samedi 27 avril 2013

Le commandement " nouveau "

Le commandement « nouveau »
Chers amis, nous approchons de la clôture du temps de Pâques, le temps le plus beau de l’année. Durant les dernières semaines de ce temps privilégié, nous entendons à chaque eucharistie le discours de la dernière cène, les magnifiques paroles que Jésus a laissées à ses apôtres quelques heures avant de souffrir et mourir pour nous. Ce discours se trouve aux chapitres 13 à 17, dans l’évangile de saint Jean. Il est très intéressant que l’Église nous présente ce discours durant le temps de Pâques. Pourquoi le fait-elle? Je pense que c’est pour montrer que la vie du chrétien et de la chrétienne sur cette terre, est une vie de ressuscité. Le discours de Jésus lors de la dernière cène, est le discours d’un homme déjà ressuscité. Jésus parle en homme ressuscité; en quelque sorte, Il est déjà rendu, en esprit, dans la gloire du ciel, près de son Père. Alors que Jésus sait très bien que dans quelques heures, il souffrira énormément, tout ce qu’Il fait, lors de son dernier repas pris avec ses amis, c’est de les encourager, de creuser en eux l’espérance (Jn 14, 2-3), de leur laisser en héritage la joie qui l’habite (Jn 15, 11) et les conduire sur le chemin de l’amour (l’évangile de ce cinquième dimanche après Pâques, Jn 13) Voici l’évangile du dimanche que nous vivons présentement :
ÉVANGILE - Jean 13, 31-33a. 34-35
 « Au  cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas  fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
Depuis quelques temps, je vous dis et je vous répète que je suis de plus en plus impressionné par la façon dont Jésus planifie ses actions et agit. Nous avons une autre très belle preuve de cela dans l’évangile d’aujourd’hui. C’est lors de son dernier repas que Jésus nous donne « son commandement », le commandement «  nouveau ». Pourquoi avoir attendu au dernier repas pour nous donner son commandement? C’est ma sainte préférée, sainte Thèrèse de l’Enfant-Jésus qui, à mes yeux, nous met sur la piste de la plus belle des réponses. Après avoir lu le texte de sainte Thérèse,  que vous lirez dans un instant, il m’est apparu évident que Jésus ne pouvait pas nous donner son commandement nouveau avant le moment de la dernière cène. Voici ce que nous dit Thérèse :
« Lorsque le Seigneur avait ordonné à son peuple d'aimer son prochain comme soi-même, Il n'était pas encore venu sur la terre ; aussi sachant bien à quel degré l'on aime sa propre personne, Il ne pouvait demander à ses créatures un amour plus grand pour le prochain. Mais lorsque Jésus fit à ses apôtres un commandement nouveau, SON COMMANDEMENT A LUI,   comme Il le dit plus loin, ce n'est plus d'aimer le prochain comme soi-même qu'Il parle mais de l'aimer comme Lui, Jésus l'a aimé, comme Il l'aimera jusqu'à la consommation des siècles... Ah ! Seigneur, je sais que vous ne commandez rien d'impossible, vous connaissez mieux que moi ma faiblesse, mon imperfection, vous savez bien que jamais je ne pourrais aimer mes soeurs comme vous les aimez, si vous-même, ô mon Jésus, ne les aimiez encore en moi. C'est parce que vous voulez m'accorder cette grâce que vous avez fait un commandement nouveau. - Oh! que je l'aime puisqu'il me donne l'assurance que votre volonté est d'aimer en moi tous ceux que vous me commandez d'aimer !... Oui je le sens , lorsque je suis charitable, c'est Jésus seul qui agit en moi; plus je suis unie à Lui, plus aussi j'aime toutes mes sœurs. »  (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Histoire d’une âme, Éditions du Cerf et Desclée de Brouwer, 1972, pp. 252-253)
Or quel est le moyen par excellence que Jésus a choisi afin d’aimer en nous tous ses frères et sœurs? Ce moyen, c’est le sacrement de l’eucharistie, le plus grand de tous les sacrements. Par conséquent, ce n’est que le soir où Jésus institua l’eucharistie, le soir de la dernière Cène, qu’Il pouvait nous donner en vérité son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. Sans l’eucharistie, il est clair dans mon esprit, que nous ne pourrions jamais aimer les autres comme Jésus les aime.    
Je termine ce texte par un autre passage de ma sainte préférée, qui a trait au « commandement nouveau » :
« Comment Jésus a-t-Il aimé ses disciples et pourquoi les a-t-Il aimés ? Ah! ce n'était pas leurs qualités naturelles qui pouvaient l'attirer, il y avait entre eux et Lui une distance infinie. Il était la science, la Sagesse Éternelle, ils étaient de pauvres pêcheurs, ignorants et remplis de pensées terrestres. Cependant Jésus les appelle ses amis, ses frères. Il veut les voir régner avec Lui dans le royaume de son Père et pour leur ouvrir ce royaume Il veut mourir sur une croix car Il a dit : Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.

