toutes les conditions pour faire l’expérience de la Pentecôte : nous serons réunis entre chrétiens dans un même lieu, avec le Seigneur Jésus ressuscité au milieu de nous ainsi que sa Mère et notre Mère : Marie. Car Marie est toujours présente, de façon non visible, à chaque eucharistie.
Je vais me servir d’un passage du livre du Père Raniero Cantalamessa, intitulé : « Il Canto dello Spirito, meditazioni sul Veni Creator, que l’on pourrait traduire ainsi : « Le Chant de l’Esprit, méditations sur le Veni Creator. Dans ce livre, le Père Cantalamessa dit qu’aux origines du mouvement charismatique, il y a un chant qui a produit des merveilles dans les cœurs. Ce chant, très court, et répétés à quelques reprises, a produit des merveilles dans le passé. Voici les mots du chant en anglais, langue originale dans laquelle il fut écrit :
« Spirit of the living God, fall afresh on me (répété deux fois).
   Melt me, mould me, fill me, use me.
   Spirit of the Living God, fall afresh on me. »

Ce chant a un équivalent en français : « Ô Esprit du Dieu vivant, en nos cœurs, descends ! Prends-nous, change-nous, remplis-nous, guide-nous. Ô Esprit du Dieu vivant, en nos cœurs descends. »

Je préfère pour ma part, les paroles en anglais : les quatre verbes mis à la suite les uns des autres, ont l’avantage de n’avoir chacun qu’une seule syllabe et le dernier verbe (le verbe « use ») fait clairement référence à la mission; il constitue un envoi en mission. Le verbe par excellence de la Pentecôte est le verbe « remplir ». « Ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint », nous dit le texte des Actes des Apôtres (Actes 2, 4)

Je vous quitte pour vivre l’expérience de la Pentecôte 2013 avec mes chers paroissiens et paroissiennes.

Prions l’Esprit Saint de renouveler son Église.



      

dimanche 12 mai 2013

Le 13 mai: Notre-Dame de Fatima

Le 13 mai : Notre-Dame de Fatima

Aujourd’hui, en ce 12 mai 2013, je remercie notre Dieu d’avoir donné la vie au Père Bruno Lantéri, le fondateur de notre Congrégation religieuse : les Oblats de la Vierge Marie. Il est né à Cunéo, dans le nord de l’Italie, le 12 mai 1759. Demain, le 13 mai, nous fêterons la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame de Fatima. Notre Mère du ciel a daigné visiter notre terre au siècle dernier, en pleine première guerre mondiale. Elle est apparue à six reprises, du 13 mai au 13 octobre 1917, à trois enfants : Lucie, Jacinthe et François. Les deux derniers sont morts peu de temps après les apparitions et Lucie, devenue Carmélite, est décédée le 13 février 2005, à l’âge de 97 ans. Jacinthe et François ont été béatifiés par le pape Jean-Paul II en l'année du grand jubilé, le samedi 13 mai 2000.  

Les apparitions de la Vierge Marie à Fatima figurent parmi les plus grandes faveurs que nous ait accordées notre Mère du ciel. Je vous encourage à lire le récit de ces apparitions. Le 13 juillet, la Vierge a dit aux enfants : « Continuez à venir ici tous les mois. En octobre, je vous dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire. » 
De fait, le 13 octobre, la Vierge a fait un miracle grandiose auquel on a coutume de donner le nom de « miracle du soleil ». Voici le récit de ce miracle, tel que raconté sur le site internet suivant : Notre Dame de Fatima www.fatima.be/‎ :

« Ce 13 octobre, malgré la pluie, la foule était au nombre de 50 000 à 60 000 personnes !. Certains étaient venus de très loin pour assister à l'Apparition promise. Parmi cette masse, des incroyants étaient eux aussi là, prêts à intervenir dans le cas où il ne se passerait pas le miracle annoncé par Notre-Dame, les mois précédents.

Pour la première fois, la mère de Lucie pensa au drame qui pourrait survenir si le miracle du Ciel ne se produirait pas, tandis que les parents de François et de Jacinthe, eux, avaient une grande confiance en les promesses de la Sainte Vierge ; quant aux enfants, ils ne se troublaient pas du tout devant une si imposante foule.