Mère bien-aimée, en méditant ces paroles de Jésus, j'ai compris combien mon amour pour mes soeurs était imparfait, j'ai vu que je ne les aimais pas comme le Bon Dieu les aime. Ah ! je comprends maintenant que la charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, à ne point s'étonner de leurs faiblesses, à s'édifier des plus petits actes de vertus qu'on leur voit pratiquer, mais surtout j'ai compris que la charité ne doit point rester enfermée dans le fond du coeur : Personne, a dit Jésus, n'allume un flambeau pour le mettre sous le boisseau, mais on le met sur le chandelier, afin qu'il éclaire TOUS ceux qui sont dans la maison. Il me semble que ce flambeau représente la charité qui doit éclairer, réjouir, non seulement ceux qui me sont les plus chers, mais TOUS ceux qui sont dans la maison, sans excepter personne. » (Ibid, pp. 251-252)
 

 

lundi 22 avril 2013

La première homélie du pape François

La première homélie du pape François
Nous approchons de la Pentecôte. La solennité de la Pentecôte revêt une importance particulière pour nous les chrétiens; pour nous, les disciples de Jésus. Jésus le Ressuscité, est apparu durant quarante jours à ses amis et disciples, cachés dans la chambre haute du Cénacle. La présence du Ressuscité a allumé une espérance dans le cœur des disciples, leur a procuré la vraie joie, la joie chrétienne, mais elle n’a malheureusement pas changé en entier leurs cœurs. Les Apôtres quarante-neuf jours après la résurrection, étaient encore prisonniers de leurs peurs, confinés entre quatre murs. Ils n’avaient pas encore reçu le don du Père et du Fils : l’Esprit Saint. Jésus, le jour de l’Ascension (quarante jours après Pâques), a demandé à ses disciples réunis avec la Vierge Marie, sa Mère, de demeurer en prière à Jérusalem car très bientôt ils allaient être « revêtus d’une force ». C’est ce qui s’est passé dix jours plus tard, en la fête de la Pentecôte. Quand le Saint Esprit est descendu sur chacun des disciples, Il les a « remplis » (le verbe « remplir » est le verbe utilisé par saint Luc, quand il raconte l’épisode de la Pentecôte) de force et de courage. Le jour même, les disciples sont sortis du Cénacle et ont confessé Jésus Christ. Plusieurs ont confessé jusqu’au sang leur appartenance au Christ Sauveur.
Je considère qu’il n’y a pas de meilleure façon de nous préparer cette année à la Solennité de la Pentecôte, que de méditer la première homélie de notre cher pape François. Dès qu’il fut élu évêque de Rome, le pape a improvisé (semble-t-il) sa première homélie, et il nous a dit, en quelques mots, ce qu’est un chrétien, un disciple du Christ. Demandons à l’Esprit Saint de nous aider à comprendre les premières paroles que nous a adressées le vicaire de Jésus Christ et à en vivre. Voici l’homélie :
MESSE AVEC LES CARDINAUX
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Chapelle Sixtine
Jeudi 14 mars 2013
 

Dans ces trois lectures je vois qu’il y a quelque chose de commun : c’est le mouvement. Dans la première lecture le mouvement sur le chemin ; dans la deuxième lecture, le mouvement dans l’édification de l’Église ; dans la troisième, dans l’Évangile, le mouvement dans la confession. Marcher, édifier, confesser.

Marcher. « Maison de Jacob, allons, marchons à la lumière du Seigneur » (Is 2, 5). C’est la première chose que Dieu a dite à Abraham : Marche en ma présence et sois irrépréhensible. Marcher : notre vie est une marche et quand nous nous arrêtons, cela ne va plus. Marcher toujours, en présence du Seigneur, à la lumière du Seigneur, cherchant à vivre avec cette irréprochabilité que Dieu demandait à Abraham, dans sa promesse.

Édifier. Édifier l’Église. On parle de pierres : les pierres ont une consistance ; mais des pierres vivantes, des pierres ointes par l’Esprit Saint. Édifier l’Église, l’Épouse du Christ, sur cette pierre angulaire qui est le Seigneur lui-même. Voici un autre mouvement de notre vie : édifier.

Troisièmement, confesser. Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon.

Marcher, édifier-construire, confesser. Mais la chose n’est pas si facile, parce que dans le fait de marcher, de construire, de confesser, bien des fois il y a des secousses, il y a des mouvements qui ne sont pas exactement des mouvements de la marche : ce sont des mouvements qui nous tirent en arrière.
Cet Évangile poursuit avec une situation spéciale. Le même Pierre qui a confessé Jésus Christ lui dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suis, mais ne parlons pas de Croix. Cela n’a rien à voir. Je te suis avec d’autres possibilités, sans la Croix ; Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes, mais pas des disciples du Seigneur.

Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la Croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié. Et ainsi l’Église ira de l’avant.

Je souhaite à nous tous que l’Esprit Saint, par la prière de la Vierge, notre Mère, nous accorde cette grâce : marcher, édifier, confesser Jésus Christ crucifié. Qu’il en soit ainsi !

dimanche 21 avril 2013

Le Bon Pasteur

Le Bon Pasteur
Aujourd’hui, quatrième dimanche de Pâques, c’est le dimanche du Bon Pasteur. À chaque année, Jésus nous redit qu’il est le Bon Pasteur et qu’il connaît ses brebis une à une.
Un des grands obstacles à la foi, c’est le fait qu’en Occident, nous vivons dans un monde hyper industrialisé, hyper technologique, hyper artificiel. Je n’ai rien contre l’art et la technologie. J’apprécie grandement le fait que j’aie un ordinateur et que je puisse vous envoyer chez vous dès aujourd’hui, ces quelques mots. Mais à force de vivre dans un monde artificiel, en vient à oublier le divin et la personne humaine. À force de passer des heures devant un ordinateur, on oublie qu’il y a des gens autour de nous qui ne demanderaient rien de mieux qu’un contact humain. À force de vivre dans le béton, on oublie d’aller prendre un bain de nature et d’aller contempler ce que Dieu crée directement. Un des moyens que le pape Paul VI (dans son exhortation apostolique intitulée : La joie chrétienne) suggère pour trouver ou retrouver la joie, c’est le contact avec la nature. Qui n’éprouve pas de joie en voyant un coucher de soleil sur un lac, sur un fleuve, sur la mer?
L’abbé Guy Gilbert, ce prêtre français à l’allure si originale et au parler souvent déconcertant, a créé une œuvre merveilleuse en France. Il prend soin des « loubards » (loubard : jeune de banlieue, vivant souvent en bande et un peu asocial, voyou). Il aime les loubards, leur vient en aide et les conduit du mieux qu’il peut vers une certaine réhabilitation, vers une certaine réinsertion sociale. Or le moyen de prédilection qu’il a choisi pour atteindre ce but, est : la ferme. C’est au contact des animaux de la ferme, en prenant soin des bêtes, que les jeunes et moins jeunes « délinquants » retrouvent le chemin de l’harmonie intérieure, de la paix et de l’amour. Et tout cela conduit sûrement plusieurs d’entre eux sur le chemin de Dieu.
Le dimanche du Bon Pasteur nous ramène les pieds sur terre, nous invite à reprendre contact avec la nature. L’allégorie du pasteur et de ses brebis est très puissante. Une des leçons ou des grâces que nous recevons, en contemplant la réalité du Bon Pasteur, c’est de nous émerveiller de notre unicité, ce notre caractère unique. À première vue, qu’y a-t-il de plus semblable à une brebis, qu’une autre brebis? J’ai déjà vu (heureusement) un troupeau de brebis. À mes yeux, toutes ces brebis étaient pratiquement identiques. Mais je sais que cette impression était due au fait que je n’étais pas le pasteur des brebis. Le pasteur, le bon pasteur, connaît chacune de ses brebis. Souvent il donne un nom à chaque brebis et il la distingue facilement des autres. Jésus nous dit qu’il connaît chacune de ses brebis par son nom. Jésus, en employant l’image du Bon Pasteur, veut nous dire à quel point Il nous connaît personnellement et nous aime personnellement, puisqu’Il donne sa vie pour chacune de ses brebis, pour chacun de nous.
Il y a plusieurs années, j’étais de passage dans une de nos maisons à Boston. Je regardais la télévision. Un homme dans la trentaine (à mes yeux), prêchait à sa façon la Bonne Nouvelle de l’Évangile à des dizaines de milliers de personnes réunies dans un stade de football. Le nom de cet homme est Leo Buscaglia. Il a dit ceci : « Quand nous mourrons, Dieu va nous poser une question. » Je me demandais bien ce qu’il allait dire. La question qu’il va nous poser, d’après M. Buscaglia, est la suivante : « Why haven’t you been you? »; « Pourquoi n’as-tu pas été toi-même? » M. Buscaglia voulait insister sur le fait que la plupart d’entre nous passent leur temps à admirer les dons et les talents des autres,  et semblent incapables de s’apprécier à leur juste valeur. Dieu a mis en nous des talents et des dons qu’Il n’a jamais mis en aucun autre de ses enfants auparavant et qu’Il ne mettra dans aucun de ses enfants jusqu’à la fin du monde, et nous ne savons pas reconnaître les merveilles déposées en nous. Le psaume 139 ne dit-il pas : « Seigneur, je reconnais devant toi le prodige (ou la merveille), l’être étonnant  que je suis » (Ps 139, v. 14)? Quand arrêterons-nous de nous comparer désavantageusement aux autres, et saurons nous nous apprécier à notre valeur, à notre immense valeur?
Le petit Prince, chef d’œuvre littéraire écrit pas Saint-Exupéry peu de temps avant sa mort, est un de mes livres préférés en raison de la profondeur des vérités, pourtant très simples, qu’il contient. Le petit prince avait connu une rose et était tombé amoureux de « sa rose ». Il en prenait soin, il l’arrosait, lui parlait, etc. Un jour, le petit prince vécut une peine d’amour avec sa chère rose et il décide d’aller purger sa peine en faisant un long voyage. Il aboutit sur terre et il a le malheur de tomber sur un champ de roses, un champ contenant des centaines de roses. Quel choc ce fut pour lui! Il se dit : « Moi qui croyait connaître et aimer une rose unique, voilà que je me rends compte que j’ai aimé une rose quelconque, une rose semblable à des milliers de roses! » En effet, quand nous sommes en présence d’un champ de roses, ne nous semblent-elles pas toutes identiques? Il a fallu la sagesse et la perspicacité d’un renard rencontré  par hasard et devenu son ami, pour lui ouvrir les yeux sur le mystère de l’unicité des êtres. Le renard lui dit : « C’est le temps que tu as donné à ta rose, qui rend ta rose si importante! » Quelle belle leçon de vie! C’est le temps que tu as consacré à ton épouse, qui rend ton épouse si importante! C’est le temps que tu as consacré à tes enfants, qui rend tes enfants si importants. C’est le temps que tu as consacré à Dieu, qui rend Dieu si important à tes yeux.
L’allégorie du Bon Pasteur célèbre précisément cet aspect de l’amour de Dieu pour nous : de même que le pasteur passe toute sa vie avec ses brebis, de même Dieu fait-il avec nous : Il est tout le temps avec nous. La Bible affirme haut et fort : « Non, il ne dort pas ton gardien Israël; Il ne sommeille pas ton gardien »! Le pape Jean-Paul II a dit un jour : « Le problème de l’absence de Dieu n’existe pas; c’est un faux problème. Dieu est toujours présent à nous. Le seul problème véritable c’est l’absence qui réside de notre côté; c’est nous qui ne pensons pas toujours à Dieu, ou pas souvent à Dieu. C’est nous qui sommes absents à Lui. C’est nous qui ne réalisons pas suffisamment que nous sommes en sa présence. » J’ai cité de mémoire cette phrase de Jean-Paul II, et je l’ai arrangée un peu à ma façon. Or si Dieu est toujours avec nous; et s’il est vrai que c’est le temps que nous passons avec une personne qui rend cette personne importante à nos yeux, combien Dieu doit nous aimer !!! Que le dimanche annuel du Bon Pasteur, nous aide à goûter cette vérité et à nous en émerveiller de plus en plus.