Pendant que Notre-Dame s'élevait, le reflet de la lumière qui se dégageait d'Elle se projeta sur le soleil. C'est à ce moment que la foule put contempler la danse du soleil : la pluie cessa soudainement et les nuages se dispersèrent brusquement, laissant apparaître un ciel clair. La foule put alors regarder directement le soleil sans risque de se brûler les yeux ni sans être aucunement incommodé. Devant ce si grand miracle, défiant toutes les lois de la nature, il y avait un grand silence. L'astre se mit à trembler avec des mouvements brusques, puis il tourna sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumière de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Il semblait s'approcher de la terre, au point que la foule s'en inquiéta. En effet, le soleil, conservant son mouvement rapide de rotation, paraissait brusquement se détacher du ciel et avancer en zigzaguant sur la foule. Ce fut un instant si terrible que plusieurs personnes s'évanouirent, mais finalement il s’arrêta au grand soulagement de tous. À la stupéfaction générale, la foule put constater que leurs vêtements, trempés par la pluie quelques minutes auparavant, étaient complètement secs!

Ce phénomène qu'aucun observatoire astronomique n'a enregistré, et qui n'a pu être, par conséquent, un phénomène naturel, des personnes de toutes les conditions et de toutes classes sociales l'ont constaté, des incroyants comme des croyants. Les journalistes des principaux quotidiens du Portugal l'ont vu et raconté. Même des personnes qui se trouvaient à plusieurs kilomètres de Fatima en ont été témoins, ce qui détruit l'hypothèse d'une illusion d'optique ou de l'hallucination collective. »

Le 13 de mai, la Vierge Marie se plaît à continuer de prodiguer ses faveurs et à montrer sa bienveillance envers ses enfants; surtout les enfants qui ont le plus de confiance en Elle. Le miracle qui s’est produit sur la place Saint-Pierre de Rome, le 13 mai 1981 en est une preuve éclatante. Nous connaissons tous, je pense, la piété filiale et tendre que vouait le pape Jean-Paul II à la Mère de Dieu. Les armoiries de ce pape marial en témoignent éloquemment : le blason de couleur bleue est orné d’une grande croix couleur or et au pied de la croix, à droite, on peut voir un grand « M » symbolisant la Vierge Marie. La devise qui se trouve sous les armoiries, est adressée à la Mère de Dieu dans les termes mêmes de la consécration mariale de saint Louis Marie Grignion de Monfort, ce saint qui a eu une influence énorme sur le pape Jean-Paul II. On y lit les mots suivants : « Totus tuus », que l’on doit traduire par : « Tout à toi, Marie ». Sachant cela, nous ne sommes pas surpris d’apprendre que la Vierge Marie a littéralement sauvé la vie de ce cher pape alors qu’un meurtrier a tiré à bout portant sur lui lors de l’audience générale du 13 mai 1981. Le pape Jean-Paul II a toujours été convaincu d'avoir été sauvé miraculeusement ce jour-là. Voici ce qu'il a écrit une vingtaine d'années plus tard: 


« Le jour du 13 mai 1981, le jour de l'attentat contre le Pape au cours de l'Audience générale sur la Place Saint-Pierre, la Divine Providence m'a sauvé de façon miraculeuse de la mort. Celui qui est l'unique Seigneur de la vie et de la mort Lui-même a prolongé cette vie, d'une certaine façon il me l'a donnée à nouveau. Depuis ce moment, elle appartient encore davantage à Lui. J'espère qu'Il m'aidera à reconnaître jusqu'à quand je dois continuer ce service, auquel il m'a appelé le 16 octobre 1978. Je lui demande de vouloir me rappeler lorsqu'Il le voudra. » (Jean-Paul II, le 17 mars 2000)

La personne qui m’a fait voir le plus clairement à quel point la vie du pape a été sauvée de façon miraculeuse, c’est le journaliste français André Frossard. Ce journaliste, à la fin de son livre intitulé : « N’ayez pas peur, dialogue avec Jean-Paul II », consacre tout un chapitre à l’attentat du 13 mai 1981. Voici quelques extraits de ce chapitre; celui qui fait la narration, est Mgr Stanislas Dziwisz, le secrétaire personnel de Jean-Paul II :