samedi 20 avril 2013

Bonnes nouvelles

Bonnes nouvelles :
Chers amis, voici deux bonnes nouvelles :
Premièrement : Mon livre intitulé Dieu ma joie, sera finalement mis en vente au Québec dans environ un mois. Ce livre comprend les textes mis sur mon blogue du 12 juin 2011 au 13 octobre 2012. Voici le mot que j’ai reçu ces jours-ci de la part de madame Julie Picard, la responsable des ventes à la Librairie Médiaspaul de Montréal :

Bonjour M. Simard, votre livre sera en vente d'ici 1 mois à nos librairies Médiaspaul ainsi qu'aux librairies Paulines et Bertrand Foucher. Vous pouvez commencer à diffuser l'information pour que les gens puissent réserver leur copie. Le prix du livre est 29.95$. Nous ne pouvons le vendre plus bas que cela, étant donné le taux de change. Alors d'ici 4 semaines, selon moi, nous aurons votre livre en vente au Québec. Bonne journée !     Au plaisir,       Julie Picard

Je remercie du fond du cœur madame Julie Picard d’avoir travaillé fort pour que mon livre puisse être mis en vente au Québec. Ce n’était pas tâche facile. Au Québec, les libraires sont soumis à des règlements qui n’existent pratiquement pas ailleurs. Ce qui fait qu’un livre édité en Europe est toujours vendu plus cher au Québec. De plus, il faut calculer les frais du transport, qui sont loin d’être donnés. Le prix de $29.95 pour un petit livre d’une centaine de pages, peut paraître à première vue exagéré. Mais si vous ouvrez  le livre, vous verrez que les caractères d’écriture sont un peu plus petits que d’habitude. De plus, l’agencement du texte est très dense. Je suis sûr que vous en aurez pour votre argent. Voici le numéro de téléphone de la Librairie Médiaspaul à Montréal: 514-322-7341.    

Deuxièmement : Je suis en train de mettre la touche finale au manuscrit de mon prochain livre, qui comprendra la deuxième partie de mon blogue mis sur internet : du 13 octobre 2012 au 17 avril 2013. Le manuscrit devrait partir pour l’Allemagne en début de semaine prochaine. Je prévois donc que le livre pourra être mis en vente cet été. Car les Éditions Croix du Salut sont vite sur leurs patins, comme on dit ici au Québec, et la qualité de leur travail est excellente. J’aime tellement la texture de mon livre, son format, sa couleur, etc. C’est vraiment une bénédiction de Dieu! L’Esprit Saint ne pouvait pas me faire de plus beaux cadeaux en ce Temps de Pâques 2013. Je le remercie de tout cœur!

mercredi 17 avril 2013

La semaine eucharistique

La semaine eucharistique : 
Nous sommes parvenus à la troisième semaine du Temps Pascal. Cette semaine, je l’appelle « la semaine eucharistique » ou encore : « la semaine eucharistique annuelle ». À chaque année, lors de la troisième semaine du Temps de Pâques, nous lisons durant une semaine en Église, à la messe quotidienne, le merveilleux chapitre 6 de saint Jean, constitué, essentiellement, du « discours sur le pain de vie ».
Ce chapitre est d’une importance capitale pour nous les chrétiens, et surtout pour nous, les catholiques. Jésus, au beau milieu de sa vie publique, annonce le plus grand de tous les mystères, le plus grands de tous ses miracles : l’Eucharistie. Je vous disais, lors de mon dernier blogue, que je m’émerveille de plus en plus de la façon dont Jésus « planifiait sa vie », planifiait ses journées. Le chapitre 6 de saint Jean nous donne un très bel exemple de cela. Ce chapitre commence par le miracle de la multiplication des pains. Jésus nourrit plus de cinq mille personnes avec seulement cinq pains et deux poissons. Cela cause une euphorie totale. Dans le film « Jésus de Nazareth » de Zeffirelli, c’est une de mes scènes préférées : l’euphorie s’empare d’abord des apôtres, en particulier de Matthieu, et ensuite de tous les témoins du miracle. Saint Jean nous dit que ce jour-là, on a voulu faire de Jésus « le roi des Juifs ». Jésus savait très bien de quel genre de roi le peuple juif sentait le besoin à cette époque là, et Il a toujours refusé ce genre de royauté. Voyant que les gens étaient sur le point de le faire roi à leur manière, Jésus commença par envoyer ses apôtres sur l’autre rive du lac en leur disant qu’il renverrait lui-même la foule. Jésus savait très bien que ses chers apôtres ne lui seraient d’aucune aide en ce sens, ce jour-là. Pouvez-vous imaginer le nombre d’heures que cela a dû prendre à Jésus pour disperser une foule aussi enthousiaste? Et la fatigue qui a dû s’installer dans le corps et le cœur de Jésus, lorsque le calme fut revenu? Et pourtant, nous savons, grâce à l’évangile, que cette nuit-là, Jésus n’a pas dormi de la nuit. Il a prié toute la nuit, comme il le faisait souvent lorsqu’un événement d’une grande importance allait se passer le lendemain. Il nous est facile, pour nous aujourd’hui, de connaître l’objet de sa prière, cette nuit-là. Jésus priait pour le discours de sa vie, le discours peut-être le plus important de sa vie, qu’il allait livrer le lendemain, dans la synagogue de Capharnaüm : le discours sur le pain de vie. Il allait alors annoncer très clairement aux gens, qu’il donnerait un jour sa chair à manger et son sang à boire. Il savait très bien que les gens auraient beaucoup de difficulté à croire cela. Il savait qu’Il devrait être très clair sur le sujet, que les gens devraient vraiment comprendre qu’il donnerait son corps et son sang en nourriture. Cette nuit-là, Jésus a prié son Père pour trouver les mots qu’il fallait pour convaincre; cette nuit-là, Jésus a préparé le discours de sa vie.
Durant la veille de la nuit, Jésus à surtout prié pour la foi de ses apôtres. Il était clair dans son esprit qu’au moins les apôtres devraient croire à ce mystère, ce mystère que l’Église proclame à chaque messe comme étant « le mystère de la foi » (« Proclamons le mystère de la foi », disons-nous, immédiatement après la consécration du pain et du vin). Nous savons quel a été le fruit de sa prière. La grande majorité des gens qui le suivaient depuis un an et demi environ, ont laissé tomber Jésus, ont cessé de Le suivre, suite au discours sur le pain de vie car on jugeait ses propos trop durs, trop durs à croire. La situation a été si dramatique que Jésus s’est retourné vers ses apôtres et leur a demandé : « Allez-vous, vous aussi, me laisser tomber, en raison de ce mystère »? Ce ne sont pas les paroles exactes de Jésus, mais c’est clairement leur sens. Et Simon Pierre de répondre : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle? » Quelle belle réponse de foi! Nous l’entendons à chaque année, le samedi de la troisième semaine de Pâques. Voilà le grand fruit de la prière nocturne de Jésus : le chef de son Église, celui qui peu de temps auparavant avait proclamé sa foi au « Christ, le Fils du Dieu vivant », venait d’adhérer au plus grand de tous les mystères. La foi de l’Église était sauve; l’Église pourrait naître un jour.
Jésus était prêt à perdre tous ses amis, à n’avoir plus aucun disciple, pourvu qu’Il puisse exprimer son désir de se donner un jour en nourriture pour le salut du monde. Mais si personne n’avait cru à ce désir et à cette volonté, Jésus n’aurait jamais pu passer à l’acte et livrer le plus grand de tous ses cadeaux à l’humanité: l'eucharistie. On voit ici, une fois de plus, le rôle de l’être humain dans le plan de la Rédemption. Dieu fait sa part, sa grande part, pour le salut du monde, mais l’être humain aura toujours à donner une réponse de foi. Il en va, selon moi, du mystère de l'eucharistie, comme du mystère de l'Incarnation. Si la Vierge Marie n'avait pas cru à la volonté de Dieu de s'incarner; et si elle n'avait pas donné son assentiment à cette volonté, Dieu ne se serait jamais fait homme. De même, selon ce je crois comprendre, si aucun être humain n'avait cru au désir et à la volonté de Dieu de se donner un jour en nourriture, Jésus n'aurait jamais institué l'eucharistie. Remercions l’Esprit Saint pour ce qu’Il a fait dans le coeur de saint Pierre ce jour-là, à Capharnaüm, en Galilée, là où Jésus était Roi!
Jésus sait très bien que le plus grand de ses miracles est difficile à croire et à accepter. Pour cela, Il nous a fait d’autres cadeaux : les miracles eucharistiques qui ont eu lieu durant l’histoire de l’Église. Le miracle eucharistique le plus impressionnant, selon moi, est le miracle continuel qui existe depuis le huitième siècle, à Lanciano, en Italie. J’ai eu l’insigne grâce de me rendre un jour en ce lieu et d’adorer d’une façon tout à fait unique, le Corps et le Sang de Jésus. Pour en savoir un peu plus sur ce miracle, veuillez cliquer sur les mots suivants : Le Sanctuaire du Miracle Eucharistique - Lanciano - Il Santuario del ...
Ou encore, veuillez visionner la vidéo suivante:


Miracle Eucharistique Lanciano - YouTube 

www.youtube.com/watch?v=p2WQCwq0g4gPartager
Le Miracle Eucharistique de Lanciano. ... 

dimanche 14 avril 2013

" Pierre, m'aimes-tu? "