" Le 13 mai, le Saint-Père avait déjeuné avec le Pr Lejeune, son épouse et un autre invité, puis il se rendit place Saint Pierre pour l'audience générale, dans la plus grande tranquillité. Alors qu'il faisait le tour de la place et approchait de la porte de bronze, le Turc Mehmet Ali Agça a tiré sur lui, le blessant au ventre, au coude droit et à l’index de la main gauche. Selon moi, deux balles ont été tirées, bien qu’il y ait sur ce point des opinions différentes. Une balle a touché l'index avant de traverser l'abdomen. J'étais assis comme d'habitude derrière le Saint-Père, et la balle, malgré sa force, est tombée entre nous, dans l'auto, à mes pieds. L'autre blessait le coude droit, brûlait la peau et allait blesser d'autres personnes. Qu'ai-je pensé? Personne ne croyait qu'une telle chose fût possible, et, bouleversé, je n’ai pas compris tout de suite.

Le bruit avait été assourdissant. Tous les pigeons se sont envolés. Quelqu'un avait tiré. Mais qui? Et j'ai vu que le Saint-Père était touché. Il vacillait mais on ne voyait sur lui ni sang ni blessure. Alors j'ai demandé: "Où?" Il m'a répondu: "Au ventre." J'ai encore demandé: "Est-ce douloureux?" Il a répondu: "Oui". Le Saint-Père était à demi assis, penché sur moi dans l'auto, et c'est ainsi que nous avons rejoint une ambulance. Le Saint-Père ne nous regardait pas. Les yeux fermés, il souffrait beaucoup et répétait de courtes prières. Si je me souviens bien, c'était surtout : « Marie, ma mère! Marie, ma mère! »

Le Dr Buzzonetti, un infirmier, frère Camille, étaient avec moi dans l'ambulance. Elle roulait très vite, sans aucun accompagnement de police. Sa sirène s'était détraquée après quelques centaines de mètres. Le trajet qui en temps ordinaire demande au moins une demi-heure a pris huit minutes, et dans la circulation romaine! Plus tard, le Saint-Père m'a dit qu'il état resté conscient jusqu'à l'hôpital, que là seulement, il avait perdu connaissance, et qu'il avait été tout le temps convaincu que ses blessures n'étaient pas mortelles.

L'opération a duré cinq heures et vingt minutes. Pendant les préparatifs, le docteur Buzzonetti avait dit que l’état du blessé était très grave. La tension avait terriblement baissé, et le pouls était presque insaisissable. Tous redoutaient le pire. Alors il fallait donner l’extrême-onction. J’ai administré le sacrement dans la salle, juste avant l’intervention. Mais le Saint-Père n’était plus conscient. L'espoir est revenu graduellement pendant l'opération. Au début, c'était l'angoisse. Puis il s'est révélé peu à peu qu'aucun organe vital n'était touché, et qu'il restait une possibilité de vie. Dans  les conditions les plus difficiles, puisque l’on n’avait pu préparer le malade comme on le fait habituellement; il fallut épurer l’abdomen, couper cinquante-cinq centimètres d’intestin, coudre le côlon en plusieurs endroits et compenser l’hémorragie; le Saint-Père avait perdu les trois quarts de son sang. 

Il est extraordinaire que la balle n’ait détruit dans sa course aucun organe essentiel. Une balle de neuf millimètres est un projectile d’une brutalité inouïe. Pour qu’elle n’ait pas causé des ravages irréparables dans cette partie très complexe du corps, il a fallu qu’elle suive à travers l’organisme un trajet improbable. Elle est passée à quelques millimètres de l’aorte centrale. Si elle l’avait atteinte, c’était la mort instantanée. Elle n’a pas touché l’épine dorsale ni aucun point vital. Disons, entre nous, miraculeusement. Cinq jours après l'attentat, reprenant à son compte un proverbe polonais, le Saint-Père déclara : "Une main a tiré; une autre a dévié la balle."

Il avait demandé à l'évêque de Fatima qui était à Rome de venir lui parler sur son lit d'hôpital du message de la Vierge et dès l'angélus du dimanche suivant, dans un message enregistré depuis sa chambre d'hôpital, il confiait l'humanité au Coeur Immaculé de Marie. Un an plus tard, le 13 mai 1982, il ira remercier la Vierge à Fatima et une des balles sera sertie dans la couronne de la statue de la Vierge. Puis le 25 mars 1984, il fera enfin en union avec tous les évêques du monde, la consécration du monde au Coeur Immaculé de Marie demandée par la Vierge et la Russie sera libérée du communisme juste après, sans aucune effusion de sang.