« Pierre, m’aimes-tu?»
Nous vivons présentement le temps de Pâques. Le temps de Pâques est, selon moi, le temps le plus beau de l’année. C'est le temps de l'Esprit. Cinquante jours, c’est très peu de temps pour nous réjouir adéquatement de la victoire de Notre Seigneur sur le péché et sur la mort. Aujourd’hui, en ce troisième dimanche de Pâques, nous entendons Jésus poser la question la plus belle et la plus importante qui soit : « Pierre, m’aimes-tu? » Cette question, Jésus le Ressuscité, la pose à chacun et chacune de nous : « Guy, Denise, Alain, Fernande, etc, m’aimes-tu? »
De plus en plus je m’émerveille de la façon dont Jésus a agi. Jésus, dans les évangiles, ne fait rien au hasard. Tout est merveilleusement et divinement planifié. Deux questions sont particulièrement importantes dans les évangiles : « Pour vous qui suis-je? » et « Pierre, m’aimes-tu? » La première question, nous croyons que Jésus l’a posée à ses disciples au milieu de sa vie publique. C’était le temps idéal pour poser cette question. Grâce à une longue fréquentation de Jésus, Pierre a pu répondre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » La question que Jésus pose aujourd’hui à Pierre, il ne pouvait pas la poser, selon moi, avant sa mort et sa résurrection. Ou plutôt, il aurait pu la poser à Pierre avant les événements de la Passion, mais Pierre n’aurait pas pu répondre aussi bien qu’il le fit après la résurrection. Les réponses de saint Pierre, lorsqu’elles viennent de l’Esprit Saint, sont d’une beauté extraordinaire. N’est-il pas celui que Jésus lui-même a choisi pour guider l’Église naissante?
Il a fallu l’expérience extrêmement douloureuse du triple reniement pour que Pierre réponde correctement à la question de Jésus : « Pierre, m’aimes-tu? » La réponse à une question aussi sublime et personnelle, ne peut être donnée et ne doit être donnée qu’en vérité. Il faut se connaître en profondeur, avant de pouvoir répondre en vérité à cette question. Il faut savoir en vérité qui nous sommes, si nous voulons répondre correctement à la question de Jésus : « M’aimes-tu? » Pierre a vécu deux pêches miraculeuses auprès de Jésus. Immédiatement après la première pêche miraculeuse, Simon Pierre est tombé aux pieds de Jésus dans la barque, et s’est exclamé : « Éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur! ». C’était déjà pas mal que de se reconnaître pécheur. Mais ce n’était pas suffisant pour celui qui devrait un jour gouverner l’Église entière. Ce n’était pas suffisant de se reconnaître pécheur, il devait un jour se reconnaître « grand pécheur ». Or, pour certaines personnes, le seul moyen de se reconnaître grand pécheur, c’est de commettre un grand péché. En tout cas, c’est ce qu’il a fallu à Pierre pour se reconnaître grand pécheur. Le triple reniement, quelques heures seulement après que Jésus l’ait douloureusement prophétisé, a révélé à l’évidence à Pierre qu’il n’est pas seulement un pécheur, mais un grand pécheur. « Heureuse faute », nous dit l’Exultet de la vigile pascale. L’Exultet fait alors référence à la faute d’Adam qui nous a valu pareil Rédempteur. Mais on peut et on doit aussi considérer comme heureuse, la faute de Pierre qui renie publiquement Celui qu’il considérait comme son meilleur ami. Oui, heureuse faute, qui a permis à Pierre de se voir et de se connaître en vérité.
Il m'arrive parfois d'imaginer Pierre le simple pécheur (et non pas le « grand pécheur »), à la tête de l’Église naissante. Ce pêcheur aguerri et fougueux aurait probablement été dur envers les autres, envers les pauvres pécheurs. Il aurait selon moi  été sévère et exigeant envers les autres. Après son triple reniement, il ne pouvait plus en être ainsi. L’humilité doit être la vertu principale du serviteur de tous. Seul un chef de l’Église humble peut être le digne représentant de Celui qui s’est qualifié comme étant « doux et humble de cœur ».
La philosophie nous apprend que l’humilité s’enracine dans la vérité. Il faut être parvenu à une vision vraie de nous-mêmes, pour accéder à l’humilité. Quand Jésus ressuscité, demande à trois reprises à Pierre : « M’aimes-tu? », Pierre ne répond pas « Je t’aime » car il a montré quelques jours auparavant qu’il ne l’aimait pas tant que ça. Pierre répond : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ». Saint Pierre a toujours considéré et cru qu’il aimait le Seigneur. Après la résurrection de Jésus, il a toujours le même sentiment. Mais il veut laisser à Jésus le soin de juger de la qualité de son amour envers Lui. Et devant une telle humilité et une telle vérité, Jésus ne peut s’empêcher de faire une autre prophétie envers son premier pape : « un jour tu mourras martyr, un jour tu m’aimeras au point de donner ta vie pour moi. Ce que tu as dit que tu ferais pour moi, quelques heures avant ma passion, tu le feras véritablement un jour : tu donneras ta vie pour moi. » Jésus ne le dit pas en ces termes, mais c’est vraiment ce qu’Il dit à Pierre.
Je vous souhaite d’aller un jour en Terre Sainte et de vous rendre sur le bord du lac de Tibériade, à l’endroit où on rappelle cette scène évangélique : Pierre et Jésus sont représentés par deux belles et grandes statues de bronze, au bas desquelles il est écrit : « Pierre m’aimes tu »? Puissions-nous entendre Jésus nous poser personnellement la même question, à chaque jour de notre existence terrestre : « … (mettez votre prénom), m’aimes-tu? »

dimanche 7 avril 2013

Dimanche de la Miséricorde Divine

Dimanche de la Miséricorde Divine :

Jésus Miséricordieux

 dimis
Jésus, j’ai confiance en toi ! 

Chers amis,

Je vous souhaite un très beau et fructueux Dimanche de la Miséricorde Divine. Ce dimanche qui termine l’octave de Pâques, est un très grand cadeau de Jésus lui-même, par l’entremise de sainte Faustine et du bienheureux Jean-Paul II. C’est Jésus lui-même, apparaissant à Sœur Faustine [1905-1938], qui a demandé que cette fête ait lieu le dimanche après Pâques :

"Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. [...] La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde." (Sœur Faustine, Petit Journal, no. 699).
Le pape Jean-Paul II a attendu le grand jubilé de l’an 2000 pour instituer cette fête dans l’Église universelle. Alors qu’il canonisait Sœur Faustine, la première sainte canonisée du grand jubilé, le dimanche 30 avril 2000, qui était cette année là le deuxième dimanche de Pâques (tout était manifestement bien planifié; le pape imitait en cela Notre Seigneur Jésus Christ qui ne faisait rien au hasard) le pape Jean-Paul II déclara solennellement que le deuxième dimanche de Pâques serait désormais le dimanche de la Miséricorde Divine. Voici quelques extraits de l’homélie prononcée lors de la canonisation de Sœur Faustine :
"Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres:  "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 21-23).
Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce coeur, Soeur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. "Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau" (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).
2. Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39)

A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes: "Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne", demandera Jésus à Soeur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon?
4. Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine".  (Jean-Paul II, homélie du 30 avril 2000)


Il est intéressant de noter que notre cher pape Jean-Paul II, est décédé la veille de cette fête, le samedi soir 2 avril 2005. Or les dimanches et jours de fête commencent la veille au soir. Le pape Jean-Paul II est donc décédé en plein dimanche de la Miséricorde Divine. N’est-ce pas extraordinaire? Ce pape qui avait dédié sa première encyclique au Rédempteur de l’homme et sa deuxième encyclique à la Miséricorde Divine, entre au ciel au jour de la Miséricorde Divine.
Les derniers papes sont unanimes pour dire que la Miséricorde est l’attribut le plus beau de Dieu. Dans l’encyclique que le pape Jean-Paul II a écrite sur la Miséricorde divine, il dit ceci : « L'Eglise vit d'une vie authentique lorsqu'elle professe et proclame la miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu'elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice » [Encyclique Dives in misericordia , 30 nov. 1980, n. 13]. Et que dire de notre bon pape François qui, lors d’une de ses premières homélies, a dit ceci : « Et le message de Jésus est celui-ci : la miséricorde. Pour moi, je le dis humblement, c’est le message le plus fort du Seigneur : la miséricorde! » (Homélie du 5ème dimanche du Carême, le 17 mars 2013)

L’indulgence plénière :
L’Église a pris au sérieux le désir exprimé par Jésus que l’on retrouve au numéro 699 du Petit Journal de Sœur Faustine (voir le texte ci-dessus). Elle a donc émis deux documents à cet effet :
Le 5 mai 2000, La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements publiait un décret instituant officiellement la fête de la Miséricorde Divine. Cette institution ne revêtait pas seulement ainsi un caractère votif. Elle correspond à un engagement profond de l'Eglise dans sa mission de salut, en prenant solennellement en compte les promesses faites par le Christ à l'humble religieuse polonaise :

« Toute âme qui se confessera dans les huit jours [qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde] et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate » (Loc. cit.).
 
En conséquence, la Pénitencerie apostolique a publié, le 29 juin 2002, une longue note relative aux conditions de cette fête et aux dispositions que les fidèles devaient y cultiver pour recevoir les grâces ainsi promises. Il est en effet possible, à cette occasion, de bénéficier d'une indulgence plénière - ce qu'il est demandé aux prêtres de rappeler - aux conditions qui sont explicitement indiquées :
 
On accorde l'Indulgence plénière aux conditions habituelles (Confession sacramentelle, Communion eucharistique et prière selon l'intention du Souverain Pontife) au fidèle qui, le deuxième Dimanche de Pâques, c'est-à-dire de la "Divine Miséricorde", dans chaque église ou chapelle, l'âme totalement détachée de tout péché, même véniel, participe à des pratiques de piété accomplies en l'honneur de la Divine Miséricorde, ou tout au moins qui récite, en présence du Très Saint Sacrement de l'Eucharistie, publiquement exposé ou conservé dans le Tabernacle, le Notre Père et le Credo, en ajoutant une pieuse invocation au Seigneur Jésus miséricordieux (par exemple "Jésus miséricorideux, j'ai confiance en toi"). 

Jésus est apparu à Sœur Faustine sous une forme particulière et a demandé à cette sainte de faire faire une image ou une peinture à partir de cette représentation. Cette image est communément appelée : « Jésus Miséricordieux ». Jésus est représenté élevant la main droite comme pour bénir. C'est aussi le geste que tout prêtre pose lorsqu'il absout et pardonne les péchés " au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ". Notre Seigneur a aussi désiré qu’au bas de cette image, soient écrits les mots suivants : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Si jamais vous n’aviez jamais vu cette représentation de Jésus, et que vous désiriez la voir, veuillez cliquer sur le lien suivant : L'Icône du Christ Miséricordieux - Sainte Faustine
« Dans toute l’histoire des révélations, on connaît un seul événement où le Seigneur Jésus donna l’ordre de peindre un tableau le représentant, et où Il transmit l’aspect qu’Il devait avoir. Après que le tableau eut été peint, Jésus se révéla plusieurs fois à Sœur Faustine, avec la même apparence que celle qui a été représentée sur le tableau. En outre, par sa promesse d’accorder des grâces particulières aux personnes qui vénéreraient cette image, Jésus lui donna une valeur religieuse exceptionnelle. » (Tiré du lien internet suivant : Le TABLEAU DE JÉSUS MISÉRICORDIEUX - Vilnius - Une Sainte ... )


“Je donne aux hommes un vase,
avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde.
Ce vase, c’est ce tableau, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en Toi” (PJ 327).