Le 13 mai 2000, à Fatima, lors de la béatification des deux pastoureaux, Jacinta et Francisco, il révèlera le contenu de la dernière partie du message de Fatima, qui parlait des souffrances de l'Eglise et de "l'évêque vêtu de blanc", frappé par des "coups d'arme à feu" en indiquant qu'il y voyait une annonce de l'attentat du 13 mai 1981.

Et c'est encore devant cette statue de Fatima que, le 8 octobre 2000, lors du Jubilé des évêques, le Pape prononça, place Saint-Pierre le solennel Acte de confiance par lequel il confiait le III° millénaire à la protection de la Vierge Marie. "  (D’après le témoignage de Mgr Stanislas Dziwisz, rapporté par André Frossard dans son livre « N’ayez pas peur, dialogue avec Jean-Paul II, Robert Laffont, Paris, 1982, pp. 333- 345)


Mercredi le 12 mai 2010, le pape Benoît XVI, en pèlerinage à Fatima, a fait la merveilleuse prière reproduite ci-dessous. Alors qu’aujourd’hui, au Canada, nous vivons la « fête des mères », il me fait grand plaisir d’honorer notre Mère du ciel en citant un de ses plus illustres enfants :

VISITE À LA CHAPELLE DES APPARITIONS
PRIÈRE À LA VIERGE

Esplanade du sanctuaire de Fátima
Mercredi 12 mai 2010
 


Saint-Père :
Notre-Dame
et Mère de tous les hommes et de toutes les femmes,
me voici comme un fils
qui rend visite à sa Mère
et le fait en compagnie
d’une multitude de frères et de sœurs.
En tant que Successeur de Pierre,
à qui fut confiée la mission
de présider au service
de la charité dans l’Église du Christ
et de confirmer chacun dans la foi
et dans l’espérance,
je veux présenter à ton
Cœur Immaculé
les joies et les espérances
ainsi que les problèmes et les souffrances
de chacun de tes fils et de tes filles
qui se trouvent ici, à la Cova di Iria,
ou qui, de loin, nous sont unis.
Mère très aimable,
tu connais chacun par son nom,
avec son visage et son histoire,
et, à tous, tu manifestes avec amour
ta bienveillance maternelle
qui jaillit du cœur même de Dieu Amour.
Tous, je te les confie et te les consacre,
Mère Très Sainte,
Mère de Dieu et notre Mère.

Chanteurs et assemblée :
Nous te chantons et t’acclamons, Marie (v. 1)

Saint-Père :
Le Vénérable Pape Jean-Paul II,
qui t’a rendu trois fois visite, ici à Fátima,
et qui a remercié cette « main invisible »
qui l’a délivré de la mort
lors de l’attentat du treize mai,
sur la Place Saint-Pierre, il y a presque trente ans,
a voulu offrir au Sanctuaire de Fátima
une balle qui l’avait blessé gravement
et qui fut placée dans ta couronne de Reine de la Paix.C’est une profonde consolation pour nous
de savoir que tu es couronnée
non seulement avec l’argent
et l’or de nos joies et de nos espérances,
mais aussi avec le ‘projectile’ qui symbolise
nos préoccupations et nos souffrances.
Je rends grâce, Mère bien-aimée,
pour les prières et les sacrifices
que les jeunes bergers
de Fátima faisaient pour le Pape,
guidés par les sentiments
que tu leur avais inspirés au cours des apparitions.
Je remercie aussi tous ceux qui,
chaque jour,
prient pour le Successeur de Pierre
et pour ses intentions
afin que le Pape soit fort dans la foi,
audacieux dans l’espérance et ardent dans l’amour.

Chanteurs et assemblée :
Nous te chantons et t’acclamons, Marie (v. 2)

Saint-Père :
Mère bien-aimée de nous tous,
je remets ici, dans ton Sanctuaire de Fátima,
la Rose d’Or
que j’ai apportée de Rome,
en hommage de gratitude de la part du Pape
pour les merveilles que le Tout-Puissant
a accomplies à travers toi
dans le cœur d’un grand nombre de pèlerins
qui viennent ici dans cette maison qui est à toi.
Je suis sûr que les bergers de Fátima
les Bienheureux François et Jacinthe
et la Servante de Dieu Lucie de Jésus
nous accompagnent en cette heure de supplication et de jubilation.

Chanteurs et assemblée :
Nous te chantons et t’acclamons, Marie (v. 5)






mercredi 1 mai 2013

La vocation du pape François

La vocation du pape François
Plus je connais notre pape François, plus je l’aime. Et je sais très bien que je ne suis pas le seul à expérimenter cela. J’ai écrit un texte sur notre nouveau pape, en date du 24 mars 2013 (pour lire ce texte, cliquez sur les mots suivants: Notre pape François), dans lequel je m’émerveillais du blason que Mgr Jorge Bergoglio avait choisi comme évêque et qu’il a conservé comme pape, comme vicaire de Jésus Christ sur cette terre. J’ai alors commenté, avec des mots glanés sur internet, la merveilleuse phrase que Mgr Bergoglio a mise sous son blason, comme devise épiscopale. Cette phrase, que le pape François a conservé sur ses armoiries papales, est tirée d’une homélie de saint Bède le Vénérable qu’on lit dans le bréviaire, le 21 septembre, en la fête de l’évangéliste Matthieu, autrefois appelé Lévi. La phrase en latin dit ceci : « Miserendo atque eligendo ». Et voici comment le pape lui-même, traduit cette phrase : « Avec miséricorde et le choisissant » (Le pape François, Je crois en l’homme, Conversations avec Jorge Bergoglio, Flammarion, Paris, 2013, p. 48).
Cette phrase de saint Bède le Vénérable, semble être la meilleure façon dont le pape François peut et veut décrire sa vocation personnelle, son « nom devant Dieu », son « désir le plus profond ». Du moins, est-ce ainsi que je vois personnellement les choses. Pour comprendre ce que je veux dire par les expressions écrites en italique, il conviendrait de lire le premier texte que j’ai mis sur mon blogue, le 18 juin 2011. Pour ceux et celles d’entre vous qui désireraient avoir accès rapidement à ce texte, vous n’avez qu’à cliquer sur les mots suivants : Le désir le plus profond
Voici ce qui s’est passé le 21 septembre 1953 :
« C’était un 21 septembre et comme beaucoup de jeunes gens, Jorge Bergoglio allait sur ses dix-sept ans et se préparait à fêter le Jour de l’Étudiant avec ses compagnons. Il décida de commencer la journée en allant faire un tour jusqu’à la paroisse. C’était alors un jeune catholique pratiquant qui fréquentait l’église de San José, dans le quartier Flores, à Buenos Aires.
En arrivant, il tomba sur un curé qu’il ne connaissait pas. Sentant qu’il émanait de sa personne une forte spiritualité, il décida de se confesser à lui. Peu après, il comprit que cette confession avait été exceptionnelle, qu’elle avait stimulé sa foi. Elle lui avait même permis de percevoir les signes de la vocation religieuse, si bien qu’il décida de ne pas se rendre à la gare ferroviaire pour retrouver ses amis. Il rentra chez lui avec une conviction : il voulait …  il devait devenir prêtre. Ce fut une immense grâce, dont il avait bénéficié de façon imprévue. Ainsi l’explique-t-il :
« Lors de cette confession il m’est arrivé une chose curieuse, je ne sais ce que c’était, mais cela a changé ma vie. Je dirais que j’ai été surpris alors que je baissais la garde », dit-il plus d’un demi-siècle plus tard. Aujourd’hui, Bergoglio interprète ainsi l’épisode : « Ce fut la surprise, la stupeur d’une rencontre. J’ai compris qu’on m’attendait. C’est ce qu’on appelle l’expérience religieuse : la stupeur de se trouver devant quelqu’un qui vous attend. À partir de là, pour moi, Dieu a été celui qui « m’a trouvé en premier ». Je le cherche, mais Lui aussi me cherche. Je désire le trouver, mais Lui « me trouve en premier ».
Jorge Bergoglio ajoute que ce n’est pas seulement la « stupeur de la rencontre » qui éveilla sa vocation religieuse, mais le ton miséricordieux avec lequel Dieu l’a interpellé, un ton qui deviendrait, avec le passage du temps, la source d’inspiration de son ministère. » (Ibid, pp. 42-44)
Le journaliste : « Dans quelle mesure pensez-vous que cette décision vous appartient ou qu’elle est un choix de Dieu?
Le cardinal : « La vocation religieuse est un appel de Dieu destiné à un cœur qui l’attend, consciemment ou inconsciemment. J’ai toujours été impressionné par la lecture du bréviaire qui dit que Jésus regarda Matthieu avec une attitude qui, traduite, donnerait quelque chose comme : « Avec miséricorde et le choisissant ». C’est exactement la façon dont j’ai senti que Dieu m’a regardé lors de cette confession. Et c’est ainsi qu’Il me demande de regarder autrui : avec une grande miséricorde et comme si je choisissais pour Lui, en n’excluant personne, parce que tout le monde est un élu de l’amour de Dieu. « Avec miséricorde et le choisissant » fut la phrase qui a accompagné ma consécration comme évêque et c’est un des pivots de mon expérience religieuse : la miséricorde, et le choix des personnes en fonction d’un dessein. Dessein que l’on pourrait synthétiser de cette façon : « Écoute, toi on t’aime par ton nom, tu as été choisi et la seule chose qu’on te demande c’est de te laisser aimer. » Voilà le dessein qui m’a été confié. » (Ibid, pp. 48-49)
Et au milieu de la page 49, le pape ajoute :
« Pour moi, toute expérience religieuse qui serait dépourvue de cette dose de stupeur, de surprise, qui nous gagne patiemment à l’amour et à la miséricorde, est froide; elle ne nous implique pas totalement, c’est une expérience distante, qui ne nous entraîne pas vers la transcendance. Convenons cependant que vivre aujourd’hui cette transcendance est difficile, à cause du rythme de vie vertigineux, de la rapidité des changements et de l’absence d’une vision à long terme. Cela dit, dans l’expérience religieuse, les refuges sont importants ». (Ibid, p. 49)
Le journaliste : « Que proposez-vous pour créer de tels refuges? »
Le cardinal : « Les retraites spirituelles sont des refuges organisés à dessein, où le rythme quotidien est freiné, et elles débouchent sur la prière. En revanche, une retraite spirituelle où l’on écoute des cassettes de béhaviorisme religieux pour être stimulé et obtenir une réponse ne sert à rien, elle n’apaise pas l’âme. La rencontre de Dieu doit surgir de l’intérieur. Je dois me mettre en présence de Dieu et, aidé par sa Parole, progresser dans ce qu’Il voudra. Le cœur de tout cela, c’est la prière, et c’est un des points qui, selon moi, doit être abordé avec davantage de courage. » (Ibid, p. 50)
Et en ce premier mai 2013, alors que l’Église nous invite à contempler et imiter Saint Joseph travailleur, voici un passage magnifique de ce même livre :
Le journaliste : « Au cours de votre ministère sacerdotal, vous avez dû recevoir beaucoup de gens au chômage. Quelle est votre expérience de ce point de vue-là? »
Le cardinal : « J’en ai vu passer beaucoup, en effet. Ce sont des gens qui ne se voient pas comme des personnes. Ils ont beau être aidés par leur famille et leurs amis, ils veulent travailler, gagner leur pain à la sueur de leur front. Le travail, en dernière instance, est ce qui donne sa dignité à la personne. La dignité, on ne la tire pas de la naissance ni d’une éducation en famille ou à l’école. La dignité en tant que telle ne peut venir que du travail. Nous mangeons ce que nous gagnons, nous maintenons notre famille avec ce que nous gagnons. Peu importe que cela soit beaucoup ou peu. Si c’est beaucoup, tant mieux. On peut posséder une fortune, mais si on ne travaille pas, il n’y a pas de dignité. » (Ibid, p. 29)
Puissent ces paroles de notre cher pape, alors qu’il était cardinal, nous aider à combattre les préjugés que souvent nous avons face au chômage et à l’aide sociale. Même s’il arrivait que quelqu’un ne veuille pas travailler, par paresse ou pour tout autre raison, il n’en demeure pas moins que cette personne ne sera jamais heureuse. Toute tentative d’aider cette personne à trouver du travail, sera une tentative de la mettre sur le chemin du bonheur.