“Par cette image j’accorderai beaucoup de grâces;
que chaque âme ait donc accès à elle” (PJ 570).

“Je promets que lâme qui honorera ce tableau ne sera pas perdue.
Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis d’ici-bas,
spécialement à l
heure de la mort.  
Moi-même, Je la défendrai, comme Ma propre gloire” (PJ 47).

“Ces deux rayons indiquent le sang et l’eau: le rayon pâle signifie l’eau, qui justifie les âmes; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes. Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon Coeur, agonisant sur la Croix, fut ouvert par la lance. (…) Heureux celui qui vivra dans leur ombre” (PJ 299).

jeudi 4 avril 2013

L'homosexualité selon Philippe Arino

L’homosexualité selon Philippe Arino
Dans le débat actuel sur l’homosexualité, M. Philippe Arino apporte des arguments très forts. Je me suis procuré son livre intitulé « L’homosexualité en vérité ». Je ne peux pas juger de tout ce qui est dit dans ce livre, mais il est évident que cet homme connaît d’expérience ce qu’est le désir homosexuel et la vie de couple homosexuel. Son apport au débat est, selon moi, d’une très grande importance. Cet homme affirme sans ambages que l’Église catholique tient le discours le plus juste et le plus éclairant sur l’homosexualité. À la page 70 de son livre, Philippe Arino pose la question suivante :
L’Église est-elle déconnectée des réalités de son temps?  Et il répond ainsi :
« Vous me croyez si vous voulez, mais c’est en arpentant pendant des années les chemins déchristianisés du « milieu homosexuel », et en mettant un point d’honneur à écouter les personnes homosexuelles seules, sans m’en référer à la psychanalyse ou à ma foi catholique, que j’ai découvert combien je retrouvais indirectement tout ce que disait l’Église, sans l’avoir cherché. C’est dire combien les intuitions qu’Elle a depuis plus de 2000 ans sur l’Humain sont révélées ! Même quand Elle aborde des sujets qui apparemment ne la concernent pas (génitalité, plaisirs, homosexualité, etc.), Elle touche au plus juste. Benoît XVI est certainement un des papes les mieux qualifiés en matière de morale sexuelle que le Vatican ait connu. Il est exactement le chef-serviteur qu’il nous fallait pour parler d’homosexualité, de manière aimante et ferme ! » (Philippe Arino, L’homosexualité en vérité, Frédéric Aimard, 2012, p. 70)
Si vous prenez le temps de visionner la vidéo ci-dessous, vous pourrez constater à quel point ce jeune homme est articulé et a les idées claires. Il met en garde la France et le monde occidental d’un danger qui menace notre civilisation. Rien de moins !

www.leberry.fr - vidéo - Philippe Ariño, homosexuel et contre le ...

www.leberry.fr/.../philippe-ario-homosexuel
-...
 Philippe Ariño était à Bourges mercredi 9 janvier 2013 pour exposer lors d'une conférence sa vision du "mariage ...


mercredi 3 avril 2013

" Mon ex entre chez les moines "

« Mon ex entre chez les moines »

J’ai remarqué une chose : Notre Seigneur Jésus Christ se plaît à nous envoyer de doux messages, ici au Québec, durant les Jours Saints (le Triduum Pascal) ou l’octave de Pâques. Ce temps béni de l’année, le temps le plus merveilleux de l’année, semble donc propice aux cadeaux divins. Le prophète Isaïe nous dit que Dieu aime se venger; et que sa « vengeance » consiste à montrer encore plus d’amour envers ceux et celles qui l’offensent ou nient son existence: "Soyez forts, ne craignez pas; voici votre Dieu. C'est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. C'est Lui qui vient nous sauver." (Is 35, 4) C’est exactement ce qui se passe au Québec depuis quelques années.

Comme signe de son amour et de sa toute puissance, le Seigneur choisit la vie la plus énigmatique qui soit, la plus « à contre-courant » qui soit : la vie contemplative. Si vous n’avez pas lu le texte que j'ai mis sur mon blogue et intitulé : la joie chrétienne, je vous invite à le faire. Vous verrez qu’un certain Vendredi Saint, Jésus a permis un petit miracle au Québec, miracle qui nous a fait découvrir la vie merveilleuse des moniales de Berthierville. Berthierville est une petite ville située entre Montréal et Trois-Rivières. Pour lire mon texte sur « la joie chrétienne », veuillez cliquer sur les mots suivants : La joie chrétienne

Et voici que Notre Seigneur Jésus Christ récidive. Pour réveiller notre foi, en cette année de la foi, Jésus se sert à nouveau de la vie contemplative. Notre Dieu s’arrange pour qu’un des journaux à plus grand tirage au Québec, Le Soleil, publie aujourd'hui un article sur la conversion et l’appel à la vie contemplative d’un homme occupant un poste important dans la société québécoise : monsieur Patrick Blanchet. Remercions le Seigneur de tant nous aimer.

Pour lire l'article concernant M. Blanchet, veuillez cliquer sur le lien internet suivant: